00:00Non mais c'est inquiétant parce que maintenant il n'y a plus une manifestation qui ne dégénère pas.
00:04Donc les entreprises, les petits commerçants, restaurateurs, cafetiers et autres sont obligés de se barricader.
00:10C'est un coût, un coût supplémentaire.
00:12C'est une journée sans revenu et avec des problèmes avec nos compagnies d'assurance qui aujourd'hui disent
00:18hop attention, augmentation des primes d'assurance où on ne vous couvre plus pour ce type d'incident.
00:23Il y a des commerces qui n'arrivent plus à s'assurer.
00:25Mais bien sûr, bien sûr. Aujourd'hui c'est une récurrence sur les intempéries évidemment liées au climat
00:31mais aussi sur ces phénomènes de manifestation qui dégénèrent.
00:34Donc ça c'est une chose.
00:35Donc on se dit aujourd'hui, demain, une crise, une manifestation, on n'aura pas de revenus.
00:40Entendons-le.
00:41Mais à quel moment on va se remettre dans la bonne marge de la croissance,
00:44avoir un gouvernement avec qui de nouveau on va pouvoir travailler pour que ce pays sorte de l'ornière ?
00:49Parce que le sujet il est là.
00:50Pour moi le sujet c'est le pouvoir d'achat.
00:52C'est qu'aujourd'hui des gens qui sont dans la rue ont un problème de pouvoir d'achat.
00:55Les entreprises n'arrivent plus non plus à comprendre le mécanisme entre le salaire brut et le salaire net.
01:00Personne n'est content.
01:01Donc à un moment donné on parle beaucoup, et j'entends sur vos plateaux les rhétoriques de chacun
01:05qui explique ce que doit être une entreprise.
01:07Nous on investit, on a des deux personnes.
01:10On investit avec nos propres unionniers dans nos projets d'entreprise.
01:14On essaye de créer de la richesse.
01:16Et croyez-moi l'artisanat participe grandement à la richesse de ce pays.
01:20Et finalement on est considéré, voire déconsidéré.
01:24Ce que vous dites, si je comprends bien Thierry Mercier, j'entends la colère.
01:27J'entends le besoin de gagner un peu plus, ou même beaucoup plus à la fin du mois.
01:32Il y a même sans doute des salariés de votre secteur qui demain vont aller manifester,
01:35qui seront dans les cortèges, mais par pitié ne cassez pas, on n'a pas besoin de ça.
01:38Bien évidemment, mais je ne voudrais pas revenir sur la casse, ça on fait confiance aux services pour régler ça.
01:45Mais réglons les problèmes de base.
01:46Le problème de base c'est le pouvoir d'achat.
01:48Aujourd'hui, ce n'est pas conjoncturel, c'est structurel.
01:52Aujourd'hui on entend des gens qui, par le fruit de leur travail, n'arrivent plus à s'émanciper.
01:58Donc entre le salaire net et le salaire brut, on ne s'en sort pas.
02:01Problème de logement et autres, problème de mobilité, tout ça accumule des frustrations depuis 40 ans.
02:07Vous voyez, j'avais en tête une chose qui peut vous paraître saugrenue.
02:10En rentrant dans ce studio, je pensais au Resto du Coeur.
02:13Ça a 40 ans. 40 ans d'augmentation de la fracture sociale.
02:17Donc c'est qu'à un moment donné, on a un problème de structure, structurel de nos sociétés.
02:21Donc il faut travailler là-dessus, donc il faut de la croissance,
02:23et qu'on arrête de nous expliquer ce que doivent faire les entreprises.
02:26Les entreprises, elles font ce qu'elles peuvent, elles donnent ce qu'elles peuvent donner,
02:29mais il faut qu'elles fassent de la croissance.
02:30Sinon, si on les empêche de faire de la croissance et d'être compétitives,
02:34eh bien elles s'arrêtent.
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