- il y a 5 mois
Sarah Knafo, députée européenne et vice-présidente de Reconquête, était l’invitée de BFM Politique ce dimanche 7 septembre, à la veille du vote de confiance de François Bayrou à l’Assemblée nationale.
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00:00Notre invitée ce matin à l'aube d'une semaine décisive est Sarah Knafo.
00:03Bonjour, merci d'être avec nous, députée européenne, vice-présidente de Reconquête.
00:07Dans un instant, on va bien sûr évoquer l'avenir de François Bayrou,
00:11à mes côtés Amandine Attalaya, éditorialiste politique,
00:13Jules Pecknard, journaliste à la Tribune dimanche, notre partenaire.
00:17On va voir aussi quel est votre plan d'économie à Reconquête,
00:20comment faire des économies pour le budget de l'État.
00:22Mais d'abord, un mot sur ce discours de Marine Le Pen qu'on vient d'entendre,
00:25qui appelle à des élections, effectivement, qui dit que Jordan Bardella est prête
00:29et qu'elle est prête, elle, à sacrifier d'ailleurs ses mandats,
00:31puisque pour l'instant, elle ne pourrait pas en théorie se représenter.
00:34Comment vous réagissez à cette rentrée de la patronne du Rassemblement national,
00:38en tout cas de présidente du groupe ?
00:40Sur l'élément que vous venez de citer, je me souviens qu'il y a maintenant un an,
00:43en juin 2024, le Rassemblement national réclamait la même chose,
00:46deux nouvelles élections, une nouvelle dissolution.
00:49On a vu où ça nous avait conduit, au statu quo, à rien du tout.
00:52Donc en réalité, je pense que de nouvelles législatives ne sont absolument pas la solution.
00:56On a déjà eu deux législatives depuis 2022.
00:59Les législatives de juin 2022, les législatives de juin 2024,
01:02et on a vu qu'à deux reprises, ça nous avait conduit à un Parlement sans majorité,
01:06qui ne fait aucune loi, où les députés, on a le sentiment,
01:09alors vu de l'extérieur, que les députés ne travaillent pas,
01:11n'ont rien proposé, que ça n'avait pas été ni constructif,
01:13ni utile pour les Français.
01:15Donc un immense hiatus entre ce que fait la classe politique,
01:19beaucoup de violence, beaucoup de violence verbale,
01:21il parle beaucoup, et ce que le pays attend,
01:24et qui voit son pays décliner, une insécurité qui grandit,
01:27des chiffres économiques en déclin, etc.
01:30Donc un désaccord total entre à la fois la classe politique,
01:33qui ne fait rien à part parler,
01:34avec une instabilité digne de la 4ème République,
01:37et un peuple qui attend des réponses concrètes,
01:39et des solutions qu'on ne lui a pas données.
01:41Donc vous nous dites qu'à vos yeux,
01:42une dissolution n'est pas souhaitable, une nouvelle dissolution ?
01:45À mon avis, une nouvelle dissolution ne réglera rien.
01:47On va ajouter à l'instabilité, on a déjà vu que ça n'était pas la solution.
01:50À nouveau, pas de majorité claire qui se dessinera,
01:53pas même pour le Rassemblement National,
01:54qui lui, il l'espère, dit-moi la peine.
01:56C'est exactement ce que je pense,
01:57parce que là, quand j'entends son discours,
01:58c'est un copier-coller de ce qu'il disait déjà en juin 2024,
02:01vous serez d'accord avec moi,
02:02ils étaient les seuls à la réclamer cette dissolution.
02:04Mais qu'est-ce qui vous fait penser
02:05qu'elle n'aboutirait pas à une majorité stable ?
02:07Emmanuel Macron, la leur a offerte, en juin 2024,
02:10on a vu le résultat,
02:11alors même que c'était un moment où le Rassemblement National
02:13avait vraiment le vent en poupe,
02:15beaucoup moins de difficultés qu'aujourd'hui,
02:16et néanmoins, ça n'a pas donné de majorité.
02:18Je pense en réalité que le problème remonte à bien plus loin.
02:21Le problème remonte à la campagne de 2022,
02:23une campagne qui a été totalement escamotée
02:25par le chef de l'État, Emmanuel Macron.
02:27Il a refusé de faire campagne,
02:28il a refusé de débattre avec ses adversaires,
02:31il a refusé de présenter un programme,
02:33donc il a été élu par défaut,
02:35parce qu'une majorité de Français
02:36ne voulait pas du Rassemblement National,
02:38il a été élu par le Front Républicain,
02:39avec des gens qui le détestaient,
02:41notamment l'extrême-gauche,
02:42qui le détestait et qui a voté pour lui,
02:43et donc, une fois qu'il a été élu
02:46et qu'il est arrivé à l'Élysée,
02:47il n'a pas réussi à obtenir de majorité.
02:49C'est bien normal,
02:50quand on n'a pas présenté de programme
02:51et qu'on n'avait pas de projet,
02:52c'est très difficile ensuite
02:53d'obtenir sa majorité.
02:55De fait, en 2022, pas de majorité,
02:57pas de loi, le pays qui stagne,
02:59et qui n'avance pas, majorité relative,
03:00donc pas de loi, aucun consensus facile à trouver,
03:03aucune vraie réforme,
03:04impossible de citer quoi que ce soit
03:06depuis 2022 politiquement.
03:07Et puis 2024,
03:09et puis 2024, qui arrive,
03:10et là, dissolution,
03:12on se dit peut-être que ça va débloquer
03:13cette situation un peu étrange
03:15où le pays stagne,
03:17et finalement, ça ne le débloque pas.
03:18Ce que je pense,
03:19et je conclue par là sur cette question,
03:20c'est qu'en réalité,
03:21la seule chose qu'il nous faudrait,
03:22c'est une démission du Président de la République
03:24et donc une nouvelle élection présidentielle.
03:26Une démission du Président de la République ?
03:27Une démission tout à fait du Président de la République
03:29qui nous permettrait d'avoir
03:30une nouvelle élection présidentielle,
03:32qui est la seule élection en France
03:33capable de trancher les grandes questions
03:35et de décider du destin du pays.
03:36Justement, mais une démission du Président de la République
03:38qui provoquerait donc une élection présidentielle anticipée,
03:41est-ce que ça n'escamoterait pas là aussi
03:42un débat de campagne,
03:44une campagne qui laisse le temps justement
03:46aux diverses opinions de s'exprimer,
03:49là où un calendrier normal,
03:50c'est-à-dire celui de 2027,
03:51permettrait à une campagne de se faire,
03:53à des programmes d'être explicités ?
03:56Est-ce que vraiment,
03:57ce ne serait pas davantage déréglé
03:59la situation et le pays ?
04:01Je ne le crois pas, parce que, regardez,
04:02le risque sinon,
04:02c'est d'avoir les 18 prochains mois
04:04en statu quo.
04:05Et ce qu'il faut savoir,
04:06on pourrait avoir l'intuition
04:07que le statu quo,
04:07ce n'est pas si grave,
04:08il vaut mieux le statu quo
04:09que des gens qui agissent
04:10dans une mauvaise direction.
04:11En réalité, le statu quo,
04:13dans l'État où se trouve la France,
04:15c'est un désastre.
04:16Parce que qui dit statu quo,
04:18dit réformes qui ne sont pas faites.
04:20Si je vous prends quelques exemples,
04:21vous avez des chiffres de l'économie
04:22qui sont ce qu'ils sont.
04:24Des dépenses qui augmentent
04:25même si on ne touche plus à rien.
04:26Tout à l'heure,
04:27on évoquera votre plan d'économie
04:28que vous proposez.
04:28Tout à fait, on va en parler.
04:30Des dépenses qui augmentent
04:31naturellement.
04:31Une charge de la dette
04:32qui augmente naturellement.
04:33Même si on ne touchait plus à rien
04:34et qu'on n'inventait plus
04:36de nouvelles dépenses.
04:37Et encore,
04:38ils en inventent tous les jours.
04:39Mais donc,
04:40un rythme qui fait
04:41que le statu quo n'est pas gratuit.
04:42Il coûte très cher.
04:43Quand vous avez, par exemple,
04:44350 000 coups et blessures
04:46volontaires chaque année,
04:4818 mois de statu quo,
04:49ça veut dire encore
04:50des coups et blessures volontaires
04:52qui vont continuer.
04:52Quand vous avez 500 000
04:53entrées légales tous les ans,
04:5518 mois de statu quo,
04:56ça signifie 750 000
04:58entrées légales qui continuent.
04:59Donc, le statu quo
05:00nous coûte très cher.
05:01Et c'est la raison
05:02pour laquelle je pense
05:02qu'une élection présidentielle
05:03anticipée est ce qui peut
05:04nous arriver de nous.
05:05Vous dites une nouvelle
05:05dissolution ne changera,
05:07ne résoudra rien.
05:08Néanmoins,
05:09c'est une possibilité
05:10que peut choisir peut-être
05:11le président de la République.
05:13Est-ce que dans ce cas-là,
05:14Reconquête présentera
05:15des candidats partout ?
05:16Et est-ce que vous présenterez
05:17des candidats,
05:18y compris face
05:19au Rassemblement national ?
05:20On présentera des candidats
05:21partout parce que c'est
05:22notre devoir
05:23de représenter nos convictions.
05:24C'est la raison pour laquelle
05:25on a créé Reconquête.
05:26Reconquête n'est pas
05:27un think tank,
05:28même si on invente
05:28beaucoup d'idées
05:29et que je vois avec plaisir
05:30qu'elles sont reprises
05:31un peu partout.
05:32Reconquête est un parti politique.
05:34La semaine dernière,
05:34nous étions à Orange
05:35où nous avons formé
05:36nos futurs candidats,
05:38futurs candidats aux municipales
05:39et aux législatives.
05:40Je vous interromps,
05:41mais l'année dernière,
05:42quand il y a eu
05:42des législatives anticipées,
05:43vous avez présenté des candidats
05:44dans toutes les circonscriptions.
05:46Vous savez à ce à quoi...
05:46Non, pas dans toutes les circonscriptions.
05:47Dans beaucoup de circonscriptions.
05:48C'est votre rôle de nous suivre.
05:50Ce à quoi ça aboutit,
05:52c'est un score de moins 1%
05:53totalisé sur le reste de la population
05:55alors qu'Éric Zemmour lui-même
05:57avait engrangé, je le rappelle,
05:587%.
05:59Vous donc, c'est le rôle
05:59de nous suivre pour votre journal.
06:02Vous devriez savoir
06:02que l'année dernière,
06:03nous avions refusé
06:04de présenter des candidats
06:05dans bien des circonscriptions,
06:06qu'on a été présent seulement
06:07sur la moitié du pays.
06:09Moi, j'ai regardé récemment,
06:10puisque vous nous parlez de score,
06:12que votre sondage Elab,
06:13puisque c'est vous
06:14qui l'avez commandé,
06:14donc vous le connaissez mieux que moi,
06:16nous donne à 5%,
06:17avec la plus forte augmentation
06:18de tous les autres partis politiques.
06:20On prend deux points
06:21dans votre dernier sondage
06:22qui date d'il y a 6 jours.
06:23Donc, j'ai la bonne surprise
06:25de voir que les résultats augmentent,
06:27que les Français ont pu voir
06:28depuis l'année dernière
06:29que c'était utile
06:30d'élire des représentants
06:32de reconquête.
06:32Et donc, il y aurait
06:33des représentants de reconquête,
06:34y compris face au RN
06:35dans toutes les circonscriptions ?
06:36L'objectif, c'est d'être partout,
06:37absolument.
06:38Maintenant, moi,
06:38ce que je dis quand même,
06:39c'est que nous,
06:40ce à quoi on appelle,
06:41et aujourd'hui,
06:42on est malheureusement les seuls,
06:43mais j'espère que ça ne durera
06:44pas longtemps,
06:45on appelle néanmoins
06:46à une union des droites.
06:47Donc, nous, ce qu'on demande,
06:48c'est de faire cette union,
06:50d'être capable de dire
06:51quel est notre dénominateur commun.
06:53On a des différences,
06:54on ne va pas le nier,
06:54on a des différences
06:55avec les Ligue 1,
06:56peut-être qu'on en parlera,
06:57on a des différences
06:58avec le Rassemblement national,
06:59là aussi.
07:00Mais est-ce qu'on est capable
07:01de se dire
07:01qu'il faut une plateforme commune,
07:03il faut quelques mesures
07:04d'intérêt général commun
07:06dans le cas où il y aurait
07:06une dissolution ?
07:07Et si oui,
07:08alors on serait tout à fait
07:09capable de se dire
07:10là, on retire nos candidats
07:12partout où l'accord
07:14le rend nécessaire
07:15et on présente quelque chose
07:16de commun pour espérer
07:17avoir une majorité ensemble.
07:18Ça veut dire quoi ?
07:19Vous appelez un accord,
07:20par exemple,
07:21avec les Républicains ?
07:22Laurent Wauquiez, ce matin,
07:23dit pourquoi pas
07:24l'union des droites ?
07:26Comme je viens de vous le dire,
07:27tous ceux qui seraient capables
07:27de se dire
07:28voilà le dénominateur commun
07:29sur lequel on peut s'entendre.
07:30C'est quoi le dénominateur commun ?
07:32À définir avec les autres parties.
07:34Moi, je peux vous dire
07:34ce qui serait pour moi
07:35le programme que je souhaiterais,
07:38évidemment.
07:39Je souhaiterais qu'on puisse
07:40établir un grand plan d'économie,
07:42on va en parler.
07:43Je souhaiterais qu'on puisse
07:44arrêter les flux migratoires,
07:46qu'on puisse rétablir la sécurité,
07:48tout ce que demandent
07:48les Français aujourd'hui
07:49et que personne ne leur offre.
07:50Donc, si les parties de droite
07:52sont capables de s'entendre sur ça,
07:53moi, je dis allons-y.
07:54Il dit, Laurent Wauquiez,
07:56y compris pour la présidentielle,
07:57il faut une primaire
07:57de Darmanin à Knafo.
08:00Vous êtes d'accord ?
08:00Vous y participeriez ?
08:02C'est une bonne idée
08:03que la droite puisse s'entendre
08:04pour choisir un candidat.
08:07Moi, je dis pourquoi pas
08:08à ce genre de proposition.
08:09Ce que je dis sur les Républicains,
08:12c'est qu'on remarque
08:13que quand ils sont livrés
08:14à eux-mêmes,
08:15bien souvent,
08:15ils ont la tentation
08:16de se soumettre au centre,
08:18de se soumettre à la gauche.
08:19On a vu encore cette semaine...
08:20On va y venir justement
08:21sur les suites à François Bayrou
08:23parce qu'avant cela,
08:24évidemment,
08:24il y a demain
08:25ce vote de confiance
08:26qu'a sollicité François Bayrou,
08:27le Premier ministre.
08:28Selon toute vraisemblance,
08:29le Premier ministre va tomber.
08:31Si vous étiez député
08:32demain à l'Assemblée nationale,
08:34qu'est-ce que vous choisissez ?
08:35La confiance ?
08:36Le vote contre la confiance
08:37ou l'abstention ?
08:38Le vote contre la confiance.
08:40Pourquoi ?
08:40Évidemment qu'on ne peut pas
08:41faire confiance à François Bayrou.
08:43On l'a vu à l'œuvre depuis neuf mois.
08:45Il n'a rien fait pendant neuf mois.
08:46Il faut quand même rappeler
08:47aux gens qui nous écoutent
08:49que M. Bayrou dispose à ses côtés
08:51de 3 000 collaborateurs
08:52au titre de la coordination
08:54gouvernementale,
08:55de 100 000 agents publics
08:58à Bercy,
08:59donc au ministère de l'Économie,
09:00et qu'avec autant de ressources,
09:02il n'a pas été capable
09:03de faire économiser aux Français
09:04un seul centime d'euro,
09:06qu'il n'a pas été capable
09:07de baisser les impôts des Français,
09:09là encore,
09:09d'un seul centime d'euro,
09:11et que,
09:12sans vouloir revenir
09:13forcément à Reconquête,
09:15mais quand même,
09:16avec beaucoup moins de moyens
09:17que ce que je viens de vous citer,
09:19on a réussi,
09:20en quelques jours,
09:21à lui proposer un plan
09:22de 63 milliards d'euros
09:23d'économie,
09:24alors qu'il disait, lui,
09:26chercher désespérément
09:2740 milliards d'euros d'économie,
09:29et qu'il n'y est pas parvenu.
09:30Donc demain soir,
09:31une France qui se retrouve
09:32sans gouvernement,
09:34en tout cas sans Premier ministre,
09:35pour vous,
09:35c'est une bonne nouvelle,
09:36au prix peut-être
09:37de l'instabilité,
09:38on le voit qui affole tout le monde,
09:39y compris les chefs d'entreprise.
09:40L'instabilité,
09:40vous dites,
09:40c'est pas un problème.
09:41Et pour vous,
09:42c'était une bonne nouvelle
09:42d'avoir 9 mois de François Bayrou ?
09:44Est-ce que vous pensez
09:45que les chefs d'entreprise
09:45étaient contents
09:46avec le gouvernement
09:47qu'ils avaient ?
09:48Est-ce que vous pensez
09:49que depuis un an,
09:50les forces vives du pays,
09:51que ce soit des chefs d'entreprise,
09:52des salariés,
09:53des artisans,
09:53des indépendants,
09:54est-ce que vous pensez
09:55qu'ils sont contents
09:56quand ils voient
09:57un Premier ministre
09:58qui ressemble fortement
09:59au ministre
09:59de la Quatrième République ?
10:01C'est-à-dire
10:08que vous n'avez pas apprécié
10:09François Bayrou
10:09et Michel Barnier.
10:10Rien ne dit que le prochain
10:11Premier ministre,
10:12d'ailleurs peut-être de gauche,
10:14en tout cas Emmanuel Macron
10:14discute avec la gauche,
10:16pourra faire quelque chose
10:16de différent
10:17qui apportera plus
10:18de stabilité au pays ?
10:19Vous avez entièrement raison,
10:20c'est la raison pour laquelle
10:21j'appelle à la démission
10:21du Président de la République.
10:23Vous avez raison.
10:24Moi, la question
10:24que je me pose sincèrement,
10:25c'est que peut-on espérer,
10:27raisonnablement,
10:28des 18 prochains mois ?
10:29Et la réponse que je vous donne,
10:30c'est pas grand-chose
10:31en réalité.
10:32Pas grand-chose
10:33puisqu'on voit
10:33que leur tentation à tous,
10:35et c'est d'ailleurs
10:35ce que leur a demandé
10:36le Président de la République,
10:37qui est bien la source
10:37du problème,
10:38c'est faites des deals
10:40avec les autres.
10:40Vous avez dû entendre
10:41cette phrase comme moi.
10:42Des compromis.
10:43Il préfère dire deal,
10:45M. Macron,
10:45je pense qu'il préfère
10:46l'anglais que le français.
10:47Donc il a dit à M. Bayrou
10:48faites des deals
10:49avec les autres partis politiques.
10:50Qu'est-ce que ça veut dire ?
10:51Ça veut dire donner
10:52un petit peu à la droite,
10:53donner un petit peu à la gauche,
10:54donc à la fin,
10:55la stagnation.
10:56Et puis rien ne se passe,
10:57le pays stagne
10:58au moment où nous aurions
10:59le plus besoin d'avancer.
11:00Donc je pense qu'avec
11:02ou sans François Bayrou,
11:04le pays ne s'en portera pas
11:05de mal.
11:06Si le prochain Premier ministre
11:07est issu du socle commun,
11:09comme on dit,
11:10c'est-à-dire du bloc central
11:11en incluant les Républicains,
11:13c'est un des scénarios
11:14probables de la suite.
11:16On aura eu trois Premiers
11:17ministres en l'espace
11:18d'un an.
11:20Pour vous, c'est...
11:22C'est une catastrophe.
11:24Sauf qu'en votant
11:25contre la confiance,
11:27en faisant chuter
11:27François Bayrou,
11:28c'est ce qui va se...
11:28Mais avoir François Bayrou
11:29est une catastrophe aussi.
11:31François Bayrou,
11:31pour vous,
11:31n'a fait preuve
11:32d'aucun courage
11:33parce que certains disent
11:33qu'avec ce vote de confiance,
11:35finalement,
11:35il part au moins avec panache
11:36et en ayant expliqué
11:38aux Français
11:38l'urgence de la dette.
11:40Je connais cette théorie,
11:42mais je crois
11:42qu'il n'y a pas de panache
11:43à quitter un match
11:44dans lequel on est mené
11:45de 10-0.
11:46Il n'y a aucun panache
11:47à n'avoir rien tenté
11:48en neuf mois,
11:49à se faire harakiri
11:51en pensant que les gens
11:51vont le lui reconnaître.
11:53Moi, il me rappelle...
11:54C'est-à-dire que vous y voyez
11:54un suicide politique, là ?
11:56Non, comme vous dites.
11:56Je pense qu'il doit se dire
11:57autant partir avec honneur
11:59puisque, de toute façon,
12:00les députés vont me censurer.
12:02Donc, autant partir avec honneur.
12:03Moi, je n'y vois pas d'honneur.
12:04Je ne vois pas d'honneur
12:05à être resté neuf mois
12:06à partir avec une retraite
12:07de 28 000 euros par mois
12:08alors qu'on n'a rien tenté,
12:10qu'on n'a rien essayé,
12:10qu'on n'a pas servi
12:11le peuple français.
12:12Je ne trouve pas
12:13beaucoup de panache
12:13ni beaucoup d'honneur
12:14à tout ça.
12:15Et je vous ai dit
12:15qu'il disposait
12:16de moyens énormes.
12:17Il aurait pu faire preuve
12:18de beaucoup plus de courage
12:19et, pardonnez-moi,
12:20y compris sans majorité
12:21à l'Assemblée nationale,
12:23on peut faire beaucoup de choses
12:24uniquement avec le pouvoir
12:25réglementaire.
12:26Je regrette, par exemple,
12:27d'avoir vu que M. Retailleau
12:28n'avait pas tenté beaucoup plus.
12:29Il aurait pu faire beaucoup plus.
12:31Il a à sa disposition
12:31la police.
12:32Par décret, vous voulez dire ?
12:33Absolument, absolument.
12:34Et par circulaire
12:35pour le ministre de l'Intérieur.
12:36Il a à sa disposition
12:37tous les préfets de France.
12:39Il a la police.
12:39Il a le pouvoir réglementaire.
12:41Il aurait pu faire beaucoup.
12:42Il aurait pu faire un moratoire
12:43sur les naturalisations.
12:45Il aurait pu réglementer
12:46bien davantage les visas
12:47en s'entendant
12:48avec les consuls.
12:49Il avait des leviers de pression.
12:50Il ne les a pas utilisés.
12:51Il a fait passer des circulaires.
12:52Mais juste, si on se projette
12:54dans l'après-midi...
12:54Qui n'ont aucun effet.
12:55Je réponds juste sur ce point.
12:56Il a des chiffres d'entrée légale,
12:58M. Retailleau,
12:59qui sont pires que ceux
13:00de M. Castaner.
13:01Plus 37% d'entrée légale
13:03de M. Castaner
13:04à M. Retailleau.
13:05Ça, ce sont les chiffres.
13:06Donc, les hommes mentent
13:07et pas les chiffres.
13:07C'est ce que vous avez expliqué
13:08dans le GDD la semaine dernière.
13:10Si on se projette
13:10dans l'après-midi,
13:11est-ce qu'il y a un nom ?
13:12Alors, on évoquait
13:13le socle commun.
13:13Est-ce qu'il y a un nom
13:14qui est à vous,
13:15Sarah Knafo,
13:16qui trouve grâce à vos yeux
13:18dans le champ politique ?
13:20Gérard Darmanin,
13:21Sébastien Lecornu,
13:23plusieurs sont cités.
13:24Catherine Vautrin.
13:25Je ne vais pas me mettre
13:25à faire un casting.
13:26Et je vous ai expliqué
13:27à quel point, pour moi,
13:28tout cela était dérisoire
13:30et à quel point,
13:31en réalité,
13:32ce que les Français veulent,
13:33ce qu'on attend tous,
13:34c'est de pouvoir élire
13:35un nouveau président de la République
13:37qui puisse prendre les problèmes
13:39à bras-le-corps,
13:40les régler rationnellement,
13:41un par un,
13:41arrêter avec cette embouille,
13:43arrêter avec cette compréhension.
13:43Le problème, c'est qu'à priori,
13:45ce n'est pas ce que va faire
13:46le président de la République
13:47cette semaine,
13:47d'après les informations
13:48du service politique de BFM.
13:50Je ne vais pas m'amuser
13:51à faire un casting.
13:52La priorité du président de la République,
13:53c'est la stabilité du pays.
13:55C'est ce qui guidera ses choix
13:56qu'on fie à un membre
13:57de l'entourage du président
13:58de la République
13:59au service politique de BFM TV.
14:01Et effectivement,
14:02il discute notamment
14:03avec la gauche, Amandine.
14:04Oui.
14:04Est-ce que ce serait une faute,
14:05selon vous,
14:06si Emmanuel Macron,
14:07cette fois,
14:07choisissait un Premier ministre
14:08de gauche ?
14:09Olivier Faure
14:10a fait acte de candidature
14:11expressément devant tout le monde.
14:14Bien sûr que ce serait une faute.
14:15Je ne crois pas
14:15qu'on puisse dire
14:16que la France,
14:16aujourd'hui,
14:17est à gauche.
14:17Je pense même
14:18qu'on remarque tous
14:19que la France
14:20est de plus en plus de droite.
14:21Le bloc de gauche
14:21est arrivé en tête
14:22aux législatives l'an dernier.
14:24Oui, tellement en tête
14:25qu'il y a eu un Premier ministre
14:26de gauche
14:26et qu'ils ont eu la majorité.
14:27S'ils étaient vraiment
14:28arrivés en tête,
14:29on aurait déjà eu
14:29un Premier ministre de gauche.
14:30Ils auraient nommé
14:31Huguette Bélo,
14:32Lucie Casté
14:33ou je ne sais pas
14:33quel nom
14:34aux autres noms.
14:35Emmanuel Macron
14:35n'avait pas envie,
14:36craignait que son bilan
14:37ne soit détricoté
14:38par un Premier ministre de gauche.
14:41J'ai envie de vous dire
14:41quel bilan.
14:43Mais peut-être
14:43qu'on peut revenir
14:45au sujet de fond
14:46qui mérite d'être traité.
14:48Je n'ai pas de boule de cristal.
14:49Je ne sais pas vous dire
14:49ce que va choisir Emmanuel Macron.
14:51Bien malin qu'il peut le dire.
14:52Je ne sais pas
14:52si lui-même le sait
14:53et si lui-même comprend
14:54encore les ressorts
14:55de ses propres décisions.
14:55Est-ce que vous évoquiez
14:55la question, pardonnez-moi,
14:57de l'Union des droites
14:58tout à l'heure ?
14:58On parlait de Laurent Wauquiez.
15:00Cette semaine,
15:01effectivement,
15:02Laurent Wauquiez a quand même dit
15:03nous ne censurerons pas
15:05automatiquement.
15:06Automatiquement.
15:07Un Premier ministre
15:07qui serait issu
15:09du Parti socialiste
15:10ou du Rassemblement national.
15:11D'abord,
15:12comment est-ce que vous avez
15:13interprété cette déclaration ?
15:16Comment pensez-vous ?
15:16Comment avez-vous réagi ?
15:18Je vous avoue
15:18que pour moi,
15:19les Républicains
15:21sont de moins en moins
15:22incompréhensibles chaque jour.
15:24Mais je sais de plus en plus
15:25pourquoi j'ai quitté ce parti.
15:27Pourquoi ?
15:28Pour ça.
15:29Parce qu'on n'arrive plus
15:29à les suivre.
15:30Je ne sais pas si vous avez vu
15:31aujourd'hui que le mouvement
15:32jeune des Républicains
15:33s'autonomisait en disant
15:34qu'eux-mêmes n'arrivaient pas
15:35à suivre la ligne
15:36de leur propre chef.
15:38Une petite partie.
15:39Donc, non,
15:40je vous avoue
15:40que j'ai vraiment du mal
15:41à comprendre
15:42puisque quand M. Retailleau
15:43est arrivé au gouvernement
15:44de M. Barnier
15:46puis de M. Bayrou,
15:46il nous avait dit
15:47que c'était pour empêcher
15:48la gauche de gouverner.
15:49Et maintenant,
15:49on nous dit finalement
15:50que comme on est constructif,
15:51on pourrait autoriser
15:52la gauche à gouverner.
15:53Moi, je n'arrive pas
15:54à les suivre.
15:54Donc, je ne peux pas
15:55vous expliquer
15:55l'inexplicable.
15:56En tout cas,
15:56on voit qu'effectivement,
15:57il y a plusieurs personnalités
15:58qui se dégagent
15:58aux yeux des Français
15:59pour Alain Matillon
16:00parce que vous prenez
16:01la démission du président
16:02de la République,
16:03on le disait,
16:03c'est peu probable.
16:04Il va quand même falloir
16:04nommer probablement
16:05un Premier ministre.
16:06Les Français se tournent
16:06notamment vers un homme.
16:08Oui, parce qu'Emmanuel Macron
16:09peut aussi nommer
16:10Jordan Bardella
16:11qui est à la tête
16:12aujourd'hui
16:12du Rassemblement National.
16:14Est-ce que ça,
16:14c'est plus acceptable
16:15pour vous,
16:16plus porteur pour la France ?
16:18C'est clair que je préfère
16:19Jordan Bardella
16:20à Olivier Faure.
16:20Vous ne m'imaginez pas
16:21vous dire l'inverse.
16:23Et pour parler concrètement,
16:24vous iriez par exemple
16:25dans un gouvernement
16:26Jordan Bardella ?
16:27Vous apporteriez
16:28votre père Léthme ?
16:29Je ne suis pas du tout là.
16:30Moi, je ne suis pas
16:30François Hollande,
16:31je ne suis pas Olivier Faure.
16:32Je ne suis pas du tout là
16:33pour faire des actes
16:33de candidature à la télévision.
16:34Ce n'est pas mon truc.
16:35Je ne fais pas du tout ça
16:36pour obtenir des postes.
16:37Je ne m'appelle pas Lucie Casté.
16:39Donc, je serais contente
16:40pour la France
16:41si on avait le Premier ministre
16:42qui a le plus de bon sens
16:44et qui est le plus de droite possible.
16:46Celui qui se rapprocherait
16:47le plus d'un programme
16:48que moi, je défendrais.
16:50Donc oui, forcément,
16:50je préfère Jordan Bardella
16:51à Olivier Faure.
16:52Est-ce qu'il a les épaules
16:53pour être à Matignon
16:54Jordan Bardella à vos yeux ?
16:55Franchement,
16:56c'est le genre de questions
16:56auxquelles j'ai envie de répondre.
16:58Je pense que je préfère
16:59parler de fond
17:00et que les Français
17:00qui nous écoutent
17:01préfèrent aussi
17:02qu'on parle de fond.
17:03Justement, à l'instant,
17:03le Premier ministre
17:04s'exprime une nouvelle fois
17:05dans les médias.
17:06François Bayrou
17:07qui dit que
17:08des forces politiques
17:09sont, je cite,
17:10en guerre civile
17:11les unes avec les autres,
17:13alliées ensemble
17:13pour abattre le gouvernement.
17:15C'est ce qu'il dénonce.
17:16Comment vous réagissez
17:17à ces propos du Premier ministre ?
17:18Vous faites partie, finalement,
17:19de ces forces politiques
17:20qui sont alliées
17:21pour abattre le gouvernement
17:22puisque vous souhaitez
17:23son départ demain.
17:24Monsieur Bayrou
17:24qui, maintenant,
17:25va jouer au Grand Sage,
17:26Bumble d'or,
17:27qui va donner des leçons
17:28à la France entière.
17:29Encore une fois,
17:30après n'avoir rien fait
17:31pendant neuf mois,
17:32il nous fait penser
17:32à, vous savez,
17:34tous ces ministres
17:34ou ces présidents
17:35qui, une fois qu'ils quittaient
17:36le pouvoir,
17:36se mettaient à tout déballer.
17:38Alors François Hollande
17:39qui, dans son livre,
17:40dans le livre recueil
17:41« Un président ne devrait pas dire ça »,
17:43nous annonçait
17:44qu'en fait,
17:44il avait compris
17:45le problème d'immigration
17:46de la France,
17:47qu'il y avait de plus en plus
17:48de tensions, etc.
17:49Il est encore président.
17:50Et ça sera après.
17:51Gérard Collomb
17:52qui, à son départ,
17:53nous dit qu'en fait,
17:54il se rend bien compte, etc.
17:56Et maintenant,
17:56François Bayrou
17:57nous fait le même coup
17:57avec la dette.
17:58Donc, quand ils sont au pouvoir
17:59et que tout se passe bien,
18:01il n'y a pas de problème,
18:02il n'y a pas de lucidité.
18:03A priori,
18:04il faut que ça continue comme ça,
18:05qu'on lui accorde la confiance
18:06et puis tout va bien.
18:07Et une fois que c'est terminé
18:08pour eux
18:08et qu'ils vont bientôt partir,
18:09alors là,
18:10ils veulent partir dignement,
18:11comme on disait tout à l'heure,
18:12ils pensent avec panache.
18:13Et donc,
18:14ils nous annoncent finalement
18:15toutes les grandes catastrophes
18:16pour qu'on ne leur en veuille pas.
18:17Moi, je pense parler
18:18au nom de millions de gens
18:18quand je dis
18:19que je leur en veux quand même.
18:20M. Bayrou a contribué
18:21avec tous ses amis politiques
18:23à la situation
18:24dans laquelle
18:24on se trouve aujourd'hui.
18:25Ça fait 50 ans
18:26que la France
18:27n'a pas voté
18:27un budget à l'équilibre
18:29et M. Bayrou a voté
18:30les huit derniers budgets,
18:32donc tous ceux
18:32qui ont été présentés
18:33par Emmanuel Macron,
18:34il les a tous votés.
18:36Et aujourd'hui,
18:37il vient nous dire
18:38que finalement,
18:38ce serait de la faute
18:39au milieu des partis politiques
18:41et au pire des Français eux-mêmes.
18:42Ça, c'est ce que je trouve
18:43le plus insultant.
18:44C'est le plus grand mensonge
18:45économique insultant
18:46pour tous les Français.
18:46C'était quoi pour vous
18:47le plus grand défaut
18:47du budget qu'a présenté
18:49François Bayrou ?
18:50Vous le trouviez quoi ?
18:50Injuste ?
18:51Ciblant trop
18:52certains Français par exemple
18:54précaires, modestes,
18:55intertraités.
18:56Le budget était en soi
18:57un défaut.
18:58Rien n'allait dans ce budget.
18:59C'est-à-dire qu'on présente
19:00des budgets
19:00avec des dépenses
19:02qui sont faramineuses.
19:03Peut-être qu'on va y venir.
19:04On va y venir tout à l'heure.
19:05Avec des dépenses
19:06qui sont faramineuses.
19:07Avec un État
19:08qui vit largement
19:08au-dessus de ses moyens
19:09et qui donc est obligé
19:10de s'endetter.
19:12Quand il nous dit
19:12que c'est de la faute
19:13des Français,
19:14et je reviens à ça,
19:14une insulte,
19:15en réalité,
19:16c'est un mensonge économique
19:17parce que ce ne sont pas
19:18du tout les Français
19:19qui ont décidé
19:20de dépenser autant,
19:21par exemple,
19:22dans l'aide publique
19:22au développement.
19:23Ce ne sont pas les Français
19:24qui ont décidé
19:25de dépenser 454 millions d'euros
19:27pour décarboner le Costa Rica.
19:29Ça, c'est François Bayrou
19:30qui a accepté de le faire
19:31et qui l'a mis dans son budget.
19:32Donc, les défauts,
19:33je pourrais vous les lister
19:34en long, en large et en travers.
19:35D'ailleurs, on va le faire
19:36avec le plan.
19:36Dans un instant,
19:36vous allez nous dire
19:37où est-ce que vous,
19:37vous ne vous les trouvez pas.
19:3840, mais 60 milliards d'euros.
19:4063.
19:4163, à être précis,
19:42milliards d'euros d'économie.
19:45Mais à l'aube, justement,
19:46de cette semaine très difficile,
19:48est-ce que vous êtes quand même
19:49inquiète pour notre pays
19:50quand on voit la situation
19:51dans laquelle nous nous
19:53trouvons aujourd'hui ?
19:54Ce n'est pas cette semaine
19:55qui m'inquiète,
19:55c'est les 30 dernières années
19:56qui ont été extrêmement inquiétantes.
19:58C'est-à-dire qu'on a pris
19:59toutes les mauvaises décisions
20:01possibles,
20:01que ce soit sur le champ régalien
20:03ou sur le champ économique,
20:04qui nous conduisent
20:05où nous sommes aujourd'hui,
20:06qui a fait chuter
20:07le niveau de vie des Français
20:08par rapport à tous ses voisins,
20:10alors qu'on avait
20:10des atouts extraordinaires,
20:12notamment énergétiques,
20:14et qui, sur le plan
20:15l'art régalien,
20:16a aggravé
20:18tous les facteurs possibles
20:19qui pouvaient créer
20:20de l'insécurité,
20:21qui nous conduit
20:22là où nous sommes,
20:23sur le sujet scolaire également,
20:25avec un immense déni
20:26où on a accusé
20:27de déclinisme
20:28les gens qui disaient
20:28que le niveau scolaire
20:29baissait.
20:30Il y avait des éditos
20:31dans Le Monde
20:32qui disaient
20:32que le niveau monte,
20:33à grand renfort
20:33de sociologues
20:34qui venaient mentir
20:36et inventer des statistiques
20:37qui prouvaient
20:37que le niveau montait.
20:38Aujourd'hui,
20:38je pense que c'est consensuel
20:40de l'extrême gauche
20:41à la droite la plus dure
20:43de dire que le niveau scolaire
20:44a chuté.
20:45Donc, ce n'est pas cette semaine
20:46qui est inquiétante.
20:47C'est tous les indicateurs français
20:48qui, malheureusement,
20:49aujourd'hui,
20:49sont au rouge
20:50par la faute de gouvernements
20:51qui ont aujourd'hui
20:52le toupé d'accuser
20:53les Français
20:53de leurs propres erreurs.
20:54Alors, Sarah Knafo,
20:55dans un instant,
20:56vous allez nous dire,
20:56effectivement,
20:57où est-ce que vous,
20:58vous trouvez
20:58vos 63 milliards d'euros
21:00d'économies ?
21:01On évoquera aussi
21:02une autre date
21:03extrêmement importante
21:03cette semaine.
21:04C'est le 10 septembre.
21:05Qu'est-ce qui va se passer
21:06dans la rue ?
21:06Est-ce que la France,
21:07est-ce que nous serons
21:08tous bloqués ?
21:09En tout cas,
21:09il y a plusieurs mouvements
21:10qui appellent
21:11à une très forte mobilisation.
21:12Vous restez avec nous
21:13sur BFM Politique.
21:14Dans un instant,
21:15Sarah Knafo continue
21:16de répondre
21:16à toutes nos questions.
21:24Vous êtes bien
21:25sur BFM Politique.
21:26Notre invitée,
21:27c'est Sarah Knafo,
21:28eurodéputée reconquête.
21:29Merci d'être avec nous.
21:30On évoquait, évidemment,
21:31la situation
21:32de François Barriereau
21:32qui, très probablement,
21:33ne sera plus
21:34Premier ministre demain soir.
21:36Autre moment clé
21:36de cette semaine,
21:37c'est le 10 grand mouvement
21:39de mobilisation.
21:40En tout cas,
21:40un certain nombre
21:40d'organisations
21:41appellent à la mobilisation.
21:43La France Insoumise,
21:44notamment, dit
21:45« Bloquons tout
21:46le 10 septembre ».
21:47On voit ce matin
21:48dans les colonnes,
21:48notamment,
21:48de la Tribune dimanche
21:49qu'il y a presque
21:50un Français sur deux
21:51qui soutient ce mouvement.
21:5246% des Français
21:54soutiennent les mobilisations
21:56qui sont prévues
21:57le 10 septembre prochain.
21:59Est-ce que,
22:00Sarah Knafo,
22:01vous soutenez ce mouvement ?
22:02Est-ce que vous appelez
22:02à tout bloquer
22:03le 10 septembre ?
22:05Je pense que si on avait fait
22:06le même sondage
22:07en juillet,
22:08vous auriez eu 75%
22:09des Français
22:10qui soutenaient le mouvement.
22:11Mais les Français
22:11sont de plus en plus
22:12en train de comprendre
22:13que ce mouvement
22:14est en train d'être récupéré
22:15par l'extrême gauche.
22:17Initialement,
22:17c'était un mouvement
22:18qui partait un peu
22:19de la sphère
22:19Nicolas qui paye.
22:20Si vous voulez,
22:20on y reviendra.
22:21Nicolas qui paye,
22:22c'est ce sentiment
22:23que les actifs
22:23doivent toujours payer
22:24plus d'impôts
22:26pour financer
22:26notamment des gabegis
22:27que l'État dépense
22:29et gaspille sans compter.
22:31Et puis,
22:32de plus en plus,
22:32le mouvement a été récupéré
22:34par la gauche
22:34mélenchoniste,
22:35ultra-violente.
22:36Et donc,
22:37on est passé
22:37d'un mouvement
22:37qui demandait
22:38globalement
22:39moins d'impôts
22:40et moins de dépenses
22:41à un mouvement...
22:42Rappelons-le juste,
22:43c'est un slogan
22:43qui est beaucoup repris
22:44par les sphères,
22:45des sphères à droite,
22:46à droite et extrême droite.
22:47Donc voilà,
22:47c'est connoté aussi.
22:48Je ne sais pas
22:48ce que ça veut dire,
22:49mais à droite,
22:49oui, bien sûr,
22:50vous avez raison.
22:51Donc,
22:51un mouvement
22:51qui partait
22:52de la base des actifs
22:53et qui est défendu
22:54plutôt par des gens de droite,
22:55ça,
22:56vous avez raison,
22:57et qui a été récupéré.
22:58Donc,
22:58on partait d'un mouvement
22:59qui demandait
22:59moins de dépenses
23:00et moins d'impôts
23:01à un mouvement
23:01qui maintenant demande
23:03plus d'aides sociales,
23:05plus de dépenses,
23:05tout bloqué.
23:06Vous entendrez
23:07vraiment rarement
23:08des gens de bon sens,
23:09des gens qui respectent
23:11les forces économiques du pays
23:12appelés à tout bloquer
23:14parce qu'en réalité,
23:14quand on appelle
23:15à tout bloquer,
23:16on bloque les travailleurs,
23:17on bloque les salariés,
23:18on bloque les gens
23:18qui se réveillent
23:19pour aller travailler.
23:20Ce mouvement,
23:21je pense que ce qu'on peut prévoir,
23:23c'est qu'il va être
23:23extrêmement violent.
23:24Vous avez entendu comme moi,
23:25Jean-Luc Mélenchon hier,
23:26très inquiétant,
23:27il appelle carrément
23:27à en découdre.
23:28Donc là,
23:29il faut que ce soit
23:29le plus violent possible
23:31et je pense que
23:31s'il y a encore
23:32un Français sur deux
23:33qui soutient,
23:34c'est parce que les Français
23:34veulent affaiblir
23:35le président de la République.
23:37Mais c'est de moins en moins
23:38populaire chez la France
23:39du travail,
23:40comme on pourrait dire,
23:41parce que les Français
23:43comprennent que maintenant,
23:44ça devient un mouvement
23:44d'ultra-gauche.
23:45Donc vous ne soutenez pas
23:46ce mouvement ?
23:46Non, pas du tout.
23:47Et ça rappelle d'ailleurs
23:47ce qu'ils ont fait
23:48avec les Gilets jaunes
23:49que je soutenais
23:50et qui est passé
23:51d'un mouvement
23:52de la France
23:52qui se réveillait,
23:53de la France des ronds-points
23:54comme on a pu dire ou lire,
23:56à une France
23:56des Black Blocs
23:58qui voulait tout casser,
23:59qui voulait en découdre,
24:00qui cassait
24:01à l'arc de triomphe
24:03et qui n'était plus du tout
24:04cette France des Gilets jaunes
24:06qui se battait
24:07pour sa dignité,
24:08pour son niveau de vie.
24:09Vous pensez que la France
24:10aujourd'hui est mûre
24:11néanmoins pour
24:12de grands mouvements sociaux ?
24:14Alors si ce n'est celui-ci
24:15du 10 septembre,
24:16est-ce qu'il y a
24:16les ferments d'une colère
24:18qui pourrait se manifester
24:19par un retour,
24:21alors peut-être pas
24:21des Gilets jaunes,
24:22mais des manifestations,
24:23des blocages, des grèves ?
24:24Ça oui, très clairement.
24:25Je pense qu'il y a
24:25une très grande colère
24:26dans le pays,
24:27un très grand désarroi
24:29devant le niveau
24:30de la classe politique,
24:31devant l'absence de solutions.
24:33Mais colère ou lassitude
24:34qui fait que finalement
24:35les gens déplorent,
24:37mais chez eux,
24:37sans aller dans la rue ?
24:38C'est toujours difficile
24:40dans l'histoire
24:41de dire comment
24:42ça va se matérialiser
24:43ce grand mécontentement.
24:45Personne ne peut
24:46prévoir en avance,
24:47personne ne peut fixer
24:47à l'avance la date
24:49d'une révolution,
24:50d'un soulèvement, etc.
24:51Ce qui est clair,
24:52c'est que les Français
24:53sont mécontents
24:54de ce qu'ils voient,
24:55qu'ils sentent bien
24:56qu'on pourrait faire
24:57beaucoup mieux,
24:58qu'ils sentent bien
24:58que les gens qui sont
24:59au pouvoir aujourd'hui
25:00ou dans la classe politique
25:01ne leur apportent pas
25:02de réponse,
25:03n'ont pas de solution.
25:04Donc je ne peux pas vous dire
25:05comment ça va se matérialiser,
25:06je n'ai pas de boule de cristal,
25:07mais ce qui est clair,
25:08c'est que oui,
25:08il y a un ras-le-bol total
25:10dans le pays,
25:10un ras-le-bol fiscal notamment.
25:12Un ras-le-bol fiscal.
25:13Un ras-le-bol fiscal
25:14et une grande lucidité,
25:15notamment sur les questions
25:16régaliennes.
25:17Oui, sauf que
25:18sur les questions régaliennes.
25:20Notamment sur les questions régaliennes
25:21et quand je vois la différence
25:23avec par exemple
25:23la campagne qu'on a menée
25:24en 2022,
25:25où certains sujets
25:26paraissaient encore
25:27un peu sulfureux,
25:28qui pouvaient ne pas faire
25:29consensus partout,
25:30je suis très frappée.
25:31Les sujets de l'immigration,
25:33quand on a parlé
25:33du grand remplacement,
25:34aujourd'hui,
25:35je remarque que
25:35tous ces sujets
25:36deviennent de plus en plus
25:37consensuels.
25:38Il rigue toute la société,
25:39plus seulement la droite
25:41ou la droite la plus dure,
25:42mais également au centre,
25:44également même à gauche.
25:45Quand vous voyez par exemple,
25:46on va peut-être parler
25:47des économies
25:48et du fait de réserver
25:49les aides sociales
25:49aux nationaux français,
25:51c'est une proposition
25:52qui obtient une majorité
25:53même à gauche,
25:54même chez les électeurs
25:55de gauche.
25:56Donc,
25:56une grande lucidité des Français
25:57et des sujets
25:58de plus en plus consensuels.
25:59On voit dans les études
26:00d'opinion,
26:01notamment celle évoquée
26:02par Guillaume
26:02qui a été publiée
26:04dans la tribune dimanche,
26:05que le premier sujet
26:06de préoccupation
26:07des Français,
26:08ça reste le pouvoir d'achat.
26:09Comment est-ce que
26:09vous les expliquez
26:10qu'ils mettent ce sujet
26:13bien devant les autres,
26:14y compris les sujets
26:16liés à...
26:17Et c'est le sujet
26:18dont je viens de vous parler,
26:19puisque quand je vous parle
26:20de plan d'économie,
26:21quand je vous dis
26:21que l'État doit dépenser moins
26:22pour arrêter de taxer les gens,
26:24on parle précisément
26:25de pouvoir d'achat.
26:26Le problème,
26:27c'est que peut-être
26:27que vous ne l'entendez pas
26:28parce que toute la classe politique,
26:30quand elle parle
26:30de pouvoir d'achat,
26:31elle ne parle que de chèques,
26:32que de subventions.
26:33On va faire un chèque
26:34vacances par-ci,
26:35on va faire un chèque
26:36Noël par-là,
26:36un chèque rentrée scolaire par-ci
26:38et elle pense
26:38qu'elle va résoudre
26:39la question du pouvoir d'achat.
26:40C'est tout le contraire.
26:41Quand on prend de l'argent
26:42aux Français,
26:42ce qu'il faut comprendre,
26:43c'est qu'en réalité,
26:44on ne leur en rend
26:45jamais la totalité.
26:46Il faut payer énormément
26:48de coûts administratifs derrière
26:49pour contrôler
26:50qui a le droit,
26:51pour contrôler la fraude,
26:52pour le distribuer.
26:53Donc, on ne leur rend
26:53jamais leur argent.
26:54La meilleure manière
26:55de respecter,
26:56de protéger le pouvoir
26:58d'achat des Français
26:58et de respecter
26:59leur niveau de vie,
27:00c'est d'arrêter
27:00de leur prendre leur argent.
27:02Et pour arrêter
27:02de leur prendre leur argent,
27:03il n'y a pas mille solutions,
27:04il y en a une seule,
27:05arrêter de dépenser à tout va.
27:07Sarah Knafo,
27:08on va rentrer dans le détail
27:09justement des mesures
27:09que vous proposez.
27:10Juste un mot encore
27:10sur ce 10 septembre,
27:12vous avez employé
27:12le terme de Black Bloc.
27:13Pour vous,
27:14le 10 septembre,
27:14c'est le mouvement
27:15des Black Bloc ?
27:16Ah oui,
27:16je pense qu'on va être
27:17très frappés de voir ça.
27:18Quand j'ai entendu
27:19Jean-Luc Mélenchon hier,
27:20je me suis dit
27:21que pour eux,
27:21c'était déjà très clair.
27:22Ils appellent à ça.
27:24Ils appellent à l'insurrection.
27:25On le sait d'ailleurs,
27:25c'est un mouvement révolutionnaire.
27:26La France Insoumise,
27:27ils le disent,
27:28ils en sont fiers.
27:28J'ai eu par exemple,
27:30cet été,
27:31un débat
27:32qui m'a opposé
27:32à Antoine Léoman.
27:33De la France Insoumise,
27:34député le France.
27:34De la France Insoumise
27:35et au cours duquel
27:36il m'a dit
27:37qu'il était robespierriste.
27:38Donc, ils l'admettent,
27:39ce sont des révolutionnaires.
27:41Robespierriste,
27:41ça veut dire que pour lui,
27:42la guillotine,
27:43c'est un outil normal.
27:43Il faut quand même concevoir.
27:45D'ailleurs,
27:45si je puis me permettre,
27:46je profite d'être à votre antenne
27:47pour le réinviter à débattre
27:48puisqu'une chaîne
27:49qui s'appelle Thinkerview
27:50nous a invités à débattre.
27:51J'ai évidemment dit oui
27:52et Antoine Léoman ne répond pas.
27:54Dans ce contexte
27:54de crise sociale,
27:55on le disait,
27:56et d'angoisse
27:56et cette mobilisation du 10,
27:58vous, c'est une sacrée potion
27:59que vous souhaitez administrer
28:00aux Français.
28:01On le disait,
28:01le plan du gouvernement,
28:02c'était 44 milliards d'euros d'économie.
28:05Vous,
28:05c'est 63 milliards d'euros d'économie.
28:08Première question,
28:08pourquoi ?
28:09Où est-ce qu'il y a
28:1020 milliards d'euros en plus ?
28:11Pourquoi un plan aussi important ?
28:14Vous dites en plus,
28:14mais je rappelle que les 40 milliards,
28:15il ne les a pas trouvés.
28:16D'abord, 63 milliards.
28:18Peut-être que là,
28:19ça va encore plus vous surprendre,
28:20mais ce n'est pas une sacrée potion,
28:21c'est juste un plan d'urgence.
28:23C'est le B.A.B.
28:24de ce qu'on devrait faire.
28:25Ce sont les mesures
28:25les plus faciles à mettre en œuvre.
28:27Il suffit d'une seule loi de finances,
28:28celle-ci par exemple.
28:29Ce sont les mesures,
28:30à mon sens,
28:30les plus consensuelles.
28:31J'ai des sondages à l'appui
28:32pour vous le dire.
28:33Et ce n'est même pas le quart
28:35de ce qu'on devrait faire
28:36pour réduire la dépense publique française.
28:38Alors, comment vous les faites, concrètement ?
28:39Alors, concrètement,
28:40on va y aller.
28:40D'abord, 63 milliards d'euros par an.
28:42Ce qu'il faut que les gens entendent,
28:44c'est que ça revient
28:44à arrêter de prendre
28:451 000 euros par an
28:46à chaque Français.
28:48Donc, c'est quand même
28:48une somme assez conséquente.
28:50Il faudra aller beaucoup plus loin.
28:52Il y a énormément de gabegies.
28:53Est-ce que chez vous,
28:54il n'y a aucune hausse d'impôts,
28:55hausse de taxes ?
28:56C'est uniquement des économies
28:57sur les dépenses de l'État ?
28:58Absolument.
28:59On est déjà le pays
29:00le plus taxé du monde.
29:02Donc, ce que les gens
29:02doivent bien entendre,
29:03c'est que la France
29:03n'a pas un problème de recettes.
29:05Elle a un problème de dépenses.
29:07Le problème,
29:07ce n'est pas le pas assez d'argent
29:09puisqu'on est déjà
29:10le peuple le plus taxé du monde
29:11qu'on fait entrer
29:121 300 milliards d'euros
29:13de prélèvements obligatoires
29:14dans nos caisses chaque année.
29:16Le problème,
29:17c'est le beaucoup trop de dépenses.
29:18Mais alors, concrètement,
29:19il faut veiller.
29:20Le problème de votre plan,
29:20vous le savez, Sarah Knafo,
29:21c'est que les chiffres
29:22que vous avancez
29:23sont comptés par énormément d'organismes.
29:26En rentrant sur le premier,
29:27par exemple,
29:28vous souhaitez réserver
29:29les prestations sociales
29:30non contributives aux Français
29:31et vous dites que ça fait
29:32une économie
29:33de 15 à 20 milliards d'euros
29:34pour l'État.
29:35Vous savez qu'il conteste ces chiffres.
29:37L'OCDE qui dit
29:38que c'est farfelu et biaisé.
29:41Où est-ce que l'OCDE dit ça ?
29:42En 2022.
29:43Vous avez l'accord ?
29:44Oui, en 2022,
29:46dans un rapport,
29:47il dit interprétation farfelue
29:48et biaisée de nos chiffres.
29:49J'aimerais bien le rapport.
29:50La caisse d'allocations familiales
29:51dit que c'est 9 milliards d'euros.
29:53Non, elle ne le dit pas
29:53à la caisse d'allocations familiales.
29:54Comment est-ce que vous avez travaillé
29:56pour aboutir à 15 à 20 milliards d'euros ?
29:58Sur ce chiffre,
29:58d'abord, vous remarquez
29:59que c'est un chiffre
30:01et d'ailleurs l'un des seuls
30:02sur lequel je donne une fourchette,
30:03une estimation,
30:04en disant de 15 à 20 milliards.
30:05Donc, vous sentez bien
30:06et vous avez raison
30:07que c'est un chiffre
30:08qu'on n'a pas à la virgule près.
30:09Sinon, je l'aurais mis à la virgule près.
30:11Quel est le problème ?
30:12C'est que l'administration
30:13refuse de l'établir.
30:14J'ai appelé ce matin même,
30:15sur Twitter,
30:16François Bayrou
30:17à nous donner avec précision ce chiffre.
30:19Qu'est-ce que vous lui demandez ?
30:20Je lui demande de nous donner
30:21avec précision le chiffre
30:23de ce que donne chaque année la France
30:25comme aide sociale non contributive
30:27à des étrangers.
30:29C'est un chiffre
30:29qui serait extrêmement facile à établir
30:31parce que la nationalité,
30:32c'est un critère objectif.
30:34On ne parle pas d'origine,
30:35encore moins d'ethnies,
30:36on parle juste de nationalité.
30:37C'est quand même la moindre des choses
30:38qu'une administration,
30:39lorsqu'elle distribue une prestation,
30:41par exemple le RSA,
30:42sache à quel individu
30:44elle la distribue
30:45et donc de quelle nationalité il est.
30:47Ça, on pourrait le savoir,
30:49mais l'administration refuse de le donner.
30:51C'est un secret,
30:52c'est un mystère.
30:52Il y a une omerta.
30:53Je me souviens qu'Éric Zemmour
30:54avait débattu avec Bruno Le Maire
30:55sur le sujet en 2022
30:57qui lui aussi avait dit
30:58« Ah, mais vous ne donnez qu'une fourchette,
30:59vous ne donnez pas le vrai chiffre. »
31:01Et Éric Zemmour lui avait dit
31:01« Alors donnez-le nous,
31:02vous êtes ministre de l'économie. »
31:04Et Bruno Le Maire avait dit
31:04« J'ai un problème,
31:05c'est que mon administration
31:06ne l'établit pas. »
31:07Je pense que vous voyez,
31:09en tout cas,
31:09pourquoi est-ce que ce chiffre peut gêner.
31:11Mais ce que j'ai demandé
31:12à François Bayrou,
31:13c'est puisqu'il ne vous reste
31:14que quelques jours au pouvoir,
31:16donnez-le nous exactement.
31:17Sur les prestations ?
31:17Moi, la fourchette,
31:18j'en suis sûre.
31:18Je finis juste sur ça
31:19parce qu'on a parlé
31:20de la Caisse des allocations familiales.
31:21La fourchette, j'en suis sûre.
31:23Je sais avec certitude,
31:24et le calcul est robuste,
31:26que c'est entre 15 et 20 milliards.
31:27Mais c'est quand même
31:28une grande incertitude.
31:295 milliards de différence,
31:30c'est colossal.
31:31Moi, j'aimerais bien savoir
31:32si c'est 18, si c'est 17.
31:34Je sais que c'est plus que 15, pardon.
31:35Je sais que c'est plus que 15
31:36parce que la Caisse des allocations familiales,
31:38la CNAF,
31:39a répondu au Figaro en 2022,
31:42donc j'ai les sources,
31:43j'ai toutes les sources devant moi,
31:44qu'il y avait,
31:45dans toutes les aides sociales
31:46qui sont distribuées,
31:47plus de 100 milliards d'euros par an.
31:48Ça, c'est la totalité
31:49des aides sociales distribuées
31:50à tout le monde,
31:51français et étrangers,
31:52qu'il y avait 13% d'étrangers.
31:54Donc là, on sait avec certitude
31:55que c'est déjà plus de 14 milliards.
31:57Sur les prestations sociales
31:59non contributives,
32:00parce que ça pose la question aussi
32:00de l'applicabilité
32:01de ce que vous proposez,
32:02si on met les chiffres de côté,
32:04les Républicains qui ont déposé
32:06un référendum d'initiative populaire
32:08l'année dernière sur le même sujet
32:09en conditionnant à 5 ans
32:10de vie sur le territoire français
32:12les prestations sociales
32:13non contributives,
32:14ce sont fait retoquer
32:16par le Conseil constitutionnel.
32:18Donc si vous étiez au pouvoir,
32:19est-ce que vous pourriez
32:20tout simplement appliquer
32:21certaines parties,
32:23certains points entiers
32:24de votre programme ?
32:24Est-ce que vous êtes capable
32:25de me dire d'où vient cette règle
32:27qui a valu que le Conseil constitutionnel
32:29ait censuré cette proposition ?
32:31Est-ce que vous savez
32:31d'où elle vient ?
32:32Elle provient du bloc
32:34de constitutionnalité ?
32:36Est-ce que c'est écrit
32:37quelque part dans la constitution
32:38par exemple ?
32:39Non.
32:41Non, ça n'est pas écrit
32:42dans la constitution.
32:43Est-ce que vous savez
32:43quand, pour la première fois,
32:45le Conseil constitutionnel
32:46a dit qu'on était obligé
32:48de verser des aides sociales,
32:50y compris aux étrangers ?
32:51Allez-y, dites-moi la réponse.
32:52En 1991,
32:54c'était Michel Rocard,
32:55donc la gauche,
32:55qui voulait réserver le RMI
32:57aux citoyens français et européens.
32:59Et le Conseil constitutionnel
33:00a censuré la gauche.
33:02Donc, même les socialistes
33:03de l'époque
33:04étaient moins bien pensants
33:06que tout le monde aujourd'hui
33:07qui vient nous dire
33:08que ce serait impossible.
33:09Et c'est le Conseil constitutionnel
33:10qui, en 1991,
33:12s'est reposé
33:13sur le préambule
33:14de la constitution de 1946.
33:16Il faut que les gens entendent
33:16à quel point
33:17ils vont chercher loin
33:18des principes.
33:19très très loin
33:20dans un texte
33:21qui datait de 1946
33:21qui ne voulait pas du tout dire ça.
33:23Pardon, c'est essentiel.
33:24Et qui disait donc
33:25vous êtes obligés
33:26de les verser aussi aux étrangers.
33:27Et là, il faut dire
33:28aux gens qui nous écoutent
33:29que si on s'arrête à ça,
33:30que si on s'arrête à ça,
33:31alors il faut leur dire
33:32que la démocratie n'existe plus.
33:34Ça signifie qu'il faut dire
33:35aux Français aussi
33:35que puisque le Conseil constitutionnel
33:37l'a décidé,
33:38ils seront obligés
33:39pour le restant de leur jour
33:40de marier des OQTF
33:41devant le maire.
33:42Donc des gens
33:42qui mériteraient d'être expulsés.
33:43Il y a une volonté
33:44de modifier...
33:44Il faut leur dire absolument.
33:46Et donc,
33:47ce que ça signifie,
33:48c'est que si on est vraiment démocrate,
33:50il faut au contraire
33:51laisser aux Français
33:52la possibilité
33:53d'aller à l'encontre
33:54de ces décisions récentes
33:56du Conseil constitutionnel
33:57qui lui ont lié les mains
33:58contre sa volonté.
33:59Cette mesure que je défends,
34:01elle est défendue
34:01par 71% des Français.
34:03Parmi les mesures
34:03que vous préconisez,
34:05il y a notamment
34:05la suppression de l'AME,
34:06l'aide médicale d'État
34:08pour les personnes
34:09en situation irrégulière en France.
34:11Cette semaine,
34:11François Bayrou,
34:12en tout cas,
34:12a quand même fait un geste
34:13puisqu'il a confirmé
34:14que la liste des soins
34:15pris en charge
34:15allait être revue à la baisse.
34:16Par exemple,
34:17la belle néothérapie,
34:18ce sera terminé.
34:19Et là,
34:19les Français apprennent
34:20qu'ils avaient le droit
34:21à la belle néothérapie.
34:22Chacun apprend des choses
34:23tellement...
34:23Est-ce que vous accordez
34:24quand même ce crédit
34:25au premier ?
34:25Vous vous dites,
34:25bon, quand même,
34:26ça va dans notre sens.
34:27Au moins,
34:27il y a des choses
34:28qui sont faites
34:28pour réduire l'AME.
34:29Ça va dans la logique budgétaire
34:30que vous prenez.
34:31Tout à fait.
34:32D'ailleurs,
34:32ça répond à ce que je disais
34:33tout à l'heure
34:34quand je vous disais,
34:34en 2022,
34:35on disait des choses,
34:36elles avaient l'air
34:36scandaleuses,
34:37sulfureuses.
34:38Aujourd'hui,
34:38même le plus centriste
34:39des centristes du monde,
34:41François Bayrou,
34:42dit qu'on avait raison
34:43et que oui,
34:43l'AME pose problème.
34:44Il n'est pas du tout
34:44pour la suppression
34:45comme vous
34:46de l'aide médicale d'État.
34:47Mais je pense que vous reconnaîtrez
34:48qu'on a fait
34:49un grand bout de chemin.
34:51Je ne vais pas vous dire
34:51que je deviens bayrouiste
34:52et que je vais adhérer au Modem.
34:54Il y a un bout de chemin
34:55qui s'est fait.
34:56Je me souviens d'une vidéo
34:56de lui en 2023
34:57qui disait que c'était scandaleux
34:59de juste parler de l'AME
35:00et qui aujourd'hui nous dit
35:02finalement,
35:02oui, il faut le restreindre,
35:03c'est vrai que c'est un scandale
35:04et que les Français
35:04ne comprennent pas.
35:05Bien sûr que c'est un scandale.
35:07Bien sûr que c'est un appel d'air
35:08à l'immigration
35:09et bien sûr qu'on pourrait
35:10économiser 1,3 milliard.
35:12Mais ce n'est pas la piste
35:12la plus importante.
35:13Supprimer les subventions
35:14aux associations politisées,
35:15vous dites dans votre programme,
35:16aussi 1 à 2 milliards d'euros.
35:17C'est quoi les associations politisées ?
35:18Les associations politisées,
35:19donc on pourrait utiliser
35:20la méthode du faisceau d'indices
35:21du Conseil d'État
35:22qui permet de dire
35:23voici quelques critères
35:25qui permettent de dire
35:26qu'une association est politisée.
35:27Est-ce que vous pouvez
35:27nous en citer, par exemple ?
35:28Bien sûr.
35:28Je vous donne un exemple.
35:29Attaquer en permanence
35:30les décisions de l'État.
35:31Donc si on prend des associations,
35:33par exemple,
35:33qui aident les migrants,
35:34la Cour des comptes évalue
35:36à 1 milliard d'euros par an
35:37les subventions données
35:38à ces associations,
35:39elles passent leur temps
35:40à attaquer l'État.
35:41Elles ont droit.
35:42Elles ont droit.
35:43Une association peut tout à fait
35:44attaquer l'État.
35:45C'est dans les lois, etc.
35:46La CIMAD, on pourrait en...
35:47Ça vous supprimez ?
35:48Les subventions,
35:49pas les associations,
35:50elles ont le droit
35:55mais c'est quand même aberrant
35:56qu'avec l'impôt des Français,
35:58on vienne financer
35:59des associations
35:59qui ensuite vont se retourner
36:01contre l'intérêt général
36:02pour venir attaquer l'État
36:04devant les tribunaux administratifs.
36:05Donc ça, je dis seulement,
36:06si elles veulent continuer,
36:07qu'elles continuent,
36:08mais avec leur argent,
36:09l'argent de leur don,
36:10et manifestement,
36:11puisque si c'était si décrié,
36:14il y aurait beaucoup de gens
36:15pour leur donner de l'argent,
36:16elles vivront de leur don
36:17et pas de la solidarité nationale
36:19alors qu'elles vont à l'encontre
36:20de ce que souhaitent les Français.
36:21Vous voulez supprimer
36:21toutes les agences aussi,
36:22une bonne partie en tout cas
36:23des organismes indépendants ?
36:24Vous êtes gentil,
36:25j'en ai cité que trois,
36:26donc c'est vraiment pas
36:27pour l'instant énorme.
36:28Je vous l'ai dit,
36:28c'est un plan d'urgence.
36:29Il faudrait aller
36:30beaucoup plus loin.
36:31Pour l'instant,
36:31j'ai ciblé celle
36:32qui m'apparaissait
36:33le plus consensuel
36:34à supprimer
36:34et qui représente
36:35beaucoup d'argent,
36:36l'ADEME, l'ANA,
36:38France Travail.
36:39Donc pour l'ANA,
36:40par exemple.
36:40France Travail,
36:41la NPE, c'est fini ?
36:43Ah bah, alors si vous voulez,
36:44on peut dire ça.
36:45C'est un grand sujet
36:46d'intérêt pour moi.
36:47D'ailleurs, Thibaut Guilu,
36:48à qui j'avais également
36:49proposé de débattre,
36:50a toujours refusé de débattre
36:51alors qu'il avait fait
36:52le plan com le plus rodé
36:53de France.
36:53En tout cas,
36:54ça vous supprimait.
36:54Oui, tout à fait.
36:56France Travail,
36:56ce qu'il faut comprendre,
36:57c'est qu'il y a 54 000 personnes
36:59qui travaillent chez France Travail
37:00et qui,
37:02pour la majorité d'entre eux,
37:03donc plus de 22 000,
37:04ont pour objectif
37:05de retrouver un emploi
37:07à des gens
37:08qui ont perdu leur emploi,
37:09à des chômeurs.
37:10Quand vous regardez
37:10le taux de succès
37:11de ces gens,
37:12il est de seulement 12 %.
37:13Donc chaque année,
37:14il n'y a que 12 % des chômeurs
37:16qui parviennent
37:16à retrouver un emploi
37:17grâce à France Travail.
37:18Chiffre de l'INSEE en 2017.
37:20Ça veut dire,
37:21vous imaginez
37:22le taux d'échec énorme
37:24de cette institution
37:25à une R
37:26où quand on demande aux gens
37:27comment vous avez retrouvé
37:27un emploi,
37:28ils vous répondent
37:29grâce à des proches,
37:30grâce à des agences d'intérim,
37:31grâce à LinkedIn.
37:32Quand vous comparez,
37:33LinkedIn,
37:34c'est 16 000 personnes
37:35dans le monde entier.
37:36France Travail,
37:36c'est 54 000 qu'en France.
37:38Sarah Knafow,
37:38c'est devenu obsolète.
37:39Vous nous avez dit
37:39que vous voulez réduire l'immigration.
37:44La situation économique,
37:45c'est une solution.
37:46Le Haut-Commissariat au plan,
37:47puisque cette année
37:48a été quand même
37:49très particulière,
37:50puisque pour la première fois
37:51depuis la Seconde Guerre mondiale,
37:52il y a eu plus d'essais
37:54que de naissances.
37:55Ça ne vous aura pas échappé.
37:56Et c'est là
37:56où le Haut-Commissariat au plan
37:57nous explique
37:58que la France gagnerait
38:00à se doter
38:02d'une stratégie
38:03d'immigration de travail.
38:05Comment est-ce que
38:06vous l'interprétez ?
38:07Est-ce que vous y voyez là
38:08le grand placement
38:09qui est un terme très connoté ?
38:10Mais est-ce que vous y voyez là
38:11cette main-là ?
38:14Comment est-ce qu'on
38:14résorbe ce problème
38:17de la natalité,
38:18du taux de natalité ?
38:18En tout cas,
38:18vous en pensez de ça ?
38:19Ce n'est pas la solution,
38:20l'immigration ?
38:20Alors, en 2022,
38:22on nous disait
38:22que le grand remplacement,
38:23c'était une théorie
38:23complotiste d'extrême droite.
38:25Maintenant,
38:25on nous le propose carrément
38:26comme mesure de politique publique.
38:28Donc, puisque les enfants
38:29ne font pas assez de français,
38:30il faut désimmigrer.
38:31C'est ahurissant
38:32qu'on puisse écrire ça
38:33dans un rapport officiel
38:34transmis à une institution.
38:36Je trouve ça ahurissant.
38:36Ce n'est pas la première fois
38:37que l'immigration
38:38est évoquée
38:39comme une solution
38:39à la baisse de la natalité
38:41qui est manifeste
38:41dans la plupart des pays européens.
38:43Que ce soit dans un rapport officiel
38:44me sidère
38:45et je pense sidérera des Français.
38:46Mais c'est un fait,
38:47Sarah Knafo,
38:48qu'on a un problème
38:49simplement pour financer plus tard
38:50la retraite de nos...
38:51On a un problème.
38:52J'allais y venir.
38:53J'allais y venir.
38:54On a un problème démographique majeur.
38:56Il y a ce qu'on peut appeler
38:57un univers démographique
38:58dans tout le monde occidental.
39:00En 2022,
39:01je crois pouvoir dire
39:02qu'on était le seul parti politique
39:03reconquête
39:04à avoir un programme
39:05de natalité,
39:06une vraie politique de natalité.
39:07On va proposer très concrètement.
39:08Marine Le Pen aussi.
39:09On va y venir.
39:10Proposer pour le troisième enfant
39:1110 000 euros, etc.
39:12Plusieurs mesures pour la natalité.
39:14J'en ai pas souvenir
39:15mais on va y venir.
39:17Donc sur les propositions.
39:18Il y a un univers démographique partout.
39:20Je pense,
39:20pour répondre d'abord,
39:21que l'immigration
39:22est tout sauf la solution.
39:24Premièrement,
39:25parce que évidemment
39:25c'est la solution
39:26la plus impopulaire de toutes.
39:2861% des Français
39:29considèrent qu'il y a aujourd'hui
39:30déjà trop d'immigrés
39:31dans notre pays.
39:32Donc on ne va pas leur dire
39:33rajoutons-en
39:34parce que vous ne faites pas
39:35assez d'enfants.
39:36Deuxième chose,
39:37je pense que le remède
39:37serait pire que le mal
39:38parce que l'immigration
39:39est un facteur aggravant
39:41dans la dénatalité
39:42notamment parce que
39:43de très nombreuses familles
39:44préfèrent quitter leur ville,
39:46quitter même notre pays
39:48pour aller fonder
39:49une famille ailleurs
39:49à cause des effets négatifs
39:51de l'immigration en France
39:52parce qu'on sait aussi
39:53qu'elle fait porter
39:54maintenant ces documentés,
39:56établis,
39:56qu'elle fait porter
39:57un point important
39:58sur les finances publiques
39:59et que par conséquent
40:00elle grève encore
40:01des ressources
40:01pour les familles françaises
40:03qui est aussi
40:03un facteur dissuasif.
40:05Je pense que les causes
40:06de la dénatalité
40:06sont très profondes,
40:07civilisationnelles,
40:08qu'elles remontent à loin.
40:09Si on regarde les pays
40:10qui sont le plus touchés,
40:11on peut citer le Japon
40:12et l'Allemagne,
40:13on peut comprendre
40:14quand on regarde
40:15l'histoire
40:15de la dernière guerre mondiale,
40:17pourquoi ces peuples
40:17ont été brisés
40:18dans leur désir
40:20d'exister,
40:21de continuer de vivre,
40:22etc.
40:22et donc il y a des facteurs
40:23qui sont extrêmement profonds
40:24qui font qu'au Japon
40:26comme en Allemagne,
40:27il n'y a plus cette volonté
40:28de vivre,
40:29ça n'a plus existé,
40:30donc des peuples vieillissants.
40:31En France,
40:32on s'en est sorti longtemps,
40:33on a eu le baby boom
40:34et puis après,
40:35ça a décliné
40:36comme tout le reste.
40:37Si on regarde en Occident,
40:38il y a un pays
40:38qui s'en sort aujourd'hui,
40:39c'est Israël,
40:39donc c'est le pays
40:40qui a le taux de reproduction
40:42et de fécondité
40:43le plus élevé,
40:44peut-être parce qu'une politique
40:45nataliste très lisible
40:46et très claire
40:47et une forme de patriotisme
40:48démographique
40:49qui explique qu'ils font
40:50beaucoup d'enfants.
40:51Alors comment renouer
40:51avec ça chez nous ?
40:54On ne peut pas forcer les gens
40:55à faire des enfants.
40:55On ne peut pas forcer les gens,
40:56vous avez entièrement raison.
40:57Un, on ne peut pas forcer
40:58les gens à faire des enfants.
40:59Deux, on ne fait pas des enfants
41:00parce que l'État a sorti
41:01le carnet de chèque.
41:01On fait comment alors ?
41:02Ça, c'est tout à fait juste.
41:03On peut jouer sur un delta.
41:05Vous avez le désir d'enfant,
41:06donc c'est à peu près 2,5,
41:08qui est supérieur
41:08au taux de fécondité réel
41:10qui est 1,6.
41:11Dans ce delta,
41:12ça veut dire que les Français
41:13aimeraient faire des enfants
41:14et qu'ils ne les font pas.
41:15Et là, il y a des causes
41:16matérielles très claires.
41:18Typiquement, pour une femme,
41:19c'est anormal de se dire
41:20qu'elle doit travailler
41:21pour avoir les moyens
41:23de payer la garde
41:23de ses enfants.
41:24Donc là, on voit bien
41:25qu'il y a des sujets de garde
41:26qui sont majeurs,
41:27notamment de places en crèche.
41:28On manque de places en crèche
41:29quasiment partout.
41:31Là, il y a un sujet
41:31d'attractivité de ses métiers
41:32et de création
41:33de ses places en crèche.
41:35On voit qu'il y a aussi
41:36un sujet matériel et financier,
41:37c'est-à-dire les gens
41:38ont l'impression
41:38qu'ils n'auront pas assez d'argent
41:40pour subvenir aux besoins.
41:41Donc, il y a aussi
41:41une question de chèque.
41:42Vous disiez,
41:42c'est pas en donnant d'échec.
41:43Mais ce n'est pas d'échec.
41:44Je vous ai répondu tout à l'heure.
41:45Le pouvoir d'achat,
41:46en gros,
41:47l'argent que vous avez,
41:49votre pouvoir d'achat,
41:50ce n'est pas l'argent
41:50que l'État vous donne,
41:51c'est l'argent
41:52qu'il ne vous prend pas.
41:53Une fois qu'on a compris
41:54cette phrase,
41:54on comprend dans quelle direction
41:55il faut aller.
41:56Il faut impérativement
41:57baisser les impôts des Français.
41:59Il faut la plus grande
41:59baisse d'impôts
42:00que notre pays
42:01n'ait jamais connue
42:02parce qu'on est monté trop haut.
42:03On est le peuple
42:04le plus taxé du monde.
42:05Donc, il faudra baisser
42:06les dépenses
42:06de manière considérable,
42:08de manière spectaculaire
42:09pour pouvoir arrêter
42:10de prendre de l'argent
42:11aux Français.
42:12Je vous ai dit tout à l'heure,
42:1363 milliards d'économies,
42:14ça fait environ
42:151000 euros
42:16par Français et par an
42:17qu'on arrêtera
42:18de leur prendre.
42:19Cette semaine a été marquée
42:20par une actualité internationale
42:21extrêmement forte aussi.
42:22Le chef de l'État
42:23a réuni la coalition
42:24des volontaires à l'Élysée.
42:25Il a annoncé
42:26que 26 pays étaient prêts
42:27à envoyer des troupes
42:28en Ukraine
42:29pour garantir
42:30un cessez-le-feu.
42:32Vladimir Poutine
42:32a répondu que
42:33toute force occidentale
42:34sur place serait,
42:35je cite,
42:35une cible légitime.
42:37Vous êtes plutôt Poutine
42:37ou Macron dans cette histoire ?
42:39Évidemment,
42:40plutôt pour la France,
42:41toujours.
42:41Ça, c'est d'abord
42:42le B à bas.
42:43Ensuite, la guerre,
42:44c'est la guerre.
42:45Donc, quand on envoie
42:46des troupes sur un territoire,
42:48ça veut dire qu'on accepte
42:49de cibler une puissance adverse.
42:51Donc, on prend quelqu'un
42:51pour cible,
42:52on accepte d'être pris pour cible.
42:53Vous êtes favorable
42:54à ce qu'on envoie
42:54des soldats français
42:55pour maintenir la paix
42:56s'il y a un accord
42:56qui est trouvé ou pas ?
42:56Personnellement,
42:57je ne le suis pas.
42:58Je crois qu'on met
42:58de l'huile sur le feu
42:59à un moment où,
43:00paradoxalement,
43:01Emmanuel Macron
43:02apparaît plus vat en guerre
43:03que Zelensky lui-même.
43:05Je crois qu'il y a
43:06un grand paradoxe
43:07en ce moment.
43:08J'avais été invité récemment
43:09au ministère des Armées
43:10pour nous faire un point
43:11sur la situation ukrainienne.
43:12Et ce que j'en avais retenu,
43:13sans dévoiler
43:14de données secrets défenses
43:16ni quoi que ce soit,
43:16évidemment,
43:17ce que j'en avais retenu,
43:18c'est que l'urgence
43:19pour l'Ukraine,
43:20c'était de négocier maintenant.
43:21Que chaque jour qui passait,
43:23au contraire,
43:24affaiblissait la position ukrainienne
43:26parce que la Russie,
43:27vous avez vu aujourd'hui
43:28les attaques
43:29d'une extrême violence.
43:30Le siège gouvernemental
43:31qui a été touché.
43:32Que chaque jour qui passait,
43:33la Russie prenait avantage
43:34et qu'elle serait
43:35de moins en moins prête
43:36à négocier.
43:37Et que donc,
43:38le paradoxe,
43:38c'est qu'alors que les Européens
43:39avaient vu d'un très mauvais oeil
43:41l'intercession de Donald Trump,
43:43il fallait en profiter maintenant
43:44pour dire à la Russie
43:46« négocions maintenant ».
43:47Et d'ailleurs,
43:48on pouvait regretter
43:48qu'à ce moment-là,
43:49ce soit les Russes
43:50qui aient quitté la table
43:51des négociations
43:51en se disant
43:52« on est en train de gagner,
43:53on prend notre gain,
43:53on continue ».
43:54Donc aujourd'hui,
43:55dire que ce serait finalement
43:56nous qui serions plus
43:58vattes en guerre,
43:58je pense que c'est
43:59un très mauvais service
44:00à rendre à l'Ukraine
44:01et à l'Europe en général.
44:02Merci beaucoup Sarah Knafo
44:03d'avoir été notre invitée.
44:04Merci Amandine.
44:04Merci Jules.
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