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  • il y a 5 mois
A la une de cette édition, des avions russes survolant l’espace maritime attisent les inquiétudes à l’Est alors que les négociations sur la guerre en Ukraine semblent à l’arrêt.

International toujours avec le discours d’Emmanuel Macron devant les Nations Unies. L’opportuniste président a joué sa partition qui ne devrait pas déboucher sur grand-chose…

Et enfin, nous évoquerons la loi euthanasie dont l’examen va commencer au Sénat.

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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir.
00:15A la une de cette édition, des avions russes survolant l'espace maritime estonien
00:19attisent les inquiétudes à l'Est alors que les négociations sur la guerre en Ukraine
00:24semblent à l'arrêt.
00:25La guerre internationale, toujours avec le discours d'Emmanuel Macron devant les Nations Unies,
00:30l'opportuniste président a joué sa partition qui ne devrait pas déboucher sur grand-chose.
00:35Et enfin, nous évoquerons la loi euthanasie dont l'examen va commencer au Sénat.
00:43Les tensions entre les Européens et la Russie ont encore augmenté ces derniers jours
00:47avec la présence d'un avion russe survolant l'espace maritime de l'Estonie,
00:52une situation qui intervient alors que les négociations sur la guerre en Ukraine
00:56sont toujours au point mort et que Volodymyr Zelensky rencontre Donald Trump à New York.
01:01Nicolas de l'Amberterie.
01:02Depuis deux semaines, Russes et Européens semblent se titiller de plus en plus
01:08avec ce qui semble être une stratégie asymétrique du côté des Russes.
01:12En effet, si les forces armées ukrainiennes sont en situation d'infériorité
01:17et donc de conflit asymétrique avec les forces armées de la Fédération de Russie,
01:22il en va de même pour les Russes vis-à-vis de l'OTAN.
01:24Et justement, ces derniers jours, plusieurs incidents ont émaillé les frontières
01:28entre la Russie et les pays européens membres de l'OTAN,
01:31les Russes jouant avec les nerfs des Européens
01:33qui désormais à chaque incident se demandent si les Russes ne sont pas derrière.
01:37C'était notamment le cas hier lorsque plusieurs petits drones
01:40ont survolé l'aéroport de Copenhague au Danemark,
01:43provoquant une interruption ou une perturbation du trafic durant plusieurs heures.
01:47Pour le moment, aucun élément ne permet encore d'identifier l'origine
01:51ou le commanditaire de ces événements.
01:53Ces derniers jours, plus exactement le vendredi 19 septembre et le dimanche 21 septembre,
01:58des avions russes ont survolé l'espace aérien maritime de l'Estonie pendant un court instant.
02:03Ils ont été renvoyés vers les espaces aériens internationaux par des chasseurs de l'OTAN.
02:07Dans ce cas précis, il faut mentionner que le couloir aérien
02:11que peuvent emprunter les avions russes pour relier notamment Saint-Pétersbourg et Kaliningrad
02:15est extrêmement réduit, puisqu'il s'agit d'un couloir qui fait parfois moins de 10 km
02:20et que l'erreur reste donc possible, même si sa répétition sème le doute.
02:24La ministre de la Défense lituanienne a d'ailleurs tweeté à ce sujet,
02:28faisant référence à l'avion militaire russe abattu par la Turquie en 2015,
02:32lorsqu'un avion russe survolant la Syrie a fait une petite incursion dans l'espace aérien turc.
02:38Rappelons toutefois qu'à l'époque, Moscou avait menacé de prendre de très nombreuses mesures de rétorsion
02:43et qu'Ankara avait rapidement fait profil bas et indemnisé les familles des victimes.
02:48Reste à voir si, en cas de situation réelle, la ministre de la Défense lituanienne
02:53donnerait l'ordre d'abattre un avion russe.
02:55Et il y a une semaine, un drone russe a survolé la Roumanie pendant un peu moins d'une heure.
03:00En clair, il s'agit là de toute une série d'incidents imputés à la Russie,
03:04qui a commencé dans la nuit du 9 au 10 septembre,
03:07lorsqu'une vingtaine de drones non armés ont pénétré,
03:09parfois en profondeur, le territoire polonais,
03:13mettant le pays et ses alliés de l'OTAN en alerte
03:16et amenant à l'abattage de ces drones par des missiles autrement plus onéreux
03:19que le coût limité de fabrication de ces drones.
03:22Selon le journaliste polonais Sébastien Mevisen,
03:25même si l'origine russe des drones n'est pas à interroger,
03:29certains détails soulèvent jusqu'à aujourd'hui des questions
03:31et suscitent des tensions dans la société polonaise.
03:34En ce qui concerne les drones qui sont rentrés dans l'espace aérien polonais illégalement
03:38et qui ont été rapidement abattus,
03:39la version officielle persiste,
03:41c'est-à-dire que c'était un acte de la Russie
03:43qui voulait tester les capacités organisationnelles et de défense de la Pologne.
03:48Ce qui n'empêche pas qu'il reste toute une série de questions.
03:52Le problème actuellement dans la société polonaise
03:54est que le débat autour de ces questions est rendu difficile,
03:58comme dans les premiers mois de l'invasion russe sur l'Ukraine,
04:02où toute question un petit peu allant à l'encontre de ce qu'on appelle le mainstream
04:07est rapidement classifié comme étant de la désinformation
04:11ou de la propagande ukrainien, etc.
04:14Souvent de la part de journalistes qui n'ont aucune sympathie pro-russe,
04:18simplement qui essayent de voir avec un petit peu de recul
04:21quels sont les tenants et aboutissants d'une situation.
04:23Le doute persiste notamment en ce qui concerne le contexte exact de l'arrivée de ces drones.
04:29Certains observateurs osent soulever la question de savoir
04:32s'il ne s'agissait pas du moins en partie d'une provocation ukrainienne.
04:35On se souvient en Pologne qu'il y a trois ans,
04:38un missile russe avait été abattu par le système de défense ukrainien
04:42et accidentellement, un débris est tombé du côté polonais de la frontière polono-ukrainienne,
04:49tuant deux citoyens polonais.
04:51D'ailleurs, dans les derniers jours, l'ancien président Andrzej Duda
04:55a admis qu'il avait conscience du fait que le président Zelensky
04:59voulait à tout prix convaincre la Pologne de s'engager dans la guerre aux côtés de l'Ukraine.
05:05Et que donc l'action en question avec la fusée avait également servi à ça notamment.
05:09Une autre question qui se pose est de savoir comment des petits drones inoffensifs
05:13viennent à parcourir plusieurs centaines de kilomètres, voire parfois jusqu'à mille kilomètres.
05:18On a aussi appris que les services de défense biélorusses ont informé la Pologne
05:23du fait que des objets non identifiés s'approchaient de sa frontière.
05:29On ne connaît pas la raison pour laquelle Minsk a pensé que c'était bon d'informer Varsovie de cette situation.
05:36Beaucoup de questions, comme je l'ai dit, restent sans réponse.
05:39L'une des hypothèses que l'on peut avancer est que la Russie cherche à tester la réaction des Européens,
05:45mais aussi des Américains, et pourrait en outre chercher à évaluer les tensions internes
05:49que cela génère dans les sociétés occidentales, mais aussi et peut-être surtout avoir pour but
05:55que les pays occidentaux détournent une partie des moyens qu'ils mettent au service des forces armées ukrainiennes
06:00et qu'ils consacreraient à leur propre défense.
06:02Car même si la ligne de front ne bouge quasiment pas, à l'exception d'un village dans l'oblaste de Dniepopetrovsk
06:08qui aurait été ce dimanche conquis par les forces armées russes,
06:11en revanche, les bombardements russes sur l'Ukraine se poursuivent
06:14et ont notamment fortement perturbé le trafic ferroviaire ces derniers jours.
06:17Et c'est dans ce contexte que Donald Trump va ce soir échanger en personne avec Volodymyr Zelensky
06:22en marge des réunions qui ont actuellement lieu aux Nations Unies à New York.
06:26Sans que l'on sache si des éléments significatifs vont ressortir,
06:30tant Donald Trump, malgré sa déception affichée publiquement de ne pas être parvenu à régler le conflit russo-ukrainien,
06:37ne semble pas mettre cette question parmi ses priorités.
06:40En effet, pour Trump, la priorité reste la sauvegarde du dollar
06:44et l'affrontement économique avec les géants asiatiques.
06:47Et pour lui, les Européens ne sont que des supplétifs
06:50qu'ils devraient s'efforcer de raqueter ou d'essayer d'envoyer en éclaireur contre l'Inde et la Chine.
06:56Et pendant ce temps, inexorablement, depuis plus de trois ans et demi,
07:00le conflit russo-ukrainien se poursuit.
07:06Emmanuel Macron joue la carte palestinienne.
07:08Le président, bien à la peine en politique nationale,
07:11tente de se refaire la cerise aux États-Unis, encore raté.
07:14Pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien,
07:22je déclare que la France reconnaît aujourd'hui l'État de Palestine.
07:27Le ton est grave et surjoué.
07:30Le président de la dette a parlé.
07:32Emmanuel Macron a tenu son discours sur la reconnaissance de l'État palestinien.
07:36Et Paris a donc reconnu l'existence de cet État,
07:39à l'instar du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie et du Portugal.
07:42La veille, lundi, c'est aux côtés de la Belgique, du Luxembourg, de Malte, d'Andorre et de Monaco
07:46que se trouvait donc Paris.
07:49La démarche d'Emmanuel Macron n'est ainsi pas isolée.
07:52Évidemment, le discours présidentiel se voulait être équilibré
07:55avec une demande appuyée de paix dans la région
07:57avec autant de précautions que possible pour ne pas trop froisser Israël.
08:02Le temps est venu de libérer les 48 otages détenus par le Hamas.
08:08Le temps est venu d'arrêter la guerre, les bombardements à Gaza.
08:12Les massacres et les populations en fuite.
08:16Le temps est venu car l'urgence est partout.
08:21Le temps de la paix est venu.
08:24Car nous sommes à quelques instants de ne plus pouvoir la saisir.
08:28Sans jamais dire le mot génocide, le président français a néanmoins évoqué les massacres.
08:33Son discours a évidemment agacé du côté de Tel Aviv
08:35sans ravir pleinement les défenseurs de la cause palestinienne en France et ailleurs.
08:40En effet, si Emmanuel Macron estime qu'il y a des massacres israéliens,
08:44comment peut-il renoncer à instaurer des sanctions contre l'État hébreu ?
08:48Le en même temps macronien souffre ici encore de contradictions.
08:51Habitué à faire des plans sur la comète, le président français a même évoqué l'après-guerre
08:57esquissant un cadre concret, démantèlement militaire et politique du Hamas,
09:01renforcement d'une autorité palestinienne renouvelée pour gouverner Gaza
09:05et création d'une force internationale de stabilisation sous mandat du Conseil de sécurité de l'ONU
09:10avec aide internationale pour le désarmement.
09:13Des vœux pieux qui ont été balayés dès le lendemain par Donald Trump
09:18qui rencontrait des chefs d'État arabes.
09:20Si la reconnaissance de l'État palestinien s'inscrit tout à fait dans la tradition diplomatique française,
09:25la méthode Macron, qui consiste à privilégier les faits d'annonce sur les avancées concrètes,
09:30semble condamner encore plus la France à un rôle de spectateur.
09:35En effet, si Paris a co-présidé cette 80e Assemblée Générale des Nations Unies à New York
09:40avec l'Arabie Saoudite, d'autres États européens se sont bien gardés d'une telle reconnaissance.
09:45C'est le cas de l'Allemagne, mais aussi de l'Italie,
09:47qui garde des cartouches éventuelles pour négocier demain avec Israël.
09:52La démarche macronienne aura peut-être fait gagner quelques points d'opinion en France
09:56au président dans un segment de population d'origine immigrée,
09:59mais elle n'aura très probablement aucun effet favorable à la paix en Palestine.
10:04L'euthanasie bientôt débattue au Sénat.
10:10La Commission des affaires sociales va commencer l'examen du texte après plusieurs auditions.
10:15Et alors que l'ONU tire la sonnette d'alarme, Renaud de Bourleuf.
10:19La piqûre mortelle arrive au Sénat.
10:21Demain, mercredi, la Commission des affaires sociales va plancher sur l'examen du texte
10:25adopté le 27 mai à l'Assemblée nationale.
10:27Rappelons que la proposition de loi, telle que validée par la Chambre basse,
10:30légalise l'euthanasie ou le suicide assisté pour les majeurs de nationalité française
10:36ou résidant légalement atteints d'une affection grave et incurable en phase avancée ou terminale,
10:41présentant une souffrance physique ou psychologique
10:44et en capacité de manifester leur volonté de façon libre et éclairée.
10:48Le texte prévoit une clause de conscience extrêmement limitée
10:51dans la mesure où le soignant réfractaire est obligé d'orienter le patient vers un autre praticien.
10:56Et un délit d'entrave pénalise l'assistance à une personne en danger.
11:00L'Assemblée nationale n'avait adopté le texte qu'à 54% des voix.
11:04Au Sénat, les deux rapporteurs du texte sont les élus LR du Lot-et-Garonne,
11:08Christine Bofantidossa et du Vaucluse, Alain Milon.
11:11Pas de fanatisme de leur part vis-à-vis de la piqûre mortelle.
11:14En 2023, Christine Bofantidossa a rendu au Sénat un rapport sur la fin de vie.
11:18Elle y notait que l'euthanasie était, je cite,
11:21« une réponse inappropriée et dangereuse à une demande diffuse et équivoque ».
11:26Quant à Alain Milon, médecin généraliste de profession,
11:29il s'est prononcé contre l'euthanasie et le suicide assisté
11:32et pour le développement des soins palliatifs,
11:35alors que le texte s'était débattu à l'Assemblée nationale.
11:38En amont de l'examen du texte,
11:39les anciens députés LR Jean-Léonetti et PS Alain Clès,
11:42déjà co-auteurs d'une loi autorisant l'euthanasie passive de façon déguisée depuis 2016,
11:47ont été auditionnés par la Commission des affaires sociales.
11:50Des partisans et des opposants à l'euthanasie ont été entendus,
11:53d'une part à l'Association pour le droit de mourir dans la dignité,
11:56lobby pro-euthanasie,
11:57et d'autre part des mouvements pro-vie,
11:59Alliance Vita et la Fondation Jérôme Lejeune.
12:01Jean-Marie Leménet, président de la Fondation Jérôme Lejeune,
12:04est revenu sur son audition au Sénat le 4 septembre.
12:07Ils nous ont écouté, le président de la Commission des affaires sociales,
12:11c'est M. Alain Milon,
12:12qui était très à l'écoute,
12:13donc on a eu le temps vraiment de développer notre point de vue
12:17et nos arguments, même si ça n'a pas duré très longtemps,
12:20ça a duré trois quarts d'heure,
12:21mais on a eu largement le temps d'exposer notre point de vue
12:23en insistant particulièrement sur notre spécificité
12:26à la Fondation Jérôme Lejeune,
12:28qui est de s'occuper de personnes porteuses de handicap
12:30et singulièrement d'un handicap intellectuel
12:34qui peut évidemment entacher le consentement exigé normalement
12:38pour se faire hôtelavier.
12:39Un point a été largement ignoré par la majorité des médias.
12:43En juin, le Comité des droits des personnes handicapées de l'ONU
12:46a pointé un risque d'une violation du devoir de respecter, protéger
12:50et garantir le droit à la vie des personnes handicapées.
12:53Le ministre délégué chargé des personnes handicapées,
12:55Charlotte Parmentier-Lecoq,
12:57a répondu sans donner de satisfaction.
12:59Le 10 septembre,
13:00le Comité de l'ONU confirmait ses inquiétudes
13:02et demandait à la France une réévaluation complète
13:05de la compatibilité du texte de loi
13:07avec la Convention,
13:09plus précisément avec les articles sur le droit à la vie,
13:12la protection contre l'exploitation,
13:14la violence et les abus, ainsi que la protection de l'intégrité de la personne.
13:18Cette affaire a commencé à un moment
13:21où la ministre des personnes handicapées
13:23a semblé leur partager
13:25qu'un projet de loi,
13:27une proposition de texte sur l'euthanasie,
13:30n'était pas du tout incompatible
13:31avec la Convention internationale
13:33sur le droit des personnes handicapées.
13:35Évidemment, c'est faux.
13:36Dans cette Convention sur le droit des personnes handicapées,
13:38la Convention de l'ONU,
13:39on ne trouve absolument pas mention
13:41d'un quelque droit à l'euthanasie
13:43ou au fil de système.
13:44Donc, en fait, c'est en partant de ce constat
13:46que nous avons signalé cela
13:48à la Commission représentative
13:50des personnes porteuses de handicap à l'ONU.
13:53Madame Parmentier-Lecocq a été amenée
13:55à s'exprimer au nom du gouvernement français.
13:57Alors, elle l'a fait de manière totalement dilatoire.
14:01Elle n'a pas du tout répondu
14:02aux interrogations de l'ONU.
14:05Et donc, c'est une réponse très politique
14:07et qui, finalement, se résume
14:08à quelque chose d'assez triste.
14:10C'est que l'ONU l'interroge sur l'euthanasie
14:13et le suicide assisté.
14:15Et elle répond,
14:16le gouvernement français a fait le choix
14:17de ne pas utiliser les termes
14:19euthanasie et suicide assisté,
14:22mais de préférer des termes
14:23qui sont des euphémistes, en fait.
14:25Alors, évidemment, partant de là,
14:26si on ne parle pas des mêmes choses,
14:27si on n'utilise pas les bons termes,
14:28c'est très facile de les botter en touche.
14:30Et c'est ce qu'a fait la ministre.
14:32Mais je pense que
14:33le Comité des personnes handicapées
14:34n'est pas dupe.
14:35Nos dirigeants ignorent la recommandation
14:37du Comité de l'ONU,
14:38mais avec l'instabilité qui règne,
14:40personne ne peut savoir
14:41quand ce texte sera adopté.
14:43La proposition de loi sera débattue
14:44en séance plénière à partir du 7 octobre,
14:46le vote étant prévu
14:47pour la fin du mois d'octobre.
14:49L'adoption d'un texte largement retoqué
14:51est un scénario probable,
14:53entraînant un retour vers l'Assemblée nationale
14:54dans les mois qui suivent.
14:56Mais vers quelle Assemblée nationale ?
14:58Un dernier espoir serait
14:59que l'instabilité gouvernementale,
15:00avec un nouveau changement de législature,
15:02finisse par débrancher
15:04la légalisation de l'euthanasie.
15:08Passons à présent à l'actualité.
15:10En bref, en France.
15:14Une presse nourrie par l'argent de vos impôts
15:17qui ne fait pas profiter ses salariés.
15:19Lundi, des employés du journal Le Parisien
15:20ont manifesté devant le siège du groupe
15:22Les Échos Le Parisien,
15:23filiale de LVMH.
15:25Ils reprochent une tendance à la précarisation,
15:27concrétisée par le remplacement
15:29de nombreux départs par des CDD ou des piges.
15:32Ils réclament 17 remplacements en CDI.
15:34Un autre enjeu de la manifestation
15:36concerne les rumeurs, toujours démenties,
15:39quant à un rachat du quotidien Le Parisien
15:40par l'homme d'affaires Vincent Bolloré.
15:42Ces journalistes craignent de devoir
15:44se soumettre à une ligne éditoriale
15:45différente de leurs opinions.
15:47Un dilemme qui ne serait pas inédit aux Parisiens
15:49depuis la reprise du quotidien
15:51par Bernard Arnault en 2015.
15:53Il n'est plus permis d'y critiquer Emmanuel Macron.
15:55Agression particulièrement violente
15:58par un clandestin connu de la police.
16:00Dans la nuit de samedi à dimanche,
16:01à Creil, dans l'Oise,
16:02une prostituée colombienne
16:04a été agressée à l'arme blanche.
16:06Touchée au flanc, au bras
16:07et surtout au niveau de la carotide,
16:09elle présentait plusieurs plaies saignantes.
16:11Elle a été hospitalisée
16:12sans pronostic vital engagé.
16:14Elle avait échappé à son agresseur
16:15en se réfugiant dans un commerce.
16:17L'individu a été arrêté
16:18et placé en garde à vue.
16:20Afghane, âgée de 28 ans,
16:21il était déjà connu de la police.
16:23Des coopératives agricoles
16:25enracinées dans la mondialisation.
16:27Lundi, Agrial et Terena
16:28ont annoncé un rapprochement stratégique
16:30pour fonder un géant
16:31de l'agroalimentaire français.
16:33Les deux coopératives,
16:34comprenant notamment les fromages soignons,
16:35les viandes perdodues
16:36ou les salades florettes,
16:38pèsent respectivement
16:397,1 milliards et 5,6 milliards d'euros
16:42de chiffre d'affaires.
16:44L'enjeu est de faire face
16:45à la concurrence mondiale,
16:46un modèle reposant sur
16:47l'agriculture industrielle
16:48dans lequel les agriculteurs adhérents
16:50auront de moins en moins
16:50de marge de manœuvre.
16:51Nouveau supporter pour Jean-Michel Aulas.
16:54Lundi, l'homme d'affaires
16:55candidat à la mairie de Lyon
16:56a reçu le soutien
16:57de l'ancien Premier ministre
16:59Gabriel Attal.
17:00Rien de surprenant
17:00vu la proximité passée
17:01de l'ancien propriétaire de l'OL
17:03avec Gérard Collomb,
17:04le maire socialiste
17:05devenu soutien de la première heure
17:07d'Emmanuel Macron dès 2016.
17:09Jean-Michel Aulas avait d'ailleurs
17:10repris le micro-parti
17:11prendre un temps d'avance
17:12fondé par l'ancien maire
17:14décédé en 2023.
17:15Le soutien de Renaissance
17:16s'ajoutant à celui de LR,
17:18Jean-Michel Aulas
17:19semble bien parti pour marquer un but
17:20pour les municipales de 2026,
17:23d'autant que son aura à Lyon
17:24touche aussi une partie
17:25de l'électorat
17:25plus ancrée à droite.
17:26L'actualité internationale en bref.
17:35Donald Trump, désormais en guerre
17:37contre le paracétamol.
17:38Le président américain
17:39a tenu une conférence de presse
17:41à la Maison Blanche lundi
17:42et a affirmé avoir trouvé
17:44une réponse à l'autisme.
17:45Il a fortement déconseillé
17:46le paracétamol aux femmes enceintes,
17:48l'associant à un risque élevé
17:50de ce trouble chez l'enfant
17:51et exhorté à ne pas en donner
17:54au bébé.
17:55Son ministre de la Santé,
17:56Robert Kennedy Jr.,
17:58a relayé ses propos
17:59accusant une épidémie d'autisme
18:01liée à ce médicament courant.
18:03Donald Trump a également profité
18:04de cette prise de parole
18:05pour remettre en cause
18:06les obligations vaccinales.
18:08Etats-Unis toujours,
18:09mais une autre maladie
18:10a éradiqué cette fois
18:11avec le président
18:12qui a signé un décret
18:13classant le mouvement Antifa
18:15comme une organisation
18:16terroriste domestique
18:17après l'assassinat
18:18de Charlie Kirk.
18:20La mouvance Antifa
18:20qui puise ses racines
18:22dans l'anarchisme
18:23et vise à combattre
18:23tous ceux
18:24qu'elle considère
18:25comme fasciste
18:25est envisagée
18:26par la Maison Blanche
18:27comme un terrorisme
18:28intérieur de gauche
18:30bien qu'aucune liste
18:31officielle d'organisations
18:32terroristes nationales
18:33n'existe aux Etats-Unis.
18:35A Charlottesville,
18:35en Virginie,
18:36en 2017,
18:37une attaque
18:38de milices antifascistes
18:39avait provoqué
18:39la mort d'une personne.
18:41Le suspect
18:42de l'assassinat
18:43de Charlie Kirk,
18:43Tyler Robinson,
18:44est présenté
18:45comme un extrémiste
18:46de gauche.
18:47Ce décret,
18:48sans cadre légal clair,
18:49suscite néanmoins
18:50des débats
18:51sur la liberté d'expression.
18:52En France,
18:53une pétition
18:54pour que la mouvance antifa
18:55soit déclarée
18:56comme terroriste
18:57a été lancée
18:57le même jour
18:58sur le site
18:59pétitionliberté.com.
19:01La croisière Samus
19:02tourne au radeau
19:03de la Méduse
19:04partie de Barcelone.
19:05Le 31 août,
19:05la flottie
19:06Global Sumud for Gaza
19:08visant officiellement
19:09à briser
19:09le blocus israélien
19:11enchaîne les déboires,
19:12attaques de drones,
19:12retards techniques
19:13et tensions internes.
19:14Avisert,
19:15le 16 septembre,
19:16le coordinateur
19:17maghrébin Khaled
19:18Boudjema
19:18a démissionné,
19:20indigné par la présence
19:21de l'activiste
19:21queer tunisien
19:22Saif Ayadi,
19:24accusant les organisateurs
19:25d'avoir caché
19:25son identité.
19:26Greta Thunberg
19:27a aussi quitté
19:28le conseil d'administration
19:29critiquant une communication
19:30trop centrée
19:31sur les querelles internes.
19:33Malgré tout,
19:34les 50 bateaux
19:35avec 130 militants
19:36dont 7 députés LFI
19:37poursuivent leur route
19:38vers Gaza
19:39avec des comptes rendus
19:40quotidiens
19:41sur le réseau social X
19:42de l'ancien chroniqueur
19:43de chez Cyril Hanouna,
19:45Thomas Guénolé,
19:46qui semble vivre
19:47son premier périple aventurier.
19:49Accords pacifiques
19:50pour l'UE.
19:51Lundi,
19:51à Bali,
19:52l'Indonésie
19:52et l'Union européenne
19:53ont signé
19:53un accord de libre-échange
19:55après 9 ans
19:55de négociations
19:56accélérées
19:57par la guerre commerciale
19:58initiée par les Etats-Unis.
19:59Paraphée par le ministre
20:00indonésien Erlanga Artarto
20:02et le commissaire européen
20:03Marosh Sefkovic,
20:05cet accord facilitera
20:06les échanges
20:07entre les 27 pays de l'UE
20:08et la plus grande
20:09économie d'Asie
20:10du Sud-Est.
20:1180% des produits indonésiens
20:13comme l'huile de palme,
20:14les chaussures
20:14et les textiles
20:15bénéficieront ainsi
20:16de droits de douane nuls.
20:17Les exportateurs européens
20:18économiseront
20:19600 millions d'euros annuels.
20:21Face aux tarifs américains,
20:23cet accord diversifie
20:24les partenariats commerciaux.
20:25En revanche,
20:26il ne favorisera évidemment
20:27pas la relocalisation
20:29industrielle
20:29sur le vieux continent.
20:30Par ailleurs,
20:31en matière écologique,
20:32les 11 000 kilomètres
20:33qui séparent Paris
20:34de Jakarta
20:34donnent une petite idée
20:35de la supercherie
20:36bruxelloise en la matière,
20:38sans évoquer évidemment
20:39la question de la déforestation
20:40liée à l'huile de palme.
20:45C'est la fin de cette édition.
20:47Ce soir,
20:47choc du monde
20:48et demain,
20:48mardi,
20:48dès 7h,
20:49un nouveau numéro
20:50d'Open Box TV.
20:51C'est le moment de se quitter.
20:52Merci de votre fidélité.
20:54À demain.
20:55Sous-titrage Société Radio-Canada
21:08et demain.
21:08Sous-titrage Société Radio-Canada
21:09et demain.
21:09Sous-titrage Société Radio-Canada
21:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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