00:00On le disait donc, demain, 18 septembre, jusqu'à 900 000 manifestants qui sont attendus en France.
00:06Vous en ferez partie ?
00:07Oui, bien sûr.
00:08Vous en ferez partie alors qu'il y a des négociations en cours ?
00:12Non, il n'y a pas de négociations.
00:12Il n'y a pas encore... Il y a des négociations en cours ?
00:15Non. Il y a des discussions...
00:16Les écologistes étaient reçus aujourd'hui par Matignon.
00:20Non, il y a des discussions de façade, il n'y a pas de négociations.
00:24Non, mais évidemment que j'irai manifester, évidemment que j'irai soutenir les manifestants.
00:27Je suis très, très surprise.
00:29Surprise et pas, en fait, de l'ampleur de la mobilisation qui s'annonce.
00:33Tous les syndicats disent que c'est une journée qui s'annonce historique.
00:37Et évidemment, je serai avec les salariés qui seront dans la rue, bien sûr.
00:40Et avec, en plus, force et solidarité et joie.
00:46Qu'est-ce que vous attendez de cette manifestation ?
00:48Que la révolte qui est en cours dans le pays s'exprime.
00:51S'exprime, parce qu'aujourd'hui, elle est tue, elle est effacée, elle est étouffée de mille et une manières.
00:57Et d'ailleurs, on le voit dans la manière dont on traite cette manifestation,
01:01qui n'est abordée que sous l'angle des débordements qu'elle pourrait générer.
01:05Alors que ce que veulent exprimer les gens qui sont dans la rue, vous savez, perdre une journée de salaire aujourd'hui,
01:11compte tenu des difficultés dans lesquelles se retrouvent énormément de salariés,
01:15ce n'est pas un petit sacrifice.
01:16Et s'ils le font, c'est pour dire véritablement qu'ils tiennent absolument au service public dont ils ont la charge.
01:21Enfin, moi, je pense qu'il y a un sujet qui est le service public.
01:26Je m'arrête juste après.
01:28Mais là, il va y avoir beaucoup de salariés du service public qui vont aller dans la rue.
01:31Oui, c'est ce que j'allais vous dire.
01:32Vous parlez de révolte.
01:33C'est la révolte du service public et des fonctionnaires qui, le plus souvent, sont dans ces manifestations interséditales.
01:40Alors, pas que, déjà.
01:41Pas que.
01:41Et ensuite, sur le service public, moi, je voudrais en dire deux mots,
01:44parce que le service public, les gens ont accepté des conditions de salaire
01:49qui étaient plus faibles que dans le privé pendant bien longtemps.
01:52Et au nom de quoi ?
01:53Au nom d'un sens du service public.
01:54C'est-à-dire que la mission, le travail qu'ils faisaient avait un sens
01:58et ils participaient à un projet national.
02:01Et en fait, aujourd'hui, on le voit avec les enseignants.
02:03On le voit avec les enseignants.
02:04La moitié des postes ouverts au concours d'enseignants ne trouvent même pas de candidats.
02:09Tellement ces métiers qui étaient pourtant enviés dans la population,
02:13aujourd'hui, sont tout à fait relégués.
02:17Et en fait, il n'y a tellement plus de sens.
02:18On comprend tellement plus ce qu'on fait.
02:20Le service est tellement dégradé.
02:22Que la mission de service public, qui était vraiment une mission extrêmement noble,
02:25qui était à dire que, quel que soit le niveau social,
02:28quelle que soit l'origine, quel que soit le quartier dans lequel vivaient les personnes,
02:32eh bien, ils avaient le droit à une éducation pour leurs enfants de très haute qualité.
02:36Ils avaient le droit à des soins à l'hôpital de très haute qualité.
02:39Tout ça est en train de s'effondrer littéralement.
02:41Et donc, ces gens-là vont aller dire dans la rue qu'ils tiennent à ça,
02:45qu'ils tiennent à leur travail, qu'ils tiennent à leur sens du travail.
02:48Et bravo à eux de le faire.
02:48Est-ce que c'est...
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