00:00Je suis Alphonse Louman Ayuga, docteur en pharmacie, addictologue, président de l'ONG Agir pour le Gabon,
00:15président fondateur du premier centre de traitement et de réhabilitation des addictions.
00:21Et donc je suis membre du parti Union Nationale dans lequel je m'invite depuis sa création et je suis donc trésoré général de ce parti.
00:33Dans le cadre de la législative, je suis un candidat investi par mon parti comme candidat au premier siège du cinquième arrondissement de la ville de Libreville.
00:46Alors mes engagements politiques datent depuis les années 1980 où, étudiant à Dakar, j'avais créé un parti d'opposition, un parti communiste,
01:00qu'on appelait Union pour la démocratie et le travail.
01:05A l'époque, dans les années 1980, plus peu de personnes osaient s'affronter le régime PDG.
01:12Et bon, Omar Bougou était au fait de sa grande puissance.
01:17Et originel du haut de Oué, où je suis né, j'ai osé affronter ce pouvoir-là.
01:24Et j'ai été stigmatisé parce qu'un d'entreviennes qui osait combattre le PDG, c'était vraiment une folie.
01:31Je l'ai fait à Dakar.
01:32Il y a des témoins parmi lesquels je peux citer les suivants, comme mon frère Goye Moussavou, comme Alex Léobile-Déji, comme Helmut Bouchinga-Boulingui,
01:44qui ont été présents, des témoins présents de mon combat farouche contre le PDG.
01:48Et donc, cet engagement politique, j'avoue que je l'ai puisé dans le terroir de ma tradition au Bamba,
01:56où l'on dit que le co, non, l'islam pour eux, est venu que l'ingro tradition, le patriotisme dépasse le laissé de sa mère.
02:07Donc, en fait, fort de cela, j'ai toujours mis de côté mon appartenance ethnique ou provinciale pour servir le Gabon.
02:17Donc, en réalité, cet engagement politique a continué jusqu'en 1990, où nous avons obtenu le multipartisme.
02:26J'avoue que ce n'était pas évident.
02:28Aujourd'hui, quand les jeunes parlent du multipartisme, on crée des associations et autres partis politiques.
02:33Ça paraît évident, mais beaucoup sont morts.
02:36J'ai fait l'exil politique en Mauritanie, au Sénégal, à cause de mon engagement politique.
02:40Et j'arrive à 90 au Gabon.
02:46Je prends part à la conférence nationale de 1990, où j'étais avec Mme Louma, Ida Pelagie,
02:55les seuls Gabonais à avoir participé ouvertement comme opposant au PDG par rapport à l'instruction du multipartisme immédiat,
03:05avec le PGP à Gondjo-Okawe, le Moréna et ça.
03:09Donc, après 90, j'étais aussi avec quelques amis.
03:14On a accueilli ou engagé le voyage d'Agonjo-Okawe en 1992, Taro-Togwe.
03:21Et à l'époque, vous le savez, les Antogwe étaient considérés par les Pongwe, les Pongwe comme les ennemis.
03:30Et heureusement que Taro-Togwe à Gondjo-Okawe avait été reçus comme chef d'État.
03:35Donc, mon engagement politique a continué jusqu'en 1923,
03:42où nous avons accueilli, participé à l'avènement des militaires au pouvoir.
03:50Parce qu'en réalité, j'étais dans l'alternance 2023 avec l'Union nationale.
03:56Et effectivement, à ce moment, cet engagement aux côtés de notre patriote, à côté des militaires,
04:02à faire une trusion dans la vie politique nationale, en reversant le pouvoir,
04:07PDG, et en instaurant un régime qui, nous pensons, était un léger mieux par rapport au régime autocratique du PDG de Bongo.
04:17Donc, en réalité, mon engagement politique, j'ai toujours allumé une bougie
04:21qui, au fur et à mesure, s'est transformée en torche.
04:24Et aujourd'hui, c'est le flambeau.
04:26Et ce flambeau, aujourd'hui, nous savons que nous voulons pour la démocratie.
04:30La démocratie, c'est un engagement permanent.
04:32Elle n'est pas encore là, c'est vrai.
04:33Il y a des insuffisances.
04:34Et nous, il voulons aux jeunes qui nous regardent de faire mieux que nous,
04:38de corriger les erreurs du passé que nous, les aînés, on a commises
04:42pour que nous puissions vraiment bâtir une démocratie au Gabon.
04:45Mais la démocratie, c'est aussi manger, travailler, avoir des écoles, des routes
04:50et que l'assiette de la ménagère soit garnie pour que l'on puisse avoir à offrir à nos compatriotes
05:00les trois repas de la journée, que les écoles, les enfants soient moins prétoriques,
05:07que la santé des hôpitaux soit même de soigner convenablement nos compatriotes.
05:13Mais nous nous battons pour cela.
05:15C'est pourquoi, quand je demande aux Gabonais de m'envoyer à l'Assemblée,
05:18c'est pour continuer l'œuvre.
05:19Commencer depuis avec d'autres personnes pour que nous puissions avoir des structures
05:23adéquates pour que le Gabon, notre pays, soit, comme on le dit, dignes d'envie.
05:29Alors, ce cinquième arrondissement, où je suis ancré depuis 30 ans,
05:36j'ai une pharmacie, la pharmacie Nouveau-Cécile, qui porte le nom de ma mère.
05:40J'ai le centre de désintoxication qui est là depuis cinq ans que nous l'avons créé.
05:48Et donc, j'ai le plaisir de vous dire que franchement,
05:50j'ai fait ce que personne n'avait fait avant moi pour obtenir les résultats.
05:53que personne n'avait obtenu.
05:55Parce qu'offrir à notre pays le premier centre de traitement des addictions,
05:59j'avoue que franchement, j'en suis fier.
06:01Parce que personne n'avait fait ça avant moi.
06:04Et quand on avait un enfant addict à l'alcool, au cobalo, ainsi de suite,
06:09on l'a mené à Mélène.
06:10Et là-bas, ce n'était pas toujours facile.
06:12Donc, addictologue, premier addictologue du Gabon,
06:14j'ai offert à ce centre-là.
06:15Donc, ce centre-là existe actuellement au cinquième arrondissement,
06:21mais dès là, il rayonne sur tout le pays.
06:24Parce que beaucoup de Gabonais du Nord et du Sud, l'Est et de l'Ouest,
06:28qui ont des problèmes avec les addictions, viennent se soigner là.
06:32Donc, je souhaiterais, au niveau du Parlement,
06:36avoir des moyens, moyens vraiment politiques,
06:39pour continuer à servir le Gabon.
06:41Parce qu'en réalité, beaucoup de personnes passeront à voir les électeurs
06:46avec les promesses de ce qu'ils voulaient faire.
06:50Mais moi, je dis, votre observateur,
06:52voilà ce que j'ai déjà fait pour la démocratie,
06:54depuis presque 50 ans.
06:56Voilà ce que j'ai fait aujourd'hui pour le pays,
07:00dans le domaine humanitaire, dans le domaine social.
07:02Et demain, j'ai dit que je pourrais faire mieux encore,
07:05si jamais j'ai, si au Parlement, investi par la volonté populaire.
07:09Parce que je suis, en ce moment, sénateur de la Transition.
07:13Et je remercie l'occasion que vous me donnez
07:15pour remercier le président de la Ve République,
07:20Brice Clotel-Legengueba,
07:22et le président du Sénat à Tchiel,
07:25Mme Paulette Missabot,
07:27qui m'ont fait l'honneur de me nommer dans ce Parlement,
07:30où j'ai appris le métier parlementaire.
07:34Donc, du coup, quand j'irai demain au Sénat,
07:37ce sera un Sénat où je ferai quand même, je ne suis pas obligatoire.
07:39Quand on parlera au niveau du Parlement du Sénat,
07:41je ne veux pas de l'Assemblée nationale, du Parlement,
07:43quand on parlera de la-bas de promesse de santé,
07:46on va me regarder, parce que je suis ensuite spécialiste.
07:49Quand on parlera des drogues, du tabagisme, de l'alcoolisme,
07:53je serai là, on est là vers moi.
07:55Donc, envoyez au Parlement, envoyez à l'Assemblée,
08:00des personnes outillées dans le domaine de prédilection,
08:03et qui ont une expertise à faire valoir.
08:05Alors, le mot de fin, c'est dire à mes compatriotes
08:09que je suis là, je vais servir le Gabon,
08:15je vais servir le pays, parce que le pays a besoin encore de moi,
08:20et je voulais aussi former d'autres jeunes dans le domaine qui sont les miens,
08:23c'est-à-dire le domaine de santé, la dictologie, ainsi de suite.
08:28Donc, je ne suis pas un démagogue, mais j'ai un bilan à faire valoir,
08:35que tout le monde connaît, j'ai un actif aujourd'hui que tout le monde voit,
08:38et donc, demain, au Parlement, je ne le décèverai pas,
08:44mais au contraire, je vais continuer ce combat.
08:48C'est vrai que, comme on dit chez nous,
08:49que nous n'ayons pour faire ce soir,
08:51parce que ce que j'ai fait aujourd'hui,
08:53j'ai aidé le gouvernement dans ses missions régaliennes,
08:57parce que l'État, dans le domaine des soins aux addicts,
09:02n'a pas fait grand-chose.
09:03Et donc, comme l'État ne peut pas tout faire tout seul,
09:06l'État a besoin de bonnes volontés, des combattants,
09:09et vos confrères disent de moi que je suis un super-héros
09:11du combat contre les addictions,
09:14et aussi, je peux le dire,
09:16un héros dans le combat pour la démocratie,
09:18ce que j'ai fait déjà, mais plus dans le combat pour la démocratie dans ce pays.
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