Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
Fonction publique, étudiants, transports, taxis, industries, spectacles... De nombreux secteurs ont annoncé leur mobilisation pour la journée du 18 septembre pour manifester contre les mesures d'économies budgétaires proposées par le Premier ministre démissionnaire.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On le disait donc, demain, 18 septembre, jusqu'à 900 000 manifestants qui sont attendus en France.
00:06Vous en ferez partie ?
00:07Oui, bien sûr.
00:08Vous en ferez partie alors qu'il y a des négociations en cours ?
00:12Non, il n'y a pas de négociations.
00:12Il n'y a pas encore... Il y a des négociations en cours ?
00:15Non. Il y a des discussions...
00:16Les écologistes étaient reçus aujourd'hui par Matignon.
00:20Non, il y a des discussions de façade, il n'y a pas de négociations.
00:24Non, mais évidemment que j'irai manifester, évidemment que j'irai soutenir les manifestants.
00:27Je suis très, très surprise.
00:29Surprise et pas, en fait, de l'ampleur de la mobilisation qui s'annonce.
00:33Tous les syndicats disent que c'est une journée qui s'annonce historique.
00:37Et évidemment, je serai avec les salariés qui seront dans la rue, bien sûr.
00:40Et avec, en plus, force et solidarité et joie.
00:46Qu'est-ce que vous attendez de cette manifestation ?
00:48Que la révolte qui est en cours dans le pays s'exprime.
00:51S'exprime, parce qu'aujourd'hui, elle est tue, elle est effacée, elle est étouffée de mille et une manières.
00:57Et d'ailleurs, on le voit dans la manière dont on traite cette manifestation,
01:01qui n'est abordée que sous l'angle des débordements qu'elle pourrait générer.
01:05Alors que ce que veulent exprimer les gens qui sont dans la rue, vous savez, perdre une journée de salaire aujourd'hui,
01:11compte tenu des difficultés dans lesquelles se retrouvent énormément de salariés,
01:15ce n'est pas un petit sacrifice.
01:16Et s'ils le font, c'est pour dire véritablement qu'ils tiennent absolument au service public dont ils ont la charge.
01:21Enfin, moi, je pense qu'il y a un sujet qui est le service public.
01:26Je m'arrête juste après.
01:28Mais là, il va y avoir beaucoup de salariés du service public qui vont aller dans la rue.
01:31Oui, c'est ce que j'allais vous dire.
01:32Vous parlez de révolte.
01:33C'est la révolte du service public et des fonctionnaires qui, le plus souvent, sont dans ces manifestations interséditales.
01:40Alors, pas que, déjà.
01:41Pas que.
01:41Et ensuite, sur le service public, moi, je voudrais en dire deux mots,
01:44parce que le service public, les gens ont accepté des conditions de salaire
01:49qui étaient plus faibles que dans le privé pendant bien longtemps.
01:52Et au nom de quoi ?
01:53Au nom d'un sens du service public.
01:54C'est-à-dire que la mission, le travail qu'ils faisaient avait un sens
01:58et ils participaient à un projet national.
02:01Et en fait, aujourd'hui, on le voit avec les enseignants.
02:03On le voit avec les enseignants.
02:04La moitié des postes ouverts au concours d'enseignants ne trouvent même pas de candidats.
02:09Tellement ces métiers qui étaient pourtant enviés dans la population,
02:13aujourd'hui, sont tout à fait relégués.
02:17Et en fait, il n'y a tellement plus de sens.
02:18On comprend tellement plus ce qu'on fait.
02:20Le service est tellement dégradé.
02:22Que la mission de service public, qui était vraiment une mission extrêmement noble,
02:25qui était à dire que, quel que soit le niveau social,
02:28quelle que soit l'origine, quel que soit le quartier dans lequel vivaient les personnes,
02:32eh bien, ils avaient le droit à une éducation pour leurs enfants de très haute qualité.
02:36Ils avaient le droit à des soins à l'hôpital de très haute qualité.
02:39Tout ça est en train de s'effondrer littéralement.
02:41Et donc, ces gens-là vont aller dire dans la rue qu'ils tiennent à ça,
02:45qu'ils tiennent à leur travail, qu'ils tiennent à leur sens du travail.
02:48Et bravo à eux de le faire.
02:48Est-ce que c'est...
Commentaires

Recommandations