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  • il y a 4 mois
"Nino", un film de Pauline Loquès, en salles le mercredi 17 septembre.
Transcription
00:00Enfant, j'avais de la difficulté, je trouvais ça dur de me faire des amis.
00:03Je trouvais ça dur, je pense que je comprenais mal l'amitié parce que j'étais très fusionnel avec ma mère.
00:10Vous avez bien passé des examens médicaux récemment?
00:13Ouais, c'est pour de la fatigue.
00:15Et on vous a prescrit des examens complémentaires pour une douleur persistante à la gorge, c'est bien ça?
00:21C'est pas...
00:23Vous êtes jeune, donc prioritaire, vous pouvez commencer dès lundi.
00:32Je voulais peut-être demander un truc pour lundi.
00:34En fait, je dois aller...
00:36Attends, attends, bouge.
00:37C'est la meuf de mon taf, elle arrive, faut pas qu'elle me voit.
00:41Faut que je parle d'un truc.
00:43Je dois commencer quelque chose pour...
00:46Tu vas faire une transition?
00:48Non, c'est pas ça.
00:49Une des choses qu'on raconte dans le film, c'est quelqu'un qui est...
00:53C'est un personnage qui tend vers la mort, qui est déjà dans une vraie déconnexion.
01:00Puis finalement, ce choc-là, de faire face à sa mortalité réelle, tangible,
01:06le pousse à une reconnexion à la vie, puis un retour à la vie.
01:11Mais je pense que ça donne aussi...
01:12Parce qu'un choc comme ça donne une nouvelle qualité à l'instant présent,
01:16qui est beaucoup plus...
01:19Qui est beaucoup plus vibrant, qui est beaucoup plus intense,
01:22qui est beaucoup plus urgent.
01:24Puis sinon, Pauline, en amont, ce qu'elle me disait le plus,
01:27ou ce qu'elle m'a dit quelquefois, c'était...
01:28T'as rien à faire, t'as qu'à être présent.
01:30Puis même là, je la croyais pas trop.
01:32Puis finalement, j'ai compris...
01:33J'ai compris, en fait, j'ai commencé...
01:36Je suis arrivé à un point où j'ai fait assez confiance
01:38pour vraiment me permettre ça avec elle,
01:43puis avec les autres acteurs, et surtout actrices.
01:46Au fil des répétitions, je suis vraiment genre...
01:49Ah oui, OK, tout le monde est vraiment extraordinaire.
01:51Puis j'ai réellement qu'à les suivre.
01:53Ça devient toujours leur scène à elle.
01:55Nino est un peu porté comme ça par les autres, en fait.
01:58Donc j'ai vraiment qu'à être à l'écoute
02:00de ce qu'elles font, de ce qu'elles me donnent.
02:04Puis après, de retourner à ma vie,
02:05puis de me dire que j'avais...
02:06Ah OK, j'ai tout mon temps, en fait.
02:09Ça a été très déstabilisant.
02:11Mais...
02:12Donc ça m'a pris quelques semaines avant d'être un peu...
02:16De retrouver mon...
02:17Une balance, oui.
02:18Pour moi, pareil, il y a vraiment ce truc-là
02:20qui est dans le film d'une ville qui est quand même...
02:23Violente.
02:25Il y a quand même une violence, une brutalité à la ville.
02:28Une agressivité partout.
02:31Puis en même temps, plein de...
02:32qui est ponctuée de plein de rencontres,
02:34puis plein de...
02:34Plein de moments...
02:36D'accro sympathiques, heureux...
02:39Euh...
02:41Qui viennent toujours...
02:43Il y a toujours un débalancement dans le...
02:45Il y a un rebalancement dans le rapport à la ville,
02:47puis aux gens, je trouve.
02:48Et vous trouvez que c'est moins violent, Montréal?
02:51Ouais.
02:53Ouais.
02:53Montréal, c'est plus doux.
02:55C'est moins fun, aussi.
02:57J'ai aucun...
02:57J'ai aucun désir de territoire.
02:59C'est vraiment juste...
03:01C'est le privilège de lire le plus de choses possibles,
03:06puis d'aller voir ce qui me plaît le plus,
03:08ce qui me touche le plus.
03:09Donc c'est ça.
03:10C'est que ça que j'ai envie de faire.
03:12C'est seulement ça mon ambition,
03:13c'est d'aller travailler sur des choses qui me touchent,
03:15ce que j'aime.
03:15Hello, euh...
03:17Je voulais te demander si lundi tu pouvais pas...
03:22Si tu pouvais pas m'accompagner à un rendez-vous médical,
03:25parce qu'on m'a demandé de...
03:28Parce que ça, en fait...
03:30Faut peut-être que je te parle d'un truc,
03:34parce que lundi, j'aurais peut-être besoin que...
03:37que tu m'accompagnes,
03:39et puis je voulais te...
03:41Je suis devenu comédien,
03:50parce que à 12 ans, je suis allé à une école de théâtre.
03:54Une école de théâtre pour secondaire,
03:57où tout le monde faisait du théâtre.
03:58Puis, je me suis senti très accueilli.
04:03J'ai commencé à vraiment, vraiment aimer...
04:05En fait, j'avais envie de plaire à ma professeure de théâtre que j'aimais.
04:08Donc, c'est surtout ça.
04:09C'est surtout un...
04:10Ça vient surtout d'un truc scolaire d'être bonne élève.
04:14Mais...
04:15Puis je pense que je garde ça un peu, quand même,
04:16le truc de bonne élève.
04:18Mais...
04:19Après, je suis quand même devenu fasciné par les acteurs,
04:23assez tôt.
04:25Ça reste eux qui me touchent,
04:28le plus, le plus souvent.
04:31Puis...
04:31Puis voilà, je pense que c'était un désir de correspondre à...
04:35Ou d'essayer de comprendre ce qui me...
04:36Ce qui me appait tant de quand je voyais quelqu'un à l'écran,
04:39puis j'avais vraiment l'impression qu'il vivait quelque chose pour de vrai.
04:43D'essayer de comprendre ça.
04:46Puis voilà, après, j'ai commencé à jouer plus sérieusement vers 16 ans,
04:50puis c'est ça, c'est ça.
04:51Bien, c'est mes parents qui m'ont poussé à aller faire l'audition
04:53pour voir si ça me plaisait.
04:54Au début, moi, j'avais pas envie,
04:56parce que c'était une petite école à côté de chez nous
04:57qui était laide, toute pourrie.
05:01Vraiment...
05:02Alors que moi, je rêvais d'une école secondaire,
05:04un peu dans les films américains,
05:05genre avec des grandes fenêtres et tout.
05:09Mais finalement, j'ai adoré.
05:11Au primaire, je faisais de l'impro,
05:13au service de garde,
05:14et j'aimais beaucoup, beaucoup.
05:16Puis mes parents sont artistes,
05:17mon père est peintre,
05:18ma mère est chorégraphe.
05:19Donc, je pense qu'il, naturellement,
05:22il trouvait que c'était bien pour un ado
05:23de passer à travers les houleuses années d'adolescence
05:28avec une forme artistique qu'elle accompagne.
05:31Enfant, j'avais de la difficulté,
05:33je trouvais ça dur de me faire des amis.
05:35Je trouvais ça dur.
05:35Je pense que je comprenais mal l'amitié,
05:37parce que j'étais très fusionnel avec ma mère.
05:41Puis elle, c'est...
05:42Elle est...
05:43C'est pas...
05:45Elle a pas...
05:47Elle a des amis, mais c'est pas sa grande...
05:49C'est pas quelqu'un qui est très, très entouré, tout ça.
05:51Donc, je pense que je comprenais mal un peu les rapports.
05:54Puis c'est...
05:55J'ai rencontré une grande amie
05:57quand j'avais 15 ans, 16 ans.
05:59Naima, qui joue dans le film,
06:00qui joue la...
06:01La...
06:04La... Comment dire?
06:05C'est Chloé qui vient à la fête avec William.
06:08Puis qui me peint les ongles.
06:12Puis...
06:13De mon amitié avec Naima,
06:16j'ai vraiment commencé à comprendre, adolescent,
06:19c'était quoi une vraie amitié bienveillante,
06:22d'amour inconditionnel, de réelle présence.
06:25Puis ça continue de prendre de l'expansion dans ma vie,
06:28mais ça a été un apprentissage quand même.
06:30Moi, j'ai une idée depuis un moment.
06:32Je crois qu'il faudrait que les hommes organisent
06:34une nuit du 4 août,
06:35où les mecs renonceraient à leurs privilèges,
06:37comme on l'avait fait avec des trophées ou non.
06:39Vous voyez?
06:40Le 4 août.
06:42Puis après, ça pourrait être suivi d'une sorte de manifestation
06:44où ils grûleraient les billets.
06:46Enfin, les billets qui représenterait l'argent,
06:48vous gagnez en plus que les femmes pour les mêmes postes,
06:49alors que vous bossez pas plus, quoi!
06:53Ouais, ça, c'est très très béni, ça.
06:55Et j'avoue, je suis très très chaud pour le faire.
06:58C'est vrai?
06:58Ouais.
06:59C'est chaud, toi?
07:00Ouais, c'est chaud.
07:01C'est chaud.
07:01C'est chaud.
07:02C'est chaud.
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