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  • il y a 1 an

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00:00Europe 1 Info, 13h15, Clélie Mathias.
00:04Bienvenue si vous nous rejoignez dans Europe 1 Info, on est ensemble depuis 13h et on a encore une heure à passer ensemble et j'en suis ravie.
00:12Notre débat sur l'actualité dans un moment avec aujourd'hui notre duo du vendredi, j'ai William Golnadel et Raphaël Steinville.
00:18Et puis dans une demi-heure, votre rendez-vous santé avec le docteur Brigitte Millot, on parlera des pannes sexuelles.
00:23Vous savez le vendredi, la partie santé est consacrée à l'amour et à la sexualité.
00:28Mais avant cela, on reprend notre débat et j'aimerais avoir votre avis à tous les deux, Gilles William et Raphaël, sur cette guerre que nous livrent le...
00:38C'est bien, c'est news, vous y participez, alors vous allez nous dire votre sentiment.
00:43Et j'aimerais revenir quand même là-dessus, je ne sais pas si vous avez lu différents papiers, il y en a dans le Figaro,
00:48écrits par Caroline Allé, qui décrypte le message envoyé par Delphine Ernot.
00:55Enfin, finalement, est-ce qu'elle ne politise pas, elle aussi, des facteurs en accusant ces news de l'extrême droite, le service public ?
01:02Qu'en pensez-vous, Gilles William ?
01:04Écoutez, moi j'ai une opinion sur l'audiovisuel de service public, que j'appelle l'audiovisuel de service public depuis 10 ans.
01:14Ça fait 10 ans, non mais attendez, j'assume...
01:16C'était son jeu de mots.
01:17Non mais j'assume mon obsession sur la manière dont l'audiovisuel de service public a été colonisé par l'extrême gauche depuis des années.
01:30Il se trouve que je les écoute, je m'oblige, et croyez-moi c'est méritoire, c'est pas toujours très marrant, à les écouter dès que je peux.
01:37Donc, sur tous les domaines de société, c'est l'extrême gauche qui prévaut.
01:44Bon, d'autre part, s'agissant de ces news, où je suis chroniqueur, je peux vous dire que la guerre a été déclenchée par notamment France Inter depuis à peu près 5 ans.
01:57Depuis 5 ans, les journalistes, les éditorialistes et les humoristes qui ricanent que la bouche en coin à gauche se foutent de nous.
02:08Moi, dans une émission de Sonia de Villers, elle a fait venir un journaliste d'un journal d'extrême gauche, très confidentiel, qui s'appelle Les Jours,
02:15qui avait une liste de chroniqueurs dont il fallait se moquer, y compris celui qui a le plaisir de vous parler aujourd'hui.
02:21Donc, de venir expliquer maintenant très sérieusement qu'on s'occupe de leur cas, c'est propre à la logique de l'extrême gauche qui ne connaît pas le principe de réciprocité.
02:34Et puis surtout, la ficelle est extrêmement grosse, parce qu'ils se sont fait avoir le doigt dans le pot de confiture par le...
02:41J'allais y venir !
02:42C'est-à-dire que, dans sa défense-là, elle ne revient absolument pas sur cette affaire.
02:46Mais c'est une manœuvre de diversion grossière, c'est une maseur de diversion grossière.
02:50Les pauvres, moi je les plains d'une certaine manière, Legrand et Cohen, parce qu'ils ne sont pas pires que les autres.
02:55Ils se sont fait gauler, c'est tout.
02:56Mais c'est la faute, tu n'as pas de chance.
03:00Mais venir expliquer que c'est la faute du thermomètre, parce qu'on a la fièvre, je suis désolé.
03:07La ficelle est extrêmement grosse.
03:10Elle nous reproche, par exemple, d'en parler trop.
03:14Mais ça, c'est une question de liberté éditoriale.
03:16Moi, j'aimerais bien pouvoir, vous savez, sur un sujet affinitaire,
03:19j'aimerais bien pouvoir leur reprocher de parler trop de Gaza,
03:23et d'oublier le Soudan, et d'oublier le Congo, et d'oublier la Somalie.
03:27J'aimerais bien aussi, ça, c'est la liberté éditoriale.
03:31Donc, où je tourne mon regard,
03:33Mme Ernot a commis une très grosse, vraiment une très grosse faute tactique,
03:38parce que la ficelle est trop grosse.
03:41Elle a manqué à son devoir de réserve, parce qu'elle n'est pas journaliste.
03:45Elle est patronne d'une entreprise publique.
03:50Donc, très sincèrement, même, je sais bien, et l'article du Figaro le souligne,
03:56même au sein du service public audiovisuel,
03:59on ne l'a pas trouvé très fine, Mme Ernotte.
04:01Alors, parmi, justement, ce qu'on peut lire dans cet article,
04:05est-ce que vous pensez que, derrière l'argument de Delphine Ernotte,
04:07il y a un message, nous sommes un rempart contre CNews,
04:11est-ce qu'il faut nous financer ?
04:13Est-ce que c'est un appel à l'argent ?
04:15Je pense que Delphine Ernotte a compris que c'est le service public
04:20et la manière dont il traite l'information,
04:23qui est aujourd'hui en danger,
04:25tant les révélations de l'incorrecte...
04:27Donc, c'est le journal qui a mis en ligne la vidéo.
04:30...a montré, souligné, la nécessité de réformer cette grande maison.
04:35Et en cela, Delphine Ernotte ne sert pas le service audiovisuel public,
04:40elle le desserre, sa radicalisation desserre l'audiovisuel public.
04:44Ce n'est plus une affaire Patrick Cohen, Thomas Legrand,
04:48mais bien une affaire, un scandale de l'audiovisuel public
04:51et du traitement de l'information tel qu'il est réservé
04:54et décrété par les grands ponts de l'audiovisuel public.
04:58Moi, ce que je constate, c'est que finalement,
05:00Delphine Ernotte, elle est triplement otage.
05:04D'abord, elle est otage de son idéologie,
05:06faisant qu'elle définit ce qui serait acceptable
05:10de ce qu'il ne le serait pas.
05:12Elle décrète le camp du bien du camp du mal.
05:15Et en cela, c'est problématique qu'elle sort de son rôle.
05:18Elle est otage également de ses rédactions,
05:20des syndicats et d'une mélanchonisation le plus évidente
05:24d'un certain nombre de journalistes du service public.
05:26Et après, pour terminer, elle est otage aussi de son public.
05:30Lorsque vous voyez que sur une radio du service public,
05:33en l'occurrence France Culture,
05:36un journaliste, Guillaume Erner,
05:38qui après avoir dans un billet comparé le drame,
05:41la tragédie de Charlie Hebdo à la tragédie de Charlie Kirk,
05:45il était contraint de faire contrition publique
05:49parce que les auditeurs de France Culture
05:52se seraient plaints de la manière dont il finalement
05:54avait pu parler de manière trop neutre
05:58ou trop équilibrée de Charlie Kirk.
06:00Et il s'est, comme dans un procès stalinien,
06:02battu sa courbe.
06:04Ça, c'est insupportable.
06:05Et ça dit aussi finalement la manière dont
06:07les dirigeants de l'audiovisuel public
06:10aujourd'hui sont otages de leur public.
06:13Hier, Pascal Praud, et vous l'avez certainement entendu,
06:16dit, mais avec les propos de Delphine Ernotte,
06:18dans les manifestations qu'il y a pu avoir ce jeudi,
06:22il y aura des journalistes de CNews sur le terrain
06:23et elle, donc Delphine Ernotte,
06:26leur met une cible sur le dos.
06:27Elle les met en danger, a dit Pascal Praud.
06:30Hier, il y a bien eu des journalistes,
06:32ce n'est pas la première fois,
06:33mais qui ont également de CNews,
06:34qui ont été pris à partie dans les manifestations.
06:37Oui, parce que la nazification de l'adversaire,
06:40en l'occurrence l'extrême droitisation de CNews,
06:43et d'Europe 1,
06:44c'est que pour tous ceux qui sont persuadés
06:47d'être dans un combat antifasciste,
06:49ça légitime toutes les violences.
06:51Et d'une certaine manière, on comprend.
06:53Moi, si j'étais face à un nazi,
06:55j'espère avoir le courage
06:57de pouvoir le museler
07:00et faire en sorte qu'il ne puisse pas s'exprimer.
07:03Dès lors que vous naziviez l'adversaire,
07:05ça induit, c'est la logique même,
07:10que des résistants en carton-pâte
07:12se trouvent en bon droit
07:14d'exprimer leur désapprobation.
07:18J'ai oublié un peu de l'adversaire.
07:18Justement, sur cette thématique,
07:21j'ai posé publiquement à Mme Ernotte,
07:24hier, sur CNews, la question.
07:28Si elle considère que CNews
07:31est d'extrême droite,
07:34comment elle va appeler
07:35l'antenne de service public France 24
07:40qui a toujours au sein de son personnel
07:44un journaliste qui s'appelle M. Fanny Anonat
07:48qui a déclaré publiquement
07:50qu'il faut brûler les Juifs comme Hitler.
07:53Il faut appeler France 24 une télé nazie.
07:55Je vous signale que France Inter
07:58ni les syndicats de journalistes
08:00du service public
08:01n'ont rien dit depuis que cette affaire
08:03a été révélée en juillet
08:05qu'il y a un journaliste nazi
08:08sur France 24, chaîne publique.
08:11En effet, on reste ensemble.
08:13On va parler santé dans un instant
08:15dans Europe 1 Info,
08:16mais avant, dans la manifestation d'hier
08:17puisqu'on en parlait justement
08:19de cette manifestation.
08:20Est-ce que vous avez vu cette guillotine ?
08:22Je ne l'ai pas vue, mais j'en ai entendu parler.
08:25Vous en avez entendu parler ?
08:26Très belle, oui.
08:27Très belle guillotine, vous nous dites ?
08:28Elle est bien faite.
08:30On dirait une vraie.
08:31On dirait une vraie, oui, oui.
08:32Bon, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
08:33Eh bien, vous nous le direz dans un instant.
08:35Restez avec nous.
08:3514h12, vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1.
08:3813h15, Europe 1.
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