[Interview] 56 minutes avec Anges Kevin Nzigou : ambitions pour la mairie de Libreville
Dans ce numéro de 56 minutes avec..., coproduit par GMT et TV+, Anges Kevin Nzigou, candidat à la mairie de Libreville, dévoile sa vision pour transformer la capitale gabonaise. Face aux journalistes Youssouf Mboumba, Karl Makemba et Dolane Guiyeligou, il aborde ses priorités : gouvernance locale, citoyenneté active et développement urbain.
📱066441717 📞 011775663
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Dans ce numéro de 56 minutes avec..., coproduit par GMT et TV+, Anges Kevin Nzigou, candidat à la mairie de Libreville, dévoile sa vision pour transformer la capitale gabonaise. Face aux journalistes Youssouf Mboumba, Karl Makemba et Dolane Guiyeligou, il aborde ses priorités : gouvernance locale, citoyenneté active et développement urbain.
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00:00Bonjour, nous sommes dans votre édition d'Un homme, une histoire.
00:11Et aujourd'hui, nous sommes avec Maître Kévin Dzigou,
00:14candidat pour la mairie de Libreville, président du parti FDS.
00:19Son ambition pour Libreville, vous aurez le maximum de détails là-dessus.
00:24Son rêve pour Libreville, on parle beaucoup d'écologie,
00:28on parle beaucoup de révolution également, mais aussi de chiffres.
00:33Vous aurez le maximum de détails pour cet échange.
00:35Je suis avec des journalistes et pas des moindres,
00:38Madame Dolan Guillet-Ligou, journaliste, présentatrice, animatrice.
00:44Bonjour.
00:45Bonsoir.
00:45Bonsoir, c'est le temps mieux, bien sûr.
00:48Et juste à côté de toi, Dolan, Karl également.
00:52Karl Makenba est avec nous également, journaliste, présentateur à GMT.
00:57Et Karl, bonjour.
00:59Bonsoir.
01:00Bonsoir.
01:01J'aime bien le bonjour pour ce coup.
01:03Eh bien, lui, vous le savez, c'est Maître Kévin Dzigou,
01:08l'hôte, non pas l'hôte, mais notre invité de ce soir surtout.
01:13Maître Kévin Dzigou, bonjour.
01:14Bonsoir, bonsoir.
01:15Bonsoir.
01:16Moi, je suis chaud avec le bonjour, mais bon.
01:20Certainement, c'est parce que nous sommes dans une période tellement rythmée,
01:25on ne dort quasiment pas, du moins jusqu'au 27, voire après encore.
01:30Il y a le deuxième tour qui va nous attendre.
01:32Maître Kévin Dzigou, pourquoi ?
01:34Je vais essayer d'être direct pour introduire avec vous,
01:37parce qu'on a déjà fait pas mal d'interviews.
01:39On va éviter de revenir sur ce qui a déjà été dit et aller plus à l'essentiel.
01:44Maître Kévin Dzigou, pourquoi avez-vous décidé de briguer pour la mairie de Libreville ?
01:51En une phrase, pour introduire, pour ne pas être trop long.
01:56Est-ce que cette phrase a des virgules ?
01:58Parce que ce que je veux dire, c'est que après le coup d'État de 2023,
02:05les Gabonais espéraient avoir autre chose.
02:08Les Gabonais espéraient avoir une nouvelle société, donc une nouvelle démocratie.
02:12Et nous nous sommes liés au sein du Front démocratique socialiste
02:15que c'était bien qu'on ait une démocratie locale aussi avancée.
02:19Depuis que je suis né, j'ai noté que la mairie ne sert à rien pour les citoyens.
02:25C'est-à-dire qu'à part faire les actes de naissance, faire les mariages,
02:31vendre des timbres à la moitié de l'année,
02:34parce qu'une partie de l'année, on est toujours en pénurie.
02:37Je ne sais pas si vous avez remarqué ça, vous êtes à Libreville.
02:39N'est-ce pas réducteur, Maître Kévin ?
02:40Non, ce n'est pas réducteur, c'est la réalité des Gabonais.
02:43C'est la réalité parce qu'au fond, la mairie ne sert à rien pour nous,
02:47en dehors de... Pour les citoyens de Libreville, en tout cas,
02:50quand ils vont à la mairie, c'est juste pour acheter un thème,
02:54légaliser un acte de naissance, prendre un acte de décès ou organiser un mariage.
02:58Je ne sais pas si la mairie de Libreville a fait autre chose
03:01ou les autres mairies de l'arrondissement ont fait autre chose que ces éléments-là.
03:05Alors que je pense qu'avec l'argent que la mairie a,
03:08on peut faire des choses pour les Gabonais.
03:10Et donc, nous nous sommes dit, nous voulons, dans cette nouvelle ère politique,
03:15offrir aux Gabonais autre chose que ce que les pédégistes,
03:18dans leur machiavélisme, ont offert aux Gabonais.
03:21Eh bien, avant de rentrer dans votre projet municipal,
03:27nous allons d'abord essayer de revenir sur le personnage,
03:32de faire un petit tour autour de vous, Maître Kévin Zégo.
03:36Il y a quand même quelques intrigues, quelques réactions,
03:40ce qui vous concerne.
03:42Vous avez beaucoup d'amis, mais pas que.
03:45J'ai beaucoup d'ennemis.
03:46Voilà, voilà.
03:47OK, vous avez beaucoup d'ennemis.
03:49Eh bien, il y a certaines interrogations,
03:50ce qui concerne votre stabilité politique.
03:52C'est à peu près cinq étiquettes dans une carrière.
03:56C'est quand même costaud, Maître.
03:58Cinq étiquettes, oui.
03:59L'UPG, vous avez bien passé avec l'UPG.
04:03avec l'ancien ministre avec qui vous êtes sorti de l'UPG.
04:11Exactement.
04:11Ensuite, vous avez eu le PLC.
04:15Il y a eu le PLC.
04:16Il y a eu le passage.
04:17Et là, on va revenir légèrement, je suis avec le RDB.
04:20Ça a marqué également.
04:21Et c'est plus récent, d'ailleurs.
04:23Et maintenant, le FDS.
04:24Ça fait un peu instable, tout ça.
04:26Oui, mais c'est vrai que je suis né la maths,
04:28mais quand je parle de l'UPG, PLC, FDS, ça fait trois.
04:35RDB, vous n'avez pas parlé.
04:37RDB, ce n'est pas un parti politique.
04:38Non, là, c'est une appartenance, c'est un lien.
04:40Non, ce n'est pas un parti politique.
04:42Vous venez une carrière.
04:42Je vais m'expliquer.
04:43Un passage d'adjustice, ce n'est pas la marque ?
04:45C'est un faux débat, en fait.
04:48Je n'ai pas eu de passage.
04:48Vous réniez ce passage ?
04:49Non, non, non, je n'ai pas eu de passage d'un parti à un autre.
04:52C'est-à-dire que d'une position à une autre.
04:54À l'UPG, on était dans l'opposition.
04:57Au PSC, dans l'opposition.
04:58C'est-à-dire que ne me confondez pas aux gens,
05:01comme les PDG d'aujourd'hui, qui sont à l'UDB,
05:03qui partent d'un parti, d'un camp, à un autre.
05:07Je n'ai jamais changé d'idéologie, en fait.
05:10Ça a toujours été une question de principe.
05:14C'est-à-dire que moi, je suis dans un parti avec des gens.
05:18On se donne des règles.
05:19Ça ne s'applique pas.
05:21Je reste focus sur mes règles.
05:23Ce n'est pas vous, c'est toujours les autres.
05:26Avec M. Moukani Wangou, avec...
05:29Au fur et à mesure, ça peut être...
05:31Moukani Wangou, c'est un monsieur.
05:34On s'est dit, on ne rentre jamais au gouvernement des bons goûts.
05:37Il a trouvé un mensonge intellectuel, comme il sait le faire.
05:42Et puis, il est rentré au gouvernement.
05:44Qu'est-ce que vous voulez que je fasse, à ce moment-là ?
05:46J'aurais dit aux Gabonais, ok,
05:48nous sommes des menteurs comme lui ?
05:50Allons-y tous au gouvernement, non.
05:52Moi, j'ai des principes.
05:54Je me suis engagé en politique par idéologie.
05:57Je pense que dans ce pays, on a besoin que des gens se disent
06:00qu'il y a des Gabonais engageants politiques
06:03qui s'intéressent au bien-être des Gabonais,
06:06pas leur bien-être personnel.
06:07Et donc, du coup, si l'intérêt du Gabon ne passe plus,
06:12je passe à autre chose.
06:13Pareil, je passe le RDB parce que ce n'est pas un parti politique,
06:18mais au PLC...
06:19C'est un mouvement qui a accompagné le président.
06:22Non, pas un mouvement qui a accompagné le président.
06:23C'est un mouvement qui était censé rassembler les soutiens du président.
06:28Donc, ce n'est pas un mouvement politique.
06:31Ce n'est pas un parti politique.
06:32Donc, je dis au PLC, aujourd'hui où nous parlons,
06:35le PLC où, n'existe plus.
06:39Effectivement...
06:39Là aussi, ce n'est pas de votre faute, on suppose.
06:41Parce qu'il y a de l'âne qui va...
06:43Ce n'est pas de ma faute, non.
06:44Ce n'est toujours pas de votre faute.
06:45Parce que non, je veux dire, si moi, je me rends compte
06:49que les principes que nous nous sommes donnés ne passent pas,
06:52je ne reste pas.
06:53Très bien.
06:53Alors, Maître Digou, vous parlez de principes.
06:56Qu'est-ce qui, selon vous, n'a jamais été tenté ?
06:59Parce que vous avez identifié les pédégistes
07:01et d'autres personnes.
07:03Qu'est-ce qui, selon vous, n'a jamais été tenté
07:05et que vous voulez incarner aujourd'hui,
07:07en termes de principes, pour la vie de l'État ?
07:08Le respect des valeurs.
07:09Le respect de quelle valeur ?
07:11Les valeurs démocratiques, les valeurs sociales.
07:15Excusez-moi.
07:17Les pédégistes n'ont jamais rien tenté, en fait.
07:19Quand vous voyez des administrations
07:22qui sont incapables d'incarner les valeurs de la République,
07:25comme on le voit, comme on l'a vu pendant plus de 56 ans dans ce pays,
07:29qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?
07:31C'est-à-dire que, je me dis,
07:33il nous faut des hommes et des femmes
07:35qui soient capables d'offrir aux Gabonais
07:38une juste redistribution des richesses.
07:42Mais oui, Maître Digou...
07:43Je n'ai jamais été tenté.
07:44C'est-à-dire que vous voyez,
07:45quand vous voyez l'État de l'Hôpital Général,
07:48excusez-moi,
07:49il n'y a pas les richesses du Gabon là-bas.
07:51Quand vous voyez l'État de la mairie,
07:52quand on a un maire qui a un salaire faramineux,
07:59alors que dans les quartiers,
08:00les gens n'ont pas de quoi manger,
08:02n'ont pas de quoi boire,
08:03n'ont pas de quoi vivre,
08:04n'ont pas de quoi se soigner,
08:06excusez-moi,
08:07oui, on peut tenter le bien-être.
08:10Mais Maître Digou,
08:11on a l'impression que vous faites plutôt une chasse
08:13aux sorcières contre le PDG,
08:16au lieu de vous focaliser sur les Librevilleois.
08:18On est à Libreville,
08:20c'est quand même près de 900 000 habitants,
08:22ce n'est pas 900 000 pédégistes.
08:24Si vous parlez de faire une mise en avant
08:27de valeurs et de principes,
08:29est-ce qu'il ne faudrait pas
08:29ce focus d'abord sur les populations
08:32que de ce focus sur les personnes
08:34qui, selon vous,
08:35n'ont pas fait le travail qu'il fallait
08:37pour notre pays.
08:37Je suis étonné que vous confondiez
08:39le PDG et 900 000 habitants de Libreville.
08:42Parce qu'en fait,
08:43oui, il n'y a pas 900 000 pédégistes.
08:45À Libreville, il n'y a même pas
08:46100 000 pédégistes en réalité.
08:48Quand vous dites
08:51« Je fais le focus sur le PDG »,
08:54non.
08:55Quand je me focalise sur les Gabonais
08:58de Libreville,
08:59vous avez mon projet.
09:01Il est focus sur les Gabonais.
09:03Mais le PDG est chassé,
09:06le PDG, c'est impréalable.
09:08C'est-à-dire qu'on a oublié
09:10qu'en 2025,
09:12on n'aurait pas dû avoir des élections.
09:14On a des élections en 2025
09:17de manière exceptionnelle.
09:20Et pourquoi il y a cette infection ?
09:21Parce que le PDG a existé.
09:23Parce que les PDG ont existé.
09:25Parce que ceux qui ont tué ce pays
09:27ont existé.
09:28Donc, il faut quand même rappeler
09:30que le préalable pour avancer,
09:33c'est que ces gens n'existent plus.
09:34Maître Kévin-Zigu,
09:35vous avez des beaux rêves
09:36pour Libreville.
09:37Mais nous allons revenir
09:38en quelques mots encore
09:39sur vos mauvais rêves.
09:41Mais juste avant,
09:42Karl, vas-y.
09:43J'ai juste une toute petite question.
09:46On parlait de cohérence en politique.
09:49Aujourd'hui, Maître,
09:50sur quel bord politique
09:51vous vous situez-vous
09:52en termes de clivage ?
09:53Quels sont vos rapports
09:54avec l'Union démocratique
09:56des bâtisseurs ?
09:58Vous êtes opposant
10:00ou vous êtes dans la majorité ?
10:01Ou vous êtes dans la zone grise ?
10:03Il faut qu'on s'explique
10:05d'abord clairement.
10:06Parce que j'entends des Gabonais
10:07dire que je suis opposant,
10:08je suis à la majorité.
10:09Ça ne veut rien dire.
10:11L'opposition à la majorité
10:12vient d'après les élections législatives.
10:14C'est-à-dire que,
10:15pour comprendre clairement les choses,
10:18on est opposé à la majorité
10:20qui existe à l'Assemblée nationale
10:21dans le système parlementaire.
10:25C'est-à-dire que,
10:26si le PDG aujourd'hui
10:27est majoritaire à l'Assemblée,
10:29je serais opposé à eux.
10:30Parce qu'en fait,
10:31c'est l'opposition
10:32au Parlement
10:34qui gouverne.
10:35Enfin,
10:36c'est le Parlement qui gouverne.
10:37Donc l'opposition,
10:38c'est par rapport
10:38à la position
10:39qu'on a aux élections.
10:41Aujourd'hui,
10:42en réalité,
10:43il n'y a ni opposant
10:43ni majorité.
10:44Quel est votre positionnement
10:45par rapport
10:46à l'Union démocratique
10:47des bâtisseurs ?
10:48Je suis au Front démocratique socialiste.
10:50Non, mais est-ce que
10:51vous vous sentez proche
10:52de ce parti ?
10:53De par vos idées ?
10:54De par...
10:55Non, je ne sais pas
10:55ce sont les idées,
10:56mais je veux dire une chose.
10:57c'est que...
10:59Est-ce que vous me posez
10:59la question
11:00par rapport
11:00à Oligi ?
11:02Justement,
11:02j'en viens.
11:03Vous avez défendu,
11:05soutenu...
11:06Vous avez mené campagne
11:07pour le président
11:08de la République
11:08qui a fondé son parti,
11:11l'Union démocratique
11:12des bâtisseurs,
11:13anciennement,
11:13mouvement
11:14sous la bannière
11:15de...
11:16de brisque-temps ?
11:19Non,
11:19le...
11:20Du RDB.
11:20Du RDB,
11:21exactement.
11:22Juste avant...
11:23Voilà,
11:24juste avant RDB,
11:25aujourd'hui UDB
11:26en tant que formation politique.
11:30Comment vous vous positionnez
11:31par rapport à tout ça ?
11:32Est-ce que vous reniez
11:33votre précédent soutien
11:34au chef de l'État ?
11:35Ou vous l'assumez
11:36et vous vous situez
11:37plutôt proche de lui ?
11:38Aujourd'hui,
11:39je suis quelqu'un
11:40de cohérent.
11:41C'est rare dans ce pays.
11:43Je suis quelqu'un
11:43de cohérent
11:44et en cohérence.
11:44j'ai dit aux Gabonais
11:46qu'il fallait voter
11:47pour Oligi
11:48pour un projet.
11:50Et ce projet
11:51doit être exécuté.
11:54J'ai la conviction profonde
11:55qu'avec des démons
11:57qui sont au quai
11:59été au PDG
11:59et certains d'entre eux
12:01qui sont venus à l'UDB,
12:02on ne peut pas arriver
12:03à quelque chose...
12:03Et qui étaient au RDB aussi
12:05pendant que vous y étiez ?
12:06Non.
12:07Non.
12:08Sauf que,
12:08bon,
12:09comment on est dans la confusion ?
12:10Donc les gens disent
12:10tout et n'importe quoi.
12:12Je vous dis une chose,
12:13au RDB,
12:13il n'y avait aucun PDG.
12:14Il y a quand même
12:15une sorte de bicéphalisme
12:16flagrant au sein du RDB.
12:18On a vu le roi
12:19jouer par le RDB.
12:20Excusez-moi.
12:21Au sein de la campagne
12:22du président.
12:23Mais au RDB,
12:24il n'y avait aucun PDG.
12:26Il était tout
12:26extempillé au RDB ?
12:28Non.
12:29C'est vous qui avez voulu
12:30par faiblesse intellectuelle,
12:32vous avez voulu
12:33appeler ça RDB.
12:35Ils se sont rendus
12:35qui représentent
12:36le RDB ?
12:37C'était peut-être
12:38des bâtisseurs.
12:38Mais au RDB,
12:39on n'avait aucun PDG.
12:41Bâtisseur de quel mouvement ?
12:43Un autre mouvement imaginaire ?
12:44Non, pas imaginaire.
12:46Dans la campagne,
12:47je ne sais pas si vous avez
12:47remarqué,
12:48il y avait deux camps.
12:49Il y avait le RDB,
12:51les gens de biens,
12:52et il y avait le reste.
12:53Mais comment expliquer
12:55que Maître Ange Kevin Digoux
12:56qui revendique une cohérence
12:57et puis se mêler
12:59à tout ce mélange-là
13:00où on a du mal
13:01à identifier
13:02qui sont les...
13:03Non, pas tout ce mélange.
13:04Pour essayer de...
13:05Je vous explique simplement.
13:08Lorsque le président
13:10me propose
13:10d'être
13:11coordinateur général
13:12des bâtisseurs,
13:14on a une coordination
13:15qui va gérer la campagne.
13:18Je pense à ce moment-là
13:19que certaines personnes
13:21qui n'auraient jamais
13:22pu être dans mon organisation,
13:25qui sont des soutiens
13:26au président,
13:27se mettent
13:28dans une autre ligne.
13:30Et eux,
13:31ils font ce qu'ils veulent.
13:33Je veux dire,
13:33quand les gens rappellent,
13:35lui,
13:35on s'est mêlé
13:36à...
13:36Non,
13:37on avait un projet.
13:38Je veux rappeler
13:39au Gabonais
13:39que le projet du président
13:40n'a pas été
13:41équipé par les PDG.
13:41Si les PDG disent
13:44qu'ils soutiennent
13:44le président,
13:45ils vont avec lui.
13:47Mais moi,
13:48je ne défendais pas
13:48le PDG,
13:49mais je défendais
13:50le projet du président.
13:51Et c'est très bien
13:52ce que vous dites.
13:53Rapidement,
13:54c'est parti.
13:55Est-ce que vous avez,
13:57sincèrement,
13:57eu le sentiment
13:58d'avoir été lâché
13:59par le président ?
14:01On se rappelle
14:01votre sortie
14:02quasiment le lundi
14:05ou le dimanche,
14:06juste après
14:08l'investiture
14:08du chef de l'État.
14:10Et l'annonce
14:11faite au siège
14:12du RDB,
14:12on vous voit devant,
14:14on se rend vite compte
14:15que la salle
14:16n'est pas très pleine,
14:17les cadres
14:17qui étaient très présents
14:19du RDB
14:19ont quasiment tous disparu.
14:20Vous vous retrouvez
14:21à peine à 2-3.
14:23Et là,
14:24vous faites cette annonce
14:24qui ne voit pas le jour,
14:26malheureusement.
14:27Est-ce que vous avez eu
14:28le sentiment
14:28d'avoir été lâché
14:29à ce moment-là
14:30par le chef de l'État ?
14:31Non, d'abord,
14:31quand vous dites
14:32les cadres
14:32qu'ils appellent les personnes,
14:34le but n'était pas
14:35de réunir les cadres
14:36du RDB.
14:38Ah, soutien,
14:39l'annonce
14:39était quand même importante.
14:41À ce moment-là,
14:41si j'avais appelé
14:42tous les cadres du RDB,
14:44qui ne m'ont jamais
14:44fait des faux,
14:47ils auraient pu être là.
14:48Mais ce n'était pas le but.
14:49Ils ne voulaient pas
14:50faire des photos.
14:50Pourquoi ?
14:51Vous avez une annonce
14:52forte et il faut
14:53une telle annonce quand même.
14:54On appelle normalement
14:55les cadres
14:55lorsqu'on fait
14:55une annonce aussi importante.
14:57J'ai oublié
14:58de prendre votre conseil
14:59à ce moment-là.
15:00Ça aurait été pas mal quand même.
15:01Oui, peut-être.
15:02Mais bon, c'est passé.
15:04Donc, j'ai fait
15:05cette annonce-là.
15:07Je n'ai pas le sentiment
15:07d'avoir été lâché
15:08par le président.
15:10Pourquoi ?
15:10Parce qu'en réalité,
15:12il n'était pas en cause.
15:14C'est un mouvement politique,
15:15c'est un parti politique
15:16qui se créait.
15:18Il s'est été reporté
15:19de report en report.
15:21Finalement,
15:21il y a eu l'UDB.
15:22Il n'était pas en cause,
15:23il s'agissait
15:23de 100 partis politiques.
15:25Comment ça se fait
15:26qu'il n'était pas en cause ?
15:27Non.
15:28À ce moment-là,
15:29et moi,
15:30je vous dis une chose
15:30de manière simple.
15:33Je pense que
15:34le président de la République
15:35doit présider la République.
15:37Je pense que
15:38même s'il a une appartenance politique,
15:39elle doit être secondaire.
15:42Et je pense qu'un président,
15:43en réalité,
15:44même s'il a un attrait
15:46pour un parti politique,
15:47doit être en retrait.
15:49Parce qu'au fond,
15:51il fait l'unité de la nation.
15:53Donc,
15:53ceux qui ne pensent pas
15:54comme lui
15:54doivent se retrouver en lui.
15:57C'est pourquoi
15:57il doit être en retrait
15:58des questions partisanes.
16:00et je me réjouis
16:03de ce qu'aujourd'hui,
16:05pendant que nous sommes
16:06aux élections législatives
16:07et locales,
16:08il n'est pas
16:08véritablement pris parti.
16:11Très bien.
16:12Eh bien,
16:12juste avant que
16:13Dolana
16:14introduise
16:16les premiers ponts
16:17liés à votre projet,
16:20juste un dernier mot,
16:21je m'en voudrais
16:22de ne pas avoir posé
16:23cette question.
16:24C'est
16:24Elisa Ruchel Bukondo,
16:26est-ce qu'elle vous manque
16:26des pas engagés
16:27dans cette campagne ?
16:28Est-ce que c'est
16:29un vide pour vous ?
16:31Oui.
16:31Parce que c'est quand même
16:32la figure à côté
16:34d'Ange Kevin
16:35pendant de longues années.
16:35Oui,
16:36elle manque beaucoup.
16:38C'est un regret ?
16:40Non,
16:40pas un regret.
16:41Elle manque beaucoup.
16:42C'est une force ?
16:42C'est une force pour vous ?
16:43Il serait une force.
16:45Vous savez,
16:45Martin Luther King,
16:47il avait toujours
16:48une personne
16:49qu'il appelait le soir
16:50avant de dormir.
16:53Et Elisa
16:53est cette personne-là.
16:54Mais je me rejouis
16:55de ce que...
16:56Était ou est ?
16:57Était ?
16:58Non,
16:59elle...
16:59On se dit
17:00le contexte
17:00aurait voulu
17:01que...
17:01Non,
17:02elle est,
17:02mais je réponds non.
17:04Elle est cette personne-là.
17:06Sauf que
17:06Elisa,
17:08elle est exactement
17:10la représentation
17:12de ce que nous voulons
17:13en République.
17:15Elisa est secrétaire
17:16général adjoint
17:17du Conseil des ministres.
17:20Elle est membre
17:20du FDS.
17:21Oui.
17:22Mais,
17:23nous ne voulons pas
17:24qu'il y ait
17:24de confusion.
17:25Je suis choqué
17:26quand je vois
17:27des gens de l'UDB
17:28qui sont au gouvernement,
17:29qui sont dans
17:29l'administration publique,
17:31qui sont en haute fonction,
17:33s'afficher en politique.
17:35Nous,
17:35nous avons des valeurs.
17:37Et je me rejouis
17:38qu'on est un exemple
17:40de ces valeurs-là.
17:41Elle est membre
17:41du FDS,
17:42mais elle a un devoir
17:43de neutralité
17:44parce qu'elle a
17:44une fonction publique.
17:46Elle a une fonction
17:46publique
17:47qui nécessite
17:49une neutralité.
17:50Elle est neutre.
17:51Ça ne veut pas dire
17:51qu'elle ne pense pas.
17:52Ça ne veut pas dire
17:53qu'elle ne réagit pas
17:54ou qu'elle ne participe
17:55pas à nos activités.
17:56Ça aurait été
17:57dans le duel
17:59pour le nouveau
18:00de la DOLA.
18:01Elles auraient tous battu.
18:02Tous.
18:03Et vous auriez
18:04certainement
18:05une mairie.
18:06Non,
18:07on aura la mairie.
18:07Pardon.
18:09On aura la mairie
18:09d'Undendé
18:09parce que
18:10Elisa,
18:11ce n'est pas
18:11tout Undendé.
18:13Nous avons une liste
18:14en Undendé.
18:15Et je vous dis,
18:16on prend le pari aujourd'hui,
18:17on aura la mairie
18:18d'Undendé
18:18à l'issue
18:19de ces élections.
18:21Eh bien,
18:21Edouane.
18:21En attendant la mairie
18:23d'Undendé,
18:23revenons à Libreville.
18:25Votre projet insiste
18:26sur la justice sociale.
18:28Et si vous nous donniez
18:29la vision
18:30de Maître Dzigou
18:31sur la justice sociale
18:32aujourd'hui
18:33pour Libreville ?
18:34Ce que je peux vous dire,
18:35c'est que nous sommes
18:36dans un pays où,
18:38c'est peut-être
18:38un jeu de mots,
18:39on a une injustice sociale
18:41criarde.
18:43On ne peut pas comprendre
18:44qu'avec tous les milliards
18:46que brasse la mairie
18:46de Libreville,
18:47les gens vivent
18:48aussi mal.
18:50Je l'ai dit,
18:51ce n'est pas un jeu de mots.
18:53Quand vous avez
18:53une ville
18:54dans laquelle
18:55la mairie s'est réduite
18:57à ne faire
18:58que des actes
18:58de naissance,
18:59des mariages,
19:01actes de décès,
19:02peut-être
19:02c'est ce qu'ils veulent
19:03le plus,
19:04puisqu'ils ne font rien
19:05pour la vie des gens,
19:06donc du coup,
19:07ils veulent multiplier
19:08les actes de décès.
19:09Et vous avez
19:10les timbres
19:11qu'ils vendent
19:11même très mal
19:12puisque une moitié
19:13de l'année,
19:14il n'y a pas
19:14de thème.
19:16Vous vous demandez
19:17à quoi sert
19:18l'argent de la mairie ?
19:21Pourquoi les gens
19:22vivent aussi mal ?
19:23Pourquoi il n'y a
19:24aucun projet
19:25de développement
19:25dans la ville ?
19:27Dans notre projet,
19:28nous avons 58%.
19:29Il y a des projets
19:30de développement,
19:30maître Kevin.
19:31Vous avez
19:32une récente case,
19:34c'est pas mal.
19:35On développe en passant.
19:39Déjà la case,
19:40après, je vais interpréter
19:41cette émission.
19:42Mais maître Digo,
19:43vous, de votre côté,
19:44comment comptez-vous
19:45justement réduire
19:46les écarts
19:47entre les quartiers,
19:49les bien équipés,
19:50les périphériques ?
19:51Comment vous comptez
19:52le faire ?
19:52Je l'ai dit,
19:53on a 58%
19:54du budget
19:55que nous proposons
19:56qui sera affecté
19:57à...
19:58qui sera affecté,
20:00pardon,
20:00au neveu plan
20:01de la ville.
20:04On ne peut pas
20:04comprendre
20:05que la mairie
20:06se sente
20:07irresponsable
20:08irresponsable
20:09vis-à-vis
20:10du mal-être
20:12des Libre-Villois.
20:13C'est-à-dire que
20:14vous n'avez pas d'eau,
20:16c'est pas grave,
20:16c'est pas non.
20:17On ne peut pas se souverainer,
20:18c'est pas non,
20:19c'est pas grave.
20:20On ne peut pas se sécuriser,
20:21c'est pas non,
20:21c'est pas grave.
20:22Je rappelle quand même
20:23que le rôle principal
20:25de la mairie,
20:25du point de vue juridique,
20:27un maire,
20:28il est affecté
20:30à la tranquillité publique,
20:32à la sécurité publique
20:34et à la salubrité publique.
20:35Ce sont les trois missions
20:36principales du maire.
20:38Donc il doit s'assurer
20:39que ses citoyens
20:40soient tranquilles,
20:42qu'ils soient en sécurité
20:43et qu'ils soient
20:45dans un environnement salubre.
20:47Or,
20:48sur ces trois éléments-là,
20:49nous avons échoué
20:50dans ce pays.
20:51Pardon, pardon.
20:52Les PDG
20:52ont échoué.
20:54On parle de focus
20:54sur le PDG,
20:55mais lui,
20:56ils ont échoué.
20:57Et moi,
20:57je veux montrer
20:58libre-vue-là
20:58qu'on peut être capable
20:59de réussir
21:00dans ce domaine-là.
21:01Il y a eu un problème
21:02de volonté politique
21:03pour justement...
21:04Non, pas de volonté politique,
21:06de sorcellerie politique.
21:07sorcellerie politique
21:08des anciens gouvernants.
21:09Des anciens PDG.
21:10Enfin,
21:11pas grand-chose
21:12a changé
21:12depuis le 30 août
21:13toutefois.
21:14Non.
21:14C'est le fonctionnement
21:15de la PDG.
21:16C'est justement
21:17ce que je veux dire
21:18à mes compatriotes.
21:18Donc l'exclusivité
21:19n'est plus que PDG.
21:20Non, elle est PDG.
21:21Ah oui, elle est PDG.
21:22Je veux dire une chose
21:23à mes compatriotes.
21:24À la tête du pays,
21:24nous n'aurons pas
21:25un PDG.
21:25C'est pourquoi je veux dire
21:27un truc sain
21:27à mes compatriotes.
21:29Le président Légui
21:30a fait un coup d'État
21:31le 30 août 2023
21:33avec ses amis militaires.
21:36Le 27 septembre 2025,
21:39il pose une question
21:40aux Gabonais.
21:42Il leur dit
21:42avec qui vous voulez
21:43que je travaille ?
21:45S'ils disent
21:46que c'est le PDG,
21:47ça veut dire
21:47que la malédiction
21:48s'est vraiment installée
21:49dans ce pays
21:49et qu'ils vont revenir.
21:52Donc le coup d'État
21:53n'aurait pas dû être
21:54parce qu'en réalité,
21:56c'est pour enlever
21:57le PDG
21:57et les bons goûts
21:58que ça a été fait.
22:00S'ils disent non
22:01sur le FDS,
22:02là, ils sont totalement bénis.
22:03Mais ça, c'est un raccourci
22:04avec ce qu'il dit.
22:05Vous n'avez pas autant
22:07de candidats
22:07que des PDG,
22:08mathématiquement.
22:09Non, pas autant,
22:10mais je veux dire une chose.
22:11Et unilistes en même temps.
22:13Avec non.
22:13Ça serait difficile quand même
22:14d'emmener les candidats
22:16à voter.
22:16Ne confondons pas
22:17qualité et quantité.
22:19Avec la qualité
22:20des candidats
22:21qu'il y a aujourd'hui
22:22au FDS,
22:23on est capable
22:24de redresser la barque.
22:26Vous parlez
22:27de redresser la barque.
22:28Quelles sont
22:28les actions concrètes
22:30sur même
22:30la première année
22:31que vous proposez ?
22:32Parce que vous briguez
22:33la mairie de Libreville.
22:36Vous pouvez nous citer
22:36par exemple
22:37deux actions concrètes
22:38que vous mènerez
22:39dès la première année.
22:40Je vous dis
22:40de manière simple.
22:41Deux actions.
22:42Je vous ai dit
22:42deux ans.
22:43En rapport dès là.
22:44Première action,
22:45il faut remettre
22:46la confiance
22:46au sein de la société.
22:47donc nous avons
22:49dans notre axe 1
22:50par exemple,
22:51nous disons
22:51il faut de la gouvernance
22:53locale,
22:55citoyenne,
22:56participative,
22:57transparente surtout
22:59parce qu'en fait
23:00dans l'obscurité totale
23:01qu'on nous a mis
23:02dans ce pays,
23:03on ne croit plus
23:04à la transparence.
23:05Il faut remettre
23:06les citoyens
23:07au cœur de l'action.
23:08Donc nous avons décidé
23:10de mettre 5%
23:11du budget de la mairie
23:13au profit des populations
23:15et des projets
23:15des populations.
23:16Donc du coup,
23:17on les ramène
23:18sur le terrain
23:19de la gestion
23:20de leur municipalité.
23:22Deuxième action
23:23qui est pour moi
23:24une action principale.
23:26Nous allons mettre
23:26l'eau dans les quartiers,
23:28l'eau dans la vie
23:29des Gabonais.
23:30Donc nous mettrons
23:30en place
23:3150 forages par an
23:33sur l'ensemble
23:34de notre mandat.
23:35Donc les premières actions
23:36que nous mettrons,
23:36ce sera
23:37remettre confiance,
23:39donner confiance
23:40et donner de l'eau
23:41parce que l'eau
23:41c'est la vie
23:42à nos compatriotes.
23:43Sur 5 ans,
23:44vous dites mettre
23:45des forages.
23:46C'est ce qui est
23:47très intéressant
23:47mais il y a une sorte
23:49de contradiction
23:49quand même avec votre discours.
23:51Vous parlez beaucoup
23:51d'innovation,
23:52de révolution.
23:53Pour vous,
23:53la révolution,
23:54ce sont des forages
23:54dans tous les projets ?
23:56Non,
23:56ce n'est pas une révolution
23:57des forages.
23:59C'est d'innovation ?
24:00Non,
24:00ce n'est pas une innovation
24:01des forages.
24:01C'est un peu...
24:02C'est une nécessité.
24:03Non,
24:04c'est une nécessité.
24:05Sur un an,
24:05sur six mois,
24:07sur 10,
24:07c'est une nécessité.
24:10Pourquoi ?
24:11Les gens n'ont pas d'eau.
24:13Alors vous vous posez
24:13la question
24:14comment faire
24:14pour avoir de l'eau
24:15si ce sont des forages.
24:16Il n'y a pas d'esprit
24:17qui est innovante,
24:18maître Kevin,
24:19de votre équipe ?
24:20Des forages.
24:20Qui est très jeune.
24:21Au-delà des forages.
24:22Sur 5 ans,
24:22vous parlez quand même
24:23de 5 ans.
24:24J'ai oublié de discuter
24:25avec Dieu
24:25pour lui demander
24:26de nous mettre de l'eau
24:26qui vient en permanence
24:27dans nos maisons.
24:28Mais donc,
24:29pour l'instant,
24:30comme nous avons
24:30aujourd'hui...
24:32Il y a plusieurs
24:32à plein d'un an
24:32qui vous...
24:33Lesquelles ?
24:37Pour l'eau,
24:37à part les forages
24:38que je pense qu'on fait.
24:39On appelle Jésus.
24:40Papa, Jésus,
24:40s'il te plaît,
24:41envoie-nous...
24:42Vous avez plusieurs
24:42initiatives prises
24:43par le gouvernement actuel.
24:45Il y a des grosses ambitions
24:46de ce côté.
24:47Vous pouvez vous...
24:48Oui, je ne suis pas à confusion.
24:49Ou pour vous,
24:49c'est...
24:50Non, non, non.
24:51Vous vous appuyez dessus.
24:51Je ne suis pas à confusion.
24:53L'État a ses responsabilités
24:54et l'État fera en sorte
24:57que je ne doute pas de ça
24:58si les PDG
24:59sont autour du président.
25:00Je ne doute pas de ce que
25:01l'État fera en sorte
25:03que tout le Gabon
25:05ait de l'eau
25:07dans le Roubidin.
25:09Je ne doute pas de ça.
25:10Mais je dis,
25:10dans l'urgence,
25:11nous, à Libreville,
25:13on se dit,
25:14en attendant que le Tair
25:15fasse son travail,
25:16qu'est-ce qu'on fait
25:17pour les Librevillois ?
25:18On fait des forages.
25:20Maître, poursuivons
25:21sur la question
25:23de l'accès universel
25:25à l'eau.
25:26Vous parlez de construire
25:27250 forages
25:28sur 5 ans.
25:29À l'heure d'arrivée,
25:30les autorités
25:30de la transition
25:31ont entamé
25:32un processus
25:33de construction
25:33de forages
25:34dans le grand Libreville
25:36pour réduire
25:37le stress hydrique.
25:38Mais ils ont très vite
25:39été confrontés
25:40à certains endroits
25:41à la difficulté
25:42à trouver
25:44de la ressource
25:44dans le sol,
25:46parfois l'eau
25:46était salée, etc.
25:48Quel miracle
25:48allez-vous faire ?
25:51C'est vrai que je suis
25:52chrétien.
25:53Je crois en Dieu.
25:55Mais les miracles,
25:57je n'en ferai pas.
25:58Qu'allez-vous faire ?
25:58Parce que je n'ai pas
25:58encore eu le don pour ça.
26:00Non, je verrai
26:01des experts.
26:03Je vous dis une chose.
26:03Je dis 50 forages
26:05par an
26:07se feront
26:08dans les 6 arrondissements
26:09de Libreville.
26:11Nous allons
26:12expertiser les sols
26:14et nous allons
26:14trouver les solutions.
26:15Pas moi,
26:16je ne suis pas Dieu,
26:17je ne suis pas
26:18expert en eau,
26:20mais les experts
26:21trouveront
26:21les solutions
26:21pour les gabonais.
26:22Mon rôle,
26:24c'est de mettre
26:24en musique
26:25cette volonté.
26:26Je ne dis pas
26:27que si on a
26:28une difficulté
26:29de sol
26:29ou d'eau,
26:31les experts
26:32ont les solutions
26:33pour ça.
26:34Vous allez rentrer
26:34dans la dynamique
26:35déjà engagée
26:36par les gouvernements
26:36ou vous allez inventer
26:37votre copine ?
26:38Je n'invente rien.
26:39Vous allez vous engager
26:40dans votre copine ?
26:41Est-ce que vous ne craignez
26:43pas qu'on soit
26:43d'une sorte
26:43de bras de fer
26:44au niveau des initiatives ?
26:46Déjà, il n'y aura pas
26:46ce bras de fer.
26:48Parce que je pense
26:48que je serai maire
26:49de Libreville,
26:50mes rapports seront
26:51très complémentaires
26:53avec la vision
26:55du président
26:55sur les projets
26:57qu'il a.
26:57C'est un peu commun
26:59en ce moment
27:00au cours de ces élections ?
27:01Non, pas commun.
27:02Moi, je n'ai pas dit
27:02aux gens
27:03quand je vais
27:04faire ma campagne
27:05comment projesse
27:05le président.
27:06Ça, c'est le projet
27:08des pédégistes
27:09et des nouveaux pédégistes
27:10de l'Udélie.
27:11On ne les soit
27:12identaires ou complémentaires
27:13au président
27:13en ce moment
27:14au cours de ces élections
27:15en général ?
27:16Je vous dis,
27:16non, je vous dis
27:17pourquoi ?
27:18Pourquoi on est
27:19complémentaires au président ?
27:20Parce que 94%
27:21des Gabonais
27:22votaient pour lui.
27:23Au fond,
27:23il n'y a pas
27:23de position Gabon.
27:24Donc, du coup,
27:25oui, on a porté
27:26un projet,
27:27on a validé
27:28un projet,
27:29forcément,
27:30on est complémentaires.
27:30Il y a ensemble
27:31pour le Gabon.
27:32Ensemble pour le Gabon.
27:34Pardon, excusez-moi.
27:36Vous vous dites,
27:36il n'y a pas
27:37de position Gabon.
27:37Je ne veux pas
27:38perdre le temps
27:39que j'ai
27:39pour expliquer
27:40aux brûlages
27:40ce que je ferais
27:41pour eux
27:41pour parler des gens
27:42qui n'ont fait
27:43que détruire ce pays.
27:44En revenant
27:44sur votre programme,
27:46vous entendez financer
27:49la question
27:49de l'accès
27:50universel
27:50à vos potables
27:51à hauteur
27:51de 2 milliards,
27:53par 500 millions.
27:54Ah, j'ai sur le mandat.
27:56Sur 5 ans.
27:57Sur 5 ans, justement.
27:58Alors, c'est curieux
28:00parce qu'il n'existe
28:01pas de détails.
28:02Vous savez que
28:02des forages,
28:04au-delà de leur construction,
28:05c'est aussi l'entretien.
28:07Oui.
28:07Comment avez-vous
28:08financé l'entretien
28:09de ces forages ?
28:10Vous avez noté
28:11qu'il y a 500 millions
28:12par an.
28:13D'accord.
28:14Et dans les 500 millions
28:15par an,
28:16nous avons 50 forages.
28:18C'est vrai que je suis
28:19nul en maths,
28:19mais quand vous divisez
28:21500 millions
28:21par 50 forages,
28:23vous avez une marge
28:23qui vous permet
28:24d'entraîner
28:25ces forages-là.
28:29Alors,
28:29vous parlez de...
28:30Dans votre projet,
28:31vous parlez
28:32de budget participatif.
28:34À quoi ça fait référence
28:36exactement ?
28:37Qui sont les personnes
28:38qui participent ?
28:39Est-ce que le citoyen
28:40lambda de Libreville
28:41peut participer ?
28:42Comment est-ce que
28:43ça va se passer ?
28:44Non,
28:44vous avez mal compris...
28:45Vous avez mal lu
28:46ou mal compris la phrase.
28:48Ok.
28:48C'est-à-dire que je dis,
28:51les Gabonais vont
28:51participer au projet.
28:53C'est le projet
28:54qui est participatif,
28:55pas le budget.
28:55Ok.
28:56C'est-à-dire que l'idée,
28:57c'est de dire
28:58aux Gabonais,
29:01mes chers compatriotes,
29:03vous avez aujourd'hui
29:04votre ville
29:05qui vous intéresse
29:06et qui s'intéresse à vous.
29:08Qu'est-ce que vous voulez
29:09qu'on fasse pour vous
29:10dans vos arrondissements ?
29:12À ce moment-là,
29:13les Librevillois
29:14proposent des projets.
29:16Nous en faisons
29:17une synthèse.
29:19Ensuite,
29:19nous allons voter
29:20lequel des projets
29:21sera financé
29:22par le budget
29:23de la mairie.
29:24Nous accordons
29:245% du budget
29:26à ces projets-là.
29:29Donc,
29:29dans l'ensemble
29:30des arrondissements,
29:32il y aura des projets
29:32qui seront proposés
29:33par les populations.
29:34Ensuite,
29:35ces populations-là,
29:37nous,
29:37pardon,
29:37la mairie,
29:38on va faire
29:39une synthèse,
29:41on aura un vote.
29:42Si les gens disent
29:42nous,
29:43nous voulons avoir
29:43un pont
29:44de 50 cm,
29:47on fera un pont
29:48de 50 cm
29:48parce que ça
29:49volonté des populations.
29:50Mais,
29:50Maître Ndigou,
29:51parlons du vote
29:52justement de ces projets.
29:54Est-ce que vous parlez
29:54de transparence
29:55dans la gouvernance ?
29:57Comment est-ce que
29:57vous comptez faire
29:59justement ce vote-là ?
30:01Est-ce que les populations
30:01auront le droit
30:02de participer autant
30:03qu'elles proposent
30:04les projets ?
30:05Comment le vote
30:05va se passer exactement ?
30:07Mais selon vous,
30:07qui vote ?
30:08Si ce n'est pas
30:08les populations,
30:09les animaux ne viennent pas voter.
30:10Donc,
30:11ce sera forcément
30:12les populations
30:12qui vont voter.
30:14Et puis,
30:14ce n'est pas un vote
30:15au sens juridique du terme,
30:16c'est une votation
30:17parce que c'est citoyen.
30:18Donc,
30:19du coup,
30:19on mettra des urnes
30:20dans les différents centres
30:22de vote
30:22de libre-ville.
30:24On organisera
30:25une urgence électorale.
30:27Donc,
30:27les citoyens
30:28viendront voter.
30:29Il y aura des projets.
30:31On va.
30:31et c'est une campagne
30:33de communication
30:34qui se fera.
30:35Cette campagne,
30:36ce vote globalement
30:37a un coût.
30:38Vous l'avez évalué ?
30:39Mais c'est chiffré.
30:40Le coût de la campagne ?
30:41De l'organisation ?
30:42Non,
30:42le coût du projet.
30:44Le coût de l'axe.
30:46L'axe.
30:47Bien sûr.
30:47Vous parlez
30:48de 2,2 milliards
30:50200 millions
30:51la première année.
30:53Oui.
30:54Mais dans les 2 milliards,
30:55il y a le vote aussi.
30:57Parce que dans les 2 milliards,
30:58on ne paye pas le projet.
30:59Donc,
31:00c'est l'exercice
31:01qui est à ce coup-là.
31:04À partir de ce moment-là,
31:05les gens viendront dire
31:06projet 1,
31:08je vote.
31:09Projet 2,
31:09on rejette.
31:10Le projet 1,
31:12on l'exécute.
31:14Pour être innovant,
31:15ça aurait été peut-être mieux
31:16en ligne,
31:16avec Kevin.
31:18Oui,
31:18mais vous savez,
31:19je suis consciencieux
31:22de la misère
31:23de mes compatriotes
31:24que le PDG a installée.
31:27Tout le monde n'a pas
31:27un portable.
31:28Tout le monde n'a pas
31:29Internet.
31:29Donc,
31:30si je veux que tout le monde
31:30participe,
31:31il faut le vote encore.
31:33Dans 5 ans,
31:34après que j'aurai fait
31:34mon mandat,
31:35peut-être que les Gabonais
31:36vivraient mieux,
31:37les Libres-Villas en tout cas
31:38vivraient mieux.
31:39Et à ce moment-là,
31:40on fera le vote
31:40électronique.
31:42Vous ne traitez pas
31:42qu'ils vivront mieux
31:43après votre mandat ?
31:44Peut-être.
31:45Non,
31:46si.
31:46Je suis convaincu.
31:47Les Gabonais vivront mieux alors.
31:48Je suis convaincu
31:49que si je suis élu,
31:50oui,
31:51ils vivront mieux.
31:52Alors,
31:53tu restais dans le social.
31:55Vous avez parlé également
31:56de la police municipale,
31:58de la police municipale
31:59renforcée.
32:00Vous parlez de 30 agents
32:01par arrondissement.
32:03Il y a le 6e arrondissement,
32:05il y a une candidate,
32:06justement,
32:08cet arrondissement
32:09qui,
32:10elle,
32:10souhaite en faire
32:11une commune.
32:12Mais bon,
32:13ça,
32:13c'est autre chose,
32:13certes,
32:14mais je veux dire,
32:14c'est quand même
32:15le plus gros arrondissement
32:16de Libreville.
32:1630 agents,
32:18c'est réaliste
32:19pour couvrir
32:20le 6e arrondissement.
32:21Quand vous l'avez reçu,
32:23vous l'avez expliqué
32:23au moins que ce n'est pas
32:24le rôle du maire
32:25de faire
32:26d'une arrondissement
32:27en commune.
32:28Oui,
32:28c'est technique.
32:28Elle s'est trompée
32:29des élections,
32:30il faut le rappeler,
32:31puisqu'elle vient souvent
32:32chez vous.
32:33Il faut le rappeler
32:33qu'en réalité,
32:34la loi prévoit
32:35que c'est du domaine
32:36de la loi.
32:38Donc,
32:38si elle voulait
32:38faire de Libreville,
32:39d'une arrondissement
32:40en commune,
32:41elle aurait dû être
32:42comme d'aide
32:42aux élections législatives.
32:43Non,
32:4530,
32:45ce n'est pas peu.
32:47Et si vous voyez...
32:48Pour le 6e.
32:50Non,
32:50ce n'est pas peu
32:50pour le 6e.
32:51Parce que
32:52quand vous voyez
32:53le nombre d'agents
32:55que nous allons embaucher
32:56par an,
32:57il y a une marge.
32:58Donc,
32:59nous allons faire
32:59une sorte de péréquation.
33:00Ce ne sera pas 30,
33:0130, 30, 30, 30,
33:02c'est le minimum.
33:03Très bien.
33:04Et dans le 6e,
33:05et nous aurons
33:06un peu plus.
33:08Pourquoi ?
33:09Parce qu'il y a
33:10des quartiers très réculés
33:11dans le 6e arrondissement
33:12de Libreville.
33:14Quand vous avez
33:14des quartiers
33:15comme Mdoumdoum,
33:16Ibbacater,
33:18Mélency,
33:19c'est des zones
33:19où on a le sentiment
33:21qu'on est au village,
33:23on n'est pas à Libreville.
33:25Nous,
33:26ce que nous souhaitons faire
33:26de la police municipale,
33:28c'est prendre
33:28des jeunes de ces quartiers,
33:30parce que ce ne sera pas
33:31des policiers
33:31qu'on va prendre en Chine.
33:33Ce sera des jeunes
33:34de ces quartiers
33:34qu'on va responsabiliser
33:36pour assurer la sécurité.
33:40Ils le font déjà
33:40beaucoup dans les PECA
33:41eux-mêmes,
33:43mais ce n'est pas rémunéré.
33:44Nous allons les prendre
33:45et nous allons les rémunérer.
33:46Ils auront un CDI,
33:47ils auront un salaire.
33:48Je trouve anormal
33:49que dans le budget
33:51de la mairie,
33:53le maire de Libreville
33:54ait 1,8 milliard
33:55millions pour son cabinet
33:57qui ne sert à rien
33:58en réalité
33:58puisqu'on ne le ressent pas
33:59dans nos vies,
34:01alors qu'on peut
34:01mettre cet argent-là
34:03au profit des populations.
34:04Il y a un risque
34:05quand même
34:05de compromission
34:06de certains de ces jeunes
34:07issus de ces quartiers-là.
34:09On le voit déjà
34:10lorsque les derniers recrutements
34:13dans les forces
34:13des défenses et de sécurité
34:14ont été faits
34:14ces dernières années.
34:15On a vu qu'il y a eu
34:16des actions posées
34:17par des jeunes recrutés
34:19qui revenaient un peu
34:20à des anciens réflexes.
34:21Comment vous allez faire
34:22pour éviter
34:22qu'au sorti
34:24de ces formations-là,
34:25ces jeunes
34:25ne règnent pas
34:27finalement
34:27de devenir le problème
34:29plus que la solution ?
34:30Vous le considérez.
34:31Je veux le considérez.
34:32Vous savez,
34:33la délinquance,
34:33c'est une déviation
34:34du regard
34:35que les gens ont sur vous.
34:37Quand vous pensez
34:38qu'on considère
34:39que vous ne servez plus à rien,
34:41vous dites,
34:41bon, je ne servez plus à rien,
34:42je fais ce que je veux.
34:44Alors, je veux leur dire
34:44que vous servez à votre ville,
34:46vous servez à votre pays.
34:48Je veux croire que,
34:49oui,
34:50il y aura peut-être
34:50certains égarements.
34:54Mais ce n'est pas
34:54la grande norme.
34:56Moi, je veux que majoritairement,
34:58les gens comprennent
34:58que nous vous considérons
35:00désormais,
35:01nous vous faisons confiance,
35:02nous nous envoyons
35:03bien dans la mer.
35:04Nous sommes dans un pays
35:05où le maire est un roi.
35:07Moi, je serai le maire
35:08du quartier.
35:09Le maire serviteur.
35:11Pardon ?
35:11Le maire serviteur.
35:12Le maire serviteur,
35:13exactement.
35:14Je trouve anormal
35:15et vous allez vérifier,
35:16vous allez demander aux commerçants
35:17parce que je fais
35:18le tour des commerces,
35:19le tour des marchés.
35:20je trouve anormal
35:21et c'est au Gabon
35:22qu'on voit ça.
35:23Quelle maire ne soit
35:24jamais allée au marché.
35:25Moi, quand je serai maire
35:26de Libreville,
35:27je ferai mes courses
35:28dans tous les marchés
35:28de Libreville
35:29à tous les jours
35:30parce qu'il ne faut pas
35:30être démagogue.
35:32Une fois,
35:33un des ayant,
35:33une autre fois,
35:34mon bois,
35:35mon bois que j'ai visité,
35:37qui est dans un état
35:38qui, en fait,
35:40appelle
35:41la dignité des Gabonais.
35:43t'attendez d'être maire
35:44pour le faire.
35:46Oui,
35:47parce que quand je ne suis pas maire,
35:48je n'ai aucune fonction
35:49qui m'oblige
35:50à avoir un regard
35:51sur quoi que ce soit.
35:52Je fais ce que je veux.
35:53Si aujourd'hui,
35:54je ne suis pas maire,
35:54je veux faire mes courses
35:55en Chine,
35:56je vais en Chine.
35:57Et quand je suis maire,
35:58je n'ai pas la responsabilité locale.
35:59Pardon,
35:59mais revenons,
36:01si vous voulez,
36:02sur la police municipale.
36:07Vous entendez en tout
36:09employé 223 compatriotes.
36:13Et quand vous calculez
36:1430 fois 6,
36:16ça ne donne pas...
36:17Voilà,
36:17donc il y a une marge.
36:18Oui.
36:19Et cette marge-là,
36:19c'est pour la péréquation
36:20au niveau de la commune.
36:23Alors,
36:23moi,
36:24ma question,
36:25c'est plus
36:25en termes
36:26de cohérence
36:30de votre proposition
36:31ou du moins
36:32de coordination
36:33avec la police nationale.
36:35On a vu que
36:35dans d'autres pays
36:36comme la France,
36:37par exemple,
36:37ils ont mis en place
36:40une stratégie territoriale
36:41de sécurité
36:42et de prévention
36:42de la dévaincance
36:43qui intègre
36:44à la fois
36:45les agents
36:45des services décentralisés,
36:47donc les mairies,
36:48etc.,
36:48mais aussi
36:49les agents
36:50de l'État
36:51à l'instar
36:52des préfets
36:52et autres.
36:55Comment
36:55allez-vous
36:57justement
36:58poursuivre
36:59cette initiative
37:01d'agents
37:02formés
37:02à la médiation,
37:03etc.,
37:03sans qu'il y ait
37:05une sorte
37:06de coordination
37:07avec la police nationale ?
37:09Déjà,
37:10vous parlez
37:11d'un projet
37:12français
37:12qui n'a rien
37:14à voir
37:14avec le projet
37:14de la police nationale.
37:14Non, non, c'est juste
37:15un parallèle.
37:15Non, le parallèle
37:16est faux.
37:17Pour essayer
37:18de comprendre
37:19la logique.
37:20Encore le parallèle
37:21est faux.
37:21Je vous explique.
37:23Si nous nous encadrons,
37:24c'est-à-dire que
37:25si l'État gabonais
37:26décide
37:27qu'il faut
37:27un programme
37:28de lutte
37:29contre la délinquance
37:30et qu'il dise,
37:32le ministre
37:33de l'Intérieur
37:33dit,
37:34messieurs les maires,
37:35je veux que vous
37:36vous impliquez.
37:37À ce moment-là,
37:37il y a un brassage
37:38entre la police municipale
37:39et la police nationale.
37:42Il faut se dire
37:42deux choses.
37:43Un,
37:44la police municipale
37:45est une police administrative.
37:46est-ce que ces policiers
37:48seront armés ?
37:48La police nationale
37:48est une police repressive.
37:50Donc, ce n'est pas
37:51la même mission.
37:51Est-ce que ces policiers
37:52seront armés ?
37:54Non.
37:55Qu'en est-il ?
37:56Quelle arme, d'abord ?
37:57Quelle arme ?
37:57En arme létale,
37:59bien évidemment.
38:00Non.
38:00Est-ce qu'ils seront armés ?
38:01Non.
38:01Non.
38:02Est-ce qu'ils seront...
38:03Non.
38:05D'où ma question sur...
38:06J'ai ma chance
38:07de faire droit.
38:08Donc, je connais
38:09un peu la loi.
38:11La police nationale
38:12est la seule
38:13qui peut avoir
38:13l'arme létale.
38:15Est-ce qu'ils seront
38:16des moyens de défense ?
38:18Oui, ils en auront.
38:20Par exemple,
38:20vous avez des armes
38:21qui ne permettent pas...
38:22Enfin,
38:23qui sont...
38:24Catégorisées.
38:25C'est catégorisées.
38:26Ils auront la catégorie
38:27la plus maximale
38:28qui leur permettent
38:29d'exercer.
38:31Est-ce qu'ils pourront
38:31se défendre ?
38:32La réponse est oui.
38:33Est-ce qu'ils pourront
38:33assurer la sécurité
38:34de nos compatriotes ?
38:35La réponse est oui.
38:36Est-ce qu'ils pourront
38:37assurer la médiation ?
38:38La réponse aussi, c'est oui.
38:39C'est le rôle
38:40qu'il leur est assigné.
38:40Alors, toujours dans le cadre
38:43de cette police municipale,
38:45il y a un phénomène
38:46au Gabon, globalement,
38:48mais Libreville est clairement
38:49une des grandes victimes,
38:50c'est l'enlèvement
38:51des enfants.
38:52On ose croire que cette police
38:54va contribuer
38:55d'une certaine manière,
38:56mais est-ce que vous avez
38:56au sein de votre projet
38:59une approche particulière
39:01pour ce cas spécifique
39:03qui est quand même
39:04très récurrent ?
39:05Non.
39:06Je vais faire un projet
39:08pour dire comment faire
39:09pour ne pas enlever les enfants.
39:10Vous pouvez mettre en place
39:11des mécanismes
39:12qui consistent à faciliter
39:13les alertes d'enlèvement,
39:15par exemple,
39:16les réactions rapides
39:17de la part de la police municipale.
39:19Les jeunes,
39:20les capacités, etc.
39:21Est-ce que vous avez
39:21ce projet en particulier ?
39:23Vous n'avez pas suivi
39:23ce que j'ai indiqué tout à l'heure.
39:26Ceux qui seront
39:26dans la police municipale,
39:29ce sont nos jeunes du quartier.
39:32Non, pas de leur action globalement.
39:34Je vais rester sur un plan précis.
39:36Est-ce que vous avez songé
39:37à cela ?
39:38Vous dites que c'est un projet
39:39parmi plusieurs ?
39:40Non, ce n'est pas ce que je veux dire.
39:42Vous n'avez apparemment
39:42pas une particularité sur ce plan ?
39:44Oui, mais ça ne vous touche pas trop.
39:46Non, ça me touche les enfants.
39:48J'ai des enfants moi-même.
39:49Ce que je veux dire,
39:50c'est que quand je dis
39:53que ce sont les jeunes du quartier,
39:54c'est eux qui voient tout, en fait.
39:56Aujourd'hui, ils existent.
39:58Ils traînent dans nos quartiers.
39:59Ils ne servent à rien.
40:00Ils voient même les enfants
40:01qu'on enlève.
40:02Ils ne disent rien.
40:03Mais comme ils seront policiers
40:04municipaux qui auront une mission
40:05de médiation sociale,
40:07ils ne pourront pas laisser faire.
40:08Et donc, nous aurons
40:09moins d'enlèvements,
40:11nous aurons moins de délinquances
40:14dans nos quartiers,
40:15parce que ceux qui sont là
40:16et qui voient tout
40:17seront dans la police municipale.
40:19de l'île,
40:22de l'île,
40:23de l'île.
40:25Alors, Maître,
40:26on parle d'un projet global
40:28sur 5 ans de 220 milliards.
40:32Quelles sont les garanties
40:33que vous pouvez donner
40:34sur le réalisme de ce financement
40:37et la sécurisation des partenariats ?
40:40Ça veut dire quoi, les garanties ?
40:41Quelles sont les garanties ?
40:42On parle de chiffres.
40:43On a l'habitude au Gabon
40:44de parler de gros chiffres,
40:46mais sur le terrain,
40:47comme vous avez pu le décrier,
40:49il y a des choses
40:49qui ne sont pas visibles.
40:50Oui, dites-moi un peu
40:51depuis quand,
40:54dans ce pays,
40:55vous avez entendu
40:56les chiffres de la mairie ?
40:58Jamais.
40:59On n'en parle jamais.
41:00Pas très souvent.
41:01On n'en parle jamais.
41:02Vous prenez le jour
41:03que vous avez entendu ça.
41:04C'est pas très souvent.
41:05Jamais.
41:06Non, pas jamais.
41:07Pourquoi ?
41:07Parlons de vous, Maître.
41:09Vous parlez de 220 millions
41:10sur 5 ans.
41:11Sur 5 ans, c'est une...
41:13Vous proposez une rupture.
41:14Ça veut dire que vous proposez
41:15quelque chose de différent.
41:17Moi, je me rends compte
41:18d'une situation
41:18que vous n'avez jamais entendu parler.
41:23Je pense que par,
41:25déjà, la publicité
41:27des budgets que nous aurons,
41:30nous allons garantir
41:31la sincérité de notre action
41:33auprès des bailleurs financiers.
41:37Nous avons 220 milliards
41:40sur l'ensemble du mandat.
41:42Donc, 44 milliards par an.
41:4444 milliards par an, effectivement.
41:47Aujourd'hui,
41:48le budget de la mairie,
41:51il y a 26 milliards.
41:52Où trouvez-vous les 18 milliards ?
41:53Excusez-moi.
41:54Quand vous voyez le 26 milliards,
41:56vous voyez le budget,
41:57vous vous rendez compte
41:58que c'est des voleurs.
42:00Il y a beaucoup de proches
42:00qui sont fermées.
42:02En réalité, c'est un peu plus.
42:04Mais comment on vole ?
42:05Donc, on déclare 26 milliards.
42:06Mais nous, quand on ne volera pas...
42:07Qu'est-ce que vous avez des...
42:09Non, je veux dire,
42:10quand vous avez le budget,
42:11je ne suis pas financier,
42:13mais vous vous rendez compte,
42:14vous pouvez aller, par exemple,
42:16recettes telles, zéro.
42:17C'est impossible.
42:18On va dire 3, 4, 5,
42:20mais zéro, c'est impossible.
42:21Or, prenez le budget
42:22de la mairie,
42:22vous voyez beaucoup de zéros.
42:24Comme ils sont nuls,
42:25ils ont mis zéro partout.
42:27Oui, il y a 26 milliards.
42:29Vous trouvez les 18 milliards,
42:30on les trouve où ?
42:32On fera des emprunts bonifiés.
42:35Nous avons des PPP,
42:37donc partenariats publics-privés.
42:40Nous avons la coopération.
42:43Parce que quand on va faire
42:44de Libreville une ville verte,
42:48nous allons attirer
42:49le regard international
42:50sur Libreville.
42:52Et ça nous permettra
42:54d'avoir parfois des prêts,
42:57parfois des dons
43:00qui nous permettront
43:01de faire valider
43:03le projet que nous avons.
43:04Pardon, maître,
43:05mais permettez-moi d'insister.
43:07Vous parlez de ressources municipales
43:09propres, des PPP,
43:11partenariats publics-privés
43:12et des emprunts,
43:14mais à quelle proportion ?
43:16Par exemple,
43:17quelles sont les mesures concrètes
43:19que vous entendez mettre
43:20en œuvre pour améliorer
43:22la perception des recettes
43:24au niveau municipal,
43:25par exemple ?
43:26Et à hauteur de combien ?
43:28Combien allez-vous faire entrer ?
43:29Oui, mais déjà,
43:30je l'ai dit tout à l'heure,
43:32il y a 26 milliards,
43:33comme vous l'avez signifié.
43:3526 milliards,
43:35c'est ceux que les incompétents
43:37ont pu établir.
43:39C'est vous qui le dites.
43:41Non, ils sont incompétents,
43:41mais c'est moi qui parle.
43:42Est-ce que c'est vous
43:42qui parle à la bouche ?
43:44Non, ils sont incompétents.
43:46Et ce n'est pas moi
43:46qui le dit.
43:48Les Gabonais,
43:48les Libre Villers le vivent.
43:50Ils vivent leur compétence
43:51au quotidien.
43:52Donc, ils ont pu avoir
43:5326 milliards.
43:55Moi qui ai une insoupçon
43:57de compétence,
43:58comment vous pouvez m'expliquer
43:59que je ne peux pas avoir plus ?
44:01Déjà, en termes de recettes,
44:02on n'est pas allé là-dessus
44:03en disant
44:04qu'on pourrait avoir
44:05un peu plus.
44:06Mais je dis,
44:08dans les 26 milliards,
44:09il nous reste à trouver
44:1018 milliards.
44:13Alors la sécurité...
44:13C'est important quand même ?
44:14Oui, nous sommes importantes.
44:16Oui, nous aurons
44:17des emprunts bonifiés.
44:19Nous aurons des PPP.
44:20Par exemple,
44:22nous voulons mettre en place
44:23un système
44:24qui permette aux personnes
44:26en situation de handicap
44:27de se déplacer
44:28dans Libreville.
44:29Donc, il faut refaire
44:29les trottoirs.
44:31Pendant ce moment-là,
44:32il n'est pas difficile
44:33d'avoir des partenariats
44:34publics privés.
44:35Nous avons des bus
44:36que nous voulons mettre
44:38dans l'intercommunal.
44:40Oui.
44:41Dans l'intercommunal,
44:42nous voulons mettre
44:43des bus.
44:43Électriques.
44:44Des bus électriques,
44:45par exemple.
44:46Maître, j'ai une question.
44:47Mais non, attendez,
44:48je vais...
44:48Oui, oui, arrivez.
44:48Mais avant,
44:49avant, vous avez une autre question.
44:50Je vais vous donner la première.
44:51Je vais vous donner la première.
44:52Je vais vous donner la question à l'avant.
44:53Allez.
44:53Donc, nous aurons des bus
44:54qui ont une particularité.
44:57Ils seront accessibles
44:59aux personnes
44:59dans une situation de handicap.
45:00Oui.
45:01J'ai été frappé.
45:03Et j'ai vu,
45:03il y a quelques jours,
45:05les gens...
45:06Je n'ai pas dit comme ça,
45:07de l'UDB.
45:08Mais les pédégistes
45:08qui sont dans mon arrondissement
45:10sont allés voir les personnes
45:11en situation de handicap.
45:12Pardon.
45:13Quand vous les voyez,
45:14vous discutez avec eux,
45:15qu'est-ce qu'ils vous disent ?
45:17Ils vous disent,
45:18pour nous,
45:19qu'un taxi coûte
45:20trois fois plus cher
45:21que pour vous
45:21en situation valide.
45:22C'est bien juste.
45:24Pardon.
45:24Donc, nous allons mettre
45:25en place ces bus-là.
45:26Et quand nous expliquons
45:27aux gens,
45:28aux banques,
45:29on leur dit,
45:30nous voulons prendre
45:30un emprunt
45:31pour financer ces bus-là
45:32parce qu'il y a des personnes,
45:34nos concitoyens,
45:35qui méritent notre solidarité,
45:37qui doivent aussi les prendre
45:38parce qu'ils sont sensibles à ça.
45:40Mais pardon,
45:41mais est-ce que votre proposition
45:42n'est pas un peu utopique ?
45:46Vous parlez des 120 minibus
45:48électriques.
45:50Mais vous connaissez
45:52comme tous les Gabonais
45:53le stress qu'il y a
45:58dans le pays
45:59en termes de disponibilité
46:00de l'énergie électrique.
46:02où trouvez-vous
46:03l'énergie
46:03pour recharger
46:05ces minibus ?
46:07Et comment financez-vous
46:08l'implantation des bornes,
46:10etc. ?
46:10Enfin, c'est tout
46:11un travail quand même.
46:12En fait,
46:13je suis resté
46:13sur le point utopique.
46:15En quoi c'est utopique ?
46:17Oui, mais parce que
46:17l'énergie n'est pas disponible.
46:19Oui, l'énergie...
46:19On peine déjà
46:20à alimenter les ménages.
46:21Dites-moi,
46:22non, l'énergie est disponible.
46:23Elle est disponible ?
46:24Non, ce gars est disponible.
46:25Vous l'avez vu ?
46:25Il faut 2000 milliards
46:27pour installer
46:28les lignes électriques
46:29pour desservir
46:30tout le Gabon.
46:31Ce travail n'est pas encore fait.
46:33Heureusement,
46:34vous êtes journaliste,
46:34vous n'êtes pas ingénieur.
46:36Je vous aurais appris
46:37que désormais,
46:39dans les nouvelles
46:39voitures électriques,
46:41on peut les brancher
46:43au courant ordinaire.
46:46Donc, c'est pas...
46:47Je ne veux pas faire...
46:48Une grande idée
46:49qui n'est pas...
46:50Je veux en faire...
46:51Excusez-moi,
46:53mais en début
46:55de transition,
46:56le président
46:57de la transition
46:58a mis en place
47:00un certain nombre
47:01d'éclairages publics
47:02dans la capitale
47:02et tout de suite,
47:03on s'est rendu compte
47:04que ces éclairages-là,
47:07je parle des armats
47:09qui ont été installés
47:10partout dans le Grand-Niveau-Ville,
47:12les lestages
47:13qu'on a observés
47:15durant une bonne période
47:17étaient aussi dus
47:19à l'installation
47:20de ces éclairages.
47:22Donc, vous ne pouvez pas dire
47:23qu'il n'y aura pas
47:23de conséquences
47:24sur la disponibilité
47:25de l'énergie.
47:26Juste pour vous rassurer.
47:30Vous ne croyez pas
47:32au discours
47:34du chef de l'État
47:34qui me dit...
47:35Non, moi, je le dis
47:35de ce champ d'État.
47:37Non, mais c'est lui
47:38qui l'a dit.
47:39Non, mais c'est lui
47:40qui a une crise
47:41énergétique importante
47:42qu'il faut investir
47:43là-dessus.
47:43Où trouvez-vous
47:45l'énergie ?
47:46Est-ce qu'il vous est arrivé
47:48de discuter
47:49avec les ingénieurs
47:50de l'énergie ?
47:52Ce sont probablement
47:53les ingénieurs
47:54du ministère de l'Énergie
47:56qui lui ont remonté
47:57ceux-là.
47:57Ils sont nuls.
47:59Non, ils sont nuls.
48:00Tout le monde est nul.
48:01Non, pas tout le monde.
48:02Je parle de ceux-là précisément.
48:03On va les faire rapidement
48:04parce qu'il ne reste
48:05beaucoup de temps.
48:06Je vous dis une chose.
48:07Les bus que nous achèterons,
48:10on pourra les brancher.
48:12Ça ne donnera pas
48:13moins de l'électricité
48:14aux Gabonais
48:15dans leur maison.
48:16Mais maître,
48:16comment vous garantissez
48:18la maintenance ?
48:19Ça veut dire que là,
48:20on va créer
48:20une nouvelle entreprise.
48:21la maintenance,
48:22est-ce qu'on a déjà
48:23la ressource
48:26intellectuelle ?
48:26Non, on ne crée pas
48:27une nouvelle entreprise
48:28parce que nous sommes
48:28une identité publique.
48:29On va créer une régie.
48:31Une régie des transports
48:33qui fera que,
48:35si vous avez vu
48:35le budget qu'il y a
48:36sur les bus en question,
48:41il y a un volet
48:42de maintenance
48:43nécessairement
48:44dans le budget
48:45que nous proposons.
48:46Nous ne sommes pas irresponsables.
48:48Et la compétence
48:49qui est nécessaire
48:50pour justement...
48:52Dans les médias,
48:52maître.
48:53Dans les médias,
48:53parce qu'on parle
48:54de 5 ans.
48:54La compétence,
48:55c'est savoir
48:56démarrer une voiture,
48:57accélérer,
48:58appuyer l'embrayage
48:59et ça,
49:00on a des chauffeurs
49:00pour ça.
49:01Et la maintenance
49:02des appareils,
49:03des minibus ?
49:04On parle des bus électriques,
49:05maître.
49:05Non, non,
49:06est-ce que nous avons
49:06la compétence ?
49:07Non, mais attendez,
49:08excusez-moi.
49:09Vous avez combien ?
49:10Non, excusez-moi,
49:10pardon,
49:11je vous avance.
49:11Pardon, pardon, pardon.
49:13Vous avez entendu
49:14qu'à maintenant ce pays
49:15qu'il y a déjà
49:15des voitures électroniques
49:16ici,
49:17les voitures électriques
49:18ici à Libre.
49:19Maître,
49:19vous allez aller débaucher
49:20des...
49:20Non, je dirais pas là-bas,
49:22mais je vais dire une chose.
49:23Vous savez qu'il y a ça existant.
49:24Certainement qu'ils ont
49:25formé ces jeunes.
49:26Ils ont mis autant
49:26de formes ces jeunes.
49:27Bien sûr, bien sûr
49:28qu'il y a des véhicules.
49:29Voilà.
49:30Donc, nous avons
49:31les ingénieurs nécessaires.
49:32Maître Kevin,
49:33la majorité des mécanismes
49:34que nous avons en gamme
49:35nous ferons en fonction.
49:36Bon, je ne suis pas
49:36ce que c'est juste.
49:36Je vous explique un peu
49:37comment ce qui se passe.
49:38je me rends compte
49:39que je veux faire
49:40du journalisme bientôt.
49:42Et nous nous ferons
49:43le droit après.
49:44Voilà.
49:45Ça vous aidera.
49:47Mais,
49:48qu'est-ce qu'on fait
49:50lorsqu'on achète
49:51des voitures électriques ?
49:54Lorsque vous allez
49:54dans une entreprise
49:55qui vend un produit nouveau,
49:57ils vous forment
49:58en qualité.
49:59Ils vous forment
50:00en maintenance.
50:01Ils vous forment
50:01en électrique.
50:04C'est-à-dire que,
50:05forcément,
50:06dans le budget,
50:07dans l'achat,
50:08je le sais
50:08parce que j'ai
50:09compagnie des clients
50:10dans ce domaine-là,
50:11lorsque vous achetez
50:12un produit
50:12qui n'existe pas chez vous,
50:14ceux qui vous le vendent
50:15forment vos équipes
50:16pour qu'ils sachent
50:17comment...
50:18C'est le classique.
50:19Mais pourquoi
50:20on m'en mettait
50:20alors sur le livre ?
50:21On va le parler
50:21très vite pour le livre.
50:22Comme vous le faites
50:22encore au libre-villois,
50:24c'est un truc utopique.
50:25Non, non,
50:26c'est vous qui...
50:27Non, en fait,
50:28quand vous le laissez
50:29dans une...
50:29Mais même dans le noir
50:30dans le temps,
50:31vous pensez
50:32que les idées nouvelles
50:34sont utopiques.
50:34Vous avez dit
50:36oui,
50:36s'il nous reste beaucoup
50:37de temps d'Olan,
50:38il y a l'art
50:39qu'on va pas
50:40avec la démocratie
50:41et une révolution...
50:45Oui, c'est vrai
50:46qu'on a un problème
50:46avec la démocratie
50:47parce que pendant longtemps...
50:48Pardon.
50:49Oui, mais...
50:50Non, maître,
50:51en vous,
50:51c'est...
50:51Pendant longtemps
50:52et encore aujourd'hui,
50:56des gens n'ont pas compris
50:57que le maire
50:57de Libre-Ville
50:58doit être élu
50:58par les citoyens.
51:01Je n'ai discuté
51:01avec une amie hier.
51:03Bon, un ami,
51:03c'est pour ça
51:04c'est plus simple.
51:05Parce que quand je dis
51:05une amie,
51:06il me disait
51:09mais comment ça se passe
51:11sur vous ?
51:11Comment vous n'avez pas
51:13jusqu'à présent
51:14des projets ?
51:16Je lui dis non.
51:17Chez nous,
51:18on vote
51:18le maire d'arrondissement
51:20et on découvre
51:21le maire de Libre-Ville
51:22après.
51:24C'est ça qui est utopique.
51:27C'est-à-dire qu'on ne peut pas
51:28accepter
51:29accepter que le budget
51:30de la ville
51:31se trouve à un endroit
51:33où celui qui va le diriger
51:34n'a aucun projet.
51:36Je le dis aujourd'hui,
51:37pendant que certains
51:38font des réunions
51:38pour se demander
51:39comment ils vont me faire battre.
51:40je le dis aujourd'hui,
51:42il est grave que nous ayons
51:47un maire de Libre-Ville
51:48qui n'a aucun projet
51:49pour Libre-Ville.
51:50Pardon,
51:50c'est un projet
51:51qui ne présente pas
51:52au Libre-Ville.
51:52Comment vous l'explique ?
51:53Comment vous pouvez dire
51:55une telle chose,
51:56maître ?
51:56Étant donné que
51:57la désignation
52:00du maire de Libre-Ville
52:04est quand même
52:05issue d'une élection
52:06au suffrage
52:07indirect
52:10à l'issue du vote
52:12des Gabonais.
52:13Les listes
52:13qui se présentent
52:14dans les arrondissements
52:15présentent bien des programmes.
52:15Les conseillers ont été votés.
52:16Les conseillers présentent bien des programmes.
52:20Présentez-moi un projet
52:21pour Libre-Ville.
52:21Non, non, mais c'est vous
52:22le candidat, maître.
52:23Non, oui, mais dites-moi.
52:24Non, mais dites-moi
52:25à l'approche de la démocratie,
52:26maître Kevin.
52:27Et là, vous...
52:28Non, pas la démocratie.
52:29Oui, encore plus.
52:31Vous avez vécu
52:32pendant...
52:33Dès l'annonce
52:34de votre candidature
52:35quelque chose
52:35d'assez particulier.
52:37C'est, bon...
52:39La fureur de certains
52:41sur la question
52:42de l'identité
52:43du maire de Libre-Ville.
52:45Est-ce qu'aujourd'hui,
52:46vous pensez
52:46que ça peut être
52:47un handicap pour votre compagne ?
52:48Non.
52:50La voix, un...
52:51Ces gens-là
52:51ne savent pas
52:52de quoi ils parlent.
52:52Vous savez,
52:53j'ai eu honte.
52:54Moi, je vous le dis
52:54une chose.
52:55Je l'ai très mal vécu.
52:56Oui.
52:57Parce que c'est...
52:59En annonçant cette candidature
53:01que j'ai découvert
53:02que je n'étais pas
53:03de Libre-Ville.
53:04Moi, je suis né ici,
53:05j'ai grandi ici.
53:07Et c'est mon pays,
53:08c'est ma vie.
53:09Et j'ai toutes mes ressources
53:11ici.
53:11Alors, ce que je dis
53:14à mes compatriotes,
53:15c'est que je veux
53:16administrer notre ville.
53:19Lorsque les gens
53:19viennent à mon cabinet
53:20pour dire,
53:21défends-moi,
53:21moi, je m'ai dit,
53:22tu n'es qu'à l'ethnie.
53:24Donc, arrêtons.
53:26Si je suis capable
53:26de vous défendre,
53:27de défendre votre dossier,
53:29ça veut dire que je suis capable
53:30de gérer une partie
53:31de vos affaires.
53:33Donc, nous sommes dans la ville.
53:35Je dis,
53:35moi, c'est le projet
53:36que je vous propose.
53:37Qu'on me dise,
53:38non, tu n'es pas
53:38à la hauteur de faire ça.
53:40Et qu'on me dise,
53:40tu n'es pas de Libre-Ville,
53:41mais j'estime que si je sois
53:42une guide de la République.
53:45Lohan ?
53:46Alors, maître,
53:48nous n'avons plus de temps.
53:50Libre-Ville,
53:50une ville pour tous.
53:52Quel est le message
53:53que vous pouvez donner
53:53à nos téléspectateurs
53:55pour conclure ?
53:57Pour ceux qui doutent encore
53:58ou bien qui se posent encore
54:00la question sur qui choisir
54:02pour la mairie de Libre-Ville,
54:03quel est le message que vous avez ?
54:04Ou peut-être encore un peu avant,
54:05je pense que maître
54:06aura à peu près une minute.
54:07Pour ça, on a encore
54:08à peu près trois minutes.
54:09Je pense que Karl
54:09avait encore au moins
54:10une question.
54:12Ah, j'ai mon copain ?
54:14Oui.
54:14Quand il s'en parle,
54:15je suis sûr qu'il y a une question.
54:17Oui, c'est quand même
54:18un point important du programme
54:20qui absorbe 15% du budget,
54:22c'est la révolution écologique.
54:23Vous voulez transformer
54:24la décharge de Minidoubé
54:26en parc urbain.
54:27Oui.
54:28dans cet espace
54:31dans cet espace
54:32qui a pollué
54:34la vie de nos compatriotes.
54:37Nous avons des enfants
54:38mal formés.
54:39On se demande
54:39comment et pourquoi.
54:41Des enfants qui sont mornés.
54:42On se demande
54:42comment et pourquoi.
54:43Ça coulirait cette poubelle.
54:45Vous avez fait un lien,
54:46une étude ?
54:47Vous avez des scientifiques
54:48avec qui nous avez travaillé ?
54:51C'est surtout lié
54:52au coût qu'il y a
54:54en dehors du...
54:55En fait,
54:56je n'ai fait que
54:56des études de droit.
54:57En dehors de l'aménagement,
54:57il y a bien des personnes
55:00qui vivent autour.
55:01Est-ce que vous avez prévu
55:02dans votre budget
55:03des dédommagements
55:05pour les personnes
55:06que vous avez délocalité ?
55:08Non, en fait,
55:10ce que nous faisons,
55:12c'est nous affecter
55:13la décharge de Minidoubé.
55:15En principe,
55:16dans une décharge
55:17de vie personne.
55:19Non, non, aux alentours.
55:20L'aménagement nécessite bien...
55:21Non, je parle de décharge.
55:23Ceux qui sont autour,
55:25ils seront contents
55:26de rester là
55:26parce qu'ils auront maintenant
55:27un parc urbain
55:31qui sera dépossédé
55:34de pollution.
55:35Donc, pourquoi les déloger,
55:37en fait ?
55:37Pardon, maître,
55:38il y a quand même
55:38des personnes qui habitent
55:40à proximité immédiate
55:41de la décharge.
55:43Mais ils seront maintenant
55:43à proximité immédiate
55:45d'un parc.
55:46Alors, maître,
55:47Kevin,
55:47où il y aura
55:48la décharge ?
55:50Est-ce que vous avez
55:50prévu un site ?
55:51Est-ce que vous aviez
55:51identifié le site ?
55:52La question de la décharge,
55:53je vous parle franchement,
55:56ce n'est pas une innovation
55:57de ma part.
55:59La question de la décharge
56:00est déjà traitée
56:01par l'État.
56:02Et en réalité,
56:03ils ont trouvé
56:04un autre site
56:04où mettre
56:05les poubelles
56:07de libre-vie.
56:08C'est vrai,
56:08je crois,
56:09encore une temps.
56:10Je ne vais pas aller
56:11contre leur volonté.
56:12En plus,
56:13c'est hors
56:13de ma circonscription.
56:14On voit bien
56:15qu'ils ont encore du mal
56:16à faire la transition.
56:17Je vais les aider
56:18à vraiment arriver
56:20là-bas.
56:21Et puis,
56:21c'est hors de ma circonscription,
56:23ça me va parfaitement.
56:24Je pense qu'une chose,
56:25c'est qu'on peut mettre
56:26en place dans notre ville
56:27du recyclage
56:29des ordures.
56:30Et quand les libre-vulois
56:32vivront heureux,
56:33vivront mieux...
56:35Vous aussi,
56:35vous serez heureux,
56:36ça me fera péter.
56:36Non, non,
56:37salut, Bongo.
56:38Non, non,
56:38d'accord.
56:39Vous laissez ça
56:39les libres-vulois
56:40quand même.
56:40Je dis que les libre-vulois
56:43seront heureux.
56:45Très bien.
56:45À ce moment-là,
56:47vous voyez,
56:47je vais leur apprendre
56:48à récycler
56:49les ordures.
56:50Merci,
56:50mais Kevin,
56:51dis-vous,
56:51mais en 30 secondes,
56:52je pense que le vain
56:53va justement vous dire.
56:54On veut justement
56:55votre dernier mot
56:56pour nos électeurs
56:57puisqu'il ne reste plus
56:58que quelques heures
56:59pour faire le dernier choix
57:00et pouvoir voter.
57:02Qu'est-ce que vous dites
57:03à nos populations
57:04de libre-vie ?
57:05En 30 secondes.
57:06Je t'ai tenté
57:06de dire comme certains
57:07trop parallèles
57:08ces maladies.
57:10Mais moi,
57:10comme j'ai des choses
57:11importantes à dire,
57:12je dirais aux Gabonais
57:13que vous avez
57:15un projet
57:15pour libre-vie.
57:17Vous avez
57:18une prolifération
57:19de candidature.
57:21Faites un vote utile,
57:23votez pour la liste FDS.
57:24Pourquoi ?
57:25Parce que vous serez
57:26ce que nous ferons.
57:27Contrairement à vous,
57:28et j'espère
57:29que vous nous montrerez ça,
57:31à part les projets mystiques,
57:33il n'y a aucun projet
57:34qu'un candidat
57:35aujourd'hui propose
57:36libre-vie loire.
57:37Je voudrais dire
57:38aux Gabonais
57:39que demain,
57:40nous pourrons avoir
57:41une ville libre,
57:43une ville pour tous,
57:44pour les personnes valides
57:45comme pour les personnes
57:46handicapées,
57:47une ville dans laquelle
57:48les gens pourront se soigner,
57:50les gens pourront vivre mieux.
57:52Et ce que je vous propose,
57:53et pour cela,
57:54votez pour la liste
57:55de FDS.
57:56Merci, Maître.
57:57Merci, Maître.
57:57Merci, Maître.
57:57Merci, Maître.
57:57Diego, merci encore
57:58pour cet échange.
57:59J'espère avoir l'occasion
58:00de vous avoir une fois de plus,
58:02pour encore plus en détail
58:03sur ce projet
58:04que vous avez,
58:05vous et votre équipe,
58:06très jeune d'ailleurs,
58:07il faut le souligner.
58:08Avouez,
58:08avec plaisir.
58:10Très bien, Maître,
58:10Kevin.
58:10Dolan,
58:13Guy et Vigou,
58:14merci beaucoup,
58:16justement,
58:17pour ce moment passé ensemble.
58:19Karl Makema,
58:21également.
58:23Merci,
58:23merci à toi.
58:24Et à vous
58:25qui nous avez suivi,
58:26nous vous lisons merci.
58:27L'interview vient de terminer
58:29et nous avons pris plaisir
58:30à échanger avec Maître Kevin Vigou.
58:33Nous nous trouvons
58:33au prochain numéro.
58:34Plaisir partagé.
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