- il y a 11 mois
François-Xavier Bellamy, député européen et vice-président délégué des Républicains, était l’invité de BFM Politique ce dimanche 21 septembre. Il est notamment revenu sur la taxe Zucman et la reconnaissance de l'Etat de Palestine.
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00:00– Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce dimanche, François-Xavier Bellamy.
00:05Merci d'être avec nous, vous êtes député européen, vice-président des Républicains.
00:09À mes côtés ce matin pour vous interroger Amandine Attaléa, bonjour.
00:12Amandine, éditorialiste politique BFM TV et Bruno Jeudy, directeur de la Tribune dimanche.
00:18– Bonjour, Bruno, merci d'être à mes côtés ce matin.
00:23Alors c'est le match du jour dont on va vous parler,
00:25c'est pas l'affiche de la Ligue 1 du jour ou de Première Ligue,
00:29mais c'est le match du jour qui s'est dessiné depuis quelques heures,
00:32on le voit par médias et par tweets interposés,
00:35entre d'un côté Gabriel Zuckman et de l'autre côté Bernard Arnault, le patron de LVMH.
00:41Gabriel Zuckman, on le sait, propose une taxe de 2% sur les plus hauts patrimoines,
00:46plus de 100 millions d'euros, on sait que ça concernerait 1800 foyers en France.
00:50Eh bien Bernard Arnault a estimé dans une interview à nos confrères britanniques du Sunday Times,
00:55je cite, que Gabriel Zuckman est à ses yeux un militant d'extrême-gauche
01:00qui vise la destruction de l'économie libérale, dit-il.
01:04L'économiste de ce comté lui a répondu, il lui rétorque, je cite,
01:08que la fébrilité n'autorise pas la calomnie.
01:12Alors François-Xavier Bellamy, ce matin, de quel côté vous vous situez ?
01:15Gabriel Zuckman ou Bernard Arnault ?
01:17– Il faut revenir au fait, oui, Gabriel Zuckman est un militant d'extrême-gauche.
01:21Il a soutenu publiquement le programme du Nouveau Front Populaire,
01:25il a signé une tribune pour dire que ce programme de rupture lui paraissait nécessaire.
01:29Et oui, le but est en effet de détruire le principe même de l'économie libérale.
01:34Et d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon l'annonce de manière très explicite,
01:37il le rappelait il y a quelques semaines,
01:38la nouvelle France, disait-il, cette France qu'il veut construire sera collectiviste.
01:42Voilà, on peut choisir de s'enfuir à l'est du mur de Berlin quand le mur de Berlin s'effondre.
01:47Le fait est que je ne crois pas que beaucoup de gens l'aient fait
01:49et que nous savons que le communisme, le collectivisme sous toutes ses formes est une impasse.
01:54Et le principe même de cette taxe, Zuckman, consiste à tenter de saper le fondement
02:00de ce qui fait notre économie de marché,
02:02ce qui a permis de sortir des milliards de personnes de la pauvreté.
02:06D'abord, il faut quand même rappeler les choses,
02:08vous dites qu'il y a un match et vous vous demandez dans quelle ligue ça se passe.
02:10Bernard Arnault, c'est, à lui seul, 40 000 emplois en France, 200 000 emplois dans le monde.
02:18LVMH, c'est 3 milliards d'impôts sur les sociétés.
02:22Quand Gabriel Zuckman dit, parce que c'est ça le point de départ de ce raisonnement fallacieux
02:26qu'il nous propose aujourd'hui, que les milliardaires seraient exemptés d'impôts.
02:31Mais c'est complètement faux.
02:32Nous avons aujourd'hui, puisqu'on parle de justice fiscale,
02:35nous avons l'un des systèmes les plus redistributifs du monde.
02:37Il dit qu'il n'en paye proportionnellement pas autant que les Français, si j'ose dire, les plus modestes.
02:42C'est complètement faux.
02:44Et moi, je ne suis pas Bernard Arnault, vous voyez, je n'ai pas son patrimoine,
02:46donc je ne défends pas quoi que ce soit qui ressemble à un intérêt de classe.
02:49Ce que je dis simplement, c'est qu'aujourd'hui, dans le système fiscal français,
02:53vous avez 10% des foyers en France qui payent 75% de l'impôt sur le revenu.
02:59Et on ne peut pas faire croire aux Français, parce qu'il faut que le débat soit clair,
03:03on ne peut pas faire croire aux Français qu'on aurait aujourd'hui un système fiscal injuste
03:08qui exempterait certains contribuables de leur devoir de contribuer au fonctionnement de la société.
03:15C'est l'exact inverse qui se passe.
03:17Ce que Gabriel Zuckman fait, c'est une gigantesque confusion
03:20entre le patrimoine d'une entreprise,
03:23entre ce que représentent les biens d'une personne qui préside une entreprise.
03:29La valorisation, disons.
03:30La valorisation d'une entreprise et la trésorerie, le compte de la banque dont il dispose.
03:36Mais quand LVMH réinvestit de l'argent que Bernard Arnault ne perçoit pas sur son compte bancaire
03:42pour faire tourner l'économie,
03:44Gabriel Zuckman voudrait que cet argent-là soit taxé.
03:46Mais cet argent-là, c'est le capital productif qui fait vivre l'économie.
03:50Et donc la vraie question, la question de fond, c'est
03:53est-ce qu'aujourd'hui, dans ce pays,
03:55alors qu'on a déjà la fiscalité la plus lourde du monde,
03:58alors qu'on a déjà les dépenses publiques les plus élevées de l'OCDE,
04:02est-ce qu'on va s'en sortir avec plus d'impôts et plus de dépenses publiques ?
04:06Moi, je crois le contraire.
04:07Et je pense que s'il suffisait d'avoir des impôts, des taxes, des charges,
04:11pour être heureux et pour construire une société juste,
04:13on serait un paradis social.
04:15On est juste à l'enfer fiscal.
04:17Comment vous expliquez l'opinion des Français alors aujourd'hui,
04:20qui a été mesurée dans un sondage qui a été commandé par le Parti socialiste,
04:24un sondage IFOP, qui dit que 86% des Français approuvent la taxe Zuckman,
04:28parmi lesquels 89% des sympathisants LR de votre parti.
04:33C'est quoi alors ?
04:34Ils se trompent, les électeurs de droite ?
04:36Il y a une confusion dans ce qu'ils ont compris ?
04:38Peut-être qu'ils sont trompés.
04:40Parce que je vois M. Zuckman qui défile depuis maintenant trois semaines,
04:43matin, midi et soir, à la télévision, à la radio,
04:47sur le service public en particulier.
04:48Ce ne sont pas idiots les sympathisants LR,
04:50ce n'est pas ce que vous êtes en train de nous dire.
04:51Écoutez, c'est très simple.
04:52Ce n'est pas plutôt qu'il y a une demande de justice sociale,
04:55tout simplement, dans ce pays ?
04:56Et que les Français, y compris de droite,
04:57veulent que les plus riches participent davantage ?
04:59Moi, je crois qu'on a besoin, effectivement, de justice sociale.
05:03Mais la vraie justice sociale dans ce pays,
05:05elle consistera à faire en sorte que demain,
05:06les Français qui bossent et qui bossent dur
05:08puissent vivre de leur travail,
05:10puissent joindre les deux bouts à la fin du mois.
05:11Il y a précisément des patrons de PME
05:13qui se disent qu'ils paient plus d'impôts aujourd'hui
05:16que des patrons de très grands groupes
05:18qui font de l'optimisation fiscale.
05:19Mais c'est faire croire aux Français
05:22que nous avons un système qui protégerait les plus riches,
05:26c'est complètement faux.
05:27Je le redis, combien de fois est-ce qu'il faut le répéter
05:29pour que tout le monde le comprenne bien ?
05:32Il y a aujourd'hui 10% des foyers français
05:34qui payent 75% de l'impôt sur le revenu.
05:38Donc, on va sortir de ce délire
05:39qui consiste à faire croire que les riches ne payent pas en France.
05:42Si c'était le cas, on verrait les grandes fortunes mondiales
05:46qui arriveraient à Paris en essayant de se domiciler chez nous,
05:49je pense que c'est plutôt inverse.
05:49Question courte, réponse courte,
05:50à vos yeux, il faudrait que tout le monde en France
05:52paye l'impôt sur le revenu,
05:54y compris de façon peut-être symbolique ?
05:56Oui, je crois qu'on a fait ces dernières années,
05:58depuis François Hollande en particulier,
06:00l'exact inverse de ce qu'il faudrait.
06:01Mais tout le monde devrait payer l'impôt sur le revenu ?
06:02Même très peu.
06:03Mais que le point le plus important,
06:07ce n'est pas d'abord de faire payer plus d'impôts,
06:09c'est de baisser les impôts.
06:10Parce que vous parlez de sondage,
06:11juste un chiffre,
06:12puisque vous parlez de sondage,
06:13vous avez 80% des Français aussi
06:15qui pensent qu'il faut baisser la dépense publique.
06:17Ça, curieusement, c'est un chiffre dont on ne parle pas.
06:19Mais pour nous, c'est l'urgence absolue.
06:20Si, si, on en parle.
06:21On va y dire, Bruno.
06:22Sur la question, on vous entend,
06:24délire fiscal,
06:25plus de justice sociale et fiscale quand même,
06:27donc vous n'excusez pas le fait
06:29qu'il faille réfléchir à notre façon
06:32de prélever l'impôt,
06:33et peut-être toucher tous les Français.
06:35Évidemment, il faut baisser massivement les impôts.
06:36Michel Barnier, l'année dernière,
06:37avait introduit une petite taxe,
06:39justement, sur les plus fortunés.
06:43Une taxe qui avait touché
06:44à peu près 20 000 personnes.
06:47Ceux qui touchaient 250 000 euros par an
06:49quand ils étaient seuls,
06:50seuls 500 000 euros pour un foyer.
06:51Ça avait rapporté grosso modo,
06:52ça a rapporté à peu près grosso modo
06:532 milliards dans les caisses de l'État,
06:56mais c'était prévu pour une année.
06:57Est-ce que vous pensez que ça,
06:58c'est une piste pour le gouvernement,
07:00le futur gouvernement Le Cornu,
07:02Sébastien Le Cornu travaille à des propositions ?
07:04Est-ce que ça, c'est une piste
07:06avec laquelle vous seriez d'accord ?
07:07L'année dernière, vous étiez pour.
07:08Est-ce que cette année,
07:09vous sauriez inciter Sébastien Le Cornu
07:12à travailler dans cette direction ?
07:14Dans la durée, je le répète,
07:15l'urgence absolue pour nous,
07:17c'est de faire baisser la pression fiscale,
07:19pas de l'augmenter.
07:20Que face à un budget qu'il avait dû faire
07:22en 10 jours, rappelons-le,
07:23Michel Barnier a été contraint
07:24pour arriver à éviter
07:26un déséquilibre trop grand
07:27de faire que ceux qui ont
07:29les revenus les plus importants.
07:31Ce n'est pas du tout la même chose
07:32que ce que propose Gabriel Zuckmann.
07:33Lui, il propose de taxer le patrimoine.
07:35C'est complètement différent.
07:37Je répète...
07:37Est-ce qu'il faut quand même
07:38une contribution des plus hauts revenus ?
07:39Là, c'était une taxe qui ne touchait pas
07:40l'outil de travail ni le patrimoine.
07:42Mais là, on a un peu plus que 10 jours
07:44pour préparer un budget.
07:45Et donc, il faut qu'on puisse réussir
07:46à faire en sorte d'aller à la priorité.
07:49La priorité, c'est la baisse
07:50de la dépense publique.
07:51Mais vous ne voulez qu'on soit clair
07:52aucune taxe aujourd'hui
07:55sur les hauts revenus ?
07:57Zéro. Rien.
07:58Écoutez, la France est en train
08:00de s'appauvrir à grande vitesse.
08:01Je reviens tout juste...
08:02Non, mais c'est juste pour avoir
08:03votre réponse claire et ferme.
08:04Je reviens tout juste des États-Unis.
08:06Aux États-Unis, la question aujourd'hui,
08:08c'est comment investir dans l'IA ?
08:10Comment tirer le maximum du potentiel
08:12que représentent les nouvelles technologies ?
08:14J'arrive en France, le grand sujet,
08:15c'est où est-ce qu'on va trouver les coupables ?
08:17Arrêtons de chercher les coupables.
08:19Cherchons les solutions.
08:20Arrêtons de chercher d'autres impôts.
08:22On a le pays, je le répète,
08:23où le prélèvement fiscal
08:25est le plus élevé de l'OCDE.
08:27Est-ce que c'est comme ça
08:28qu'on va s'en sortir ?
08:29Mais donc sur le principe,
08:30évidemment que non,
08:31ce n'est pas en aggravant
08:32ce qui ne marche pas
08:33qu'on va sortir la France
08:34de l'appauvrissement collectif
08:35qu'elle est en train de traverser.
08:35Donc vous ne souhaitez
08:36aucune taxe supplémentaire
08:37pour les personnes
08:38les plus fortunées en France ?
08:39Et de nouveau,
08:41s'il faut gérer dans l'urgence...
08:43Vous ne le souhaitez pas ?
08:44Non, mais non,
08:44on ne va pas s'en sortir
08:46avec de nouveaux impôts.
08:50À combler,
08:51c'est un des objectifs
08:52de Sébastien Lecornu,
08:53comme c'était celui
08:53de Michel Barnier
08:54et de François Bayrou.
08:57La politique de François Bayrou,
08:58c'était de mettre
08:59tout le monde à contribution.
09:00Est-ce que,
09:01dans le cadre de la lutte
09:03contre les déficits,
09:03est-ce qu'il ne faut pas
09:04faire contribuer tout le monde ?
09:06Mais le premier
09:06qui doit contribuer
09:07à la lutte contre les déficits,
09:08c'est l'État.
09:09Oui, c'est sûr.
09:09Il faut que l'État
09:10commence par baisser la dépense publique.
09:11C'est sans doute celui
09:12qui doit être mis le plus
09:13à contribution.
09:14Mais c'est fondamental.
09:15Il ne faut pas mettre aussi
09:15parce qu'il ne va falloir
09:17mener des réformes
09:19de structures
09:20très importantes
09:21dans l'urgence.
09:22Est-ce qu'il faut
09:23trouver des recettes
09:24pour trouver un moyen
09:27de combler ce déficit,
09:28de réduire le déficit ?
09:29Est-ce qu'on se rend compte
09:30de l'aberration
09:31du débat
09:32dans lequel on est rentré ?
09:33La vraie question aujourd'hui,
09:34ce que veulent les socialistes,
09:35ce que veut la gauche,
09:36ce que veut
09:37le nouveau Front populaire,
09:38c'est créer plus d'impôts.
09:39Plus d'impôts.
09:40Ce que veut la présidente
09:41de l'Assemblée nationale.
09:42Je vous interromps une seconde.
09:43Ce matin,
09:44il y a le bon de pivet
09:45que l'on de nos confrères
09:46du Parisien explique
09:46que ce budget doit être
09:47un budget de l'effort
09:48pour tous.
09:49Il faut, dit-elle aussi,
09:50que les grandes fortunes
09:51soient mises à contribution.
09:52Mais c'est ça qui est fabuleux.
09:54Et depuis tout à l'heure,
09:55vous êtes en train
09:55de me poser la question
09:56est-ce qu'on serait d'accord
09:57pour créer des nouveaux impôts ?
09:58Comme si l'impôt
09:59était un but.
10:00Comme si c'était l'objectif.
10:01Comme si c'était génial
10:03de créer des impôts.
10:03C'est aussi parce que
10:03c'était le cas l'année dernière.
10:05Mais encore une fois,
10:06il y a une différence
10:06entre se dire
10:07on a dix jours
10:08pour faire un budget
10:08et ce budget
10:10si le déficit est trop grand
10:12il va mettre en danger
10:13toute l'architecture
10:14des finances publiques françaises
10:15et tous les Français
10:15y compris les plus modestes.
10:17Et donc on va être obligé
10:18d'aller chercher
10:18en urgence de l'argent
10:19là où on peut
10:20pour un an
10:21parce que c'était effectivement
10:22une mesure d'urgence absolue
10:23et se dire
10:24est-ce qu'on va enfin réussir
10:26à créer des impôts supplémentaires
10:27dans une situation
10:28où la France est déjà
10:30en train de crever
10:30du montant des impôts
10:32qui pèsent sur tous les Français.
10:32Il y a une autre responsable politique
10:32qui propose de recréer
10:34disons-nous
10:34plutôt une autre forme d'impôt
10:36c'est Marine Le Pen.
10:37Ce matin elle explique
10:38que pour faire contribuer
10:39à ses yeux les plus fortunés
10:41elle propose la création
10:42d'un impôt
10:43sur la fortune financière
10:45elle explique
10:46que ce serait calqué
10:47sur l'ancien ISF
10:48mais avec une grande différence
10:49dit-elle
10:49la résidence principale
10:52ou unique
10:52en serait exclue
10:53explique-t-elle
10:54nous excluons
10:55explique Marine Le Pen
10:56aussi les biens professionnels
10:57ce que ne fait pas
10:58la taxe Zuckman
10:59et qui pose
11:00un énorme problème.
11:02Proposition de Marine Le Pen
11:03vous n'en voulez pas non plus ?
11:04De ce point de vue-là
11:05on voit que Marine Le Pen
11:06n'a pas renoncé
11:07à un programme
11:08qui s'aligne bien souvent
11:09sur celui du NFP
11:10et on l'a entendu
11:11ces derniers jours
11:12dans la bouche de M. Tanguy
11:13dans la bouche de M. Chenu
11:14qui vont expliquer
11:15qu'il faut aller chercher
11:17l'argent là où il est
11:18c'est-à-dire dans la poche
11:19des riches
11:19Marine Le Pen
11:20pour vous c'est le nouveau
11:21Front Populaire ?
11:22Sur ce point
11:22en tous les cas
11:23c'est parfaitement clair
11:24qu'il y a un alignement
11:25avec d'ailleurs
11:26la même rhétorique
11:27mais moi je le redis
11:28je pense effectivement
11:29que tout le monde
11:30doit contribuer
11:30c'est ce que nous avons
11:31aujourd'hui en France
11:32un système
11:33extrêmement redistributif
11:35par rapport
11:36à tous nos voisins
11:37et à tous nos compétiteurs
11:38la vraie question
11:39c'est comment
11:39on évite
11:40que la France
11:41ne soit fuie demain
11:42par les investissements
11:43étrangers
11:44et pardon
11:45j'ai une demande à faire
11:48à monsieur Zuckman
11:49il travaille
11:50il paye une partie
11:51de ses impôts
11:52aux Etats-Unis
11:52j'aimerais
11:53je rêverais
11:54que monsieur Zuckman
11:55fasse la même campagne
11:56aux Etats-Unis
11:56j'aimerais que monsieur Zuckman
11:58aille convaincre
11:58les Américains
11:59de créer la taxe
12:00qu'il veut mettre en œuvre
12:01j'aimerais que Marine Le Pen
12:02aille exporter ses bonnes idées
12:03à l'extérieur
12:04je vous arrête une seconde
12:04vous accusez
12:05Gabriel Zuckman
12:06de ne pas payer d'impôts
12:09en France ?
12:10Non je ne l'accuse pas
12:10c'est un fait
12:11il travaille aux Etats-Unis
12:12il paye des impôts
12:12aux Etats-Unis
12:15il est libre de ses engagements
12:16ce que je veux dire simplement
12:17c'est que la meilleure chose
12:18qui pourrait nous arriver
12:19c'est que monsieur Zuckman
12:20convainque les Etats-Unis
12:21de la taxe
12:21qu'il est en train de proposer
12:22à la France
12:23et si la France demain
12:24devait adopter la voie
12:25qu'il propose
12:26ou que Marine Le Pen propose
12:27alors qu'est-ce qui va se passer
12:28les investissements
12:30vont fuir la France
12:31et on s'étonnera ensuite
12:32de continuer de s'appauvrir
12:33on s'étonnera ensuite
12:34vous voulez que je vous raconte
12:34une histoire
12:35je voudrais juste comprendre
12:36sur les conséquences
12:38de votre décision
12:39vous dites
12:39il faut que Sébastien Lecornu
12:41ne mette en place
12:42aucune nouvelle taxe
12:43sur les riches
12:44alors d'abord
12:44première question
12:44s'il le fait
12:45est-ce que pour vous
12:46c'est un motif suffisant
12:48de refus
12:48d'entrer dans son gouvernement
12:50non mais nous
12:50on va travailler
12:51dans un esprit de sérieux
12:52de responsabilité
12:54on va faire valoir
12:55les pistes
12:56qui nous paraissent prioritaires
12:57pour l'avenir du pays
12:58et la piste prioritaire
13:00c'est la baisse
13:02de la dépense publique
13:03et la baisse
13:04de la fiscalité
13:05pas d'augmenter les impôts
13:06de les baisser
13:07je pense que tous les français
13:08seront d'accord avec ça
13:08mais vous savez
13:09que ce premier ministre
13:10a besoin de donner des gages
13:12des garanties
13:12aujourd'hui aux socialistes
13:13pour qu'ils ne le censurent pas
13:14qu'est-ce que vous êtes prêt
13:15à faire comme compromis
13:17sur ce point-là
13:18pour avoir quand même
13:19une discussion ouverte
13:20aujourd'hui
13:20avec aussi les socialistes
13:22donc ça veut dire
13:23vous êtes en train de dire
13:24que les socialistes
13:25pourraient censurer
13:26le gouvernement
13:27parce qu'ils ne créaient
13:28pas des impôts nouveaux
13:29mais on se rend compte
13:30du monde
13:30dans lequel on est arrivé
13:32c'est-à-dire
13:32les socialistes
13:34pourraient en vouloir
13:34au gouvernement
13:35pas d'aggraver
13:36la dette
13:36ou le déficit
13:37pas d'aggraver
13:38le trou des finances publiques
13:39pas de mettre en danger
13:40l'équilibre
13:41de notre budget
13:42mais juste
13:42de ne pas créer
13:43plus d'impôts
13:44mais si on arrive
13:45à trouver
13:46un meilleur équilibre budgétaire
13:47sans créer
13:48des impôts nouveaux
13:49ce serait un motif
13:49de censure
13:50il va falloir
13:51que les socialistes
13:51aillent expliquer aux français
13:52donc François-Xavier Bellamy
13:53pour suivre la question
13:54d'Amandine
13:55si Sébastien Lecornu
13:56propose une contribution
13:58pour les plus hauts revenus
14:00vous ne souhaitez pas
14:01que les républicains
14:02participent au gouvernement
14:03encore une fois
14:04on va engager
14:05une discussion
14:05je vais commencer
14:07question simple
14:08elle n'est pas engagée
14:08la discussion
14:08si
14:09si bien sûr
14:10mais Bruno Retailleau
14:11a expliqué
14:12au premier ministre
14:13à Matignon
14:14il y a quelques jours
14:14quand il a eu l'occasion
14:15de recevoir
14:16les républicains
14:17puis quand il a reçu
14:18les différentes forces politiques
14:20il a expliqué
14:20et il a répété
14:21que pour nous
14:22la priorité
14:23c'était la baisse
14:24de la dépense publique
14:24et donc si
14:25si Sébastien Lecornu
14:27crée une contribution
14:29pour les plus grandes fortunes
14:31est-ce que les républicains
14:32doivent participer au gouvernement
14:33oui ou non
14:34réponse simple
14:35je ne vais pas partir
14:36du principe
14:37moi je ne suis pas
14:39comme le parti socialiste
14:40on est dans une situation
14:41tellement incertaine
14:42tellement difficile
14:43et le premier ministre
14:44a devant lui
14:44une tâche tellement compliquée
14:46c'est une question simple
14:48vous dites
14:48il ne faut pas créer
14:49de nouveaux impôts
14:49s'il y a une nouvelle contribution
14:51pour les personnes
14:52les plus fortes
14:52mais nous ce n'est pas
14:53ce qu'on souhaite
14:53si c'est fait
14:54est-ce que les républicains
14:56participent ou non
14:56à ce gouvernement
14:57Michel Barnier l'avait fait
14:58dans un contexte d'urgence
14:59on verra bien
15:00dans quelle mesure
15:00ce gouvernement parvient
15:02l'urgence n'a pas disparu
15:04l'urgence n'a pas disparu
15:04je suis d'accord avec vous
15:06la commission de Bruxelles
15:07qui nous impose
15:08une trajectoire budgétaire
15:09assez stris
15:10c'est pas seulement la commission
15:11c'est la réalité
15:12et puis maintenant
15:12les agences financières
15:13les marchés
15:14les économiques
15:14qui nous imposent
15:15de réagir
15:16donc c'est pas totalement
15:17une ligne rouge
15:17mais on ne va pas commencer
15:19par multiplier les lignes rouges
15:20commençons par dire chacun
15:21ce que nous voulons
15:22pour la France
15:23les socialistes veulent des impôts
15:24le rassemblement national
15:26veut des impôts
15:26nous on veut moins d'impôts
15:27et moins de dépenses
15:28quelles sont vos lignes rouges alors
15:30la taxe Zuckman
15:32est une ligne rouge
15:32la taxe Zuckman
15:33pour le coup
15:34ce serait une folie
15:34bien sûr la taxe Zuckman
15:35ce serait pour le pays
15:37vraiment
15:37le signal dévastateur
15:39de la destruction
15:41de notre propre compétitivité
15:42et je le redis
15:43les principaux bénéficiaires
15:45de la taxe Zuckman
15:46ce ne seraient pas
15:47les français les plus modestes
15:48qui continueraient à vivre
15:50la réalité de cet appauvrissement
15:51que nous sommes en train
15:52de traverser
15:52depuis maintenant 15 ans
15:53les principaux bénéficiaires
15:55de la taxe Zuckman
15:56ce seraient les fonds financiers
15:57étrangers
15:57qui eux pourraient aller racheter
15:59les actifs français
16:00à bas prix
16:01parce qu'on obligerait
16:03nos grandes entreprises
16:04à se défaire
16:06petit à petit
16:06de ce patrimoine
16:07qui est en réalité
16:08la richesse nationale
16:10la richesse du pays
16:10mais qu'est-ce que vous demandez
16:10à Sébastien Lecornu
16:11pour participer à ce gouvernement
16:13mais nous nous disons
16:14à Sébastien Lecornu
16:14parce que c'est dans cet état d'esprit
16:16que nous sommes aujourd'hui
16:17que nous sommes prêts
16:18à travailler
16:19que nous sommes prêts
16:20à nous battre
16:21à construire
16:22une architecture budgétaire
16:24qui permette
16:25de sécuriser notre pays
16:27parce que nous sommes aujourd'hui
16:28en danger
16:29et nous les républicains
16:30nous n'avons jamais cessé de dire
16:31que la dette est un danger
16:32pour la France
16:33de sécuriser notre trajectoire budgétaire
16:35sans créer d'impôts nouveaux
16:38pour les français
16:38à d'autres époques
16:39par exemple
16:40l'année blanche
16:41c'est-à-dire le gel
16:42des prestations sociales
16:43ça c'est d'accord ou pas
16:43le fait que les retraités
16:45soient plus sollicités
16:46participent davantage
16:47d'accord ou pas
16:48l'année blanche
16:48ça veut dire simplement
16:49une année où on ne suit pas l'inflation
16:51ça n'est pas notre priorité
16:52là encore
16:53c'est pas notre choix
16:54c'est quelque chose
16:56Bruno Retailleau l'a dit
16:57au Premier ministre
16:58sur lequel on peut réfléchir
17:00si on n'arrive pas
17:01à trouver une majorité
17:02pour faire
17:03un choix plus
17:04un choix plus efficient
17:06parce que le vrai travail
17:08du politique normalement
17:09c'est de commencer
17:10par regarder dans le budget
17:11ce qui est superflu
17:12ce qui est inutile
17:13ce qui est même
17:13parfois dangereux
17:14pour le pays
17:15et d'aller faire des économies
17:17là où il le faut
17:18pas des économies
17:19d'une manière aveugle
17:20et uniforme
17:22mais des économies
17:22qui soient ciblées
17:23il y a une dépense publique
17:25nécessaire dans ce pays
17:26une dépense publique
17:26indispensable pour reconstruire
17:28l'état régalien
17:29pour reconstruire la police
17:30la justice
17:31la sécurité
17:32une dépense publique
17:33indispensable pour éduquer
17:34les enfants
17:34pour soigner
17:35nos malades
17:36tout ça est absolument fondamental
17:3740 milliards d'euros
17:38d'économies minimum
17:39ça vous paraît être le bon chiffre
17:40les socialistes disent
17:4122 ça suffit
17:43d'économies
17:43il y a aussi des dépenses
17:45qui sont manifestement inutiles
17:47voire même dangereuses
17:49sur l'immigration
17:49par exemple
17:49il n'a pas dit un mot
17:50pour l'instant
17:51Sébastien Lecornu
17:51dans l'interview
17:52à la presse quotidienne régionale
17:53ça vous pose un problème
17:54chez les républicains
17:54vous dites attention
17:55bien sûr
17:56nous avons dit
17:57nous n'avons jamais cessé
17:59de rappeler
17:59qu'il était fondamental
18:01de faire baisser la dépense
18:02sur ce plan là
18:02parce que c'est une dépense
18:04dangereuse pour le pays
18:05sortir par exemple
18:06de l'AME
18:07pour transformer
18:08ça doit être dans le budget
18:08lecornu
18:09dans le budget
18:09c'est la réduction
18:10du montant de l'AME
18:11transformer l'aide médicale
18:12d'état en aide médicale
18:13d'urgence
18:14c'est ce que nous proposons
18:15depuis très longtemps
18:15ça doit être dans le budget
18:16lecornu
18:16vous savez que ça n'est
18:18qu'un milliard d'euros
18:18si je peux me permettre
18:19d'aller au bout de ma phrase
18:20d'abord c'est une mesure
18:21de justice
18:22quel que soit
18:23le levier que cela représente
18:26c'est une mesure de justice
18:27parce que oui
18:28il est totalement anormal
18:29qu'on augmente les franchises
18:30pour les français
18:30qui cotisent
18:31ou qui ont cotisé
18:31toute leur vie
18:32mais que pour des gens
18:33qui sont rentrés
18:33illégalement sur notre sol
18:35la santé soit gratuite
18:36et les prestations
18:37ne soient jamais payées
18:38donc c'est une mesure
18:39de justice
18:40et les français sont très nombreux
18:41à la réclamer eux aussi
18:43et puis deuxièmement
18:44c'est une manière
18:45de protéger notre pays
18:47parce que oui
18:47l'AME représente
18:48aujourd'hui
18:49une forme d'appel d'air
18:50pour une immigration irrégulière
18:52qui vient
18:52comment ne pas le comprendre
18:53d'un peu partout dans le monde
18:54parce que nous offrons
18:55les conditions
18:56les plus favorables
18:57en matière de santé
18:57Si Sébastien Lecarn
18:58vous appelait à être ministre
19:00dans son gouvernement
19:01vous accepteriez ?
19:02Moi je ne suis pas
19:03à la recherche
19:04d'une place
19:04Votre nom avait été donné
19:05dans des précédentes
19:06positions
19:07Je suis pleinement engagé
19:10dans ma mission
19:10au Parlement européen
19:11tous les jours
19:11matin, midi et soir
19:12aujourd'hui
19:13aucune discussion
19:14sur les postes
19:15n'a eu lieu à ce stade
19:16ce qui compte pour nous
19:16c'est le contenu
19:17ce qui compte pour nous
19:18c'est la ligne politique
19:18Alors François-Xavier Bellamy
19:20vous restez avec nous
19:20dans un instant
19:21on va vous demander
19:21ce que vous pensez
19:22Vous êtes bien sur BFM Politique
19:26notre invité François-Xavier Bellamy
19:28dans un instant
19:28je vais vous demander
19:29ce que vous pensez
19:30effectivement de ces maires
19:30qui ont pour certains
19:31décidé demain
19:32de placer un drapeau palestinien
19:34sur le fronton
19:35de leur mairie
19:35mais d'abord
19:36effectivement on évoquait
19:37la colère sociale
19:38le Premier ministre
19:39va répondre à l'ultimatum
19:40des syndicats
19:41puisqu'il les recevra
19:42mercredi
19:43il propose de les recevoir
19:44mercredi
19:44la France Insoumise
19:45appelle toujours
19:45à bloquer le pays
19:46comment vous percevez cela
19:48est-ce que vous dites
19:48à Sébastien Lecornu
19:49il ne faut rien lâcher
19:50Moi je comprends parfaitement
19:53la colère sociale
19:53elle est très profonde en France
19:55et elle est très compréhensible
19:56parce que nous vivons
19:57et les syndicats parlent d'ailleurs
19:59je partage leur point de vue
20:00dans le communiqué
20:02qu'ils ont publié le 18
20:03ils parlent du déclassement salarial
20:04moi je pense que la France
20:06vit effectivement
20:07un appauvrissement collectif
20:08qui devrait devenir
20:10une urgence politique majeure
20:11et qui passe notamment
20:13par le fait que
20:13beaucoup de Français
20:14travaillent et travaillent dur
20:15donc vous appelez à tout bloquer
20:17comme la France Insoumise
20:18Mais par contre
20:18je crois que la solution
20:19est exactement l'inverse
20:21de celle que proposent
20:22les syndicats
20:22l'inverse des slogans
20:24qui ont été vus dans la rue
20:25le 18 septembre
20:26au fond
20:27et là encore
20:28on revient sur le débat
20:29sur la taxe Zuckman
20:30il faut ouvrir les yeux
20:32sur ce que nous vivons aujourd'hui
20:33en 2008
20:34le PIB de la zone euro
20:36était équivalent
20:37du PIB américain
20:38en 2008
20:38à la veille de la crise financière
20:3920 ans plus tard
20:41presque 20 ans
20:42le PIB européen
20:44est inférieur de 80%
20:45au PIB américain
20:46et ce décrochage
20:47de l'Europe
20:48vis-à-vis des Etats-Unis
20:49s'ajoute
20:51au décrochage
20:52de la France
20:53vis-à-vis du reste
20:54de l'Europe
20:54aujourd'hui
20:55les Français
20:55ont perdu du pouvoir d'achat
20:57ont perdu considérablement
20:59en termes de salaire
21:00par rapport
21:00par exemple
21:00à leurs voisins allemands
21:01et donc
21:02il faut qu'on arrive
21:03à mesurer
21:04la réalité de la pente
21:05que nous sommes en train
21:06de descendre
21:06mais je le redis
21:07c'est pas avec
21:09toujours plus d'impôts
21:10toujours plus de taxes
21:11toujours plus de dépenses publiques
21:12toujours plus de surréglementations
21:13c'est pas avec ça
21:14qu'on va s'en sortir
21:15au contraire
21:16il faut libérer
21:18ce pays
21:18il faut libérer
21:20la France
21:20il faut libérer la France
21:21qui travaille
21:22et lui rendre du salaire
21:23et donc faire baisser les charges
21:25et donc faire baisser
21:25la dépense publique
21:26c'est le seul chemin
21:27pour sortir
21:28François-Xavier Bellamy
21:29vous appelez à regarder
21:30justement au-delà
21:31des frontières françaises
21:32c'est ce qui va se passer demain
21:33puisque le chef de l'Etat
21:33sera effectivement à New York
21:35pour l'Assemblée Générale
21:36de l'ONU
21:37il va normalement
21:38la France va reconnaître
21:39de façon très officielle
21:40l'Etat de Palestine
21:42est-ce qu'à vos yeux
21:43c'est une bonne chose
21:44ou est-ce que c'est une erreur politique ?
21:47moi j'ai toujours cru
21:48avec beaucoup d'humilité
21:50parce que ce conflit
21:51entre Israël
21:52et le peuple palestinien
21:53est un conflit
21:54infiniment complexe
21:56mais avec beaucoup d'humilité
21:58j'ai toujours cru
22:00que à terme
22:01la solution
22:01comme notre famille politique
22:03elle aussi l'a toujours défendue
22:04serait une solution
22:05à deux Etats
22:06donc vous soutenez
22:06le chef de l'Etat ?
22:07mais ce que je ne comprends pas
22:09c'est la reconnaissance
22:10de cet Etat de Palestine
22:11aujourd'hui
22:12et ce que je ne comprends pas
22:13en particulier
22:14c'est que le chef de l'Etat
22:15ait renoncé
22:16aux conditions
22:17qu'il avait lui-même fixées
22:18il y a quelques mois
22:19ce n'était pas si longtemps
22:21il y a quelques mois
22:22en disant que
22:23cette reconnaissance
22:24ne pourrait advenir
22:25que lorsque le Hamas
22:27aurait baissé les armes
22:28lorsque les otages
22:29auraient été libérés
22:30ces conditions-là
22:32il les a aujourd'hui
22:34oubliées
22:35et c'est me semble-t-il
22:36et voilà
22:36c'est une divergence
22:39que je partage
22:41avec cette décision
22:42une divergence
22:43ou une faute ?
22:45non c'est
22:46je comprends
22:48et j'entendais
22:50récemment
22:50Alain Finkielkraut
22:51pour qui j'ai une profonde estime
22:53dire à quel point
22:54le gouvernement israélien
22:56lui paraissait
22:57aujourd'hui suivre
22:58une pente
22:59infiniment dangereuse
23:01pour l'avenir
23:01de la paix
23:02et de la sécurité
23:03au Moyen-Orient
23:04en général
23:04et pour Israël
23:05en particulier
23:06on ne peut pas accuser
23:07Alain Finkielkraut
23:08d'antisémitisme
23:09ou de pactiser
23:09avec une vision sectaire
23:12de ce conflit
23:12bien sûr
23:13et je crois
23:14qu'il est nécessaire
23:15de réagir
23:16et de dire
23:16au gouvernement israélien
23:18que parce que nous sommes
23:19attachés à Israël
23:20à la paix
23:21à la sécurité d'Israël
23:22nous ne pouvons pas
23:23soutenir
23:24la trajectoire
23:25qu'il a décidé
23:26d'adopter aujourd'hui
23:26je ne veux pas faire parler
23:27à Alain Finkielkraut
23:28mais je crois
23:28qu'il a évolué
23:29sur la question
23:29justement de la reconnaissance
23:30aujourd'hui
23:32ne peut pas reconnaître
23:33aujourd'hui
23:34est-ce que ce n'est pas
23:34justement
23:35reconnaître un cimetière
23:38comme l'a dit
23:39je ne sais plus
23:39si c'est Édouard Philippe
23:40ou quelle personnalité politique
23:42parce qu'il y a une urgence
23:43aussi à enclencher
23:44à essayer de stopper
23:45cette spirale
23:46finalement
23:47d'une guerre
23:48de
23:48de
23:49l'armée israélienne
23:52intervenue
23:52en légitime défense
23:53après le 7 octobre
23:54mais qui aujourd'hui
23:54est en train de devenir
23:55une guerre de représentants
23:57il y a une guerre
23:58d'annexion
23:58c'est pour ça
23:59c'est ce que je viens
24:00de dire à l'instant
24:01c'est le dialogue franc
24:02que nous devons avoir
24:03que nous avons
24:04avec le gouvernement israélien
24:05mais qui
24:06a enclenché cette spirale
24:07et moi ce qui me paraît
24:08vertigineux
24:09c'est dans le débat politique
24:10en France en particulier
24:11de voir aujourd'hui
24:12des acteurs politiques majeurs
24:14une force politique
24:15toute entière
24:15la France insoumise
24:16qui refuse de condamner
24:17l'auteur
24:18de ce déclenchement
24:20de violence
24:21l'auteur de cette spirale
24:22de la violence
24:22c'est à dire
24:22le Hamas
24:23mais revenons-en à Emmanuel Macron
24:26la décision d'Emmanuel Macron
24:27est-ce que reconnaître
24:28aujourd'hui
24:29l'état de Palestine
24:30est à vos yeux
24:31une faute politique
24:32mais pour moi
24:33le grand danger
24:34oui je le redis
24:35le grand danger
24:35ce serait qu'on donne
24:37raison au terrorisme
24:39parce que cette décision
24:40c'est le président de la république
24:41c'est le danger
24:42je crois que le débat
24:43est tellement compliqué
24:44qu'il faut surtout
24:45éviter de
24:46ce que vous avez lu
24:47dans l'initiative diplomatique
24:49du président de la république
24:50qui s'est associé d'ailleurs
24:51à l'Arabie Saoudite
24:52il est inscrit noir sur blanc
24:53que c'est
24:54avec des élections
24:56présidentielles et législatives
24:57en 2026
24:58la démilitarisation
25:00de l'état palestinien
25:01est due à
25:02et du Hamas
25:03c'était ce que le président
25:04de la république
25:05avait fixé comme condition
25:06pour la reconnaissance
25:07là c'est dedans
25:07et malheureusement
25:08les conditions sont reculées
25:09d'un cran
25:10j'allais dire
25:10d'une certaine manière
25:11mais pour moi
25:12le plus important
25:13encore une fois
25:13c'est que ceci se réalise
25:15que le Hamas
25:16soit désarmé
25:17je reviens une troisième fois
25:18à ma question
25:19est-ce que la décision
25:20du président de la république
25:21est une faute politique
25:22moi je crois
25:22que ce qui est une faute
25:24c'est de faire
25:26que ces conditions
25:27qu'il avait lui-même fixées
25:28de faire qu'elles ne soient
25:30plus à l'agenda
25:31cela serait
25:31la plus grande faute
25:32et la faute
25:33et pardon
25:34la faute elle est immense
25:35elle est surtout
25:36dans le camp de ceux
25:37qui cherchent à instrumentaliser
25:38ce conflit
25:39sur le sol
25:39mais à vos yeux
25:40c'est une faute politique
25:41de reconnaître
25:42aujourd'hui la palestine
25:43quand j'entends
25:43quand je vois des maires
25:45qui prétendent
25:46afficher le drapeau
25:47palestinien
25:47sur la façade
25:48de leur mairie
25:49comme si c'était
25:49un jour de fête
25:50qu'on soit d'accord
25:51ou pas
25:51avec la décision
25:52du président de la république
25:53on ne peut que reconnaître
25:54qu'elle s'inscrit
25:54dans le contexte
25:55d'une immense
25:55je rappelle juste
25:56que c'est Olivier Faure
25:56le premier secrétaire
25:57du parti socialiste
25:58qui a appelé
25:58effectivement
25:58les maires
25:59demain
25:59à placer
26:00sur le fronton
26:01de leur mairie
26:01un drapeau palestinien
26:02et bien ça
26:03c'est une faute
26:03et c'est même
26:04une faute grave
26:04parce que c'est une manière
26:06de dire que l'on
26:06prend partie
26:08aujourd'hui
26:08dans ce conflit
26:09je mets au défi
26:10les maires
26:11qui vont faire cela
26:11d'afficher
26:12le drapeau israélien
26:14en même temps
26:15que le drapeau palestinien
26:16s'il croit aussi
26:17sincèrement
26:17à la solution
26:18à la deuxième
26:19il y en a un
26:19qui le dit ce matin
26:20qui le déclare
26:21ce matin
26:21dans les communes
26:22de la tribune dimanche
26:22Karim Bouamran
26:24maire socialiste
26:25de Saint-Ouen
26:25dit justement
26:26que lui
26:27il va hisser
26:28les drapeaux israéliens
26:29palestiniens
26:31et français
26:31qu'il va maintenir
26:32pour cette journée
26:33bien sûr
26:34donc lui il choisit
26:35justement
26:35de mettre les deux
26:37est-ce que ça
26:38c'est une solution
26:39pour ceux qui veulent
26:41marquer la journée
26:43d'abord rappelons simplement
26:44que le drapeau
26:45qui a droit de citer
26:45en France
26:46et devant la mairie française
26:47c'est le drapeau français
26:48tout simplement
26:48la deuxième chose importante
26:50c'est qu'aujourd'hui
26:51moi ce n'est pas
26:51ce que je vois
26:52je vois le maire
26:53de la Courneuve
26:53qui a hissé
26:54un drapeau palestinien
26:55en écrivant
26:56stop au génocide
26:57cette accusation
26:59de génocide
27:00dont on sait très bien
27:00ce qu'elle porte avec elle
27:01c'est la même accusation
27:02de génocide
27:03qui fait qu'aujourd'hui
27:04vous avez des étudiants
27:05juifs
27:06dans des amphis
27:06en France
27:07qui sont jetés dehors
27:09qui sont exclus
27:10de boucles de discussion
27:11des étudiants
27:12qui sont
27:12victimes
27:13parce que vous disiez
27:13quand même
27:13que ce que fait
27:14Benjamin Netanyahou
27:15est à vos yeux
27:16inacceptable
27:16alors si ce n'est pas
27:17un génocide
27:18qu'est-ce qui se passe
27:19en ce moment
27:19dans la bande-gataire
27:20mais ce qui se passe
27:21c'est une réaction
27:21disproportionnée
27:23ce qui se passe
27:23c'est une utilisation
27:24de la force
27:25qui n'est pas mesurée
27:26sans doute
27:26à la réalité
27:28du danger
27:29auquel est confronté
27:29Israël
27:30mais moi je ne fais pas partie
27:31et je ne ferai jamais partie
27:33de ceux
27:33qui nieront la réalité
27:34existentielle
27:36auquel Israël est confronté
27:37et je ne ferai jamais partie
27:39de ceux
27:39qui retourneront
27:40contre Israël
27:41cette accusation
27:42de génocide
27:42parce que c'est une fausse
27:44immense
27:44on se contente
27:44de dire
27:45que c'est inacceptable
27:46mais dans les actes
27:47on fait quoi ?
27:48parce que vous n'êtes pas
27:48pour la reconnaissance
27:49de l'état de Palestine
27:50vous n'êtes pas
27:50ça c'est entendable
27:51pour les rapports palestiniens
27:53sur les mairies
27:53de toute façon
27:54c'est absolument symbolique
27:56mais enfin
27:56qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
27:58Mais encore une fois
27:59je le redis
27:59la chose la plus importante
28:01si on veut que cette guerre
28:02s'arrête
28:02la première des choses
28:03à obtenir
28:04c'est que le Hamas
28:05dépose les armes
28:06et que le Hamas
28:07libère les otages
28:08si le Hamas
28:08libérait tous les otages
28:09il n'y aurait plus
28:10une seule victime civile
28:14discutée avec le gouvernement israélien
28:15on peut contester
28:17de manière franche
28:17et loyale auprès de lui
28:18la riposte qu'il apporte
28:20à cette menace
28:21qu'il subit
28:21la vérité c'est qu'à la fin
28:22le premier responsable
28:23de la tragédie
28:26que subit le peuple
28:27palestinien
28:28comme les civils israéliens
28:30qui ont été victimes
28:32des pogroms du 7 octobre
28:33le premier coupable
28:34de cette violence
28:35c'est le Hamas
28:36François-Xavier Bellamy
28:37vous dites que
28:37les maires qui demain
28:38vont mettre un drapeau
28:39feront une faute grave
28:41est-ce qu'il faut
28:41sanctionner ces maires ?
28:43il faut qu'ils soient condamnés
28:44et la justice l'a déjà fait
28:45le conseil d'état
28:46a condamné
28:46le maire de la Courneuve
28:47qui avait hissé ce drapeau
28:49avec ce message
28:49et moi je suis heureux
28:50que le ministre de l'Intérieur
28:51je suis heureux
28:52que Bruno Retailleau
28:53ait donné la consigne
28:54très claire au préfet
28:55de faire retirer ces drapeaux
28:57on a un ministre de l'Intérieur
28:58qui ne se cache pas
28:59derrière son petit doigt
28:59et qui assume sa responsabilité
29:01ça a été possible pour l'Ukraine
29:02parce que la France
29:03en tant que pays
29:03soutenait l'Ukraine
29:04et Olivier Faure dit
29:05demain c'est le président
29:06de la république
29:07institution française
29:08qui va reconnaître
29:09l'état de Palestine
29:09donc ce n'est plus un parti pris
29:11que de mettre un drapeau palestinien
29:12c'est finalement
29:13la décision de la France
29:14et vous vous rendez compte
29:15de la gravité de l'analogie
29:16entre l'Ukraine et la Russie
29:17qui est attaqué ?
29:19qui a lancé les hostilités ?
29:21la Russie a attaqué l'Ukraine
29:22et nous avons effectivement
29:23sous l'Ukraine
29:24vous reconnaissez la légitimité
29:25du président de la république
29:26François-Xavier Bellamy
29:27qui a été attaqué le 7 octobre ?
29:28d'où vient cette ?
29:30la reconnaissance
29:31qui va avoir lieu demain
29:32de l'état de la Palestine
29:33c'est pas Emmanuel Macron
29:34c'est le président
29:34de la république française
29:35mais je le redis
29:36qui a déclenché
29:39ce conflit ?
29:40ce n'est pas
29:41quoi qu'on pense
29:42de la manière
29:42dont le gouvernement israélien
29:43réagit aujourd'hui
29:44c'est pas lui
29:45qui a déclenché ces hostilités
29:46c'est le président de la république française
29:47qui va reconnaître
29:48la Palestine demain
29:48je comprends
29:51qu'il puisse y avoir
29:51un débat
29:52sur le fait
29:53de savoir
29:54si cette reconnaissance
29:55va ou non
29:55aider à mettre
29:56un terme aux hostilités
29:57qu'on célèbre
29:58cette reconnaissance
29:59qu'on hisse
29:59le drapeau de Palestine
30:00en faisant exactement
30:02comme vous l'avez dit
30:02l'occasion
30:03de cette reconnaissance
30:05l'occasion de prendre
30:06fait et cause
30:06pour un camp
30:07contre un autre
30:08c'est un sous-drapeau
30:09le drapeau palestinien ?
30:11en considérant
30:11qu'Israël est l'agresseur
30:12c'est un sous-drapeau
30:13le drapeau palestinien ?
30:14mais encore une fois
30:14quoi qu'on pense
30:15de cet état de Palestine
30:16qui de facto
30:17n'existe pas
30:18c'est une reconnaissance
30:19purement symbolique
30:20quoi qu'on pense
30:21de cet état de Palestine
30:22et de la nécessité
30:22de le reconnaître aujourd'hui
30:23célébrer cette reconnaissance
30:25et prendre
30:26partie
30:27du conflit
30:29prendre partie
30:30contre Israël
30:31c'est en réalité
30:32exactement
30:34comme votre question
30:35le montre
30:37d'une certaine manière
30:38comme Olivier Faure
30:39le suggère
30:40c'est renverser
30:41renverser la situation
30:43d'agresseur
30:44à coupable
30:45Israël
30:46a été
30:47victime
30:48du 7 octobre
30:49et Israël
30:49se défend
30:50sur ce point là
30:51il n'y a pas
30:51de discussion
30:52le président de la république
30:54lui-même
30:55a été l'un des premiers
30:56à soutenir
30:57Israël
30:58son gouvernement
30:59après les attaques
31:02du 7 octobre
31:02je ne crois pas
31:04qu'il y ait eu discussion
31:05à ce moment là
31:06mais malheureusement
31:07malheureusement Bruno
31:08je dis
31:09je me permets de dire
31:10qu'il y a quand même
31:10aujourd'hui
31:11y compris d'ailleurs
31:12au sommet de l'état
31:13une forme
31:14d'ambivalence
31:15dangereuse
31:16moi j'ai regretté
31:17comme beaucoup de français
31:18comme beaucoup de français
31:20de confession juive
31:21ou comme beaucoup
31:21je n'en suis pas
31:22qui venait à cette manifestation
31:24que le chef de l'état
31:25ne soit pas venu
31:26marcher contre l'antisémitisme
31:27et aujourd'hui
31:28ce que vous dites
31:29est extrêmement important
31:30vous dites
31:31vous dénoncez à l'instant
31:32qu'il y a une ambivalence
31:33de la part du président
31:35de la république
31:35à l'égard de la lutte
31:37contre l'antisémitisme
31:37non
31:38ce que je dis
31:38c'est que
31:39si c'est ce que vous dites
31:40non non
31:40ce que je dis
31:41c'est qu'aujourd'hui
31:41il y a une priorité
31:42qui devrait être
31:43pour toute la classe politique
31:44une priorité nationale
31:45qui est la lutte
31:47contre le pire
31:48qui est en train
31:48de ressurgir
31:49cette situation
31:51malheureusement
31:51elle est aujourd'hui
31:52non plus en train
31:53d'unir tous les français
31:54et tous leurs dirigeants
31:55mais elle est en train
31:56de les diviser
31:57et pardon de le dire
31:59dans ces termes là
32:00mais je crois que c'est
32:00infiniment grave
32:01ce qui se passe
32:03en Israël
32:04ce qui se passe
32:04sur le territoire de Gaza
32:06est une tragédie absolue
32:07mais ce qui se passe
32:08dans notre pays
32:09doit être pour nous
32:11la priorité
32:12le président
32:12a redonné
32:13des consignes
32:14qui est aujourd'hui
32:16qui est aujourd'hui
32:17en France
32:17qui aujourd'hui
32:19est obligé
32:19de retirer son nom
32:20de ses interphones
32:21qui est obligé
32:22de changer son nom
32:23des applications
32:24qu'on utilise
32:25pour se déplacer
32:26ou pour se faire
32:27livrer quelque chose
32:27qui aujourd'hui
32:29a peur d'être agressé
32:30de quelles confessions
32:31sont les étudiants
32:32qui sont victimes
32:33tous les jours
32:34d'une forme d'antisémitisme
32:35qui revient
32:36de quelle communauté
32:37parle-t-on
32:38lorsqu'on lance des sondages
32:39pour dire
32:39pour ou contre
32:40cette communauté
32:41les juifs
32:42pour ou contre
32:43vous avez entendu ça
32:43comme moi
32:44vous avez entendu
32:45est-ce qu'on pouvait
32:47imaginer
32:47qu'en France
32:49est-ce qu'on pouvait
32:50imaginer qu'en Europe
32:51on vivrait de nouveau
32:53cette situation
32:54d'une infinie gravité
32:55que des personnes
32:56sont ciblées
32:56parce qu'elles sont
32:57de consonance juive
32:58parce qu'elles ont
32:59un nom de consonance juive
33:01mais pour moi
33:02c'est ça la tragédie
33:03prioritaire
33:03dont il faut s'occuper
33:04et quand je vois
33:05pardon de le dire
33:05Olivier Faure
33:06toujours allié
33:07avec la France insoumise
33:09qui n'exclut toujours
33:10pas d'aller demain
33:11à des élections
33:12avec la France insoumise
33:13et qui laisse faire
33:14la montée
33:14de cet antisémitisme
33:15en laissant entendre
33:17que
33:18en laissant entendre
33:21que
33:21les juifs
33:22vous entendez
33:22on a l'impression
33:23que le gouvernement
33:23et le président
33:24de la république
33:25n'en font pas assez
33:26dans la lutte
33:26contre l'antisémitisme
33:28gouvernement que vous soutenez
33:29par ailleurs
33:29moi je crois que le problème
33:31n'est pas du gouvernement
33:32c'est ce que vous dites
33:33et d'ailleurs
33:34la communauté juive
33:35elle même le dit
33:35le gouvernement fait tout
33:36ce qu'il peut
33:36pour lutter contre l'antisémitisme
33:37le vrai problème
33:38c'est qu'il y a des forces
33:39politiques en France
33:40qui ont choisi
33:41de capitaliser
33:42sur l'antisémitisme
33:43et c'est une cause
33:44qui devrait tous nous réunir
33:45et je ne doute pas
33:46un seul instant
33:47que le président de la république
33:47soit opposé à l'antisémitisme
33:49évidemment
33:49j'ai regretté seulement
33:51que nous n'ayons pas été tous
33:52dans la rue
33:53pour marcher contre l'antisémitisme
33:54et cette situation là
33:56elle me paraît
33:57elle me paraît
33:57malheureusement
33:58d'une infinie gravité
33:59quand on voit aujourd'hui
34:00ce que fait
34:01Jean-Luc Mélenchon
34:02et le camp qui l'entoure
34:03il y a quelques instants
34:04on évoquait vos lignes rouges
34:05par rapport au gouvernement
34:06effectivement
34:06qui est en train d'essayer
34:07de construire Sébastien Lecornu
34:08il y a la question de l'immigration
34:09vous l'évoquiez
34:10est-ce que vous avez signé
34:12la pétition qui a été initiée
34:13par Philippe Devilliers
34:14pour demander un référendum
34:15sur l'immigration ?
34:16Non mais je pourrais le faire
34:17nous demandons ce référendum
34:18depuis très longtemps
34:19Pourquoi vous ne l'avez pas fait ?
34:20Je n'ai pas eu l'occasion
34:21de le faire
34:22Est-ce que vous allez le faire ?
34:23Ça ne me poserait aucun problème
34:24de le faire
34:25parce que ce référendum
34:26sur l'immigration
34:26c'est une demande
34:27que nous portons
34:28depuis des années maintenant
34:29depuis des années
34:30et au fond la vraie question
34:31c'est d'abord
34:32cette demande là
34:32Est-ce que vous avez la volonté
34:33de signer cette pétition ?
34:35Oui je peux le faire
34:36sans aucun problème
34:37je partage parfaitement
34:38cette demande
34:39et là encore
34:40si on écoute les sondages
34:41vous parliez des sondages
34:42tout à l'heure
34:42il y a 72% des français
34:44qui dans un sondage récent
34:46disent leur volonté
34:47d'un référendum
34:48sur l'immigration
34:49Est-ce que vous seriez
34:49en faveur même
34:50de manifestations
34:51contre l'immigration
34:52à l'image de celle
34:53qu'on a pu voir à Londres
34:54qui a réuni
34:55150 000 personnes
34:56à l'initiative
34:57d'un mouvement
34:58là-bas d'extrême droite ?
34:59Mais on n'a même pas
35:00besoin de manifestations
35:01vous avez une majorité
35:02écrasante de français
35:03qui disent qu'il faut
35:04arrêter cette immigration
35:05incontrôlée
35:06Mais cette manifestation
35:07de Londres
35:07vous l'avez comprise
35:08ou elle vous a choquée ?
35:09De tous les camps
35:10Vous l'avez comprise
35:10ou elle vous a choquée ?
35:11Moi je voudrais parler
35:12du fond du problème
35:12pas de pétition
35:14ou de manifestation
35:14le fond du problème
35:15c'est ça
35:16le fond du problème
35:17pardon de le dire
35:17parce que c'est quand même
35:18un moment qui devrait
35:20nous obliger à constater
35:22l'urgence d'agir
35:22il y a exactement un an
35:24c'était la mort
35:26de Philippines
35:26il y a un an
35:27Apolline de Valère
35:28a reçu sa maman
35:29vendredi matin
35:30et j'ai trouvé le témoignage
35:31de sa maman
35:31absolument bouleversant
35:33mais ce témoignage
35:34il devrait constituer
35:35pour nous une urgence
35:36à agir
35:37l'urgence d'agir
35:38parce que
35:38Mais vous êtes au gouvernement
35:39François-Xavier Bellamy
35:41Il était sous OQTF
35:42après avoir déjà violé
35:44trois ans plus
35:45Mais Bruno Retailleau
35:46est ministre de l'Intérieur ?
35:47Mais c'est exactement
35:47pour cela que Bruno Retailleau
35:48porte la nécessité
35:49de sortir de cette passivité
35:51sur l'immigration illégale
35:52à la fois par la mesure
35:53qu'il a prise au plan national
35:54et le nombre d'expulsions
35:55a augmenté
35:56depuis qu'il est arrivé
35:57en fonction
35:57mais aussi par le travail
35:58que nous faisons
35:59au plan européen
36:00Mais néanmoins vous n'obtenez pas
36:01d'avancées concrètes
36:02sur l'immigration
36:03de la part des différents
36:04premiers ministres
36:05Et ça c'est le travail concret
36:06que nous faisons
36:06pour obtenir que la politique européenne
36:08change radicalement
36:09sur le sujet
36:10Il y a aujourd'hui
36:11une directive
36:11sur les expulsions
36:12qui s'appelle
36:13la directive retour
36:14qui en réalité
36:15empêche les États
36:15d'expulser
36:16et qui est directement en cause
36:18dans la mort de Philippines
36:19pour Philippines
36:20pour tous ceux
36:21qui ont été victimes
36:22de l'immigration irrégulière
36:23et pour notre pays
36:24qui a besoin
36:25de retrouver le contrôle
36:25de ses frontières
36:26nous sommes en train
36:27d'obtenir une nouvelle réglementation
36:30un règlement sur les retours
36:31qui va renverser la logique
36:32Le départ aujourd'hui
36:34de principe
36:34c'est le départ volontaire
36:35Quand vous arrêtez quelqu'un
36:36qui est illégalement
36:37sur votre sol
36:38vous devez lui laisser
36:39le temps de partir
36:40et bien ce temps
36:40il l'utilise pour disparaître
36:41dans la nature
36:42On va renverser cette logique
36:43le départ forcé
36:44va devenir la norme
36:45parce que nous
36:46ne nous résignons pas
36:47à ce que Bruno Retailleau appelle
36:48l'impossibilisme
36:50à cette impuissance de l'Etat
36:51et nous allons montrer
36:52que les solutions sont possibles
36:53François-Xavier Bellamy
36:54il y en a une justement
36:55pour laquelle effectivement
36:56ce discours sur l'immigration
36:57est extrêmement important aussi
36:58c'est Marion Maréchal
36:59qui a fait en quelque sorte
37:00sa rentrée hier à Paris
37:01elle était entourée
37:02de ses alliés européens
37:03je vous propose de découvrir
37:04cette photo de Marion Maréchal
37:06devant, derrière pardon
37:07plutôt son pupitre hier
37:09lors de son discours
37:10et vous allez voir
37:10ce qui est inscrit
37:11juste en dessous
37:12du pupitre de Marion Maréchal
37:15vous voyez
37:15il est inscrit
37:16la droite
37:17qui gagne pour vous
37:18Marion Maréchal
37:19c'est la droite ?
37:21Marion Maréchal est de droite
37:23oui
37:23il n'y a pas tellement
37:23d'ambiguïté à ce sujet
37:24elle n'est pas d'extrême droite
37:25elle est de droite
37:26je ne sais pas à quoi
37:27Marion Maréchal
37:29elle fait partie
37:29au Parlement européen
37:30du groupe ECR
37:31qui comporte des alliés
37:35comme Georgia Meloni
37:36en Italie
37:37Georgia Meloni
37:39dont l'élection
37:40avait été accueillie
37:41par des cris d'orfraie
37:42épouvantables
37:43et qui aujourd'hui
37:43gouverne de manière
37:45paisible, démocratique
37:46en s'appuyant sur une coalition
37:47qui inclut
37:48plusieurs
37:49pour vous Marion Maréchal
37:50c'est partie de la famille
37:51de la droite
37:51mais mon point de désaccord
37:53c'est que la droite
37:54qui gagne
37:54ça n'est pas celle
37:55de Marion Maréchal
37:56aujourd'hui
37:56la droite qui gagne
37:57c'est la nôtre
37:58c'est celle
37:58des républicains
38:00et de leurs alliés
38:00c'est pas l'élection présidentielle
38:02pardon mais
38:03dans l'union européenne
38:04aujourd'hui
38:05dans toute l'Europe
38:06la famille politique
38:07qui gagne
38:07c'est la nôtre
38:08c'est celle du PPE
38:08c'est celle de la droite
38:10de gouvernement
38:10et Georgia Meloni
38:11gouverne en Italie
38:12parce que le PPE
38:13la soutient
38:14dans l'optique de gagner
38:15François-Xavier Benaville
38:16juste en une phrase
38:18quand j'ai été élu
38:19en 2019
38:19il y avait
38:207 gouvernements
38:21de notre famille politique
38:23sur 28 en Europe
38:24aujourd'hui
38:24il y en a 15
38:25sur 27
38:26la droite qui gagne
38:27partout en Europe
38:28c'est la nôtre
38:28et celle qui gagnera
38:29demain en France
38:30je n'en doute pas
38:31un instant
38:31c'est la nôtre
38:32et c'est pour ça
38:33que nous nous battons
38:33avec Bruno Retailleau
38:34et tous les parlementaires
38:35les républicains
38:36si une primaire
38:36est organisée
38:37pour désigner
38:38un candidat
38:39de la droite
38:40et du centre
38:40est-ce que
38:41Marion Maréchal
38:41a sa place
38:42déjà dans cette primaire
38:43ou pas
38:43pour vous
38:44mais moi je crois
38:45que notre devoir
38:46c'est de reconstruire
38:46les républicains
38:47et de reconstruire
38:48une proposition politique
38:49qui puisse demain
38:49réunir une majorité
38:51de français
38:51et donc réunir
38:52d'abord
38:52tous les électeurs de droite
38:53moi je crois
38:54à cette union
38:55de tous les électeurs
38:56de droite
38:56dans la famille politique
38:58Laurent Wauquiez
39:00il dit
39:00de Tarmanin
39:01à Sarah Knafo
39:02la seule chose
39:02que j'observe
39:03c'est que Marion Maréchal
39:04a fait campagne
39:04pendant toute
39:05l'élection européenne
39:06en parlant
39:07d'union des droites
39:07mais en attaquant
39:08notre famille politique
39:09en priorité
39:10et j'en suis le premier
39:11désolé
39:11parce que je crois
39:12que notre devoir
39:12c'est d'abord
39:13de nous concentrer
39:14sur la nécessité
39:14de combattre
39:15le risque
39:16que la gauche
39:16représente
39:17est-ce que vous pourriez
39:17gouverner
39:18avec Marion Maréchal
39:19je vous le redis
39:20mon principal objectif
39:22c'est de faire en sorte
39:23que les républicains
39:24redeviennent
39:24la force politique
39:25de droite
39:25qui réunira
39:26tous les électeurs
39:27de ce pays
39:27qui veulent
39:28l'alternance
39:29pour la France
39:29alors je vais poser
39:29ma question
39:30est-ce qu'un gouvernement
39:31les républicains
39:32comprendrait Marion Maréchal
39:36mais un gouvernement
39:37les républicains
39:38ce sera un gouvernement
39:38les républicains
39:39vous ne répondez pas
39:40mais si
39:41je vais juste
39:42en un seul mot
39:43essayer de vous dire
39:45la différence
39:45et c'est ce qui me frappe
39:46beaucoup
39:46y compris dans le discours
39:47de Marion Maréchal
39:48entre la France
39:49et l'Italie
39:49l'Italie
39:50c'est un système
39:51parlementaire
39:52donc les formations
39:53politiques se présentent
39:54chacune sous leur couleur
39:54ensuite elles font des coalitions
39:55et pourquoi vous restez indigus
39:56sur ce sujet
39:56pourquoi vous n'assumez pas
39:57de vouloir ou pas
39:58Marion Maréchal
39:59ou Sarah Knafo
40:00par exemple
40:00dans une primaire
40:01ou dans un gouvernement
40:01enfin c'est assez simple
40:02comme choix
40:03mais parce qu'en France
40:03on a des institutions différentes
40:04en France
40:05l'élection fondamentale
40:06c'est l'élection présidentielle
40:07et ce que vous êtes
40:08en train de me demander
40:09c'est si les républicains
40:10vont décider
40:10d'abandonner leur couleur
40:12ça fait des années
40:13qu'on dit qu'on va disparaître
40:14est-ce que Marion Maréchal
40:15aurait sa place à vos côtés
40:16c'est ça ma question
40:17c'est simple
40:17mais je vous redis
40:17Marion Maréchal
40:18elle a fait toute sa campagne
40:19à l'élection européenne
40:20en tapant en particulier
40:21sur votre serviteur
40:22donc je suis désolé
40:24moi je n'ai jamais confondu
40:25mes concurrents
40:26de mes adversaires
40:27je crois qu'aujourd'hui
40:29le grand défi pour nous
40:31c'est de reconstruire
40:32une formation politique
40:33de droite
40:33qui puisse susciter
40:35la confiance
40:35de tous les électeurs
40:36de ce pays
40:37bien au-delà de la droite
40:38qui veulent l'alternance
40:39pour la France
40:40je ne vais pas commencer
40:41en vous expliquant
40:42que les républicains
40:43ne seront pas capables
40:43d'y parvenir
40:44je crois que nous en serons capables
40:46parce que c'est ce qui se passe
40:47partout autour de nous
40:48en Europe
40:48mais demain il y a un second tour
40:49dans une élection
40:50entre Marion Maréchal
40:51par exemple
40:52et Manuel Bompard
40:54de la France Insoumise
40:55vous votez pour qui ?
40:55oui alors on peut aussi
40:56imaginer un second tour
40:57entre je ne sais pas
40:58M. Asselineau
41:00et M. Philippot
41:01si vous voulez
41:02vous leur faites injure
41:02là quand même
41:03non mais on peut faire
41:04toutes les spéculations
41:05que vous voulez
41:05on sera au second tour
41:06de cette élection présidentielle
41:08et je crois que Bruno Retailleau
41:09fait la démonstration
41:10depuis un an
41:10que la droite
41:11quand elle est au combat
41:12quand elle est dans l'action
41:13avec tous les députés
41:14les républicains
41:15avec tous les sénateurs
41:15avec tous nos maires
41:16partout en France
41:17nous savons réunir les français
41:18et nous saurons le faire demain
41:19un mot sur ce qui se passe
41:20aux Etats-Unis
41:21avec la mort de Charlie Kirk
41:23dont on a beaucoup parlé
41:24influenceur conservateur
41:26Donald Trump va se rendre
41:28à ses obsèques bientôt
41:30il y a eu en parallèle
41:31l'éviction d'un célèbre animateur
41:34Euromoreis de Latine
41:34qui avait critiqué Charlie Kirk
41:37et le mouvement conservateur
41:38quel regard vous portez
41:39sur ce qui est en train
41:40de se passer ?
41:41Est-ce qu'il y a une perte
41:41de la liberté d'expression
41:42aux Etats-Unis ?
41:43C'est pas facile
41:43mais réponses court
41:44s'il vous plaît
41:44En une phrase
41:46je crois que le grand danger
41:48pour nos démocraties
41:49c'est que nous perdons
41:50le sens du désaccord
41:52respectueux
41:52loyal
41:53intelligent
41:54le sens de ce que devrait être
41:55la jubilation
41:56d'un débat d'idées
41:57qui nous permet
41:58de rencontrer la vision d'autrui
42:00sans pour autant
42:01transformer le désaccord
42:02en violent
42:02et c'est ça la tentation
42:03et c'est ça la tentation
42:03qui guette pas seulement
42:04les Etats-Unis
42:05mais aussi nos sociétés
42:06merci beaucoup François-Xavier
42:07Bellamy
42:07et c'est ça la tentation
42:08d'un débat
42:08d'un débat
42:09d'un débat
42:09d'un débat
42:09d'un débat
42:10d'un débat
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