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  • il y a 4 mois

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00:00Chers auditeurs, c'est à vous la parole, 01, 90, 20, 11h, 13h, pour commenter l'actualité.
00:06Et notre question du samedi matin, la liberté d'expression est-elle menacée ?
00:11Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'évidemment, il y a ces attaques qui se multiplient contre ces news.
00:17Alors, et Europe 1, on en a évidemment l'habitude, c'est devenu malheureusement la norme.
00:22Ce qui est plus surprenant, c'est quand ça vient des plus hautes institutions des médias.
00:26Et je pense évidemment à Delphine Ernotte, qui a violemment attaqué le groupe en expliquant que Europe 1 et CNews étaient des chaînes et des radios d'extrême droite.
00:38Qu'il y avait un projet en quelque sorte politique, une déclaration qui a fait réagir au sein même de la maison de France Télévisions.
00:46Il y a un certain malaise, on y reviendra dans un instant.
00:48Et j'ai besoin de savoir ce que vous, vous en pensez, chers auditeurs, et ce que vous considérez.
00:52Et bien que finalement, c'est un système médiatique qui est finalement en train de vaciller.
00:59Et parce qu'il vacille, il s'en prend aux messagers plutôt qu'aux messages.
01:05J'aurais aimé que Delphine Ernotte nous explique à quel point il y a neutralité, pluralité dans le service public,
01:11plutôt que de s'en prendre à CNews et à Europe 1.
01:14Et nous sommes en direct avec Joshua Auchard, sénateur Rassemblement National du Nord.
01:21Monsieur le sénateur, bonjour.
01:22Si vous êtes en direct avec nous, c'est parce que vous avez interpellé, à travers une lettre ouverte,
01:28le directeur de l'ARCOM, Martin H. Dary,
01:32et vous demandez la démission de Mme Ernotte.
01:36Pourquoi vous demandez la démission de Mme Ernotte, monsieur le sénateur ?
01:40Oui, bonjour.
01:41J'ai effectivement interpellé le président de l'ARCOM pour demander la démission de Mme Ernotte,
01:45puisque ses propos sont véritablement inacceptables, sont hypocrites.
01:49En fait, elle qui réclame à longueur de temps, à longueur de journée, de la pluralité, de la neutralité dans les chaînes de télévision,
01:55dans les instances de radio, se met à critiquer une chaîne de télévision ouvertement,
02:01en la qualifiant d'extrême droite, et vous l'avez dit à vous-même,
02:03en s'en prenant plutôt aux messagers plutôt qu'aux messages, et c'est d'ailleurs la véritable problématique.
02:07En faisant ça, elle met des cibles dans les dos des journalistes de CNews,
02:11mais d'autres, comme Frontier, par exemple, sur les manifestations qui se déroulent.
02:14Je crois savoir, vous me corrigez si je ne me trompe,
02:16que les journalistes de CNews ont déjà été agressés sur des manifestations
02:20et sont maintenant obligés de se doter un service de sécurité.
02:23Elle ne fait qu'aggraver cette situation, mettant une véritable cible dans leur dos
02:27sur les manifestations qui sont majoritairement tenues, elles, par l'extrême gauche.
02:30Alors, pour être totalement transparent, oui, il y a un service de sécurité
02:33lorsqu'il y a des manifestations à risque concernant les journalistes de CNews,
02:38mais je sais que c'est le cas aussi pour les journalistes d'LCI,
02:41les journalistes de France Télévisions certainement également,
02:44les journalistes de BFM, et j'apporte évidemment tout mon soutien
02:48aux journalistes qui tentent de faire leur boulot sur le terrain,
02:51mais il y a un climat, un climat évidemment,
02:54où au lieu de se défendre, de se protéger, de se soutenir,
02:59il y a ces attaques sur le terrain de la morale.
03:05Monsieur le sénateur, est-ce que le président de l'ARCOM vous a répondu ?
03:11Non, le président de l'ARCOM ne m'a pas encore répondu,
03:13le courrier vient de partir.
03:15Je sais qu'il y a des auditions en cours également au Sénat,
03:19et je solliciterai mes collègues pour qu'ils soient interrogés sur ce sujet-là.
03:22Et dès que j'aurai bien sûr une réponse, je la communiquerai.
03:25Vous dites dans votre lettre, dans ces conditions,
03:27Mme Ernot a perdu toute légitimité pour continuer à exercer ses fonctions.
03:32Elle doit présenter sa démission,
03:33et si celle-ci ne souhaite pas démissionner compte tenu de ses prises de position,
03:37je vous demande solennellement, vous adressez au président de l'ARCOM,
03:40de la révoquer en mettant fin à ses fonctions avant le terme de son mandat.
03:47Est-ce que c'est un coup de com que vous êtes en train de faire,
03:49ou vous y croyez réellement ?
03:51Non, mais j'y crois réellement, Mme Ernot,
03:53au-delà d'être présidente de France Télévisions,
03:55ce qu'on oublie souvent, c'est qu'elle est une haute fonctionnaire du service public,
03:59et par cette fonction, elle est astreinte à cette obligation de neutralité.
04:03Ce n'est pas juste la présidente d'une chaîne de télévision,
04:05comme pourrait l'être présidente CNews ou autre,
04:07c'est la présidente d'un service public qui se doit pluralité et neutralité
04:11sur l'ensemble de ses chaînes.
04:12On a déjà pu constater à plusieurs reprises que ce n'était pas le cas,
04:15et en fait, en ayant ses propos,
04:17Mme Ernot s'est placée elle-même,
04:19et malheureusement par ses propos,
04:20l'ensemble des acteurs de France Télévisions dans les chiquiers politiques.
04:23M. le sénateur, je vais me faire l'avocate d'Alphine Ernot.
04:27Je vais vous dire, mais attendez M. le sénateur,
04:30on sait très bien que le Rassemblement National n'a qu'une envie,
04:33c'est de privatiser le service public, l'audiovisuel public.
04:36Vous êtes en train de récupérer les déclarations de Mme Ernot
04:39pour prêcher pour votre paroisse, en quelque sorte,
04:42et appeler à la privatisation du service public,
04:46ou ça va au-delà de ça, M. le sénateur ?
04:48Oui, moi je ne récupère rien du tout,
04:49je n'ai pas demandé à Mme Ernot de tenir ses propos.
04:51Mme Ernot, effectivement, sait elle-même que le Rassemblement National
04:54veut largement privatiser le service public audiovisuel
04:58pour récupérer ces quelques 4 milliards d'euros
04:59qui sont pris dans la poche des Français
05:01et pour faire de la propagande majoritairement de gauche.
05:04En fait, Mme Ernot, par ses propos,
05:06vient juste de confirmer ce qu'on souhaite depuis des années.
05:08M. le sénateur, qu'est-ce que ça dit cette période,
05:11les deux dernières semaines qu'on vient de vivre ?
05:14Tout commence à travers les révélations de nos confrères de l'incorrect,
05:19ces vidéos où l'on voit M. Legrand et M. Cohen
05:24jouer les stratèges pour le Parti Socialiste.
05:27Il y a ensuite une multiplication des réactions politiques,
05:30indignation que ce soit de gauche comme de droite, d'ailleurs.
05:33Très intéressant de voir ça.
05:35Et puis ensuite, il y a les réactions,
05:37on se souvient de M....
05:40J'ai oublié le nom du directeur éditorial de France.
05:42Vincent Mellet.
05:43Vincent Mellet.
05:45Depuis une semaine, à chaque fois, j'oublie son nom, malheureusement.
05:48Là aussi, extrêmement violent.
05:50On voit aussi la réaction de Delphine Ernotte,
05:52une déclaration qui ne fait pas l'unanimité au sein de France Télévisions.
05:56Mais qu'est-ce que ça dit du climat au sein de l'audiovisuel public ?
05:59Bien sûr, j'ai vu des retours de journalistes du service public
06:04qui se sont indignés, qui ont été contre les propos tenus par M. Legrand.
06:08Mais avant, vous venez sur les propos de Patrick Cohen et de Thomas Legrand,
06:11ça revient à ce qu'on nous dénonce depuis des années.
06:13Effectivement, il y a certains partis politiques,
06:14notamment le Rassemblement National,
06:16notamment Jordan Bardala et Marine Le Pen,
06:17qui, lorsqu'ils sont sur des plateaux de télévision,
06:20en présence de certains journalistes,
06:21comme Patrick Cohen, ça a déjà été soulevé à plusieurs reprises,
06:24sont mis beaucoup plus en difficulté que des journalistes,
06:26que des politiques qui pourraient être de gauche.
06:29Alors, maintenant, avec la gauche,
06:30il faut s'imaginer que tout ce qui est à droite du Parti Socialiste
06:32est sûrement d'extrême droite.
06:34Mais ça met vraiment un climat de défiance envers les Français
06:38qui veulent, et je reviens un peu sur la privatisation,
06:40mais qui ne veulent plus payer,
06:42et qui veulent avoir le droit de choisir les chaînes
06:44qui veulent regarder et que ça ne soit plus pris dans leur poche
06:47pour éviter ce climat de défiance.
06:49Je pense que c'est la seule solution.
06:51Et en attendant, si effectivement les journalistes du service public
06:52pouvaient s'éviter de prendre ces prises de position,
06:56je pense que tout le monde en serait gagnant.
06:57Eh bien, écoutez, merci M. le sénateur d'avoir réagi en direct sur Europe 1
07:02dans Eliott, Deval et vous, sénateurs Rassemblement National du Nord.
07:07Il faut rappeler également aux éditeurs d'Europe 1
07:11qu'il y aura une commission d'enquête parlementaire fin septembre
07:15organisée par le groupe UDR, le groupe d'Éric Ciotti.
07:18Estelle ?
07:1911h12 sur Europe 1, Eliott, Deval et vous, 11h-13h.
07:22Ça continue dans un instant et on continue à se poser cette question.
07:25Après les propos qu'a tenus Delphine Ernotte, présidente de France TV,
07:28à l'encontre d'Europe 1 et ses news,
07:30la liberté d'expression est-elle menacée ?
07:33On vous pose aussi la question à vous, auditeurs.
07:35Appelez-nous pour en parler.
07:3611h17 sur Europe 1, Eliott, Deval et vous, c'est votre rendez-vous du week-end,
07:4711h-13h le samedi et dimanche, mais aussi le vendredi, 11h30-13h.
07:51C'est une émission qui vous donne la parole au 01-80-20-39-21.
07:55Et Eliott, nous sommes en ligne avec Régis.
07:58Exactement, Régis, bonjour.
08:00Je vous rappelle que dans le studio, il y a Thomas Bonnet de CNews
08:05et Alexandre Devecchio du Figaro.
08:09Vous avez pu entendre peut-être les propos du sénateur Eren, Joshua Auchard,
08:15sénateur du Nord, qui demande la démission de Mme Delphine Ernotte,
08:20la présidente de France Télévisions,
08:22après ses attaques virulentes contre CNews et contre Europe 1,
08:26cet entretien dans le monde cette semaine.
08:28Un entretien qui met mal à l'aise beaucoup de monde au sein même de France Télévisions,
08:33mais on y reviendra.
08:34La question qu'on se pose, cher Régis, c'est
08:36est-ce que la liberté d'expression est menacée en France ?
08:39Et quelle est votre réponse ?
08:41Alors, menacée d'abord, bonjour messieurs.
08:44Je voulais simplement répondre à cette question que j'ai venue ce matin sur les réseaux.
08:48Est-ce que la liberté d'expression est en danger ?
08:51Moi, j'ai 62 ans.
08:53J'ai connu à l'époque d'Europe 1, Coluche, qui était sur Europe,
08:57qui avait été un peu censurée, puis réengagée.
09:00J'ai connu Thierry Le Luron qui avait été censurée et réengagée.
09:04J'ai écouté la liberté d'expression en général.
09:07J'ai écouté Bigard, Chanel à l'autre soir.
09:09Il n'y a pas vraiment eu de censure non plus.
09:11Je veux dire que non, on n'est pas en Corée du Nord.
09:13Tout va très bien.
09:13Ça dépend comment on parle, comment on s'exprime.
09:18Mme Mernot, elle a déjà été maladroite il y a 7 ou 8 ans
09:20quand elle a dit que si on avait plus de 50 ans et qu'on était blanc,
09:23on n'avait plus rien à faire à France Télévisions comme animateur.
09:25Je ne me trompe pas.
09:27Mme Mernot, elle a 70 ou 80 millions de dettes derrière elle.
09:30Mme Mernot, ce qu'elle va faire, si la holding avec le Front National
09:34qui a 120 députés passe à la fin de l'année,
09:37Mme Mernot va faire ses bagages.
09:39Elle va partir.
09:42Sous Sarkozy, je pense que cette dame-là n'aurait pas fait trois mandats.
09:46Je n'ai rien contre Nicolas Sarkozy qui pouvait intervenir ici ou là.
09:49Je pense qu'une femme qui laisse autant de dettes,
09:53qui a fait de France Télévisions une télévision publique,
09:57c'est vrai, certes, à gauche, n'a pas sa place.
10:01Elle était, je crois, au départ, directrice chez Orange.
10:03Le numéro 2, son directeur numéro 2 des programmes,
10:05était le directeur cabinet de Mme Duflo.
10:08Ça fait beaucoup sur un CV.
10:10Donc je dis qu'à un moment, même si Mme Michu,
10:12qui habite Vesoul, se voit complètement de savoir
10:14qui est Mme Ernot ou Sidon Gomez ou Cohen ou Legrand,
10:17vous savez, dans la rue, quand vous sortez dans la rue,
10:19les gens, ce n'est pas ça qu'ils regardent en priorité.
10:21Mais nous, peut-être...
10:22Pardonnez-moi, Régis.
10:24Alors là, pour le coup, je m'inscris en faux.
10:27Je suis d'accord avec vous que Mme Ernot,
10:29elle peut traverser les Champs-Elysées.
10:30Personne ne lui dira bonjour Mme Ernot.
10:31Personne ne la connaît.
10:32Ce n'est pas une personnalité publique XXL.
10:35Tout comme M. Legrand ou M. Cohen.
10:36C'est une certitude.
10:38En revanche, les Français, justement,
10:40à qui on demande de se serrer la ceinture,
10:43à qui on demande de faire des efforts,
10:45ont du mal à comprendre
10:47comment on peut donner chaque année
10:494 milliards à l'audiovisuel public,
10:514 milliards de subventions,
10:53et qu'on a ces problématiques-là
10:55de neutralité, de pluralisme, etc.
10:58Donc, c'est un vrai sujet.
11:004 milliards plus,
11:01comme c'est le service public,
11:02je pensais que déjà depuis 7 ou 8 ans,
11:04on ne devait pas couper les programmes.
11:05Il y a des émissions où les programmes
11:07sont coupés par la pub sur France Télévisions.
11:09Il faut revoir aussi les budgets
11:10de certaines émissions et d'animateurs,
11:12pardonnez-moi l'expression,
11:13qui se gavent.
11:14Vous avez des animateurs
11:15qui ont des salaires tous les mois,
11:17c'est TF1 ou M6, quoi.
11:18C'est plus le service public.
11:19C'est des journalistes de qualité,
11:22des journalistes compétents,
11:24et s'ils permettent d'avoir là aussi
11:26un journal de qualité,
11:28moi, je n'irai pas sur ce terrain-là.
11:31Non, mais je parle plutôt
11:32animateur de télévision.
11:33Je parle plutôt animateur
11:34d'variété de diversifiants.
11:36Il y a des boîtes de prod,
11:37quand même,
11:37qui prennent très très cher.
11:39Ça, il faut le rappeler.
11:40C'est ce qui fait quand même
11:40que, cher ami,
11:41nous sommes à 80 millions de dettes.
11:42Alors, pour revenir à la liberté d'expression,
11:43vous m'avez dit,
11:45cher Régis,
11:46la liberté d'expression,
11:47elle n'est pas menacée en France.
11:48Je me permets juste
11:49de vous rappeler,
11:50alors c'est des éléments
11:51qui sont différents,
11:52bien sûr,
11:53c'est des faits
11:53qui sont différents,
11:55mais,
11:55allez dire,
11:57à la rédaction de Charlie Hebdo,
11:59que la liberté d'expression
12:01n'est pas menacée en France,
12:02je pense qu'il vous répondrait
12:04de manière assez amère.
12:05Allez dire,
12:06aux employés de C8,
12:07encore une fois,
12:08c'est des éléments
12:09qui sont différents.
12:10Aux employés de C8
12:11qui sont sur la paille
12:12depuis la décision de l'ARCOM
12:14que la liberté d'expression
12:15n'est pas menacée,
12:17je pense que là aussi,
12:18leur réponse
12:18pourrait être
12:21assez amère,
12:23cher Régis.
12:23Mais c'est intéressant.
12:25Certes,
12:25on n'est pas la Corée du Nord,
12:26mais bon,
12:27aujourd'hui,
12:28est-ce que,
12:29quand vous avez la patronne
12:30de France Télévisions
12:31qui attaque
12:32donc des médias,
12:35comme elle l'a fait,
12:35qui met une cible
12:36sur le dos de journalistes
12:37qui se retrouvent
12:38après sur le terrain
12:39et qui retrouvent
12:40sur le terrain
12:41les mêmes attaques
12:43de Black Bloc,
12:44d'éléments radicaux
12:44que les propos tenus
12:46par la présidente
12:46de France Télévisions,
12:47ça peut poser problème ?
12:49Oui,
12:49mais de toute façon,
12:50oui,
12:50tout à fait d'accord.
12:51De toute façon,
12:52au niveau de l'ARCOM,
12:52il y a tout qui est à revoir.
12:53D'abord,
12:53ça nous coûte
12:54un pognon de dingue,
12:55déjà.
12:56Je pense que la ministre
12:57d'Athi...
12:57Alexandre Dévéqueux
12:58qui jubile dans le studio.
13:00Oui.
13:01Vous êtes un Dévéqueux.
13:02Moi,
13:02je suis même pour l'abolition
13:03de l'ARCOM,
13:04donc vous pouvez y aller.
13:04Mais voilà,
13:05voilà,
13:06on fait un tout petit,
13:07c'est ça,
13:08deux,
13:08trois personnes éventuées
13:09pour jeter un oeil
13:09de temps en temps
13:10et on va économiser
13:11450 millions d'euros
13:12et ça va faire des repas
13:14au restaurant du cœur.
13:15Je suis là,
13:15démagogie,
13:15on y va.
13:16Mais certes,
13:17c'est vrai,
13:17parce que c'est un pognon
13:18de dingue
13:19qu'il avait dit
13:19notre petit Manu,
13:20c'est vrai.
13:21Alors,
13:21450 millions ici,
13:23vous savez que
13:23Mme Bernat,
13:23c'est pas 450 millions
13:24le budget de l'ARCOM.
13:25Je crois que c'est 40 millions
13:27le budget de l'ARCOM,
13:28c'est pas 450 millions.
13:29C'est pas 450 millions.
13:29Surveillez vos chiffres,
13:31Régis,
13:31franchement.
13:32C'est déjà pas mal
13:33de 50 millions.
13:34On va regarder ça tout de suite,
13:35il y a Thomas Bonnet
13:36sur son téléphone.
13:3750 millions,
13:38vous voyez ?
13:39C'est le 13ème mois
13:41d'Alexandre Devecchio,
13:42donc voilà,
13:43vous savez,
13:43au Figaro,
13:44c'est comme ça que ça se passe.
13:45De toute façon,
13:46on devrait avoir peut-être
13:47un ARCOM,
13:48c'est vrai,
13:48sur l'histoire de C8,
13:49c'est de l'avantage
13:50ce qui s'est passé,
13:51mais vous aurez remarqué
13:51qu'à part C8 News,
13:52peut-être,
13:53personne n'a bougé
13:54dans le milieu audiovisuel.
13:56C'est-à-dire qu'on supprime
13:58une chaîne,
13:58la dernière fois qu'on a supprimé
13:59une chaîne,
14:00et pour des raisons
14:00qui ne sont rien à voir
14:01avec C8,
14:02c'était la 5.
14:03On a supprimé une chaîne
14:05en 2025 en France
14:07qui prône justement
14:07la liberté d'expression.
14:08Qu'on ne soit pas d'accord
14:09avec Anouda,
14:10c'est un autre débat.
14:11Je pense que
14:11Feu, Philippe Labreau
14:12et William Lémergie
14:13n'avaient pas à être censurés,
14:14n'avaient pas à être virés,
14:15cette chaîne aurait dû
14:16toujours exister.
14:17Le problème,
14:17c'est qu'il y avait,
14:18c'est vrai,
14:18il faut reconnaître,
14:19ces bonnes groupes
14:21qui ont beaucoup parlé
14:22de la fin de C8.
14:23Les autres,
14:24au contraire,
14:24je pense,
14:25ont dû applaudir.
14:26Eh bien, écoutez,
14:27allez-y,
14:28quand on voit,
14:29pardonnez-moi,
14:29terminez votre phrase.
14:31Quand on voit
14:31ce qu'ils ont mis à la place,
14:33parce qu'il y a des gens
14:33qui ont créé
14:34la 18 et la 19,
14:36depuis des mois,
14:37on nous dit
14:37vous allez voir
14:37ce que vous allez voir.
14:38Quand on voit
14:39les chaînes de télé
14:40qui sont arrivées
14:41depuis la fin de C8,
14:43on se pince, quoi.
14:44Moi, j'ai vu,
14:45par exemple,
14:45cette détaillation-là.
14:46Et j'ai constaté
14:47que Cyril Hanouna
14:48avec WV9
14:49et Toubottom 9
14:49était devant,
14:50d'ailleurs,
14:51encore hier.
14:52Hier soir.
14:53Bon, cher Régis,
14:54merci.
14:55Merci beaucoup
14:55de réagir sur...
14:58Eh bien, écoutez,
14:58salut,
14:59et merci de réagir
15:00en direct
15:00dans Elliot de Valais.
15:01Et vous,
15:02un petit tour de table ?
15:03Thomas Bonnet,
15:03tiens,
15:04je disais,
15:05ça vacille
15:06même au sein
15:07de France Télévisions.
15:08J'ai lu cet article
15:09du Figaro,
15:09Delphine Arnotte
15:10met en danger
15:11tout le service public,
15:12disent certains
15:12à France Télé.
15:14Beaucoup sont tombés
15:15par terre,
15:16relatent une source
15:16en interne.
15:17Elle a dû perdre ses nerfs,
15:18c'est la seule explication,
15:20persifle un autre.
15:21Il lui suffisait
15:22de défendre
15:22Patrick Cohen
15:23et Thomas Legrand.
15:23Au lieu de ça,
15:24elle a positionné
15:25elle-même en creux
15:25l'audiovisuel public
15:26sur l'échiquier politique.
15:28Elle est sortie
15:28de sa réserve,
15:29sortie de la réserve
15:30qu'impose sa fonction
15:31et elle a placé
15:32de facto son groupe
15:33dans une opposition
15:33avec un autre groupe
15:35mais qui est privé.
15:35Donc, effectivement,
15:37le problème est là
15:38pour Delphine Arnotte
15:39qui incarne,
15:40je pense,
15:40ce système médiatique
15:42qui est en train
15:42de vaciller,
15:43qui pendant 40 ans
15:44avait le monopole
15:44du récit médiatique,
15:46qui pouvait disqualifier
15:47quiconque en sortait,
15:48qui pouvait étiqueter
15:50les gens à foison,
15:51qui pouvait éviter
15:52certains sujets.
15:53Désormais,
15:54ce n'est plus possible
15:55parce que vous avez
15:55des médias,
15:56CNews,
15:56Européens
15:57ou encore le JDD
15:58qui abordent des sujets
16:00qui ne l'étaient pas,
16:00qui explorent
16:01les angles morts médiatiques
16:02et ça,
16:03ça les fait paniquer.
16:04Moi, je vois plutôt
16:05de la panique
16:05dans la déclaration
16:06de Delphine Arnotte
16:08d'un système
16:08qui est en train
16:09de vaciller
16:09et je peux comprendre
16:10qu'en interne,
16:10certains s'émeuvent
16:12aussi de ces déclarations
16:13parce que, de facto,
16:14elle a placé l'intégralité
16:15du groupe France Télévisions
16:16dans cette bataille culturelle
16:18et j'imagine
16:19qu'au sein de France Télévisions,
16:20certains ne veulent pas
16:21du tout affronter
16:22les médias
16:23comme CNews ou Européens.
16:24On va écouter Sarah Knafot
16:25qui a réagi hier
16:26chez nos confrères d'RMC.
16:28J'observe une forme
16:29de radicalisation
16:30chez Delphine Arnotte
16:31depuis qu'elle a obtenu
16:31son troisième mandat
16:32que je trouve
16:33absolument choquante.
16:35C'est-à-dire qu'on aimerait
16:36plutôt qu'elle s'occupe
16:36de ces journalistes militants
16:38qui complotent
16:40avec le Parti Socialiste
16:41dans des cafés
16:42du septième arrondissement
16:42plutôt qu'elle vienne
16:44insulter
16:44les millions de Français
16:46qui regardent CNews
16:47parce qu'ils en ont assez
16:47de se faire matraquer
16:48par la propagande
16:49du service public
16:50qu'ils payent encore une fois
16:51avec leur argent.
16:52C'est quoi la solution ?
16:53C'est de privatiser
16:54le service public.
16:54Tout le service public ?
16:55Tout le service public.
16:56Vous pensez
16:57que vous allez trouver
16:57des acheteurs
16:58pour cinq chaînes de télé ?
17:00Cette question
17:00est très intéressante.
17:01C'est tellement nul
17:02que personne ne voudra acheter.
17:04Moi, je pense
17:05que les gens achèteront
17:05quand même
17:06et que ça intéressera
17:07mais j'adore la question
17:08et le sous-entendu.
17:09Moi, je ne suis pas
17:10un grand fan
17:10de la privatisation
17:11du service public.
17:13Alexandre Desvecchions.
17:13Ça se discute.
17:14Moi, je pense
17:14qu'il y a trop de chaînes.
17:15En vérité,
17:15on pourrait quand même
17:16réduire le service public
17:17et le réformer
17:19mais c'est bien
17:20effectivement
17:21d'investir,
17:22de promouvoir la culture.
17:24Il y a des choses à faire.
17:26Le problème,
17:26c'est que le service public
17:27a tellement été dévoyé
17:28que je crois
17:29qu'il est irréformable.
17:30En tout cas,
17:31c'est le constat
17:31que font beaucoup de politiques
17:32et du coup,
17:33plutôt que d'essayer
17:34de changer l'état profond
17:36qui est à l'intérieur
17:37de ce service public
17:39et dont finalement
17:40Delphine Erlund
17:41est la principale représentante.
17:43Il est plus simple
17:44tout simplement
17:45de le privatiser.
17:46Mais de toute façon,
17:46il y a une radicalisation
17:48dans le débat public
17:50de manière générale
17:51et ça se voit aussi
17:53avec le débat politique.
17:55C'est très très intéressant.
17:56Je vous parlerai
17:56dans un instant
17:57d'Aurélien Saint-Toulle,
17:58le député procureur,
17:59vous savez,
18:00qui était président des commissions
18:01et qui s'est discrédité.
18:03Je vous donne juste un exemple.
18:04La Rachel Kahn,
18:05elle témoigne,
18:06elle dit
18:06« Moi, j'ai été mis au banc
18:07du service public
18:08pour mes positions
18:09sur Israël, etc. »
18:10Ostracisée.
18:11Le seul message
18:12qu'il a à mettre,
18:13c'est qu'elle n'est pas ostracisée,
18:15déjà,
18:15ce n'est même pas écrit en français,
18:16elle est nulle.
18:17Voilà ce qu'il dit,
18:18Aurélien Saint-Toulle.
18:19Vous imaginez
18:19la faiblesse intellectuelle,
18:21le niveau des députés
18:22qu'on a aujourd'hui.
18:23Donc, ce climat-là,
18:24il se répercute
18:25et donc, finalement,
18:26évidemment,
18:27on n'a plus le droit,
18:28on ne peut plus
18:28avoir des débats
18:30intelligibles,
18:33intelligents
18:33et on se retrouve
18:34avec des gens
18:34qui veulent vous censurer,
18:36en quelque sorte.
18:37D'un côté,
18:37on peut le regretter,
18:38mais de l'autre côté,
18:39c'est une recomposition
18:41médiatique
18:42après la recomposition politique
18:43et ça,
18:44c'est quand même intéressant.
18:45Et on continue.
18:47Exactement,
18:47on continue d'en parler
18:48juste dans un instant,
18:49Alexandre de VQ,
18:49on vous redonnera la parole
18:50à 11h28 sur Europe 1,
18:52Elliot Deval et vous,
18:52ça continue jusqu'à 13h.
18:54On va vous faire marquer.
18:55Europe 1.
18:56Elliot Deval et vous.
18:57Bientôt 11h33 sur Europe 1,
18:59Elliot Deval et vous,
19:00c'est de 11h à 13h tous les week-ends
19:02et on parlait dans cette dernière demi-heure
19:04de la liberté d'expression.
19:05On a donné la parole notamment
19:06à Régis,
19:07un auditeur,
19:08mais on continue à le faire
19:08notamment avec vos invités,
19:10Elliot Thomas Bonnet,
19:11journaliste politique à CNews
19:12et Alexandre de VQ,
19:13à qui on a coupé la parole
19:14avant la pub,
19:15journaliste au Figaro
19:16qui avait quand même
19:16des choses à dire, je crois.
19:17J'avais dit l'essentiel,
19:19mais je disais que
19:19toute cette affaire
19:20de France Télévisions
19:22traduisait une recomposition médiatique
19:25qui venait après
19:25la recomposition politique.
19:27Alors ça se fait
19:27dans un climat délétère,
19:29mais ce qui est intéressant,
19:30c'est effectivement
19:30que l'hégémonie culturelle
19:33de la gauche est bouleversée.
19:35Moi finalement,
19:35je trouve ça plutôt sain
19:36qu'il y ait des médias
19:38avec des opinions antagonistes.
19:40Alors ça ne devrait pas
19:41être le service public
19:41parce que le service public
19:42est censé représenter
19:44tous les Français,
19:45mais qu'il y a un spectre
19:46médiatique plus large qu'avant.
19:48Je trouve ça très bien.
19:49Moi je fais partie
19:50de la génération
19:50qui a voté pour la première fois
19:51pour le référendum de 2005
19:53sur le traité constitutionnel.
19:55A l'époque,
19:5595% des éditorialistes
19:57étaient pour le oui.
19:58Le résultat,
19:59c'est que les Français
19:59ont voté pour le non.
20:00Donc je suis désolé,
20:01dans une démocratie,
20:02finalement c'est bien
20:03que les médias
20:03ont des opinions
20:04très différentes,
20:05très tranchées
20:05et qu'ils puissent
20:06s'affronter
20:08dans l'espace médiatique.
20:10Mais personne ne dit
20:11le contraire,
20:11Alexandre Devecchio.
20:12Ce qui est inquiétant,
20:13c'est quand vous allez
20:14sur des attaques,
20:15vous savez,
20:16vous agitez le chiffon rouge,
20:17ce n'est pas n'importe qui
20:19Delfi Nernot.
20:20Lorsqu'elle dit
20:21c'est News Europe 1,
20:22ce sont des médias
20:23d'extrême droite,
20:25vous avez des répercussions
20:26sur le terrain.
20:27Elle ne définit pas
20:28ce qu'est extrême droite.
20:28Mais personne ne définit.
20:30C'est une manière
20:30de disqualifier.
20:31Et quand ce n'est pas
20:32Delfi Nernot,
20:33c'est Jean-Michel Apatis
20:33qui s'y met.
20:34C'est une manière
20:34de disqualifier.
20:35Mais ce que je voulais dire,
20:37c'est que la montée
20:37de médias qui ont
20:38une sensibilité différente,
20:39qui montrent la réalité,
20:41effectivement,
20:42fait vaciller
20:43tout le système médiatique,
20:44le bouleverse.
20:45Et c'est ce à quoi,
20:47je crois,
20:48on assiste aujourd'hui.
20:49Mais là où c'est
20:50un tournant,
20:51c'est que, évidemment,
20:52l'affaire Cohen
20:52et Thomas Legrand
20:53n'a rien d'anecdotique.
20:55Et à tel point
20:56que c'est devenu
20:56un fait politique.
20:57Tous les grands chefs
20:59de parti,
21:00sauf Gabriel Attal
21:01qui est porté disparu
21:02sur ce dossier.
21:03Je n'ai pas eu une réaction
21:04de Gabriel Attal.
21:04D'ailleurs,
21:05si vous avez des nouvelles de lui,
21:06je commence à être inquiet quand même.
21:08Pas une réaction
21:09du côté de La République
21:09en marche,
21:10ou très peu.
21:11Sinon,
21:12l'ERN a condamné
21:13Les Républicains
21:14ont condamné,
21:15Reconquête a condamné,
21:16La France Insoumise a condamné.
21:18Alors,
21:18c'était difficile pour le PS
21:19de dire,
21:20franchement,
21:20Thomas Legrand
21:21et Patrick Cohen,
21:22vous allez trop loin.
21:24Vous êtes des mauvais stratèges.
21:25Vous nous avez vendu
21:26Laurent Berger,
21:27M. Glucksmann.
21:29Bon,
21:29ça ne va pas.
21:30Mais sinon,
21:30vous avez eu ça.
21:32C'est un fait politique,
21:32je le disais.
21:33C'est un fait médiatique,
21:34bien sûr.
21:35Et c'est un fait
21:35potentiellement judiciaire
21:37puisque vous savez
21:38qu'il y a eu un article 40
21:39qui a été prononcé,
21:41donc un signalement
21:42au procureur
21:42et qu'il y aura peut-être
21:43une enquête judiciaire
21:45sur les détournements de fonds
21:48ou non,
21:49ou la collusion ou non
21:50entre les journalistes
21:53et les politiques.
21:55On continue d'en parler
21:56sur Europe 1,
21:57Eliott Deval,
21:57allez-vous,
21:5811h,
21:5813h.
21:59On a deux auditeurs,
22:00vous êtes nombreux
22:00à vouloir réagir
22:01sur cette question
22:02de la liberté d'expression
22:03est-elle menacée ?
22:05Baptiste,
22:05bonjour.
22:07Bonjour Eliott.
22:08Comment ça va ?
22:09Ça va et vous ?
22:10Bon,
22:10c'est l'anniversaire
22:11de Thomas Bonnet aujourd'hui.
22:12Vous avez entendu ?
22:13Je sais bien,
22:13j'ai entendu tout à l'heure.
22:15Vous auriez pu lui envoyer
22:16un cadeau quand même.
22:18Il n'y avait rien envoyé,
22:20il est déçu.
22:20Il a eu un...
22:21Elle vous a fait un cadeau,
22:23votre compagne ?
22:24Pas encore.
22:25Une boîte d'adumédecine.
22:26Je vous tiendrai informé,
22:27Eliott, bien sûr.
22:27Ah bah, évidemment.
22:29Baptiste, alors,
22:29la liberté d'expression
22:31est-elle menacée selon vous ?
22:33Bah, le problème,
22:34c'est que Delphine Ernaut
22:35n'a pas à dire ça
22:35en public, quoi.
22:37C'est pas son rôle, quoi.
22:38Je suis désolé,
22:39mais elle devrait plutôt
22:41s'occuper de ce qui s'est passé
22:42avec la carte
22:43de Patrick Cohen, quoi.
22:47La neutralité de la présidence
22:48de France Télévisions,
22:49on en est où, là ?
22:50Parce que là,
22:51c'est dramatique.
22:53Pourquoi vous dites
22:54que c'est dramatique,
22:55cher Baptiste ?
22:57Elle n'a pas à dire ça
22:59en public, quoi.
23:03Je voulais dire
23:04que son statut fait
23:05qu'elle devrait avoir
23:06une certaine hauteur
23:07et d'avoir un devoir
23:10de neutralité, là aussi.
23:11Son statut n'a pas le droit,
23:15n'a pas le privilège
23:16de dire ça, quoi.
23:18Alors, ce qui pourrait être intéressant,
23:19c'est d'avoir des auditeurs
23:21qui sont d'accord
23:21avec Delphine Ernaut.
23:22Moi, si vous nous écoutez,
23:23que vous êtes d'accord
23:24avec Delphine Ernaut,
23:25que vous partagez
23:26sur sa position,
23:27moi, je serais ravi
23:27de pouvoir échanger
23:28avec vous.
23:29Et d'ailleurs,
23:29c'est ça qui est très frustrant
23:31dans cette séquence.
23:32Moi, échanger avec
23:33M. Cohen,
23:34M. Legrand,
23:35échanger avec
23:35Mme Ernaut,
23:36mais avec grand plaisir,
23:38on poserait toutes les questions
23:40qui ne se posent pas,
23:41d'ailleurs,
23:41parfois,
23:42et c'est ça qui vous énerve
23:43régulièrement,
23:44qui ne se posent pas
23:45dans le service public.
23:45Thomas Bonnet.
23:46Sur la notion
23:46de liberté d'expression,
23:47ce que je trouve intéressant
23:48aussi dans toute cette affaire,
23:49c'est que la censure,
23:50et je mets des guillemets
23:51quand même,
23:51mais en tout cas,
23:52la volonté d'éteindre
23:54certaines voix,
23:55d'éteindre certains médias,
23:57elle ne vient pas du pouvoir politique,
23:58ce qui était le cas parfois
23:59dans les années dont parlait
24:00notre auditeur précédent,
24:01Régis.
24:02Cette fois,
24:02elle vient d'autres acteurs
24:04du débat médiatique,
24:05elle vient d'autres voix médiatiques.
24:07Et ça,
24:07c'est intéressant
24:08parce qu'on est aussi
24:09dans une séquence
24:10où ça ne nous a pas échappé,
24:11nous n'avons pas de gouvernement,
24:12où l'Assemblée nationale
24:13est en vacances
24:13et se substitue
24:15à ce pouvoir politique
24:16un autre pouvoir,
24:17le pouvoir médiatique
24:18qui veut faire fermer
24:20des chaînes.
24:20La fermeture de C8
24:22a été aussi poussée
24:23par certaines voix
24:24dans le paysage médiatique.
24:25De la même manière,
24:26quand Delphine Ernot
24:27prend la parole,
24:28c'est la même idée.
24:29Quand Jean-Michel Apathy,
24:30qu'on va peut-être écouter,
24:31dit que les responsables politiques
24:33doivent s'emparer du sujet,
24:34c'est là aussi la même idée.
24:35Donc,
24:36aux responsables politiques
24:36se sont substitués
24:37des procureurs médiatiques
24:39qui, eux,
24:39demandent la fermeture
24:40d'autres voix
24:41du paysage médiatique.
24:42Emmanuel Paul
24:43est en direct avec nous
24:44et on salue Baptiste.
24:45Merci Baptiste
24:46d'avoir réagi.
24:46La priorité,
24:47ce sont les auditeurs,
24:48vous l'avez bien compris,
24:50Alexandre Devicu.
24:50Vous n'êtes pas prioritaire.
24:53Franchement,
24:53je suis très raisonnable.
24:54On va avoir
24:55l'ami Pierre Lelouch
24:56tout à l'heure,
24:56vous allez avoir
24:57beaucoup plus de mal
24:58qu'avec moi.
25:00Emmanuel Paul,
25:00bonjour.
25:02Bonjour,
25:03monsieur Deval.
25:03Merci de donner la parole.
25:05Vous m'appelez-moi Elliot.
25:07Elliot,
25:08bonjour Elliot.
25:09Comment ça va,
25:09Emmanuel ?
25:10Alors c'est Emmanuel Paul
25:12ou Emmanuel,
25:13ou Paul d'ailleurs ?
25:14Parce que moi,
25:14il y a marqué Emmanuel Paul.
25:16C'est Emmanuel Paul,
25:17mon prénom.
25:18Écoutez,
25:18c'est un prénom composé
25:19que je découvre,
25:21c'est très joli.
25:22Vous allez bien,
25:22Emmanuel Paul ?
25:24Écoutez,
25:24non,
25:25ça ne va pas du tout.
25:26Et alors franchement pas.
25:27Pourquoi donc ?
25:29Parce que je suis catastrophé
25:31de voir la France
25:32qui part en couille
25:33comme ça,
25:34pardonnez-moi l'expression.
25:35Mais c'est une horreur.
25:36C'est un pays
25:37que je ne reconnais pas.
25:38Vous savez,
25:39mon grand-père,
25:40mon grand-père a fait
25:41la guerre 14.
25:42Mon deuxième grand-père
25:43a fait la guerre 14.
25:45Mon grand-père a lu
25:46la Légion d'honneur
25:47et centralien,
25:49majeur de sa promotion.
25:50Et quand je vois
25:51cette espèce de femme
25:52centralienne
25:53qui crache sur la France,
25:55parce que finalement,
25:56cracher sur la France,
25:57ça veut dire
25:57essayer
25:58dans un service public
26:00que tout le monde paye,
26:02avoir aussi,
26:04mais c'est invésenable,
26:05avoir aussi peu de...
26:07Comment dit-on
26:08quand on est...
26:09Quand on est...
26:11C'est qu'il y a eu.
26:14Juste une chose,
26:15Emmanuel Paul,
26:16aux attaques,
26:16ne répondez pas
26:17par l'invective
26:18ou du moins
26:19les attaques personnelles.
26:20Je me permets juste
26:21de vous reprendre
26:21sur cette espèce
26:23de femme.
26:24Voilà,
26:24c'est...
26:24Respectons tout le monde.
26:28Justement,
26:28acceptons le débat
26:30et qu'importe
26:31votre colère,
26:32voilà,
26:34c'est une formule
26:34que je me permets
26:35de reprendre
26:36et j'ai bien compris
26:37que parfois,
26:38la colère dépasse les mots
26:39et que...
26:40Mais ça m'a dérangé.
26:43Oui,
26:43je comprends.
26:43Je comprends
26:44et même auprès
26:46de Mme Ernot,
26:47c'est l'écoute.
26:48C'est pas ce que je voulais dire
26:49mais c'est vrai
26:49que la colère doit...
26:50La colère doit pouvoir
26:52être exprimée
26:52dans ce pays.
26:53Parce que
26:54l'édulcorer sans arrêt
26:56les sentiments,
26:57les sentiments,
26:58il y a un moment
26:59où ça risque d'explorer.
27:00C'est comme un bouton
27:02qui ne sort pas,
27:03ça envahit le corps
27:04et on risque de mourir
27:05de cette psychénie.
27:05Il y a un moment,
27:06il faut que ça sorte.
27:08Non mais cette colère,
27:09alors là,
27:10je suis 100 fois d'accord
27:11avec vous
27:11mais pour mille sujets,
27:13ce qui dérange
27:14le système médiatique,
27:15le système politique,
27:16c'est que pour la première fois,
27:17vous avez des médias
27:18qui parlent du réel.
27:20Un réel
27:21qui a été caché,
27:23qu'on refusait de voir.
27:24Je vais prendre juste
27:25un exemple très concret.
27:27Un exemple.
27:28Hier,
27:28vous avez eu le témoignage
27:29bouleversant
27:29de la maman de Philippines.
27:31Bouleversant.
27:32D'accord.
27:33Elle pointe
27:34des défaillances
27:35mais elle ne va pas
27:37que sur ce terrain-là.
27:38Pour l'instant,
27:38elle n'est pas dans ce combat.
27:39Mais évidemment
27:40qu'il y a des défaillances.
27:41Au moment de l'affaire Philippines,
27:42vous aviez des spécialistes
27:43qui allaient sur les plateaux
27:44Mainstrip
27:45pour vous expliquer
27:46qu'il n'y avait aucune défaillance
27:47et un an plus tard,
27:48sur les mêmes plateaux,
27:49on vous explique
27:49que finalement,
27:50il y a des défaillances.
27:51C'est insupportable.
27:52Les Français,
27:53ils n'en peuvent plus.
27:53Après le drame de Lola,
27:57vous avez le service public
27:59qui produit un reportage
28:00qui s'appelle
28:01La Fabrique du Mensonge
28:02et qu'on vient attaquer
28:05des gens qui se sont mobilisés
28:07en disant
28:07mais ce drame
28:08ne peut pas se produire en France.
28:10Cette femme n'avait rien à faire
28:11sur notre sol.
28:13Ce drame aurait pu être évité.
28:15On vous explique
28:16La Fabrique du Mensonge.
28:17Les Français disent
28:18stop,
28:18insupportable.
28:20Je fais partie
28:21de ces Français-là
28:22parce qu'effectivement,
28:24il y a une propagande,
28:25une vraie propagande,
28:26une propagande
28:26telle qu'elle était
28:28du temps de l'Union soviétique
28:30quand les soviétiques
28:31écoutaient la radio soviétique.
28:32Ils étaient dans la propagande
28:33et les Français
28:34qui écoutent cette radio-là
28:36évidemment de gauche
28:37ont le cerveau lavé.
28:39Bon,
28:39il y en a marre.
28:40Il y en a franchement marre de ça.
28:41Emmanuel Paul.
28:42Vous,
28:42vous êtes la revue.
28:44Arrêtez-moi une seconde
28:45et j'arrêterai là.
28:46On pourrait dire de vous
28:49que vous êtes
28:50le média
28:51le média universel
28:54des faits
28:55et des idées.
28:56Le média universel
28:57des faits
28:58et des idées.
28:59Et ce qui déplaît
29:00chez les autres,
29:00c'est que vous exprimiez
29:01les faits
29:02avec les idées
29:03que vous avez.
29:04Et ça,
29:04ça les rend fou.
29:05Et ça,
29:05c'est très bien
29:06que ça les rend fou.
29:07Parce que si ça les rend fou,
29:08ça veut dire que vous appuyez là
29:09où ça fait mal en plus.
29:10Mais j'aime beaucoup
29:11votre formule
29:11le média des faits
29:13et des idées
29:14et des idées
29:14avec un S
29:15parce qu'évidemment,
29:16ce qui est intéressant...
29:17Avec trois secondes
29:18et des idées.
29:22Emmanuel Paul,
29:23excusez-moi là
29:23parce que sur la forme...
29:25Vous êtes en voiture,
29:26j'espère ?
29:27Si, je suis en voiture.
29:28Ouh là là !
29:29Ouh là,
29:29perte de points !
29:30On a le droit
29:31de téléphoner ?
29:32Non !
29:32Si le téléphone
29:33n'est pas le reste.
29:34Eliott,
29:35je suis arrêté
29:35sur un parking,
29:36bien sûr,
29:37je roule pas.
29:37Ah, ça va alors.
29:38J'ai eu peur,
29:38j'ai eu peur.
29:39Attendez,
29:40parce qu'il y a un truc
29:40qui marche en France,
29:41c'est les contraventions.
29:43Faites gaffe !
29:44Il y a d'autres choses
29:45qui ne fonctionnent pas,
29:46je peux vous dire,
29:46mais les contraventions,
29:47ça peut marcher.
29:48Il y a des seules pelles automatiques.
29:49Je vous rappellerai,
29:50on va exprimer des faits
29:52sur tout ce que vous dites.
29:53Je vous rappellerai un jour.
29:54Avec grand plaisir,
29:55vous êtes le bienvenu,
29:55cher Emmanuel Paul.
29:56Je vous salue,
29:57on part courte pause,
29:59puis on écoutera,
30:00parce que quand ce n'est pas
30:00Madame Ernot,
30:03c'est Jean-Michel Apathy.
30:04Alors,
30:05en termes de standing,
30:06de niveau de responsabilité,
30:07ce n'est pas le même niveau,
30:08c'est-à-dire que Jean-Michel Apathy
30:09qui attaque ses news européens,
30:11ce n'est pas très intéressant.
30:12D'ailleurs,
30:13je ne sais même pas
30:13si ce n'est pas lui faire
30:14un peu trop de publicité.
30:14Ils ont sorti
30:15les Avengers de la bien-pensance.
30:16C'est votre ami,
30:17c'est le Grinch.
30:18Le Grinch,
30:19le pape de la bien-pensance.
30:20Mais en revanche,
30:21c'est bien plus choquant
30:22quand c'est Madame Ernot
30:24que quand c'est Jean-Michel Apathy.
30:25Je vois qu'il fait
30:25la tournée des pop-up
30:26de Jean-Michel Apathy.
30:27Il n'a pas l'obligation
30:27de neutralité,
30:28mais il a trouvé la méthode.
30:30Il prône le retour
30:31d'une presse
30:32sous l'autorité,
30:33la main du politique.
30:34C'est quand même assez...
30:35Il ne savait pas comment faire.
30:36Il était complètement démonétisé.
30:39Il s'est dit,
30:39tiens,
30:40je vais faire un livre
30:41sur Cyril Hanouna.
30:42Tiens,
30:42je vais faire un livre.
30:43Comment faire
30:44pour être invité partout ?
30:45Je vais faire un livre
30:45sur Cyril Hanouna.
30:47Voilà comment ça fait.
30:48Donc maintenant,
30:49il est invité partout.
30:50Ça ne marche pas tellement
30:51quand il est invité,
30:52mais bon,
30:53il est invité quand même.
30:54Et on en parlera
30:55dans un instant
30:55dans Elliot Deval et vous.
30:5611h, 13h.
30:58N'hésitez pas également
30:58à nous appeler
30:59comme l'ont fait
30:59Emmanuel, Paul et Régis
31:01au 01 80 20 39 21.
31:03A tout de suite.
31:04Europe 1
31:05Elliot Deval et vous.
31:0711h49 Elliot Deval et vous.
31:09Ça continue jusqu'à 13h.
31:10Et dans cette première heure,
31:11il était question
31:11de liberté d'expression
31:13après les attaques
31:13de Delphine Arnaute
31:14contre Europe 1
31:15et ses news.
31:16Elliot,
31:16vous proposez juste avant
31:17qu'on parte en pause
31:18d'écouter Jean-Michel Apathy.
31:19Oui, parce que Jean-Michel Apathy
31:20a attaqué là aussi
31:22violemment ses news
31:23et le groupe
31:24ces dernières heures,
31:25ces derniers jours.
31:26Il fait la tournée
31:27des popotes
31:27pour son dernier ouvrage.
31:29Il a compris la formule
31:30pour vendre
31:31et il faut s'attaquer
31:32à un homme.
31:33On regardera les chiffres
31:34quand même.
31:35On regarde,
31:35je pense que quand même
31:36avec la pub
31:38qu'il y a pour son livre
31:38s'il fait un flop.
31:40J'ai deux,
31:40trois exemples
31:40de grosses promotions
31:41pour des livres
31:42qui n'ont pas trop marché.
31:43Lesquels, Thomas Bonnet ?
31:43Je ne sais pas,
31:44par exemple sur l'affaire Crépole,
31:45ceux qui avaient voulu revisiter
31:46l'affaire Crépole
31:46qui a été invité
31:47matin, midi et soir
31:48dans tous les médias.
31:50On fait très peu de ventes.
31:51Écoutez, c'était bien
31:52de le rappeler.
31:52Vous avez bien fait
31:53et c'est pour ça
31:53que vous êtes sur ce plateau
31:54et dans le studio d'Europe.
31:56On écoute Jean-Michel Apathy
31:57qui, sur RMC,
31:58explique que
31:59ces news
32:00est une chaîne
32:00d'extrême droite.
32:02Il a bon dos,
32:02Jean-Michel Apathy.
32:03Il nous a expliqué
32:04que par exemple
32:04M. Legrand,
32:05ce qu'il a fait,
32:06c'est, je reprends son mot,
32:08indéfendable.
32:10C'est vraiment
32:10le donneur
32:11de leçons en chef.
32:12Il faut qu'il se calme un peu,
32:12Jean-Michel Apathy.
32:13On l'embrasse d'ailleurs.
32:15Est-ce que ces news
32:15est une chaîne d'extrême droite ?
32:17Oui, ça, oui.
32:17Ça, ça, ça, ça,
32:18ça ne me dérange pas
32:19de le dire.
32:19Bah oui, il faut écouter,
32:21il faut écouter
32:22tous les jours
32:22un fait divers
32:24monté,
32:25un épingle,
32:27trop d'immigrés.
32:28Pascal Pro
32:28qui dit que les punaises
32:29de lit,
32:30elles arrivent avec
32:30les immigrés.
32:31Ça fait un moment
32:31qu'elle est à l'extrême droite.
32:32Oui, je ne sais pas.
32:33Moi, ça ne me dérange pas
32:34de le dire.
32:34Ce qui est spectaculaire,
32:35c'est l'intervention
32:37de la présidente
32:40de France Télévisions.
32:41D'habitude,
32:41les dirigeants
32:42de France Télévisions,
32:43ils restent plutôt cachés
32:45et ils ne mènent pas
32:45ce type de conflit.
32:47Qu'est-ce que ça veut dire ?
32:48Ça veut dire
32:48que ces news
32:49a un potentiel
32:50de...
32:51Ces news
32:52impose des débats,
32:54donne une tonalité
32:56au débat public
32:57qui dit que
32:57déstabiliser
32:59le service public
32:59et son...
33:00Pardon, pardon,
33:00mais le service public...
33:01Est-ce qu'il est de gauche
33:03le service public
33:03que du visuel ?
33:04Est-ce que France Inter
33:05est une radio de gauche ?
33:06Pas que France Inter.
33:07De gauche,
33:08oui,
33:09il doit y avoir
33:09une sensibilité
33:10plutôt de gauche
33:11que de droite,
33:11mais c'est assez mou,
33:13je trouve,
33:13c'est assez mo-laçon.
33:15Ah, c'est trop mo-laçon.
33:16Il faudrait faire
33:16des débats sur France Inter,
33:18comment raser
33:18le château de Versailles,
33:19ce que voulait
33:20Jean-Michel Apathy.
33:21Je crois que Jean-Michel Apathy
33:22officie quand même
33:23dans une émission
33:23quotidienne pour ne pas la nommer
33:25où il revendique
33:26de ne pas inviter
33:26quiconque du Rassemblement National.
33:28Et c'est lui
33:29qui fait la leçon.
33:29Et c'est lui
33:30qui vient nous faire
33:30des leçons de pluralisme.
33:32Mais c'est moins intéressant,
33:34je trouve,
33:34Jean-Michel Apathy
33:35qui ne représente personne,
33:36si ce n'est que c'est devenu
33:37un influenceur
33:38sur les réseaux sociaux.
33:39Quand il dit
33:39CNews impose des débats,
33:42oui,
33:43mais peut-être
33:43parce que CNews
33:44parle de réel
33:45et trouve un public.
33:47Peut-être qu'il devrait
33:47se remettre en cause.
33:49Ça a l'air de le gêner.
33:49C'est plutôt pas mal
33:50une chaîne de télévision
33:51qui impose des débats.
33:53Imposer,
33:53c'est-à-dire que
33:54c'est le fait
33:57qui s'impose
33:58aux journalistes.
34:00C'est ça la vraie distinction.
34:01Et pour revenir
34:01à Mme Delphine Ernotte,
34:03la phrase qu'elle a prononcée
34:04il y a quelques années
34:05en commission
34:05à l'Assemblée nationale,
34:07j'aimerais décrire la France
34:08telle qu'on voudrait
34:09qu'elle soit,
34:10pas telle qu'elle est.
34:11Mais pour moi,
34:11dans cette phrase,
34:12il y a tout.
34:12Au moment où elle prononce
34:13cette phrase,
34:14elle ne doit même plus
34:15pouvoir occuper ses fonctions.
34:16C'est ça la réalité.
34:17C'est-à-dire que cette phrase-là,
34:17elle la disqualifie
34:18pour toujours.
34:20Elle l'avoue
34:21qu'elle modifie
34:22la réalité
34:22au profit
34:23de la conception
34:24qu'elle se fait
34:28L'Apathy déverse
34:29sa bille sur CNews
34:30et sur le groupe,
34:31alors que lui-même,
34:33au moment des révélations
34:34de l'incorrect,
34:34a fait un long tweet
34:35où il disait,
34:37sans doute c'est toujours
34:38trop long avec Jean-Michel L'Apathy,
34:39mais dans son tweet,
34:41il disait que
34:41Thomas Legrand,
34:42son action,
34:43et sa phrase,
34:44Rachida Dati,
34:45on s'en occupe Patrick et moi,
34:46c'est indéfendable.
34:47C'est son mot.
34:48Indéfendable.
34:49Il l'a quand même défendu
34:49parce que Thomas Legrand
34:51est allé dans la fameuse émission
34:52dont je parlais,
34:53parce que c'est l'émission
34:54qu'il a choisie
34:54pour aller se défendre.
34:55C'est intéressant d'ailleurs aussi.
34:56Et là,
34:57Jean-Michel L'Apathy
34:57était beaucoup moins offensif.
34:59Ah, tiens donc !
35:00Jean-Michel L'Apathy
35:00a trouvé beaucoup plus
35:01de circonstances atténuantes.
35:01Il a laissé son courage
35:02au boulevard Saint-Germain
35:03avant d'aller sur les plateaux
35:05de quotidien.
35:05Parce qu'encore une fois,
35:06à chaque fois qu'on entend
35:07Patrick Cohen ou Thomas Legrand
35:09s'expliquer,
35:09on ne parle jamais
35:10du fond de l'affaire.
35:11On parle toujours
35:11des méthodes,
35:13de qui a révélé
35:13la vidéo, etc.
35:15On s'attaque toujours
35:16aux médias
35:16et jamais au fond de l'affaire
35:18ce qu'elle dit,
35:19c'est-à-dire la collusion idéologique
35:20entre une partie
35:20du service public
35:21et la gauche.
35:22Et maintenant,
35:23qu'est-ce qui peut se passer
35:24à Alexandre Devecchio ?
35:25Parce que c'est vrai
35:25qu'on commande beaucoup
35:26toutes les déclarations
35:27des uns et des autres,
35:29que ça soit
35:30M. Vincent Mellet,
35:31directeur éditorial
35:32de Radio France.
35:33Ça veut dire,
35:33un,
35:33qu'il y a un directeur éditorial
35:35et deux,
35:36il nous explique
35:36que CNews et Europe 1
35:38ce sont les piliers adversaires
35:40de Radio France.
35:41Donc,
35:41il définit lui-même
35:42de quand.
35:43Nous sommes la négation
35:43du journalisme.
35:44On a une négation
35:48Mme Delphine Ernotte
35:49qui là aussi a été vivement
35:50et longuement commentée.
35:52Mais la question,
35:52c'est qu'est-ce qui peut se passer
35:54après et maintenant ?
35:55Est-ce que ça va être
35:56le statu quo ?
35:58Pour l'instant,
35:59on est dans le statu quo.
36:00Mais alors,
36:00il y a une échéance,
36:01c'est qu'il y a une loi
36:02sur l'audiovisuel public
36:04avec la fusion
36:06de toute la radio publique,
36:08la télé publique
36:09et avec peut-être
36:10à la clé
36:10la nomination
36:11d'un nouveau dirigeant.
36:12Ce qui explique peut-être
36:13l'attitude de Delphine Ernotte
36:15puisqu'elle se sert
36:17un peu sur la scellette
36:18avec Rachida Dati
36:19et finalement,
36:21crier contre ces neux,
36:22c'est aussi pour elle
36:23une manière
36:23de partir en martyr.
36:26Donc ça,
36:26c'est dans un premier temps.
36:27Après,
36:27les vrais changements,
36:28je pense qu'ils auront lieu
36:29après l'élection présidentielle
36:31et ce qui va être intéressant,
36:32c'est que cette question
36:32du service public,
36:34de la liberté d'expression,
36:35à mon avis,
36:36elle va être au cœur
36:36des débats politiques
36:38pour la première fois
36:39dans une campagne présidentielle.
36:41Il y a juste un juge de paix,
36:42c'est le public en fait.
36:43C'est-à-dire que
36:44vous regardez simplement
36:45les chiffres d'audience,
36:46les ventes des médias,
36:48etc.
36:50Effectivement,
36:50le public semble avoir choisi
36:52pour qui il a envie
36:53de regarder
36:54ou il trouve l'actualité
36:55qui lui semble
36:56la plus intéressante.
36:57En fait,
36:57c'est ça la clé.
36:58C'est-à-dire qu'on peut avoir
36:59évidemment une guerre culturelle,
37:01etc.
37:01À la fin,
37:02c'est le public qui tranche
37:03et le public,
37:04pardon,
37:04il a plutôt fait son choix.
37:06J'ai essayé de regarder
37:07un peu les chiffres d'audience
37:08entre 19h et 20h
37:09quand Jean-Michel Apathy
37:10était face à Philippe De Villiers.
37:12je ne les ai pas.
37:14J'imagine simplement
37:15que c'est quasiment
37:15du simple au triple
37:16pour Philippe De Villiers
37:17face à Jean-Michel Apathy.
37:19C'est la vraie raison
37:19de l'adresse.
37:21Je vous coupe.
37:21Qu'est-ce que ça me plaît
37:22de vous couper la parole,
37:23Alexandre Delicchio.
37:24Marie, bonjour.
37:24Marie, chère Marie, bonjour.
37:28Bonjour.
37:29Comment ça va Marie ?
37:30Très bien,
37:31mais moi,
37:32je suis une grande adepte
37:33de la liberté de ton
37:35parce que voilà,
37:37c'est mon caractère
37:38et je trouve
37:40que l'époque que nous vivons
37:41est tellement acceptivée.
37:44Vous avez le camp du bien,
37:46le camp du mal.
37:48On vous flanque une étiquette.
37:49Dès que vous ne pensez pas,
37:51vous n'êtes pas
37:51dans la droite ligne,
37:53dans le droit fil
37:54de la bienfaitance actuelle.
37:56Vous êtes en classe
37:58d'extrême droite
37:59alors que moi,
37:59je suis juste
38:00quelqu'un qui aime la liberté,
38:02la liberté d'expression,
38:04etc.
38:04Et j'ai un certain âge
38:06et donc,
38:06je peux vous affirmer
38:07que notre époque
38:09a fait que nous avons
38:10perdu l'insouciance.
38:12On passe son temps
38:14à faire attention
38:15à ce qu'on dit.
38:16On passe son temps
38:17à se méfier
38:18dans la rue
38:19de s'être attaquée
38:20ou dans le métro.
38:21On n'a aucune
38:23insouciance.
38:24Et c'est pour ça
38:24que les Français,
38:26tout le compte fait,
38:26ils sont bourrés
38:27d'antidépressants,
38:29de tout ce que vous voulez.
38:30Ils ne dorment pas,
38:31etc.
38:32Ils ne sont jamais contents
38:33de leur soin.
38:33Parce qu'en fait,
38:34on n'a pas
38:35d'insouciance.
38:36Si on parle
38:37d'une façon
38:37un peu spontanée,
38:39on vous regarde
38:39avec des yeux ronds
38:41parce que vous avez choqué
38:43je ne sais pas qui,
38:44je ne sais pas quoi.
38:44on a commencé
38:45il y a quelques années
38:46à réécrire
38:48les livres
38:48et pour moi
38:50une démarche
38:51sur le plan intellectuel
38:52bien pire
38:54que les autodafés
38:55d'Hitler.
38:56Parce qu'un bouquin
38:58réécrit
38:58dans 50 ou 100 ans
39:00ne saura même plus
39:01ce qu'était
39:01la version originale
39:03du bouquin.
39:04Mais là où
39:06je ne vous rejoins pas
39:07c'est qu'on va éviter
39:08de relativiser
39:09la période d'Hitler
39:10et les autodafés
39:11mais c'est très intéressant.
39:12Je ne relativise pas.
39:15Je pense que c'est
39:16la pire époque
39:17du 20ème siècle.
39:18Cependant
39:19réécrire les livres
39:20c'est la même chose
39:22en pire.
39:23En pire.
39:24En pire.
39:25Eh bien écoutez
39:26j'entends Marie
39:27mais la fin de la souciance
39:28c'est très intéressant
39:29et surtout
39:29la société de vigilance
39:31que vous signalez
39:32c'est-à-dire que
39:32la société de vigilance
39:33volue par la Macronie
39:34c'est regarder derrière
39:35votre épaule
39:36pour être sûr
39:36qu'il n'y ait personne
39:37qui vous attaque.
39:38Et cette société de vigilance
39:39c'est aussi dans le débat public
39:41c'est aussi dans la manière
39:42de s'exprimer
39:42c'est la crainte
39:44vous marchez sur des oeufs
39:45à chaque fois
39:46vous pouvez être la cible
39:47d'attaques
39:48de plaintes
39:49etc.
39:50L'insouciance
39:51ça c'est un beau mot.
39:52Merci Marie
39:52d'avoir réagi en direct
39:53sur Europe 1.
39:56Écoutez un grand merci Marie
39:57on vous retrouvera
39:58dans quelques semaines
39:59si vous voulez
40:00vous êtes la bienvenue
40:00pour réagir
40:01sur Europe 1
40:02et merci de nous suivre
40:03de 11h à 13h
40:05Elliot de Valais-vous.
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