- il y a 5 mois
Sarah Knafo, députée française Reconquête au parlement européen, était l'invitée du “Face à Face" de BFMTV/RMC ce lundi 22 septembre. Elle évoque la reconnaissance de l'État palestinien par la France ou encore la taxe Zucman sur les hauts patrimoines qui fait l'objet de débats.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:008h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sarah Knafo.
00:04Bonjour.
00:05Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes députée européenne, vous êtes vice-présidente du parti Reconquête.
00:10Ce soir, la France reconnaîtra officiellement l'état de Palestine.
00:14C'est Emmanuel Macron qui le fera à la tribune de l'ONU à New York. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
00:19C'est une très mauvaise nouvelle. Une très mauvaise nouvelle pour la France, pour les Français, et y compris pour la situation au Moyen-Orient.
00:24Je pense qu'Emmanuel Macron est en train de reconnaître officiellement un siège à l'ONU pour le djihad.
00:30Et je le dis de manière très factuelle, aujourd'hui, il faut quand même revenir sur ce qui était la géopolitique de la France depuis 1948.
00:38Il y a bien une raison si de 1948 à 2025, personne n'a jamais reconnu officiellement un état de Palestine.
00:45Alors est-ce qu'on peut se dire que le général de Gaulle était ultra-sionniste ?
00:48Personne en France, mais ce week-end, de la Grande-Bretagne, le Portugal, l'Australie...
00:54Est-ce que le général de Gaulle était ultra-sionniste ?
00:56Est-ce que François Mitterrand était vendu au Likoud, comme on peut entendre parfois cette rhétorique ?
01:00Évidemment non, soyons sérieux.
01:02Donc qu'est-ce qui a changé dans l'Occident et en France en particulier ?
01:05Ce qui a changé, c'est la démographie.
01:07Moi, ce que je veux vous dire, c'est qu'Emmanuel Macron, en réalité, sous prétexte d'avoir une politique humaniste,
01:11est en train de travestir complètement 77 ans de géopolitique française sur la question,
01:17parce que la démographie française a changé.
01:18Je crois qu'il fait un calcul extrêmement cynique.
01:21Et alors, désolé de le dire crûment, mais je le dis aussi crûment que lui le pense.
01:25Il se dit, la communauté juve en France, c'est 0,5% des voix.
01:28Donc, c'est pas grave, après tout, s'ils sont agressés, s'ils sont caillassés,
01:33s'ils reconnaissent aujourd'hui cet État de Palestine va leur causer encore plus de torts.
01:36À côté, la communauté musulmane se dit-il, c'est entre 10 et 20% des voix, ce sera encore plus à long terme.
01:42Donc, il espère qu'à terme, la communauté musulmane, comme il le pense,
01:45parce que lui ne pense pas en termes de français.
01:47C'est un calcul, c'est même un clientélisme.
01:50Exactement, c'est du clientélisme, c'est du pur clientélisme.
01:52Et ils espèrent tous, d'ailleurs, parce que là, je cite Emmanuel Macron,
01:55il est à la tête de l'État, il aurait pu ne pas le faire.
01:57Mais il écoute, il écoute certains conseillers, il lit certains rapports
02:00qui disent que ça pourrait peut-être calmer la situation dans les banlieues
02:03de reconnaître aujourd'hui un État palestinien.
02:06Je vais revenir sur, à mon sens, pourquoi c'est un clientélisme
02:08qui dénote de leur vision aujourd'hui du peuple français.
02:13Mais avant tout, qu'est-ce qu'un État ?
02:15Un État, on sait que c'est un territoire.
02:17Déjà, ça pose question sur quel territoire sera l'État palestinien.
02:20On voit bien qu'Emmanuel Macron ne sait même pas où il y mettrait une ambassade
02:23pour qu'il reconnaît un État.
02:24Alors, pour l'instant, on va y revenir, mais pour l'instant,
02:26il dit qu'il ne mettra pas d'ambassade et d'ambassadeur
02:30tant qu'il n'y a pas la remise des otages.
02:33Et avant, il disait qu'il ne reconnaîtrait pas un État palestinien
02:35tant qu'il n'y avait pas de remise des otages.
02:36Ça faisait effectivement partie pour lui, normalement, des conditions
02:39à la reconnaissance de l'État palestinien.
02:40C'est lui en même temps Macron.
02:40Donc, on reconnaît un État, on n'y met pas d'ambassade,
02:42on n'y comprend plus rien, mais ce n'est pas grave,
02:44c'est le symbole qui compte.
02:45Donc, un État en principe, c'est un territoire,
02:47une population et une autorité politique.
02:49Un territoire, on l'a dit, difficile déjà, et on le sent bien.
02:51Maintenant, une autorité politique.
02:53Quelle va être l'autorité politique sur ce territoire ?
02:55Aujourd'hui, quand on regarde, le Hamas a été élu.
02:58Élu par la population palestinienne.
03:00Quand on regarde les dernières enquêtes d'opinion,
03:02donc poste 7 octobre, après les massacres,
03:04après les viols, après les égorgements,
03:0660% de popularité du Hamas auprès de la population palestinienne.
03:10Moi, je ne dis pas qu'il faut assimiler tout le peuple palestinien
03:12au peuple palestinien.
03:14Je ne suis pas sûr qu'un jour, ils s'émanciperont de leurs bourreaux.
03:16Mais pour l'instant, si on leur donne un État,
03:18et que demain, il y a des élections,
03:19ça revient très clairement à donner un État au Hamas.
03:23Et eux le savent.
03:24Eux le savent, et si quelqu'un a un moindre...
03:25Mais là, vous parlez de la bande de Gaza.
03:27Il y a aussi l'autorité palestinienne.
03:29Et si quelqu'un a le moindre doute, regardez.
03:31Qui est le premier à avoir félicité Emmanuel Macron le 25 juillet,
03:35lorsqu'il a annoncé sa volonté de reconnaître un État palestinien ?
03:38Le Hamas.
03:38Mais peut-être par cynisme également, non ?
03:40Mais je ne crois pas.
03:41Parce qu'eux savent bien qu'ils vont en profiter.
03:43Or, aujourd'hui, donner un État à des gens qui seraient majoritaires chez eux,
03:47il faut rappeler que dans leur charte, article 7,
03:49le but, c'est l'éradication de l'État d'Israël.
03:51Est-ce qu'on pense vraiment qu'on va obtenir la paix comme ça ?
03:53Moi, je ne le crois pas.
03:54Et je vais vous dire, sur la situation israélienne qui est quand même très loin de la France,
03:58comme sur la France, je crois qu'en permanence,
04:01c'est la faiblesse face aux crimes qui, à chaque fois, excite les gens violents.
04:06Et c'est la fermeté, le fait d'être implacable, qui les calme.
04:08Que ce soit aujourd'hui au Moyen-Orient ou chez nous.
04:11Sarah Knafou, on va aussi parler de ce qui se passe là-bas
04:13et des déclarations de Benjamin Netanyahou.
04:15Mais lorsqu'effectivement, vous voyez certains maires,
04:19notamment de gauche, à l'appel d'Olivier Faure,
04:22qui disent, mais écoutez, c'est un jour qu'il faut célébrer.
04:24Il y aura un drapeau palestinien sur un certain nombre de mairies aujourd'hui.
04:29Est-ce que vous comprenez que pour une partie de la classe politique,
04:33c'est un jour béni ?
04:34Un jour béni pour leur clientélisme ?
04:36Oui, tout à fait.
04:37D'ailleurs, intéressant de voir que c'est Olivier Faure qui suscite ça.
04:40Il y a une sorte de course à l'échalote.
04:41Au départ, c'était LFI.
04:43On mérite Mahassane en tête d'affiche, etc.
04:45On en fait beaucoup.
04:46Il l'assume avec énormément de cynisme.
04:47D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon, il dit très clairement,
04:50je vais mobiliser les banlieues en parlant énormément du sujet de Gaza.
04:54Et il pense que c'est ce qui lui permettra d'arriver au second tour.
04:56Mais là, on voit que même le PS est en train de s'aligner totalement
04:59en se disant, on a quand même des communes PS.
05:01Il y a bientôt les élections municipales.
05:02Mettons des drapeaux palestiniens sur les frontons des mairies.
05:05Je crois que c'est une très mauvaise idée.
05:06D'ailleurs, moi, je suis contre tout drapeau ukrainien, israélien.
05:09Tous, je pense qu'il faut le drapeau français.
05:10C'est la seule chose qui unit véritablement les gens.
05:14Une mairie, ce n'est pas la permanence du Parti socialiste.
05:16Ce n'est pas une ZAD, ce n'est pas une ONG.
05:18Une mairie, c'est la maison commune des citoyens.
05:19Sarah Knafo, il y a un certain maire, et notamment à Paris,
05:22hier soir sur la Tour Eiffel, il y avait deux drapeaux,
05:25le drapeau palestinien et le drapeau israélien,
05:28avec une colombe de la paix.
05:30La reconnaissance des deux États, est-ce que ce n'est pas une bonne chose ?
05:33La reconnaissance des deux États, il y en a un qui existe déjà,
05:35mais il faudrait déjà demander aux palestiniens
05:37s'ils sont prêts à reconnaître l'État israélien
05:39avant de commencer par les reconnaître.
05:42Mais ce que je veux vous dire, vous citez Anne Hidalgo,
05:44encore une élue socialiste, il y a une course à l'échalote.
05:46En réalité, ce qu'ils se disent,
05:48et j'aimerais d'ailleurs adresser un message
05:49aux musulmans français et leur dire
05:51« Regardez comme ils vous parlent ».
05:53Ils misent tous sur le tribalisme,
05:56sur le communautarisme.
05:57Ils ne vous parlent que de Gaza, de flottis,
06:00de violences policières, d'islamophobie.
06:02En réalité, ils ne vous parlent jamais comme à des Français.
06:04Ils ne vous parlent pas d'économie,
06:05ils ne vous parlent pas de social,
06:07ils ne vous parlent pas de niveau scolaire,
06:08ils ne vous parlent qu'en misant sur le communautarisme.
06:11Donc en réalité,
06:12peut-être qu'un jour vous vous réveillerez
06:14et vous vous rendrez compte qu'ils vous ont pris pour des imbéciles.
06:17Ça c'est ce que vous dites aux musulmans français ?
06:19Et je leur dis peut-être qu'un jour vous vous apercevrez
06:21que tous ceux dont ils vous ont dit
06:22qu'ils étaient des extrémistes et des radicaux
06:25étaient les seuls qu'ils vous parlaient d'égal à égal
06:27et qui avaient envers vous les mêmes exigences
06:29que pour tous les Français.
06:31Sarah Knafo, vous disiez tout à l'heure
06:32qu'Emmanuel Macron n'avait aucune pensée pour les juifs
06:39en se disant qu'ils ne représentent finalement que 0,5% de la population
06:42et donc des électeurs.
06:43Il a pourtant dit vendredi soir
06:45« Je sais l'inquiétude des Français juifs,
06:47angoisse, solitude, peur, cette semaine encore,
06:49ils m'ont dit combien leur vie a changé depuis le 7 octobre,
06:52ils m'ont dit aussi leur exigence de justice et de protection. »
06:54Et il affirme « Face à la haine, la République aura toujours le dernier mot,
06:57la nation sera toujours mobilisée. »
07:00En même temps, Macronin très classique
07:01et à la fin, rien ne se passe.
07:03Aujourd'hui, il se passe quelque chose de très triste
07:06pour les juifs français,
07:07mais comme d'ailleurs pour tous les Français.
07:09C'est-à-dire qu'ils en sont à se demander
07:10si leur avenir est encore en France.
07:12Beaucoup s'en vont.
07:13Et moi, ce que je constate, c'est que c'est d'une extrême tristesse
07:15de voir des gens qui aiment passionnément la France,
07:17qui ont fait leur, ses coutumes, ses traditions, son mode de vie
07:21et qui se sentent aujourd'hui obligés de partir
07:24alors qu'on accueille chaque année tant de gens qui la détestent.
07:27On a des gens qui aiment la France et qui s'en vont
07:28et des gens qui ne l'aiment pas,
07:30qui crachent sur son drapeau,
07:31qui ne veulent pas le voir
07:31et qui arrivent chaque année et qu'on accueille.
07:34Ça, je trouve que c'est extrêmement triste,
07:35que ça symbolise l'absurdité de la politique macronienne depuis 8 ans,
07:39mais d'ailleurs politique qui remonte à bien plus loin.
07:41Mais est-ce que vous soutenez l'État israélien,
07:43y compris aujourd'hui,
07:44lorsque vous voyez que Mme Netanyahou a dit
07:46« La reconnaissance de l'État palestinien n'arrivera pas »
07:49et il a affirmé
07:49« Nous avons doublé les colonies juives en Judée et en Samarie ».
07:52Moi, je ne suis pas là pour soutenir un gouvernement étranger.
07:55La seule politique que je soutiens, c'est celle de la France.
07:57C'est pour ça que je vous redis.
07:58Revenons à ce qui se passait en France depuis 1948.
08:01Il y a bien une raison si personne ne l'a fait par le passé.
08:03Ils n'étaient pas vendus à Israël,
08:05ils n'étaient pas vendus à Netanyahou,
08:06ils ne faisaient pas ça pour faire plaisir à un gouvernement étranger.
08:09Ils sentaient bien qu'il y avait un problème.
08:11Aujourd'hui, quand même, si on repart,
08:12de 1948 à 2025, on ne le fait pas
08:14et on attend des atrocités terribles,
08:161300 morts, des femmes égorgées,
08:18des bébés qui sont tués dans le ventre de leur mère,
08:20des femmes violées, etc.,
08:21pour le reconnaître.
08:22Il y a bien une absurdité en tout.
08:24Il y a un contexte international
08:26avec, effectivement, je le disais,
08:28un certain nombre de pays
08:29qui, hier ou encore aujourd'hui,
08:31reconnaissent l'État de Palestine.
08:33Les États-Unis ne les reconnaissent absolument pas
08:36et considèrent d'ailleurs que c'est un mauvais moment
08:39et une mauvaise idée.
08:41Et plus globalement, hier, Donald Trump,
08:43il était à l'hommage qui était rendu à Charlie Kirk.
08:47Vous faites partie de ceux qui immédiatement avaient dit
08:50combien c'était pour vous un drame.
08:53Est-ce que vous diriez jusqu'à dire que c'est un martyr ?
08:55Oui, c'est un martyr de la liberté d'expression.
08:57C'est-à-dire que, revenons à qui est Charlie Kirk.
08:59Charlie Kirk, c'est un homme qui avait mon âge,
09:02qui était né en 1993
09:04et qui avait pour seul tort
09:05d'aller sur les campus américains
09:07et de vouloir débattre avec ses contradicteurs.
09:10Donc, il se mettait au milieu d'une foule
09:11avec des étudiants très à gauche,
09:14wokistes parfois,
09:15qu'il insultait, etc.
09:16Mais lui, il se disait,
09:17mon objectif, c'est de débattre,
09:19c'est de convaincre,
09:19c'est d'essayer de ramener une certaine jeunesse
09:21à des idées que lui considérait
09:22comme plus justes,
09:23comme étant dans le vrai
09:24par rapport à ce en quoi il croyait.
09:27Et donc, c'était son seul tort.
09:28Il a été tué en plein dans cet exercice,
09:31en train de donner une conférence
09:32et il a été assassiné d'une balle dans la jugulaire.
09:36Donc, image atroce.
09:37Ce dont je me souviens,
09:39c'est que quand en 2015,
09:40on a eu Charlie Hebdo,
09:42donc eux aussi des martyrs
09:43de la liberté d'expression,
09:45les gens n'ont pas pinaillé leur soutien.
09:47On s'est dit,
09:48ils ont dessiné,
09:48ils ont caricaturé le prophète,
09:50ils ont fait des caricatures.
09:51Pour vous, c'est comparable ?
09:52Tout à fait.
09:53Mais vous allez voir
09:53à quel point c'est comparable à mon sens.
09:56Personne ne s'est dit,
09:57à part certains, je vais y revenir,
09:58personne ne s'est dit,
10:00à gauche en tout cas,
10:00ils n'ont pas osé dire
10:01« Ah, mais quand même,
10:02ils avaient tenu des propos insultants,
10:04ils n'auraient pas dû blasphémer, etc. »
10:05Il n'y a que les salafistes
10:06qui ont dit ça,
10:07à cette époque-là.
10:08Je suis terrifiée de voir
10:09que dix ans plus tard,
10:10on arrive à justifier
10:11des meurtres aussi atroces
10:13pour un homme qui avait
10:14le seul temps de défendre.
10:14Non, mais personne l'a justifié.
10:15Alors peut-être que vous n'avez pas
10:16écouté vos confrères de LCI,
10:18mais eux,
10:19ils l'ont justifié le soir même.
10:20Ils ont dit
10:21« Qui sème la haine,
10:22récolte la haine. »
10:23Ils ont dit ça à l'antenne,
10:24en direct.
10:25Ils n'ont pas été repris.
10:25Je n'ai pas vu l'ARCOM
10:26faire de communiqués
10:27pour les sanctionner.
10:28C'est gravissime de dire ça.
10:29À l'antenne,
10:30vous avez deux personnes
10:31qui disent
10:32qu'il a mérité sa mort.
10:33C'est ça en réalité.
10:34Vous avez une journaliste du Monde
10:36qui, à l'antenne
10:37sur France Inter,
10:38pas étonnant que vous allez me dire,
10:39dit comme ça
10:40« Je vais vous lire
10:41tous les propos de Charlie Coeur
10:42qui justifient qu'il ait
10:43semé la haine. »
10:44C'est quand même fou
10:45qu'on en soit là.
10:45Si le lendemain de Charlie Hebdo,
10:47vous aviez eu des journalistes,
10:49d'ailleurs peut-être
10:49qu'il y en a eu
10:49et que je ne m'en souviens pas,
10:50je peux l'admettre,
10:51moi je me souviens
10:51uniquement de salafistes
10:52qui disaient
10:53qu'ils méritaient ça.
10:54Ils n'avaient pas
10:54à caricaturer le prophète.
10:56C'est inquiétant
10:56que dix ans plus tard,
10:57on en soit à justifier
10:58ce genre de crime.
10:59Donc on se dit
10:59que ça pourrait arriver en France
11:00et que la gauche
11:01les justifierait.
11:02Que ça pourrait arriver en France ?
11:03C'est-à-dire que pour vous,
11:04c'est une forme presque
11:04de crime prédestiné
11:08de ce qui pourrait arriver en France ?
11:10Je ne l'espère pas.
11:11Je ferai tout
11:11pour que ça n'arrive pas.
11:12Je pense que d'ailleurs,
11:12accepter le débat,
11:13le débat,
11:14accepter de rester
11:15dans la conversation,
11:17en principe,
11:17ça doit être une garantie
11:18qu'on n'en vienne pas
11:19à la violence.
11:20Ça doit servir à ça,
11:21y compris le débat politique.
11:22Il y a une forme
11:22d'effet cathart,
11:23c'est-à-dire qu'on parle
11:24pour éviter
11:25que ça n'en vienne au moins.
11:27Et ça doit être l'objectif.
11:29Mais quand je vois
11:29l'extrême-gauche
11:30justifier ces meurtres,
11:31refuser de faire
11:32une minute de silence
11:33qu'on avait demandé
11:34avec toute la droite
11:34au Parlement européen,
11:35ils ont refusé de se lever
11:37pour la mémoire
11:38d'un homme qui venait de mourir.
11:39Quand même,
11:39oublions,
11:40ils peuvent oublier
11:40cinq minutes
11:41lors des accords de fond
11:42et se dire que ça n'est pas normal
11:44qu'un débatteur soit assassiné.
11:45Après, on peut se poser
11:45la question de savoir
11:46pourquoi est-ce qu'ici,
11:48en Europe,
11:48on aurait fait
11:49cette minute de silence-là
11:50alors qu'on ne la fait pas
11:51systématiquement
11:51quand il y a un assassinat
11:52politique dans le monde ?
11:53Moi, j'ai bien vu
11:54le Parlement européen
11:55se lever en permanence
11:57pour les sujets ukrainiens
11:58et on vient d'en parler
11:59pour les sujets de Gaza.
12:01J'ai vu la gauche
12:01se lever sans cesse
12:02pour les sujets Gazaouis.
12:04Je pense quand même
12:04que quand un homme occidental
12:07est assassiné pour ses idées...
12:08Mais vous étiez levé, vous,
12:09pour les drames Gazaouis ?
12:10Vous vous seriez levée ?
12:11Je me serais levée
12:12comme pour toutes les morts.
12:13En tout cas,
12:13j'aurais respecté le silence.
12:15Ils ont tapé sur leur chasse,
12:16vous voyez ce que je veux dire ?
12:17Donc là, il y a vraiment
12:18un côté de
12:18on ne respecte pas cet homme
12:20parce qu'il ne pensait pas comme nous.
12:21Et d'ailleurs, ça renvoie
12:22à l'histoire
12:22où l'extrême-gauche
12:23ne veut pas débattre,
12:24elle veut guillotiner.
12:25Ça a toujours été comme ça
12:26dans leur histoire.
12:27Aujourd'hui, vous avez
12:27à la France Insoumise
12:28des représentants
12:29comme Antoine Léomant
12:30qui s'assument
12:31de traditions robespiristes.
12:33Donc, les partisans
12:34de la guillotine.
12:34Sarah Knafow,
12:36il y a malgré tout
12:37pendant ce temps-là
12:38des discussions
12:38à bas bruit
12:39autour d'un futur gouvernement
12:41et d'un futur budget.
12:43La taxe Zuckman
12:44est au cœur des débats.
12:46L'idée de taxer
12:47les très hauts patrimoines
12:49y compris professionnels.
12:51Et ce week-end,
12:52il y a eu une passe d'armes
12:53entre Bernard Arnault,
12:54LVMH
12:55et Gabriel Zuckman
12:57dont il dit
12:58qu'il est un militant
13:00d'extrême-gauche,
13:01qu'il met au service
13:02de son idéologie.
13:03Des pseudo-compétences
13:06universitaires.
13:07Est-ce qu'il fallait
13:07aller si loin
13:08dans le dénigrement ?
13:10Disons que Gabriel Zuckman
13:11est un économiste,
13:12un vrai économiste.
13:13Il n'a pas usurpé
13:13ses diplômes.
13:14Qu'il soit d'extrême-gauche,
13:16je le crois,
13:16pour des raisons factuelles.
13:17Il a signé une tribune
13:18de soutien
13:19au programme de la NUPES
13:20dans le JDD.
13:21Il a été l'élève
13:22de Thomas Piketty,
13:23une situation quasi-marxiste.
13:25Quand on regarde
13:26ses financements,
13:27il est financé
13:27par la fondation
13:28George Soros,
13:29donc son think-tank
13:29fiscal européen
13:30est financé par George Soros.
13:31Quand on ouvre ses livres...
13:33Qui lui-même est milliardaire.
13:34Vous avez entièrement raison.
13:36Et d'ailleurs,
13:36M. Zuckman,
13:37si on va sur ce sujet,
13:38a la nationalité américaine
13:39et paye une partie
13:40de ses impôts aux Etats-Unis.
13:41Comme tous ceux
13:42qui ont la nationalité américaine.
13:43On n'est pas à une contradiction près.
13:44Ça, je vous l'accorde.
13:45Donc, M. Zuckman,
13:46si on ouvre ses livres
13:47et qu'on regarde,
13:48notamment un des livres
13:49qu'il a écrits
13:49avec Emmanuel XVI,
13:50il écrit très clairement
13:51dans son livre
13:52que taxer les riches
13:53ne doit pas avoir
13:54pour objectif uniquement
13:55de lever des recettes,
13:57mais d'avoir plus de justice.
13:59Donc, c'est-à-dire clairement
14:00un objectif
14:00de punir les riches
14:01pour ce qu'ils ont gagné
14:02et pas forcément
14:03d'avoir plus de recettes.
14:04J'en veux pour preuve
14:05que sa taxe ne rapporterait
14:06que 5 milliards d'euros.
14:07A tout casser d'ailleurs.
14:08Mais vous paraît-il normal
14:09que proportionnellement
14:10une partie des plus riches
14:13paye moins d'impôts
14:14que la taxe moyenne
14:16qui le dit tous les jours,
14:18y compris dans les manifestations,
14:19travaille,
14:20mais ne s'en sort pas ?
14:21Alors moi, justement,
14:22sur ce sujet
14:22qui est un sujet majeur,
14:23ce que je veux dire aux gens,
14:24c'est qu'il ne s'agit pas
14:24de défendre les riches.
14:26Il s'agit de nous défendre
14:26nous-mêmes,
14:27c'est-à-dire la classe moyenne,
14:29tous ceux qui travaillent,
14:29tous ceux qui gagnent
14:30un peu leur vie.
14:31Il faut faire comprendre,
14:32et c'est ce que j'essaye de faire,
14:33qu'en réalité,
14:34taxer les riches,
14:35on essaye depuis 40 ans.
14:36On a eu l'IGF,
14:37transformer en ISF,
14:38transformer en IFI.
14:39On a créé la contribution
14:40qui s'appelait
14:40exceptionnelle sur les hauts revenus,
14:42tellement exceptionnelle
14:42qu'elle existe depuis 14 ans.
14:43Donc à chaque fois
14:44qu'on crée un impôt,
14:44il reste,
14:45on ne le supprime jamais.
14:46On a même créé la taxe
14:47sur les yachts.
14:47Toutes ces taxes
14:48n'ont jamais permis
14:49de résorber la dette,
14:50elle a explosé,
14:51et n'ont jamais permis
14:51de réduire le fardeau fiscal
14:53qui pèse sur les classes moyennes,
14:54il n'a fait qu'augmenter.
14:56Donc en réalité,
14:57taxer les ultra-riches,
14:58comme on dit,
14:58eux, ça ne va pas les appauvrir.
15:00La plupart vont partir.
15:01En revanche,
15:01nous tous,
15:01ça va nous ruiner.
15:02Pour une raison très simple,
15:04c'est que quand eux
15:04ne seront plus là,
15:05quand eux ne pourront plus payer,
15:07qui payera à leur place ?
15:08Nous tous.
15:09Le fardeau fiscal
15:10va s'abattre sur nous,
15:11après eux,
15:12et après les revenus
15:13à 100 millions,
15:13ce sera les revenus
15:14à 10 millions,
15:14puis à 1 million,
15:15puis à 100 000,
15:16comme on a toujours vu
15:17dans l'histoire fiscale
15:18de ce pays.
15:18La seule solution aujourd'hui,
15:20ce n'est pas d'augmenter
15:21les impôts,
15:22c'est de baisser les dépenses.
15:23La France n'a pas
15:24un problème de recettes,
15:25elle a les recettes fiscales
15:26les plus élevées du monde
15:27en pourcentage de sa richesse,
15:28elle a un problème de dépenses.
15:29Les dépenses les plus élevées
15:30du monde,
15:31je propose d'ailleurs
15:31un plan d'économie d'urgence
15:33de 63 milliards d'euros.
15:3463 milliards,
15:35vous les trouvez où ?
15:35Je peux les citer,
15:37et qui rapporterait donc
15:3812 fois plus
15:39que la taxe Zuckmann,
15:40en demandant aucun effort
15:41aux Français qui travaillent,
15:43en ne réduisant pas
15:44le service public,
15:45en ne taxant pas
15:46du tout davantage.
15:47Donc, pour vous les citer rapidement,
15:4915 milliards d'euros
15:49sur l'aide publique au développement.
15:51Ça, on peut arrêter,
15:51je pourrais tenir longtemps,
15:52j'ai fait un très long travail,
15:54aide-public-au-développement.fr
15:55pour ceux qui s'y intéressent.
15:5615 à 20 milliards d'euros
15:57sur les prestations
15:58non-contributives aux étrangers.
15:59Un étranger qui arrive chez nous
16:01doit apporter quelque chose au pays,
16:02pas vivre de la solidarité nationale.
16:04Donc là, vous rayez
16:05deux lignes dans le budget ?
16:07Deux lignes énormes
16:08et vous voyez déjà
16:08qu'on dépasse de très loin
16:09les recettes attendues
16:10par la taxe Zuckmann.
16:118 milliards d'euros
16:12de soutien public aux éoliennes.
16:148 milliards d'euros
16:15de soutien à la politique de la ville
16:16qui n'a jamais fait ses preuves.
16:17On a déjà des politiques nationales
16:19qui doivent s'appliquer
16:20sur tout le territoire,
16:20y compris sur la banlieue.
16:22Mais donner des privilèges supplémentaires,
16:23ça n'a jamais fait ses preuves.
16:25On a encore énormément
16:26de gisements d'économie.
16:27On pourrait citer l'AME,
16:291,3 milliard d'euros.
16:30Tout ça nous conduisant
16:31à une économie de 63 milliards d'euros
16:32et c'est juste un plan d'urgence.
16:34Il faudrait aller beaucoup plus loin.
16:35Mais vu la situation actuelle...
16:36Avec qui vous en parlez ?
16:38Avec qui j'en parle ?
16:39Avec des économistes,
16:39avec des entrepreneurs...
16:40Non mais ce que je veux dire,
16:40c'est que pendant ce temps-là,
16:42il y a Sébastien Lecornu
16:44qui commence à consulter.
16:46Vous a-t-il consulté ?
16:47Non.
16:47Il ne vous a pas consulté ?
16:48Il ne m'a pas consulté sur le sujet.
16:50En revanche, moi,
16:51j'offre mon plan.
16:52Il est en ligne.
16:52Il y a toutes les sources.
16:53Il est sourcé, il est chiffré.
16:54J'offre mon plan au débat public
16:56et je propose que tous ceux
16:58qui aujourd'hui cherchent des solutions
16:59aillent voir ce plan-là
17:01et se disent
17:02voilà des solutions
17:03qui sont directement applicables,
17:04qui ne coûteront rien aux Français,
17:06qui n'augmentent pas les impôts,
17:07ne réduisent pas les services publics.
17:09Vous vous sentez parfois,
17:10j'imagine, un peu seul
17:11parce que finalement,
17:12vous êtes effectivement députée européenne
17:14mais on le sait bien,
17:15vous appelez à une union de la droite
17:16mais le reste de la droite le refuse.
17:20Est-ce que parfois,
17:21vous vous dites,
17:21on s'est trompé,
17:22on s'est gouré dans la stratégie ?
17:24Si vous parlez de la classe politique,
17:26oui, on se sent seul
17:27quand on défend l'union des droites
17:28et que les autres la rejettent
17:29mais si on parle des Français,
17:30alors là,
17:30on n'est plus seul du tout.
17:31Au contraire,
17:32on est très majoritaire.
17:33Si vous prenez les trois électorats de droite,
17:34vous avez plus de 75%
17:36des électeurs
17:37qui souhaitent cette union des droites.
17:38Ils la veulent ardemment.
17:39Les états-majors
17:40des autres partis
17:41aujourd'hui la refusent
17:42mais donc moi,
17:42je dis aux gens qui nous écoutent,
17:44si vous voulez vraiment cette union,
17:45votez pour ceux qui la feront,
17:47donc votez pour Reconquête.
17:48Reconquête sera le seul parti
17:49qui la fera,
17:50y compris si on est
17:51devant tous les autres.
17:52On continuera de leur tendre la main,
17:54on continuera de dire
17:55qu'il faut gouverner ensemble
17:56car ça n'a pas de sens en réalité.
17:57Certains disent
17:58que vous pourriez faire partie
17:59d'une sorte de grande coalition.
18:00Laurent Wauquiez,
18:01il disait,
18:01une coalition qui irait
18:02de Gérald Darmanin
18:04à Sarah Knafow.
18:04Oui, je ne suis pas si seule.
18:05Il vous a cité.
18:05Je ne suis pas si seule.
18:06Alors, est-ce que vous,
18:07vous discutez avec eux ?
18:08Oui.
18:08Est-ce qu'avec Laurent Wauquiez,
18:09vous discutez ?
18:10Oui, on y nous a arrivé de discuter.
18:11Ce que je pense,
18:12c'est que Reconquête
18:12doit avoir le leadership.
18:14J'ai remarqué par le passé
18:15que les Républicains,
18:16lorsqu'ils étaient livrés à eux-mêmes...
18:17Le leadership, mais...
18:19On est en train d'y arriver,
18:20si vous regardez, par exemple,
18:21du point de vue électoral...
18:22Alors, regardez la législative partielle d'hier.
18:24On a pris 5 points
18:24par rapport au précédent scrutin.
18:26On est au coude à coude
18:26avec le candidat
18:27du Rassemblement national.
18:28Nous, on avait comme candidat
18:29Hilaire Bouillet,
18:30un jeune candidat
18:31qui a fait son premier média
18:32il y a deux semaines.
18:32Vous parlez des législatives partielles
18:34à Paris.
18:34À Paris dans le 7e.
18:35Absolument.
18:35Et c'est Michel Barnier
18:37qui est arrivé en tête.
18:38Qui est arrivé en tête
18:38et fait très notable,
18:39si vous additionnez le score
18:40de Thierry Mariani
18:41et d'Hilaire Bouillet
18:42qui ont presque le même score,
18:43on arrive à plus de 14%.
18:45Vous appelez à voter
18:46Michel Barnier au 2e tour ?
18:47Je n'appelle pas à voter
18:48pour un Premier ministre
18:49qui nous a coulé
18:50et qui nous a conduits
18:50là où nous sommes,
18:51mais en revanche...
18:51Ça commence mal,
18:52votre union des droites.
18:53Si vous commencez par...
18:54Attendez, l'union des droites,
18:56ce n'est pas avec Michel Barnier.
18:57Là, justement,
18:57j'étais en train de vous dire
18:58que les LR se soumettaient
18:59au centrisme.
19:00Moi, je ne suis pas centriste.
19:01L'union des droites,
19:01c'est avec des gens de droite.
19:02Michel Barnier n'est pas
19:03un homme de droite.
19:04Il a commencé son premier
19:05JT de TF1
19:05en nous parlant
19:06d'augmentation des impôts.
19:08Pour moi,
19:08ce n'est pas du tout un modèle
19:09ni une personne
19:09avec laquelle il faudra
19:10s'allier demain.
19:11Donc, j'appelle toujours
19:12à voter contre la gauche,
19:14mais ceci étant mis à part,
19:15je veux vous dire
19:16que dans cette circonscription-là,
19:18on va dire...
19:19Paris, 7e...
19:19Très macroniste,
19:20la circonscription
19:21de Saint-Germain-Déprès quand même.
19:22Donc, 14%
19:23pour Thierry Mariani
19:24et notre candidat reconquête
19:26Hilaire Bouillet,
19:27ça signifie quand même
19:28qu'à Paris,
19:28il y a une attente
19:29d'une droite
19:30qui n'est pas soumise
19:31au macronisme.
19:31Alors, aujourd'hui,
19:32elle pèse ce qu'elle a pesé hier.
19:34Demain, je pense
19:34qu'elle pèsera beaucoup plus.
19:36L'objectif,
19:36ce sera aussi ça.
19:37Merci Sarah Knafo
19:38d'avoir répondu
19:39à mes questions ce matin.
19:40Vous êtes députée européenne
19:41vice-présidente de Reconquête.
19:43Il est 8h52
19:44et vous êtes bien sûr
19:44à l'AMC et BFM TV.
Commentaires