- il y a 11 mois
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 17 septembre 2025.
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00:01Et bonjour à tous, bienvenue dans RTL Midi, nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 d'infos, de décryptage et de témoignages car cette émission vous le savez c'est d'abord la vôtre, c'est vous qui la faites.
00:13Comme chaque jour vous avez la parole, vous réagissez, je vous attends dès à présent au 3210 mais aussi par sms 64900, vous commencez votre message par le mot midi et puis bien sûr l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet réagir.
00:26A la une, aujourd'hui J-1 avant cette nouvelle journée de mobilisation, journée noire disent les syndicats, la mobilisation sera très très forte, prévient de son côté Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur.
00:39On fait le point dans un instant sur ce qui vous attend demain dans les transports et ailleurs.
00:44C'est dans ce contexte que Sébastien Lecornu, le Premier ministre, reçoit aujourd'hui les oppositions, alors les socialistes peuvent-ils entrer au gouvernement ?
00:53On pose la question à Patrick Caner, le président des sénateurs socialistes, il était à Matignon ce matin.
00:58Et puis le patron de la Maïf lui se dit prêt à mettre la main à la poche, il est favorable à une contribution des grandes entreprises.
01:05Et vous, qu'en pensez-vous, pour ou contre ? Daniel vient de nous laisser un message au 3210.
01:09Je suis très en colère, on n'arrête pas de tirer sur les entreprises et un jour, ben voilà, ça a mal de passer, moi j'ai 11 employés.
01:15Si ça continue, ben je vais les mettre les 11 au chômage. J'arrête mon entreprise, ça sert plus à rien de travailler dans ce pays, quoi.
01:21Voilà, et vous aussi, si vous êtes chef d'entreprise, salarié, que vous avez un avis sur cette question, sur cette contribution, n'hésitez pas à nous appeler 3210.
01:29On attend vos témoignages. La météo, Peggy Broch, c'est comme promis l'été de retour.
01:34Exactement, on atteint les 30 degrés au sud cet après-midi, du soleil quasiment partout. Les nuages vont régister uniquement sur les bords de Manche.
01:41Merci Peggy, météo complète, à la fin du jour.
01:43On a un bégo.
01:45RTL midi, les auditeurs ont la parole.
01:48Et justement, tiens Peggy, pour commencer, je vous emmène à la plage, en Dernos-les-Bains, en Gironde.
01:53C'est là qu'il fera le plus chaud aujourd'hui, et ce sera encore mieux demain.
01:58Philippe Demaria, bonjour. C'est sympa, non ?
02:01Oui, pas mal. Franchement, je ne me plains pas. Léger vent de sud, les drapeaux s'agitent mollement.
02:07Le soleil n'est pas cuisant, il réchauffe suffisamment. Jessica, venue de Mérignac.
02:12On va essayer de marcher un petit peu plus loin, pour voir les petits crabes et tout ça.
02:16Grand beau temps.
02:17Grand beau temps, oui. Pas un nuage, ça fait du bien.
02:19Par rapport à d'autres régions, on se dit, on a de la chance quand même.
02:21Donc on profite, on a cette chance d'être pas loin du bassin et pas loin de la mer.
02:24Donc on pense à tous ceux qui sont dans les terres et qui ne peuvent pas y avoir accès.
02:28C'est sympa de votre part.
02:29C'est cool.
02:30Alors les commerçants qui vendaient encore des maillots de bain hier sont passés au pull.
02:33Une offre un peu décalée, vu le beau temps. Mais Geneviève ne baisse pas les bras.
02:38Il faut visualiser le petit blouson d'automne.
02:40Qui est en velours.
02:41Tout à fait.
02:42Mais ça va partir quand même ou pas ?
02:43Mais bien sûr, monsieur.
02:46Le soleil aujourd'hui.
02:47Alors les terrasses, évidemment, des restaurants sur ce plat du jour chez Pascal.
02:52Du suprême de poulet, sauce curry avec polenta crémeuse. Maison, bien sûr.
02:57L'été indien est toujours un très bon plan pour le restaurateur.
03:00Oui, ça fait plaisir quand même.
03:02Septembre, c'est le mois où il y a les retraités. C'est une bonne clientèle, normalement.
03:06On sent qu'il y a un petit ralentissement.
03:08Mais s'il fait beau, ça peut repartir.
03:09Plus de 30 degrés demain et vendredi. Mais gros doute sur le week-end où l'on pourrait tout aussi brutalement lâcher les t-shirts pour les polaires.
03:18Merci beaucoup, Philippe de Bernevaria.
03:20En Dernous-les-Bains, en Gironde, Peggy Broch, je me tourne vers vous.
03:24Le beau temps, on est d'accord, c'est pour aujourd'hui.
03:26Ça va devenir de plus en plus beau.
03:28Demain, après-demain.
03:29Et ça se gâte à partir de samedi.
03:31Exactement. Et sur le nord-ouest, ça se gâte.
03:33Et dimanche, malheureusement, c'est vrai qu'on aura un temps beaucoup plus gris avec des averses.
03:38Et attention, les températures vont continuer de grimper jusqu'à 33 degrés dans le sud-ouest.
03:42Merci Peggy.
03:44RTL midi. Les auditeurs ont la parole.
03:46On en vient à cette nouvelle journée de mobilisation prévue demain.
03:49Les syndicats, je vous le disais, promettent un jeudi noir avec quelques 250 manifestations un peu partout en France.
03:56Et notamment à Nantes, où l'on vous retrouve, Mathieu Lopineau.
03:58Ils étaient 5000 seulement jeudi dernier.
04:01Cédric et Jean-Pierre, deux anciens gilets jaunes, avaient déjà manifesté la semaine dernière à Nantes.
04:06Plutôt déçus de la faible mobilisation.
04:08Alors, pour demain, ils tentent de motiver autour d'eux.
04:11Nous arrivons à échanger entre nous, que ce soit par SMS, un coup de téléphone,
04:15pour se dire, demain matin, il faut qu'on se réunisse, d'essayer de mobiliser le maximum de personnes.
04:19C'est là aussi où les choses se préparent.
04:21J'en ai eu déjà pas mal qui m'ont appelé.
04:22Disons, vous venez, vous venez à combien ?
04:24Ils disent qu'ils viendront une trentaine, qu'ils vont covoiturer.
04:26Je dirais que c'est les derniers préparatifs.
04:28Donc, c'est un énorme travail d'organisation.
04:30Il faut montrer qu'on bloque.
04:30Gwen et Sylvain n'ont pas manifesté la semaine dernière.
04:33Mais le couple estime que le gouvernement ne répond pas à leurs revendications.
04:37Alors, demain, ils ne rateront pas le rendez-vous.
04:39Honnêtement, aujourd'hui, ce qui me ferait changer mon fusil d'épaule,
04:42c'est des vraies annonces, pas des petites annonces.
04:44Arrêtons de taxer les gens, arrêtons de les aider
04:46et créons-leur un revenu qui leur permette de vivre correctement.
04:49J'espère qu'il va nous écouter.
04:50C'est bon, à un moment donné, il faut arrêter.
04:52Taxer, taxer, taxer, non, stop.
04:53Tu veux taxer, d'accord ?
04:54Mais taxe comme il faut et les bonnes personnes.
04:56Départ du cortège en centre-ville de Nantes, demain à 10h30.
04:59Mais des blocages sur le périphérique nantais
05:01sont peut-être à prévoir dès 6h.
05:04Mathieu Lopineau à Nantes pour RTL.
05:06Ça s'annonce en effet compliqué dans les transports.
05:09Ce sera dur, vous l'entendez, avec des blocages, sans doute,
05:12si vous prenez votre voiture.
05:14Compliqué également dans les transports en commun.
05:16La SNCF avec un intercité sur 2 seulement, 3 TER sur 5.
05:21Bonjour, Franck Hanson.
05:22Bonjour.
05:23On vous retrouve en direct de la gare de Lille
05:25où l'heure est aux arrangements de dernière minute, on va dire.
05:29Oui, parce que pour les habitués du TER nordiste,
05:31ce sera compliqué aussi.
05:33Il faudra covoiturer parfois degrés ou de force
05:35pour ceux qui peuvent.
05:36Un train régional sur 3 seulement en Nord-Pas-de-Calais.
05:38Un sur 2 en Picardie demain.
05:40Alors Marion, employée de restauration qui habite à 20 minutes,
05:43a prévu de sortir sa voiture.
05:44Il faudra forcément prendre la voiture.
05:46On va partir un peu plus tôt pour être sûr
05:48de ne pas être bloqué dans les bouchons.
05:50Les trains sont supprimés, même pour rentrer,
05:52ce n'est pas possible.
05:53Les trains sont blindés, c'est trop compliqué.
05:56Après, je soutiens le mouvement pour autant,
05:58mais c'est toujours compliqué.
06:00C'est quand nous, on veut aller travailler.
06:01D'autres usagers ont décidé de poser des congés,
06:04comme Anthony, qui fait le trajet quotidien Lille-Lens.
06:07Demain, je vais poser ma journée.
06:08Comme ça, je suis tranquille et je n'ai pas de problème pour le train.
06:11Vous n'avez pas d'autre solution ?
06:12Non, aucune solution.
06:13Pieds, prendre la voiture, c'est compliqué.
06:15Ce n'était pas prévu, mais il vaut mieux.
06:18Télétravail pour d'autres, cours annulés,
06:20ce sera aussi parfois l'inconnu.
06:22Je prends train tous les jours,
06:23je prends la ligne de Béthune à Lille pour aller à la fac.
06:27Je n'ai pas trop prévu, franchement.
06:28S'il y a des trains qui sont juste en retard,
06:29je vais prendre plus tard.
06:31S'il n'y a pas de train, je vais faire revenir chez moi.
06:33J'imagine qu'il y a d'autres personnes
06:34qui ont beaucoup de cours demain, par exemple.
06:36Ça va être compliqué.
06:36Ce n'est pas pratique, du coup,
06:38mais je comprends le mouvement, c'est normal.
06:39Alors, selon la SNCF,
06:41le trafic des TGV Nord ne devrait pas être trop impacté,
06:44sauf retard éventuel.
06:46Les TERGV vers le littoral seront assurés à 50%.
06:49Franck Hanson, en direct de Lille.
06:51Merci à vous, Franck.
06:53Il y a donc ces blocages, ces grèves,
06:56et puis ces manifestations.
06:58Je vous le disais, 250 manifestations.
07:00La mobilisation sera très, très forte,
07:03prévient Bruno Retailleau,
07:04le ministre des missionnaires de l'Intérieur,
07:06qui parle même d'une journée noire à Paris.
07:08Bonjour, Maxime Lévy.
07:09Bonjour.
07:10Vous êtes journaliste au service Police-Justice de RTL.
07:12À quoi faut-il s'attendre ?
07:13Alors, très concrètement,
07:14le renseignement territorial estime
07:16entre 600 et 800 000 manifestants
07:18dans les rues de France demain,
07:20et cela sans compter la mobilisation parisienne.
07:22C'est énorme.
07:23À titre de comparaison,
07:24il faut remonter deux ans et demi en arrière,
07:26début 2023, pour avoir un chiffre similaire.
07:29C'était lors de la mobilisation
07:30contre la réforme des retraites.
07:32Depuis, les mobilisations peinent à faire le plein.
07:35À cela se rajoutent donc
07:36entre 50 et 100 000 manifestants estimés à Paris.
07:40Donc, globalement,
07:41il est possible que la mobilisation atteigne le million.
07:44Le ministre de l'Intérieur déploie également
07:46un très grand nombre de forces de l'ordre,
07:4880 000,
07:49ainsi que des lanceurs d'eau,
07:50des hélicoptères,
07:5124 centaures,
07:53ces énormes blindés de la gendarmerie,
07:54pour faire face,
07:55et ce sont les mots du ministre,
07:57à une journée hybride,
07:58mélangeant cortèges syndicaux classiques
08:00et déclarés,
08:02manifestations sauvages,
08:03tentatives de blocage,
08:04d'accès routier et de bâtiments stratégiques,
08:06possibles sabotages,
08:08et jusqu'à 10 000 éléments radicaux
08:10attendus dans toute la France.
08:11Merci beaucoup, Maxime Lévy.
08:13Et j'en profite pour vous rappeler
08:14qu'RTL sera bien sûr sur le pont,
08:16mobilisé dès 4h30 demain matin,
08:19pour vous tenir informés,
08:21pour vous faire vivre
08:23à la fois ces cortèges,
08:25mais aussi ces perturbations
08:27dans le détail.
08:29Elles aussi seront en grève demain,
08:30la plupart des pharmacies
08:31afficheront porte-close,
08:3385 à 90% des officines,
08:35d'après le principal syndicat de pharmaciens.
08:38Parmi elles,
08:38il y a cette pharmacie
08:39du 13e arrondissement de Paris,
08:41où vous vous êtes rendu,
08:42Vincent Danilo.
08:43Derrière le comptoir
08:44et entre les dizaines de boîtes de médicaments,
08:46un grand écran signale aux clients
08:47que leur pharmacie sera fermée demain.
08:50Yorick Berger,
08:50professionnel depuis plus de 20 ans,
08:52les a déjà prévenus.
08:53Il participera à la grève
08:55contre la baisse des remises
08:56sur les médicaments génériques.
08:57On nous dit que ça va diminuer de 10%.
08:59Dans un an,
09:00ça va diminuer encore et encore
09:01et ça va se finir sans remise,
09:03ce qui fait que notre rémunération
09:04qui permet de payer nos équipes,
09:06nos charges,
09:07le loyer, etc.,
09:08elle se réduit comme peau de chagrin
09:09et ça, ça conduit à des licenciements.
09:12Des risques de licenciements,
09:13voire de fermeture d'officine.
09:15Et face à cette situation,
09:17les patients sont derrière leurs pharmaciens.
09:19Je trouve qu'ils ont raison
09:19parce que de toute façon,
09:20ce n'est pas normal de leur imposer.
09:22La nouvelle tarification,
09:23je trouve que c'est injuste
09:24et donc je les soutiens totalement.
09:25Je pense qu'il faut qu'ils partent en grève
09:26et je pense qu'il ne faut pas qu'ils soient seuls.
09:27Et même si on n'est pas professionnels de pharmacie,
09:30il faut soutenir les grèves en général.
09:31Mais Yorick Berger tient à rassurer ses clients.
09:33Pour demain,
09:34en cas d'urgence,
09:35ils pourront quand même récupérer leurs médicaments.
09:36Même si toutes les pharmacies décident de fermer,
09:39il y aura des réquisitions
09:40pour ouvrir et délivrer les médicaments
09:42en cas de nécessité.
09:43Si elle n'est pas entendue demain,
09:44la profession n'exclut pas d'autres actions
09:47chaque samedi d'ici la fin du mois.
09:49Et c'est dans ce contexte
09:50que Sébastien Lecornu
09:51reçoit aujourd'hui à Matignon
09:53les oppositions,
09:54tous les partis de gauche,
09:55sauf la France Insoumise
09:56qui a refusé l'invitation.
09:58Et puis cet après-midi,
09:58ce sera au tour du Rassemblement National.
10:00Bonjour Patrick Cannaire.
10:02Bonjour.
10:03Et merci beaucoup d'être en direct
10:04avec nous sur RTL.
10:05Vous êtes, je le rappelle,
10:06sénateur du Nord,
10:07président du groupe socialiste au Sénat.
10:10Ma question, elle est simple.
10:11Les socialistes vont-ils travailler
10:13avec Sébastien Lecornu ?
10:15Écoutez, ma réponse sera aussi simple.
10:18Nous avons passé plus d'une heure et demie
10:20avec le nouveau Premier ministre
10:21et nous sommes sortis
10:23en nous demandant réellement
10:25quelles étaient ses priorités.
10:27Nous avons rappelé les nôtres,
10:28d'ailleurs qui sont très largement soutenus
10:30par les Français,
10:31puisque nous avons opéré un sondage
10:33qui est paru ce matin
10:34qui montre que, voilà,
10:36nos mesures en matière de justice fiscale,
10:38de justice sociale,
10:39de pouvoir d'achat,
10:40de plans de relance sur les retraites.
10:43Tout cela, les Français disent
10:44écoutez, ok,
10:46c'est ce qu'il faut faire pour le pays.
10:48Et ça répond d'ailleurs très largement
10:50au reportage que vous venez de passer
10:54sur la colère des Français,
10:56qui est souvent basé d'ailleurs
10:57sur beaucoup, beaucoup,
10:58beaucoup de souffrance
10:58et d'injustice sociale.
11:00Donc, M. Lecornu
11:01ne nous a répondu sur rien.
11:04D'accord, mais alors, attendez,
11:05pour qu'on comprenne bien,
11:06Patrick Cannaire,
11:07vous étiez quatre,
11:08donc, dans son bureau,
11:10quatre socialistes.
11:11Il y avait Olivier Faure avec vous,
11:13Boris Vallaud et Johanna Roland,
11:14la maire de Nantes.
11:15Donc, vous arrivez dans le bureau
11:16du Premier ministre.
11:18Et là, qu'est-ce qui se passe ?
11:19Il vous dit,
11:20qu'est-ce que vous attendez ?
11:21Enfin, il commence à...
11:23Il nous a présenté,
11:25entre guillemets,
11:26sa manière de gouverner.
11:29Vous voyez, par exemple,
11:30il a dit,
11:31si on peut éviter l'utilisation
11:32du 49-3,
11:33il ne faudra pas hésiter
11:35à le faire.
11:37Il reconnaît
11:38la pertinence
11:39des sujets
11:40que nous voulons voir
11:42traités en faveur
11:43des Français.
11:44Mais à aucun moment...
11:44Il ne ferme pas la porte.
11:45Il ne vous dit pas oui,
11:46mais il ne ferme la porte à rien.
11:47Il n'a fermé la porte
11:49à rien.
11:50Il a même rajouté
11:50une porte supplémentaire,
11:51à savoir la décentralisation
11:53qui est chère à son cœur
11:54et aussi, d'ailleurs,
11:55au cœur des socialistes.
11:56C'est quand même
11:56une mesure qui était portée
11:58historiquement
11:58par notre parti politique.
12:00Mais, objectivement,
12:02j'ai envie de dire,
12:03je ne suis pas sûr
12:03qu'il y ait une gâche
12:05sur les portes.
12:06Donc, il y a des portes,
12:07mais est-ce qu'elles vont s'ouvrir ?
12:09Et avec quel angle
12:10d'ouverture ?
12:11On n'en sait rien aujourd'hui.
12:13Vous savez,
12:13je lui ai dit,
12:14je lui ai rappelé
12:15une de ses phrases
12:15à la presse quotidienne régionale.
12:17Il a donné une interview
12:18dimanche.
12:19Il a dit,
12:19c'est le moment
12:20de renverser la table.
12:21Si je voulais un peu caricaturer,
12:23je dirais que,
12:24pour l'instant,
12:25j'ai plutôt un tabouret
12:26devant moi
12:26qu'une table.
12:27Ah oui.
12:28mais ça veut dire
12:29que vous le sentez
12:30passif,
12:32attentiste ?
12:33Enfin,
12:34il attend peut-être
12:34la journée de demain.
12:36À aucun moment,
12:37il ne vous dit,
12:38je compte sur vous.
12:39Est-ce que certains
12:40sont prêts à rentrer
12:40dans le gouvernement ?
12:41Toutes ces questions-là,
12:42il ne vous les pose pas.
12:43Vous savez,
12:43il a évoqué
12:44cette fable
12:46de ministres
12:47qui pourraient rentrer
12:48au gouvernement,
12:49enfin,
12:49de socialistes
12:50qui pourraient devenir
12:50ministre dans son gouvernement.
12:52Mais il l'a évoqué
12:53avec souris.
12:53Il sait très bien
12:53qu'aucun socialiste,
12:55en tout cas socialiste
12:56engagé
12:58dans le Parti Socialiste
12:59ne rentrera
13:00au gouvernement.
13:02Aucun,
13:02même s'il y avait
13:03des engagements forts,
13:04par exemple,
13:05la taxation
13:05des grandes entreprises
13:06et des plus fortunés.
13:07Soyons bien clairs,
13:09nous ne sommes pas
13:09dans une logique
13:10de coalition.
13:11Nous n'avons pas
13:12bâti ensemble
13:13un projet politique
13:15comme ça peut exister
13:16dans d'autres démocraties,
13:19je pense en particulier
13:20à l'Allemagne.
13:21Non,
13:21nous sommes une opposition,
13:22mais nous ne sommes pas
13:22une opposition fertile.
13:24infertile, pardon.
13:25Nous voulons être utiles
13:26aux Français.
13:26Nous avons des propositions
13:27qui sont manifestement
13:28plébiscitées.
13:30D'autres formes
13:31de contestation existent
13:32à gauche,
13:33on le sait bien,
13:35ce n'est pas notre cas.
13:36Donc, nous,
13:36on sera constructifs,
13:38mais d'une exigence
13:39absolue.
13:39Et juste d'un mot,
13:41ce qui nous semble
13:41juste pour les Français.
13:42Patrick Cannaire,
13:43à l'heure qu'il est,
13:44vous ne nous dites pas
13:44que ce sera censure
13:45quoi qu'il arrive non plus.
13:47Non,
13:48mais vraiment,
13:50en sortant de ce rendez-vous,
13:51je serais incapable
13:52de vous dire
13:53si la censure
13:53sera déclenchée
13:55à l'occasion
13:56de la déclaration
13:56de politique générale
13:57début octobre.
13:58Et d'ailleurs,
13:58nous lui avons dit
13:59si on en reste là,
14:01ça va être compliqué
14:01quand même
14:02de lui donner
14:03notre confiance.
14:04Donc,
14:05on a 15 jours
14:05pour avancer.
14:07Il nous a dit
14:07en concliant
14:08qu'on le reverra
14:09puisqu'il n'y a que
14:11des ministres,
14:12des missionnaires,
14:12donc on ne négocie
14:13qu'avec le Premier ministre
14:15en poste.
14:16donc,
14:16ce sera peut-être
14:17début de semaine prochaine,
14:18milieu de semaine prochaine,
14:19mais ce qui est certain,
14:20c'est que là,
14:21puisqu'on est resté
14:22sur vraiment
14:22les grands,
14:23les grands,
14:23grands sujets généraux
14:25sans rentrer dans l'État,
14:26il faut que la semaine prochaine,
14:27s'il doit y avoir
14:28une rencontre,
14:29on rentre dans le dur.
14:30Je peux vous dire
14:31que si on rentre
14:31dans le dur,
14:32nous serons
14:33extrêmement,
14:34extrêmement forts
14:36et vigilants
14:36sur ce qui est
14:37possible,
14:38souhaitable
14:38et ce que nous pensons
14:39nécessaire pour les Français.
14:40Merci beaucoup
14:41Patrick Canard
14:42d'avoir été avec nous,
14:43président du groupe
14:44socialiste au Sénat
14:44et vous étiez donc
14:45reçu ce matin
14:46par le Premier ministre
14:48cet après-midi,
14:49c'est donc le Rassemblement
14:50National
14:50qui sera reçu
14:52à Matignon,
14:53le RN,
14:53qui est tiraillé,
14:54lui,
14:54sur la position à adopter,
14:56censure ou pas,
14:56les électeurs,
14:57en tout cas,
14:58sont loin d'être tous
14:59sur la même ligne,
15:00Julien Faudra.
15:01Oui,
15:01si Marine Le Pen
15:02et Jordan Bardella
15:03acceptent de se rendre
15:04à Matignon,
15:05c'est peut-être
15:05parce qu'ils savent
15:06que leurs électeurs
15:07sont partagés.
15:08Ça ne sert à rien,
15:09donc pas de discussion possible ?
15:11Non,
15:11pas du tout.
15:11Pas le faire tomber
15:12avant qu'il fasse quelque chose,
15:13il faut vivre
15:14en bonne intelligence.
15:15Donc pas de censure automatique ?
15:16Non.
15:17Une trouille au RN
15:18être associé
15:19à la France insoumise
15:20et à la censure automatique
15:21voulue par Jean-Luc Mélenchon.
15:23C'est d'ailleurs
15:23pour ça que ce jeune agriculteur
15:25RN
15:25supplie son parti
15:27de discuter,
15:28peur de l'instabilité.
15:30Il faut absolument discuter.
15:31Quand le RN
15:31a fait tomber
15:32les gouvernements précédents,
15:33ça vous a peiné ?
15:34Oui,
15:34ça m'a peiné,
15:35oui.
15:35Je pense à tous ces Français
15:36qui sont dans l'incertitude.
15:37Sauf que Marine Le Pen,
15:38elle,
15:39a chauffé son public.
15:40L'exécutif,
15:41un attelage sans chevaux,
15:43dit-elle.
15:43Faut changer ?
15:44On a un tout nouveau
15:45de Premier ministre,
15:45faut déjà changer ?
15:46Non,
15:46non,
15:47c'est un macroniste,
15:48faut une cassure.
15:49Vaudrait mieux le censurer de suite
15:50qu'il nous remplit la tête
15:51avec des promesses
15:52que ça ne vous tira à rien.
15:53Soit c'est la rupture,
15:54soit c'est la censure,
15:55répète Marine Le Pen
15:56en sachant très bien
15:58que Sébastien Lecornu
15:59ne rompra jamais
16:00avec Emmanuel Macron
16:01qui vient de le nommer.
16:03Les explications de Julien Fautra
16:04et parmi les sujets
16:05sur la table des discussions,
16:06l'idée d'une taxation
16:08des plus riches
16:09et des grandes entreprises.
16:10C'est un sujet
16:11dont on vous parle
16:11depuis plusieurs jours.
16:13Fait nouveau,
16:13cette idée,
16:14elle est soutenue publiquement
16:15et c'est assez rare
16:15pour le souligner
16:16par un grand patron,
16:18Pascal Demurgé,
16:19c'est le directeur général
16:20de la Maïf.
16:21Il était ce matin
16:21l'invité d'RTL.
16:22Je pense qu'on est
16:23dans une situation
16:24dans laquelle
16:24il faut impérativement
16:25que tout le monde contribue.
16:26Pour mon entreprise,
16:27moi je suis prêt,
16:28bien sûr,
16:29à une contribution plus forte.
16:31On ne peut pas
16:32demander un effort
16:33à l'ensemble des Français
16:34si soit ceux
16:36qui possèdent le plus
16:38soit les grandes entreprises
16:39ne contribuent pas
16:40à cet effort.
16:40C'est non seulement
16:41injuste,
16:43inéquitable,
16:44mais c'est par ailleurs
16:44extrêmement dangereux.
16:46On alimente
16:48en faisant cela
16:49une colère sociale
16:50qui est tout à fait
16:52compréhensible.
16:54Donc vous êtes un patron
16:54qui nous dit ce matin
16:55« taxez-nous ».
16:56Je dis oui
16:57à une taxe,
16:57c'est clair.
16:58Sur la taxe Zuckman
16:59telle qu'elle est proposée,
17:01il y a peut-être
17:01des ajustements à faire,
17:03des discussions à avoir.
17:05Pascal Demurgé,
17:06le directeur général
17:07de la Maïf sur RTL.
17:08Ce matin,
17:08il était l'invité
17:09de Thomas Soto.
17:10Et vous,
17:10qu'en pensez-vous ?
17:11Que vous soyez
17:12chef d'entreprise ou pas,
17:13faut-il faire contribuer
17:14tout le monde à l'effort ?
17:15Et si oui,
17:16comment ?
17:16Sous quelle forme ?
17:17J'attends vos appels
17:18au 3210
17:19ou via l'application RTL.
17:20Vous cliquez sur l'onglet
17:21« Réagir ».
17:2212h47 sur RTL.
17:24Dans un tout petit instant,
17:25on part pour la Grande-Bretagne
17:26où Donald Trump
17:28est actuellement en visite.
17:30Il vient y faire des affaires
17:31mais aussi taper sur les doigts
17:33des Britanniques.
17:34A tout de suite.
17:35Votre avis nous intéresse.
17:36Appelez le 3210.
17:3950 centimes la minute.
17:42Amandine Bégaud.
17:43RTL Midi.
17:44Les auditeurs ont la parole.
17:45Il est 12h51 sur RTL
17:47et on va surveiller de près
17:49cette visite
17:49de Donald Trump
17:50au Royaume-Uni.
17:51Le président américain
17:52est arrivé hier soir
17:54pour une visite d'État.
17:55Il est attendu
17:56d'un moment à l'autre
17:57à Windsor
17:58où il doit être reçu
17:59par le roi Charles III.
18:00Donald Trump
18:01qui vient faire des affaires.
18:03Un laboratoire britannique
18:04annonce avoir déjà investi
18:0530 milliards d'euros
18:08aux États-Unis
18:11pour les 5 prochaines années.
18:12D'autres sauront annoncer
18:14d'autres investissements
18:15dans la soirée.
18:16Et puis le président américain
18:17vient aussi dire aux Britanniques
18:18qu'il n'apprécie pas
18:20que le Royaume-Uni
18:21comme la France d'ailleurs
18:22reconnaisse un État de Palestine.
18:25Du cinéma à présent
18:26et un film à ne pas rater
18:27cette semaine
18:28c'est Respire,
18:29film avec Audrey Fleureau
18:30et Danny Boone.
18:31Il sort aujourd'hui.
18:32Tous deux jouent le rôle
18:33de deux parents divorcés
18:35qui découvrent
18:36que leur fils de 16 ans
18:37est atteint d'une maladie rare
18:39et va perdre la vue.
18:40C'est une dégénérescence
18:41des cellules de la rétine.
18:42Ça s'opère ?
18:43Malheureusement.
18:44Moi je pars en vacances
18:45en ce moment-là.
18:46Ça ne vous ennuie pas
18:46si on décale de quelques jours
18:48j'en sais rien ?
18:48Chris, on ne peut pas faire ça !
18:51Donc on va où ?
18:52On peut aller au Brésil, au Mexique...
18:54Périgord, puis Dôme...
18:55Une histoire qui rappelle
18:56celle d'Edith.
18:58Trois de ses quatre enfants
18:59souffrent d'une maladie dégénérative
19:01et deviendront aveugles à terme.
19:04Maura Djabari,
19:05vous avez pu échanger avec elle.
19:07Et le premier choc pour la maman
19:08arrive un soir d'été
19:09avec la petite Mia.
19:11La maman lui demande
19:11de regarder les étoiles.
19:13La grande ours,
19:14âgée de trois ans,
19:15Mia ne voit rien,
19:16rien du tout.
19:17Après plusieurs années
19:18d'errance médicale,
19:19un diagnostic tombe.
19:21Trois de ses quatre enfants
19:22souffrent d'une maladie
19:23dégénérative de la rétine
19:25et à terme,
19:26ils seront aveugles.
19:27C'était un grand choc.
19:28C'est vraiment un deuil à vivre.
19:30Quand on a un enfant,
19:31souvent on s'imagine
19:32un certain futur,
19:34on a des idées
19:34et puis là, tout d'un coup,
19:36on doit tout repenser.
19:37La première étape,
19:38c'est d'accepter
19:39et après,
19:40c'est de se mettre en action.
19:41L'action, dans un premier temps,
19:42c'est de leur faire apprendre
19:43le braille.
19:45Mais les enfants voient encore
19:46trop bien.
19:47Les médecins conseillent
19:47à la maman de leur créer
19:48une mémoire visuelle
19:49à travers des livres
19:50en leur montrant,
19:51par exemple,
19:51des images d'animaux.
19:52Et là,
19:53Édith se dit
19:54que c'est vraiment trop bête.
19:55On a voyagé pendant 15 mois
19:57et on a fait 15 pays.
19:58On est vraiment partis
19:59avec l'idée
20:00de leur montrer
20:00des beaux paysages,
20:02de remplir la mémoire visuelle,
20:03des paysages extraordinaires.
20:05voir comment mes enfants,
20:06aujourd'hui,
20:07ils sont beaucoup plus résilients.
20:09Ils sont capables
20:09de s'adapter
20:10parce qu'on a passé 15 mois
20:12avec des épreuves.
20:13Ça a été vraiment très riche
20:14en souvenirs,
20:15en images
20:16et en rencontres.
20:17Trois ans plus tard,
20:17les trois enfants
20:18perdent la vue
20:19un peu plus chaque jour.
20:21Mais de l'Afrique à l'Asie,
20:22en passant par l'Amérique du Sud,
20:23la maman a réussi
20:24à imprimer
20:25la beauté du monde
20:26dans les yeux de ses enfants.
20:27Merci beaucoup,
20:28Maura Djabari.
20:29Si vous aussi,
20:29vous avez été confronté
20:30au handicap
20:31qu'il a débarqué comme ça
20:32du jour au lendemain
20:33dans votre vie,
20:34racontez-nous.
20:35N'hésitez pas à témoigner.
20:37On attend vos appels
20:38au 3210
20:39ou sur l'application RTL.
20:41Et le film,
20:41le titre de ce film
20:43avec Audrey Fleureau
20:43et Danny Boone,
20:45c'est Regarde Film
20:46qui sort aujourd'hui du foot
20:49après la défaite de l'OM
20:50hier soir 2 à 1
20:51sur la pelouse du Real Madrid.
20:53C'est le PSG
20:54qui entre en lice
20:55ce soir en Ligue des Champions.
20:56ce sera face à
20:57l'Antalanta Bergam
20:58à 21h.
20:59Match à suivre en intégralité
21:01sur RTL.fr
21:02et sur l'application RTL
21:04avec Eric Silvestro.
21:06Et puis près de 24h
21:08après la mort
21:09de Robert Redford,
21:11je souhaitais vous entendre.
21:13Vous, auditeurs,
21:15quel est le film
21:16que vous préférez ?
21:17Quel souvenir gardez-vous
21:18de lui ?
21:19Là encore,
21:20vous nous appelez
21:20au 3210
21:21pour rendre un hommage
21:22à Robert Redford.
21:23Vous adorez changer
21:24les choses, non ?
21:25Je veux que Mekikuyu
21:26apprenne à lire.
21:28Mekikuyu,
21:29mon limorge,
21:30ma ferme.
21:31On est très possessives
21:32à ce que je vois.
21:33J'ai payé le prix
21:34pour tout ce qui est à moi.
21:35Et peut-on savoir
21:36ce qui est à vous ?
21:37Nous ne possédons rien
21:38sur Terre-Cairen,
21:39nous sommes de passage,
21:39c'est tout.
21:42Voilà,
21:42et ça c'est un extrait
21:43de l'un des films
21:45les plus célèbres
21:46dans lequel avait joué
21:46Robert Redford
21:47à Out of Africa.
21:49Robert Redford,
21:50je vous le rappelle,
21:50disparu hier
21:51à l'âge de 89 ans.
21:53J'attends vos anecdotes aussi.
21:55Tiens, peut-être,
21:56je ne sais pas
21:57que vous l'avez rencontré
21:58à un moment
21:59ou à un autre.
22:00N'hésitez pas
22:01à nous appeler
22:01au 3210.
22:03J'allais dire,
22:04il est bientôt 12h56,
22:05voici la météo.
22:07Voici la météo
22:07avec vous,
22:08ma chère Peggy.
22:09Bon, c'est de mieux en mieux,
22:10on est d'accord,
22:11et côté ciel
22:11et côté température.
22:12Exactement,
22:12parce que là,
22:13les nuages au nord
22:13sont en train de s'évacuer.
22:14Ça prend un petit peu de temps,
22:15c'est vrai,
22:16mais cet après-midi,
22:16on aura du soleil
22:17quasiment partout,
22:18je dis quasiment
22:18parce que ça restera
22:20tout de même nuageux
22:20sur les bords de Manche
22:21avec du vent.
22:22Donc, partout ailleurs
22:23du soleil,
22:23il y a des températures
22:24qui remontent.
22:2520 degrés
22:26cet après-midi
22:27à Brest,
22:2722 à Lille,
22:2824 à Paris
22:29comme à Nantes et Tours,
22:3025 degrés à Nevers,
22:32il en faisait 7 ce matin,
22:33une forte amplitude thermique,
22:3526 à Lyon et Nice.
22:36Ce n'est pas très pratique
22:37quand même.
22:37Eh ben non,
22:38on fait l'oignon,
22:39on met des couches
22:39et on enlève au fur et à mesure
22:41que la journée avance.
22:4227 à Limoges,
22:4329 à Bordeaux
22:44comme à Biarritz,
22:45Toulouse,
22:46Montpellier,
22:46Marseille,
22:4730 à Perpignan et Tarbes
22:48et 31 la maximale
22:50cet après-midi à Nîmes.
22:51Bon, vous restez avec nous
22:52dans quelques petites minutes,
22:53vous nous direz
22:54comment se dessine
22:54la fin de la semaine justement.
22:56Elle est belle.
22:57A tout de suite.
22:59Amandine Bégaud,
23:01RTL Midi,
23:01les auditeurs.
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