Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1, Pascal Proévo.
00:03Il est 17h18, nous sommes avec Elisabeth Assayag, Caroline Iturbide, Gauthier Lebrecht, Gérard Carreau et Olivier Guenek
00:09pour parler d'un sujet dramatique.
00:11Un an après le meurtre, les parents de Philippine ont témoigné dans le Figaro.
00:15Vous avez peut-être lu cette interview bouleversante.
00:18Bouleversante.
00:19Je rappelle que Philippine a été tuée à l'âge de 19 ans le 20 septembre 2024, il y a donc un an,
00:24à sa sortie de l'université Paris-Dauphine, un Marocain, visé par une QTF, est aujourd'hui en prison.
00:31Selon l'autopsie, Philippine est morte étranglée.
00:35Blandine, la mère de Philippine, a pris la parole.
00:38On a reçu des centaines de lettres, dit-elle.
00:41Le parvis de l'église était plein lors de l'enterrement, cela nous a totalement dépassés.
00:47Je suis catholique, je suis persuadé que Philippine est à côté du père,
00:51j'ai enterré ma fille, mais j'aurais besoin qu'elle me fasse un signe.
00:55Et peut-être que là, je pourrais la laisser partir.
00:58Je n'ai pas avancé d'un pouce, depuis un an je suis à moitié morte, presque tous les jours.
01:04J'ai des petites choses à lui dire et c'est le silence.
01:08Les parents poursuivent, plus on avance, plus on voit de dysfonctionnement.
01:12Et quand on en parle, les yeux dans les yeux, ce n'est jamais la faute de personne.
01:16Ceux qui ont failli à leur fonction n'ont pas eu un mot pour Philippine.
01:20Aucun n'a envoyé une gerbe sur sa tombe.
01:23Cela montre à quel point ils ne se sentent ni coupables, ni responsables.
01:27Cet individu n'aurait jamais dû se trouver sur son chemin.
01:32Donc c'est encore plus révoltant.
01:34Les gens doivent comprendre que leurs petites peuvent être toutes mignonnes,
01:38habillées en pantalon, en t-shirt.
01:40Il y a des gens qui veulent du mal.
01:43Voilà ce qu'elle dit.
01:45Alors, qui vise-t-elle ?
01:47Qui vise-t-elle lorsqu'elle dit que ceux qui ont failli à leur fonction n'ont pas eu un mot pour Philippine ?
01:54Selon vous, qui vise-t-elle ?
01:57Blandine, la mère de Philippine.
01:59C'est ce dysfonctionnement de la justice permanent ?
02:02Elle est très seule, cette femme ?
02:04C'est très digne, ce qu'elle dit.
02:06Moi, j'ai envie de lui dire, mais dis-nous plus, balance, donne-nous des clés.
02:12Mais elle vise ce dysfonctionnement de la justice.
02:14Elle est seule ? Personne ne l'appelle ?
02:15Personne ne...
02:16Si ? Non, Gauthier ?
02:17Elle vise...
02:18Moi, je peux aller plus haut.
02:20Plus haut, le conseil constitutionnel, déjà, peut-être ?
02:22Alors, le conseil constitutionnel, parce qu'elle est dégoûtée, parce que, suite à ça, il faut rappeler que cet individu a été libéré de CRA,
02:29et donc, Bruno Rotaillot, avec Olivier Marlex, paix à son âme, qui était un temps député et président du groupe LR,
02:37ont déposé une loi visant à allonger la durée en CRA, à ce centre de rétention administrative, là où on met les clandestins,
02:47et avant leur expulsion, et si on n'arrive pas à avoir un laissé-passer consulaire avant l'expulsion,
02:52alors qu'ils sont sous OQTF, on les laisse sortir, voire, parfois, on leur paye l'autel.
02:56On leur paye l'autel avec l'impôt des Français.
02:59Et donc, Bruno Rotaillot a voulu allonger la durée de rétention, conformément aux règles européennes,
03:04parce que c'est toujours pareil, c'est-à-dire qu'il y a des règles européennes,
03:07mais nous, on rajoute une règle encore plus restrictive,
03:10et cette loi a été censurée par le conseil constitutionnel.
03:12Donc, elle vise le conseil constitutionnel, mais là, elle est claire, elle ne prend pas des pincettes.
03:16Mais moi, excusez-moi, quand vous avez un président de la République qui vous dit
03:19« je vais faire exécuter 100% des obligations de quitter le territoire français »,
03:22qu'on est à 10%, et que deux années de suite, on a d'abord Lola, qui se fait tuer par Dabiabé.
03:28D'ailleurs, la maman, aujourd'hui, a annoncé qu'il n'y aurait pas de hui clos
03:30pour qu'il y ait la médiatisation du procès.
03:33Je rappelle que ça a tué aussi le père, qui est mort de chagrin, le papa de Lola.
03:36Et l'année d'après, on avait Philippine, tuée donc par un récidiviste,
03:40au QTF, connu des services de police et de justice, placé en gras.
03:44C'est insupportable.
03:45Donc, il y a une responsabilité politique, politique.
03:47Mais c'est toujours pareil, c'est l'insensibilité du président aux victimes.
03:50Je suis désolé, quand vous ne répondez pas aux filles de Boilem sans salle,
03:53quand vous ne prenez pas 10 minutes de votre temps pour recevoir la veuve du gendarme Comine,
03:58ben voilà, c'est toujours pareil.
03:59Oui, je pense que Gautier Lebrecht a dit tout à fait l'essentiel de ce qu'il fallait dire.
04:07Mais il est clair que pour cette femme, cette maman, qui souffre aujourd'hui,
04:13terriblement, terriblement, tous les jours, tous les matins,
04:16elle attend quoi ? Elle sait qu'elle n'aura pas...
04:19Parce qu'elle voit que la justice n'a pas changé.
04:22La justice n'a pas bougé un iota.
04:24Et ce que tu viens de rappeler, c'est-à-dire que le Conseil constitutionnel,
04:29paralyse toute volonté politique, aujourd'hui, de changer le système,
04:35ça veut dire qu'il faut que tous les Français,
04:36et tous ceux qui seront dans les rues demain,
04:38ou qui seront chez eux, peu importe où ils seront,
04:40ils se disent, de toute façon, il y aura encore des morts au rythme,
04:44où nous les avons actuellement,
04:45parce que le système ne peut pas se changer.
04:49On n'ouvre pas le capot, comme dirait Pascal Praud.
04:52On n'ouvre pas le capot, et on ne l'ouvrira pas,
04:56avec ce président et cette majorité.
04:58Ce n'est pas possible.
04:59Donc, les gens qui souffrent,
05:01et je pense à cette maman,
05:02et à toutes celles qui ont subi des choses équivalentes,
05:05et il y en a beaucoup,
05:06la femme du gendarme,
05:07la maman d'Elias,
05:09la maman d'Elias,
05:10tous ceux qui parlent aujourd'hui.
05:11En fait, ce qui est nouveau,
05:12toutes les familles parlent.
05:14Toutes les familles.
05:15Et eux, ils ne sont pas résignés.
05:16Ils ne sont pas résignés.
05:18Ils sont dans la tristesse,
05:20dans le chagrin.
05:20Mais ils veulent que ça bouge.
05:22Et c'est ça qui, un jour,
05:24va faire sauter le couvercle dans ce pays.
05:25C'est qu'il y aura trop de gens
05:28qui veulent que ça bouge,
05:29et qui voient que ça ne bouge pas.
05:31Oui, mais c'est intéressant d'ailleurs de voir le média
05:33dans lequel ces gens-là prennent la parole,
05:35parce qu'il peut y avoir parfois une forme de boycott
05:38de cette parole des victimes.
05:41Toutes les victimes ne sont pas traitées de la même manière
05:44dans notre espace médiatique.
05:46Mais il y a un des symptômes.
05:48Moi, je pense qu'il y a un des symptômes politiques.
05:51Pour l'instant, on ne le traite pas encore
05:52sur le plan politique.
05:54On le traite un peu sur le plan de...
05:56C'est un succès, la pétition de De Villiers.
05:58Moi, je pense que derrière la pétition
06:00de De Villiers,
06:02de Philippe De Villiers,
06:03que j'ai d'ailleurs signée ici même,
06:05quand on a passé le cap du million,
06:07je me suis dit, vraiment, il faut y aller,
06:09il faut que tout le monde y aille.
06:10Je pense que le phénomène
06:12qui l'a amené aujourd'hui
06:13à un million et demi de signatures,
06:14probablement, je pense probablement
06:18que le week-end prochain,
06:19on sera à deux millions.
06:20Quand on est à deux millions,
06:21les gens ne sont pas bêtes en France.
06:22Quatre millions huit pour réussir
06:24à avoir le nombre qu'il faut.
06:26Quand on sera à deux millions,
06:28les gens vont se dire,
06:29dis donc, t'as vu, en huit jours ou dix jours,
06:31il a fait la moitié du chemin.
06:33Et je pense que ça va donner,
06:35ça va booster.
06:35Et je pense,
06:37et là, c'est une allégation que je fais,
06:40mais j'y ai beaucoup réfléchi
06:41depuis des mois maintenant,
06:44je pense que De Villiers,
06:46on dit tout le temps,
06:47le problème,
06:48c'est qu'on n'a pas le général de Gaulle.
06:50Je ne dis pas que De Villiers
06:51est le général de Gaulle.
06:52Ce n'est pas ce que je suis en train de dire.
06:53Je le connais bien, Philippe.
06:54Je l'ai rencontré depuis 50 ans dans ma vie.
06:57Je pense que Philippe De Villiers
06:59a les qualités d'un leader
07:01d'un pays qui n'a plus de leader.
07:05Écoutez, s'il nous écoute,
07:06on pourra lui poser ce qu'il y pense
07:08et pas simplement en se rasant.
07:09Non, ce qui est sûr,
07:11c'est qu'une candidature à droite
07:15nécessiterait une union des droites
07:19pour qu'elle soit efficace.
07:20Il n'y a même pas d'union
07:20pour signer la pétition.
07:21Et aujourd'hui,
07:23ce n'est pas le cas.
07:25Donc, vous allez avoir
07:27Marine Le Pen
07:27ou Jordan Bardella
07:28qui se présentera,
07:29vous aurez un candidat LR
07:31qui se présentera,
07:32vous aurez Éric Zemmour
07:33qui se plaisantera.
07:34Bon, est-ce que monsieur...
07:35Éric Zemmour
07:37ou Sarah Knafo ?
07:38Ou Sarah Knafo, oui.
07:40Je pense qu'Éric Zemmour
07:41entre...
07:42Je vois mal Éric Zemmour
07:46le connaissant un peu
07:47laisser sa place.
07:48Mais vous avez peut-être
07:49des informations à me donner.
07:50Non, je pense que ce n'est pas
07:52arbitré.
07:53Ah bon ?
07:54Ça, c'est une information.
07:54Ça, c'est une info.
07:55Ça, pardonnez-moi.
07:56Ça, c'est une info.
07:57Ce n'est pas, comme vous dites,
07:58arbitré.
07:59Parce qu'à chaque fois
08:00que la question a été posée,
08:02c'était très clair
08:02que c'était Éric Zemmour
08:03qui était en campagne.
08:04Donc, ça a peut-être changé.
08:07Je pense que c'est
08:07une discussion.
08:08Ah !
08:08Oui, donc vous avez
08:09des informations.
08:10Non, écoutez,
08:11je ne suis pas dans le secret
08:12des alcôves.
08:13Mais Sarah Knafo
08:14est quand même
08:15très présente,
08:16très mise en avant.
08:18Et elle percute.
08:19Elle percute.
08:2117h26.
08:22Vous êtes pour la paix
08:22des ménages.
08:25Je pense que
08:27ça, c'est vraiment...
08:28Non, mais vous avez raison.
08:30Non, mais vous avez raison.
Commentaires

Recommandations