00:00Le nom que j'ai vu qu'on avait voté, le prédit de l'économie. Est-ce qu'il y avait un parti ? Il y a la liste.
00:08À Koulamotou, Blaise Louembe a choisi d'aller droit au but.
00:12Devant ses militants, le président du Parti démocratique gabonais a attaqué frontalement son ancien camarade Jean-Pierre Oyiba, longtemps ministre des Travaux publics.
00:22En effet, lors d'une causerie politique à Koulamotou, Jean-Pierre Oyiba s'était montré très critique vis-à-vis du Parti démocratique gabonais et du régime déchu qu'il a incarné.
00:33Koulamotou a vu naître en 1968 un parti. Celui qui a créé a construit Koulamotou. Depuis son départ, qu'est-ce qui s'est fait ici ?
00:43Depuis deux fois que l'Ingema est au nom de ce pays. On n'a pas vu de choses à faire ici ?
00:50Oui !
00:51En réponse aux critiques sur l'état déplorable des routes, Blaise Louembe a rappelé à Jean-Pierre Oyiba sa responsabilité dans la situation de la ville de Koulamotou.
01:01Il n'y a pas les routes. Mais qui est chargé de faire les routes ? Ce n'est pas le ministre des Travaux publics ?
01:08Oui !
01:08Mais non, c'est que mon petit frère Jean-Pierre Oyiba, il vient vous dire ici que pendant 14 ans, rien n'est fait. Mais qui est le ministre des Travaux publics ?
01:19Pour Louembe, l'équation est simple. Celui qui n'a pas su construire hier ne peut promettre d'édifier demain.
01:26On n'a pas le droit de venir sous la terre de nos ancêtres. Là où le parti démocratique d'abonner est né et raconter les mensonges.
01:35C'est pas normal. On ne doit pas laisser passer ça.
01:39En filigrane, Louembe accuse Jean-Pierre Oyiba de vouloir se présenter en norme providentielle après avoir laissé un secteur vital dans une situation de délâpement avancée.
01:51Au-delà des routes, c'est une bataille de légitimité qui se joue entre le PDG et les bâtisseurs.
01:57L'un revendique sa constance et sa fidélité. L'autre tente de capitaliser sur la dynamique du président Oligin Gema.
02:04Mais sur le terrain, Blaise Louembe parie sur la mémoire collective, à savoir rappeler le passé pour éviter, dit-il, que les populations ne soient trompées une seconde fois.
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