00:00...
00:00Notre objectif c'était de vendre une partie de la parcelle
00:12pour pouvoir conserver la totalité de la propriété
00:17et continuer notre activité maraîchère sur la propriété.
00:22C'est vrai que la pétition, quand elle est arrivée, nous a fait beaucoup de mal.
00:30On l'a très mal vécu parce que la manière de faire,
00:33bon, c'était pas très honnête,
00:39c'était mal honnête intellectuellement de lancer la pétition sans nous prévenir.
00:46Et puis, depuis cette date-là, le 26, le 25 août,
00:54c'est vrai qu'on est tous perturbés par ça,
01:00parce que nous, c'est pas notre façon de le faire.
01:03Parce que dans la pétition, clairement, il s'était indiqué,
01:06il faut sauver la cité bergère, etc.
01:09Et en fait, vous vous dites quoi ? Elle n'est pas en danger, la cité bergère ?
01:11La cité bergère n'est pas en danger, dans la mesure où on est là,
01:15c'est notre propriété privée, pour s'en occuper.
01:19C'est pas aux voisins à sauver la cité bergère.
01:21Nous, là, dans l'histoire, on disparaît.
01:23Alors qu'on vend cette partie-là pour pouvoir conserver la propriété
01:29et continuer l'activité de maraîchage.
01:32Voilà.
01:33Elle représente quoi, pardon, pour vous, cette propriété ?
01:37Alors, cette propriété, c'est trois générations de maraîchers,
01:43mais une propriété qui, maintenant, effectivement,
01:50représente nos tripes, notre ADN, notre histoire de famille.
01:56Et c'est pour cette raison qu'on souhaite qu'elle perdure et qu'on continue.
02:00On préfère vendre une petite partie pour conserver tout le reste
02:04et continuer notre activité.
02:08Parce qu'effectivement, on aurait pu tout vendre il y a des années et partir.
02:13Et tout serait construit parce que tout était constructible.
02:16Mais ça, c'est pas dans notre ADN.
02:18Nous, notre philosophie de vie, c'est continuer à cultiver,
02:22même s'il y a un immeuble à côté.