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  • il y a 5 mois
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 18 septembre 2025.

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Transcription
00:00Tous et bienvenue dans RTL Midi, nous sommes ensemble jusqu'à 14h.
00:03RTL Midi un peu spécial en raison de cette journée de grève et de manifestation.
00:08Toutes les équipes de RTL sont sur le pont, en région et à Paris pour cette journée que les syndicats présentent comme décisive.
00:16Nous irons dans un instant à Saint-Omer, à Rennes, à Lyon, Marseille ou encore Paris.
00:21Et justement, tiens, si vous êtes dans les cortèges que vous avez choisis de manifester,
00:25appelez-nous, 3210, dites-nous pourquoi vous avez décidé de faire grève, ce que vous réclamez précisément.
00:31Didier vient de nous laisser ce message.
00:33Je n'ai qu'un seul mot, dissolution, dissolution, dissolution, avec la même urgence qu'une appendicite risquant de devenir péritonique.
00:42Appelez-nous aussi si à l'inverse vous êtes contre cette journée de manifestation.
00:46Expliquez-nous pourquoi.
00:47Dès 13h, vous pourrez par ailleurs poser toutes vos questions à la porte-parole de la police nationale, Agathe Foucault,
00:52qui est l'invité d'RTL Midi.
00:55Bonjour, commissaire.
00:56Bonjour.
00:57Tous les détails avec vous sur cette mobilisation, sur l'ampleur des manifestations aussi.
01:03À cette heure, 84 personnes ont été placées, ont été interpellées, 33 placées en garde à vue.
01:09Bruno Rotaillot, le ministre de l'Intérieur, évoque des actions moins intenses que prévues.
01:14Pour échanger donc, pour débattre, le téléphone, 3210, les SMS aussi, 64900.
01:20Vous commencez votre message par le mot midi et puis bien sûr, l'application RTL, vous cliquez sur réagir.
01:25La météo, Peggy Broch, bonjour.
01:27Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:28Grand soleil et des températures qui grimpent.
01:30On est souvent 5 à 7 degrés au-dessus des normales, 25 à 28 degrés sur la moitié nord, jusqu'à 33 au sud.
01:37Et vous l'avez dit, sous un gros soleil.
01:39Merci beaucoup Peggy.
01:40Météo complète, juste après ce journal.
01:43Amandine Bégaud.
01:45RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
01:47Et pour commencer, on a donc choisi une petite commune, Saint-Omer, un peu plus de 14 000 habitants dans le Pas-de-Calais.
01:54Ils étaient près d'un millier dans les rues ce matin.
01:58Franck Hanson, vous êtes sur place pour RTL.
02:00Les syndicats n'y avaient pas organisé de manifestation depuis plus d'un an, depuis le 1er mai 2024.
02:05Oui, le cortège bien encadré par l'intersyndical est parti de la gare de Saint-Omer vers le centre-ville avec une grande banderole contre l'austérité pour les salaires.
02:14Et parmi ces manifestants, beaucoup de jeunes lycéens comme Isis et Yael.
02:19C'est la première pour tous les deux.
02:20On a la chance de pouvoir se battre et de pouvoir manifester pour nos droits.
02:23Nous, on est en terminale cette année.
02:24Évidemment, on a peur pour notre avenir.
02:26Pour les sélections de parcours sup qui sont complètement aléatoires.
02:29On voit aussi les allocations étudiantes qui diminuent de plus en plus.
02:32Au milieu des enseignants, des salariés de l'industrie, j'ai croisé aussi des maraîchères.
02:35Et Alexandre, conducteur de machines dans la verrerie avec sa fille de 20 mois.
02:40Moi, ce qui m'inquiète, c'est mon pouvoir d'achat.
02:41Il y a 10 ans, je m'en sortais. On travaille et on n'a plus de loisirs.
02:45On ne part plus en vacances, on fait gaffe à tout.
02:47Ce n'est pas nous de payer. Moi, les 3 000 milliards de dettes, je n'ai pas touché.
02:50Quand il y a eu le Covid, moi, je suis allé travailler.
02:52Paulo Cabral, responsable local de la CFDT, plutôt satisfait.
02:56Sachant qu'il y a des mobilisations partout, sur tout le territoire.
02:59Mille à Saint-Omer sur une ville qui compte 15 000 habitants, je trouve que ce serait très honorable.
03:02Ça montre vraiment que tout l'ensemble de la population est mécontent aujourd'hui.
03:05On s'en va dans le mur, on est dans une Ferrari, on a plus de faim.
03:07Une manifestation plutôt familiale et bon enfant, qui se termine donc sans incident majeur, selon la police.
03:14Frank Hansson à Saint-Omer pour RTL.
03:16Autre cortège, c'est celui de Rennes.
03:18Là, les manifestations sont beaucoup plus fréquentes, souvent tendues.
03:22On en a eu la preuve, d'ailleurs, encore la semaine dernière.
03:25Mathieu Lopinot, quelles sont les revendications ?
03:27Les fois un mois difficiles aussi ?
03:29Oui, les revendications qui reviennent le plus souvent sont claires.
03:32Les manifestants veulent faire entendre leur colère en matière de pouvoir d'achat et de justice sociale.
03:37Patrice, Laurent et Philippe sont ouvriers dans l'industrie, leurs fins de mois sont difficiles.
03:41On est étranglés de taxes, il y en a mer de ces injustices sociales.
03:44On donne toujours aux plus riches et on prend toujours à la classe moyenne et à la classe pauvre.
03:48Ça ne peut plus à continuer.
03:49Moi, je suis ajustementaire et je suis à 1300 euros par mois.
03:51On nous parle de changer les voitures, on ne peut pas changer les voitures.
03:54Parce qu'il y a des petits salaires et tout ça, on arrive.
03:56Tout est cher, c'est dur, dur pour tout le monde.
03:58Autour de moi, beaucoup parlent d'austérité et dénoncent des budgets trop serrés pour l'école ou encore l'hôpital.
04:05Et pour Fabrice, le restif délégué, force ouvrière en Ile-et-Vilaine, la réforme des retraites à 64 ans reste toujours inacceptable.
04:12Ça reste quelque chose qui n'est pas passé, donc on demande toujours l'abrogation.
04:15Et ça, il ne faut pas lâcher là-dessus.
04:16Est-ce que c'est le bon moment pour manifester, sachant qu'il n'y a pas de gouvernement ?
04:19D'une certaine manière, oui, parce que ce n'est pas où on voit un interlocuteur et si c'est machin plutôt que machine.
04:24Ce n'est pas tellement romaniment.
04:25Ces gens-là sont au service d'une manipulée.
04:26C'est simplement un message général.
04:28Au-delà du casting ministériel, on veut de la justice sociale.
04:31Et c'est ça qui nourrit cette colère-là.
04:33Départ du cortège ici à Rennes dans une heure.
04:36À Rennes, le reportage de Mathieu Lopinot.
04:38Au total, 250 rassemblements sont prévus un peu partout en France.
04:42Des manifestations qui partent en droit pour être perturbées par la présence de casseurs.
04:49C'est le cas notamment à Lyon où l'on vous retrouve.
04:50Frédéric Perruche, bonjour.
04:52Bonjour.
04:53Alors chez vous, on annonce 500 black blocs.
04:56Écoutez, oui, pour l'instant, c'est à peu près le chiffre qui se dessine en tout début de manifestation.
05:01Et après une heure de cortège, l'atmosphère est tendue.
05:04Et les premiers tirs lacrymogènes viennent de s'échanger.
05:07À l'instant, en tête de cortège, où quelques 300 jeunes, peut-être un peu plus, 500 très jeunes, dont beaucoup de filles,
05:13défient la police.
05:14Des éléments radicaux façon black blocs, désormais tous vêtus de noir,
05:18avec masques, lunettes de protection, dont le nombre grossit avec l'avancée du cortège,
05:24sur cette grande avenue du centre-ville où la plupart des commerces se barricadent
05:28ou ferment leurs portes, comme Laurence, coiffeuse.
05:31On croise les doigts pour que tout se passe bien.
05:33Et puis on ferme notre grille pour se sentir en sécurité,
05:38même si elle est à l'intérieur, donc ça n'empêche pas qu'on se fasse casser la vitrine.
05:41Ah bah à côté, ils sont tous barricadés.
05:45Et ma foi, je sais que la banque en face s'est quand même fait casser la semaine dernière.
05:50Malgré toutes leurs barricades, ils ont réussi à rentrer et casser à l'intérieur.
05:54Mais tous les commerces, quasiment, il y a des planches en bois, il y a des grilles.
05:58Oui, bien sûr.
05:59Ils font tous mettre des plaques de contreplaqué pour se protéger, c'est triste.
06:03Que ça casse à tous les coups ?
06:04Ah bah là, les banques qui sont sur le passage, elles sont cassées à tous les coups.
06:09La police s'est mobilisée comme rarement, très massivement,
06:12plusieurs centaines de fonctionnaires, CRS, BAC, sur l'avenue
06:15et surtout dans les rues adjacentes.
06:17En cas de débordement qui débute, les casseurs pourront difficilement s'exfiltrer.
06:21C'est peut-être ce qui explique pour le moment le peu de violence, le peu de dégradation.
06:26Frédéric Perruche en direct de Lyon pour RTL.
06:28Et Frédéric, vous revenez bien sûr vers nous si la situation évolue.
06:33Pour éviter les débordements, un important dispositif,
06:36et Frédéric l'évoquait à l'instant, une nouvelle fois a été déployé,
06:3980 000 policiers et gendarmes, 26 blindés, des forces de l'ordre
06:43qui ont pour instruction d'empêcher les blocages.
06:46Valentin Boisset, bonjour.
06:48Bonjour.
06:49On vous retrouve, vous avez sillonné l'Île-de-France tout au long de cette matinée
06:52et vous avez constaté, attention, il faut empêcher les blocages.
06:56Ça c'est l'instruction, j'allais dire.
06:58Oui, un exemple des policiers qui sont arrivés ce matin,
07:02avant même des bloqueurs du dépôt de bus de Béliard Action, tués dans l'œuf.
07:06Puis ces policiers sont partis à l'âle, vers un autre dépôt, celui de Lannis.
07:11Cette fois-ci, la situation s'est tendue, 30 minutes seulement de blocage,
07:15puis à 6h du matin, une pluie de grenades lacrymogènes
07:18qui a empêché les grévistes de la CGT de rester.
07:21Frédéric calme ses troupes.
07:23Là, on a un peu moins de monde parce qu'on est barricadé par les flics,
07:26il y a des flics partout, c'est compliqué, c'est parti dans des différentes manifs sauvages.
07:31Pourtant, sur le piqué de Lannis, on aurait pu rester une heure de plus,
07:34ça se serait bien passé, non ? Ils ont décidé de ne pas procéder autrement.
07:37Une stratégie de déblocage immédiat qui a permis ensuite aux bus de sortir aux heures prévues.
07:43Et Valentin, ça se poursuit actuellement dans Paris,
07:45les colonnes de fourgons se dirigent vers chaque blocage et à chaque fois en nombre.
07:49Oui, des colonnes très mobiles, on l'a vu avec notre moto RTL.
07:54On a suivi une colonne de fourgons et nous a menés ici à l'hôpital Tenon
07:58où des soignants tiennent un piqué de grève.
08:00Là encore, des dizaines de policiers les surveillent,
08:03comme l'explique Sophie, infirmière gréviste.
08:06Ils poursuivent déjà depuis plusieurs dépôts.
08:08Plus de 300 personnes devant Tenon.
08:10Par contre, c'est la première fois qu'on a des policiers.
08:11C'est barricadé là aujourd'hui, ils ont fermé les grilles,
08:13ils ont fermé avec des chaînes à l'intérieur aussi.
08:14Là, on est un peu étonnés parce qu'en général,
08:16les mouvements avec les hospitaliers, ça se passe bien.
08:18Il n'y a jamais de castagne, donc ça fait un petit peu fronçal.
08:22On entendait à l'instant dans leur radio à ces policiers
08:24qu'une partie d'entre eux va encore se déplacer
08:27pour suivre cette fois-ci un cortège sauvage
08:29qui se dirige vers la place de la République.
08:31Merci beaucoup Valentin Boisset.
08:33Merci aussi à Christophe Justiniani qui vous accompagne sur la moto RTL.
08:37Bonjour Agathe Foucault.
08:38Bonjour.
08:39Merci beaucoup d'être avec nous en studio sur RTL,
08:41porte-parole de la police nationale.
08:44On vient d'entendre à l'instant le reportage en Ile-de-France
08:46de Valentin Boisset.
08:48Ce sont les instructions, les consignes,
08:49tuer dans l'œuf ces blocages.
08:52Les instructions qui ont été passées par le ministre de l'Intérieur
08:55et par le directeur général de la police nationale,
08:57c'est effectivement une intervention rapide,
09:00une intervention réactive pour lever les blocages
09:03et permettre notamment de rétablir la liberté de circulation,
09:07de permettre de rétablir la circulation des transports au commun
09:09pour que les personnes qui souhaitent se déplacer,
09:12aller travailler, puissent le faire.
09:13Non, on entend à ce chiffre 80 000 policiers et gendarmes
09:16qui sont mobilisés.
09:17Mathilde Panot, chef de file des députés LFI,
09:20dénonce un dispositif disproportionné.
09:22Qu'est-ce que vous lui répondez ?
09:24Le dispositif policier, il est établi en fonction des prévisions
09:28que font notamment la Direction nationale du renseignement territorial.
09:32L'objectif pour nous aujourd'hui, s'il ne faut en retenir qu'un,
09:36c'est de garantir la liberté de manifestation.
09:39Pas d'interdire les manifestations,
09:40mais de permettre à chacun de manifester s'il le souhaite.
09:42Exactement.
09:43C'est pour ça qu'il y a un long travail qui est fait en amont
09:45avec les organisateurs, notamment des manifestations,
09:47avec les organisations syndicales.
09:49Et c'est un travail qui se poursuit sur le terrain
09:51lorsque l'on a par exemple un bloc qui se constitue en tête de cortège.
09:55Les policiers échangent avec l'organisateur,
09:57avec le service d'ordre de l'organisateur
09:59pour écarter ce bloc et que le cortège puisse progresser
10:02et que les personnes puissent exprimer leurs idées et manifester.
10:05Il est 12h40.
10:06Les premières opérations ont eu lieu à 6h ce matin.
10:09Première manifestation aux alentours de 9h à 10h.
10:12Quel premier bilan peut-on dresser à la mi-journée ?
10:15Le premier bilan, c'est que l'ensemble des actions de blocage
10:18sont prises en compte pour être levées.
10:21Le bilan, c'est également des interpellations
10:22en zone police nationale en dehors de Paris.
10:24C'est 84 interpellations.
10:26Ces interpellations, elles ont lieu dès lors qu'il y a infraction.
10:29On n'interpelle pas de manière préventive
10:32pour empêcher les gens de se rendre sur une manifestation.
10:35On interpelle, comme ça a été le cas à Marseille ce matin,
10:38parce qu'il y a une infraction,
10:39parce que les personnes sont regroupées
10:41et qu'elles disposent par exemple dans leur sac
10:43d'effets vestimentaires, de masques, de marteaux,
10:46d'objets incendiaires
10:47et qui laissent penser qu'elles ne vont pas manifester pacifiquement
10:50mais qu'elles ont un autre objectif
10:51qui est l'objectif de commettre des dégradations
10:53ou des violences envers les policiers,
10:55envers les journalistes aussi parfois.
10:56Aguette Foucault, c'est souvent l'après-midi,
10:58on le sait que les choses dégénèrent.
11:00Les points de crispation et d'attention pour aujourd'hui,
11:04c'est Paris, cet après-midi,
11:06la manifestation qui doit partir à 14h à la place de la Bastille ?
11:09Alors c'est certainement à Paris
11:10où la mobilisation va être la plus importante
11:13et où par conséquent la constitution
11:15d'une nébuleuse, d'un black bloc
11:17sera la plus importante.
11:18Toutefois, également en province,
11:20il est évident qu'on va avoir aujourd'hui
11:22une très forte mobilisation, le ministre l'a dit hier,
11:24et donc on aura aussi en province
11:26la constitution de black bloc
11:28qui souhaiteront commettre des dégradations.
11:31Sur les chiffres des black blocs,
11:32combien à Paris, on entendait entre 5 et 10 000 ?
11:35C'est une fourchette qui est très large,
11:37vous le dites, c'est toujours difficile à estimer
11:38parce qu'il y a les personnes qui participent
11:40par idéologie, on peut les identifier,
11:42et puis celles qui par opportunité aussi,
11:44parce qu'elles souhaitent exprimer une forme de violence
11:46sans prendre aux policiers,
11:47vont se joindre au regroupement.
11:48Merci beaucoup Agathe Foucault,
11:50commissaire de police, porte-parole de la police nationale.
11:53Vous restez avec nous,
11:53et j'ai beaucoup de questions à vous poser,
11:55et les auditeurs aussi,
11:56notamment sur ces black blocs,
11:57vous allez pouvoir échanger avec les auditeurs.
12:00Si vous avez des questions à poser
12:02à la porte-parole de la police nationale,
12:04si vous êtes dans ces cortèges aussi,
12:06appelez-nous.
12:07Au 3210, on évoquait à l'instant
12:09la manifestation parisienne,
12:10qui partira donc à Paris à 14h,
12:13de la place de la Bastille,
12:14direction la Nation.
12:16Mathilde Piquet, vous êtes déjà sur place pour RTL.
12:20En première ligne,
12:21il y aura bien sûr les représentants syndicaux.
12:23C'est un vrai test,
12:25ils jouent gros aujourd'hui.
12:27Oui, une rentrée sociale
12:28qui doit permettre finalement
12:29de jauger la motivation des troupes,
12:31car sans vrai gouvernement ni budget,
12:33c'est plus compliqué de se mobiliser,
12:35me confiait un responsable syndical
12:37il y a quelques jours.
12:38Mais la base répond,
12:39elle présente pour l'instant.
12:41Ici, place de la Bastille,
12:42les militants et les camions sont déjà là,
12:44car les syndicalistes, comme Christian,
12:46veulent parler d'autre chose que le budget.
12:49La réforme des retraites,
12:50elle n'a toujours pas été traitée.
12:51Moi, j'ai travaillé dans le bâtiment,
12:52j'ai porté des charges lourdes,
12:53je me suis fait opérer.
12:55En plus, je suis carrière longue,
12:56j'ai commencé jeune à l'époque.
12:57Mon corps, il est fatigué.
12:58À côté de lui,
13:00Daniel Gilet,
13:01FO sur les épaules,
13:02a bien conscience de l'enjeu de cette journée
13:04pour les syndicats,
13:05une semaine après le mouvement
13:06Bloquons-Tout.
13:07La semaine dernière,
13:08on s'est fait piquer
13:09la pauvre manifestation
13:10qui était sans syndicat,
13:12sans rien,
13:13qui devait être apolitique.
13:14Donc aujourd'hui,
13:15on profite,
13:16puisqu'on est syndiqués,
13:17c'est structuré,
13:18au moins,
13:18peut-être qu'on entendra parler de nous.
13:20Cet après-midi,
13:21l'intersyndical espère
13:22un million de personnes
13:24dans les rues,
13:24partout en France,
13:25pour montrer
13:25qu'ils peuvent encore mobiliser.
13:27Mais a-t-il de piquer
13:29à Paris pour RTL ?
13:31Vous évoquiez à l'instant
13:32les syndicats.
13:34Le SNEF-FSU,
13:35premier syndicat du secondaire,
13:37annonce 45% de grévistes
13:39dans les collèges et lycées,
13:4217,06% d'après le ministère
13:45de l'Éducation nationale.
13:47Jean-Luc Mélenchon lui était à Marseille
13:48et il a une nouvelle fois réclamé
13:50ce matin le départ d'Emmanuel Macron.
13:52Tout ça tient à un personnage
13:54qui a décidé
13:56d'avancer sur la scène
13:57sa marionnette.
13:59Le président,
14:00c'est lui le chaos.
14:01Et tout ce qui a lieu
14:02en ce moment
14:02est le résultat
14:03de son action à lui,
14:05pas la mienne.
14:06Après,
14:07si on doit appeler chaos
14:08toute mobilisation sociale
14:11ou politique
14:11dans ce pays,
14:12mes amis,
14:13on ferme,
14:13c'est plus une démocratie.
14:15Bon,
14:15il faut qu'il s'en aille
14:16et je comprends
14:17que ça n'est pas dans
14:18sa manière de voir
14:19la vie et le monde.
14:20Jean-Luc Mélenchon au micro RTL
14:22d'Étienne Baudu.
14:23Il est 12h44
14:24dans un instant
14:25sur RTL.
14:26L'autre grève du jour,
14:27c'est celle des pharmaciens.
14:28A tout de suite.
14:30Votre avis nous intéresse.
14:32Appelez le 3210.
14:3450 centimes la minute.
14:36Là, vous entendez ?
14:38Amandine Bégaud.
14:39RTL midi.
14:40Les auditeurs ont la parole.
14:41Je vous le disais,
14:42c'est l'autre grève du jour,
14:44celle des pharmaciens.
14:45Eux aussi,
14:46on choisit cette date
14:47du 18 septembre
14:48pour se faire entendre.
14:50Lucille, par exemple,
14:51elle a manifesté
14:52ce matin à Strasbourg.
14:53C'est la deuxième fois
14:54seulement en 30 ans
14:55qu'elle se mobilise.
14:56Une mobilisation comme ça,
14:57je n'ai jamais vue.
14:59Une ampleur comme ça
15:00avec 98%
15:02des officines fermées
15:03en France,
15:03je n'ai jamais vue.
15:04Il faut savoir
15:05que le médicament
15:05remboursé par la Sécurité sociale
15:07représente souvent
15:0880% du chiffre d'affaires
15:09d'une officine
15:10et baisser la remise
15:12sur le générique
15:12sera une catastrophe.
15:14L'État a décidé finalement
15:15de favoriser
15:16les grands labos
15:16et puis de sacrifier
15:18les officines.
15:19Lucille,
15:20pharmacienne au micro-RTL
15:21de Yannick Holland.
15:22Selon les syndicats,
15:2385 à 90%
15:25des pharmacies
15:26sont aujourd'hui fermées.
15:27Illustration dans le quartier
15:28du Sablon à Metz
15:29où l'on vous retrouve,
15:30Dimitri Ramelot.
15:31Oui,
15:31à l'angle de deux rues,
15:32l'officine Rideau-Bécé
15:33n'a pour autant
15:34pas oublié
15:34d'informer ses patients
15:35avec des affichettes.
15:37L'État veut casser
15:38vos pharmacies
15:38en grève
15:39le 18 septembre.
15:40Frédéric,
15:41ordonnance à la main,
15:42est un peu démuni.
15:43Souffrant de crise
15:44d'épilepsie,
15:45donc tous les mois,
15:48vous ne saviez pas
15:49que c'était fermé aujourd'hui ?
15:50Je ne pensais pas
15:50que ça prendrait
15:51cette ampleur
15:51parce que j'ai fait
15:52plusieurs pharmacies.
15:54Je n'en ai pas vu
15:54une seule ouverte.
15:55Donc du coup,
15:55vous allez faire quoi
15:56aujourd'hui s'il y a besoin
15:57du traitement ?
15:57On en a encore
15:58quelques-uns en réserve.
15:59Et juste derrière lui,
16:00Tony,
16:01venu acheter de l'Aloe Vera,
16:02pas urgent donc.
16:03Et peu importe
16:04les raisons de la fermeture,
16:06il soutient le patron
16:06et ses salariés.
16:07Moi, je pars du principe
16:08où de par mon métier,
16:09moi, je ne peux pas
16:09trop trop manifester.
16:10Donc je pars du principe
16:11où si eux ont le droit
16:12de le faire
16:13et revendiquer un peu
16:13leurs droits
16:14qu'ils le fassent.
16:14Et pour ceux qui doivent
16:15absolument trouver
16:16leurs médicaments,
16:17il faudra aller
16:17dans un quartier voisin
16:18en espérant trouver
16:19une officine ouverte
16:20sachant qu'aucune
16:22n'a été réquisitionnée
16:23dans cette ville
16:24de 120 000 habitants.
16:25Dimitri Ramelot,
16:26à Metz pour RTL.
16:27L'association UFC
16:28que choisirait.
16:29Elle dénonce
16:29le prix indécent
16:31de certains médicaments
16:32des anticancéreux,
16:34notamment.
16:34Bonjour,
16:35Johanna Chabas.
16:35Bonjour.
16:36Un exemple,
16:37le quai Troudin
16:38qui représente à lui seul
16:395%
16:40c'est énorme
16:40des dépenses de médicaments
16:41de la Sécurité sociale.
16:42Oui,
16:43alors qu'en France,
16:43ce médicament ne concerne
16:45que 90 000 patients,
16:47sauf qu'en fait,
16:47il est extrêmement cher.
16:49Un flacon,
16:50c'est plus de 2 000 euros.
16:51L'année dernière,
16:52son remboursement
16:53a coûté à la Sécurité sociale
16:54plus de 2 milliards d'euros.
16:56Un scandale,
16:57selon Théo Brigand,
16:58de l'UFC que choisir.
16:59Une seule molécule
17:00pour 2 milliards,
17:00c'est quand même assez important.
17:01C'est autant d'argent
17:02qu'on ne met pas ailleurs
17:03dans le système de santé,
17:04par exemple sur l'hôpital,
17:05sur des équipements,
17:06sur des ressources humaines.
17:10Moins cher,
17:11jusqu'à 40 fois moins
17:12si on compte juste
17:13les coûts de production
17:14et une marge.
17:15Mais pour Théo Brigand,
17:16le monopole
17:16et la spéculation
17:17des laboratoires
17:18ont fait gonfler les prix.
17:19Le Quai Truda,
17:20ça vient d'une entreprise
17:21qui a été rachetée
17:22pour 14,5 milliards
17:24par une autre entreprise
17:25qui elle-même
17:26a été rachetée
17:26pour 41,1 milliards.
17:28Il y a un enjeu
17:29de retour sur investissement
17:30par rapport
17:30à ces rachats successifs.
17:32L'association UFC que choisir
17:33demande donc plus de transparence
17:35et la fin du monopole
17:36de certains laboratoires
17:37en cas de prix abusifs.
17:38Merci beaucoup Johanna.
17:40Johanna Chabas
17:40pour ses explications
17:41à l'étranger.
17:43Ce sera l'image du jour.
17:44Poignée de main
17:44entre Donald Trump
17:45et Keir Stermer,
17:46le Premier ministre britannique.
17:48Marie Billon,
17:49la question israélo-palestinienne
17:50sera au cœur des discussions.
17:53Oui,
17:53Donald Trump a échangé
17:54les dorures
17:55d'un château médiéval
17:56pour le chic
17:56de manoir du XVIe siècle.
17:59Et si Checkers,
17:59la résidence de campagne
18:00du Premier ministre,
18:01a été choisie
18:01plutôt que Downing Street,
18:02c'est parce qu'elle a
18:03un cachet très très anglais.
18:05Et c'est donc encore et toujours
18:05pour impressionner Donald Trump
18:07et le mettre
18:07dans de bonnes dispositions
18:08pour avoir cette fois
18:09des discussions plus compliquées.
18:11Et la question de Gaza,
18:12c'est le sujet le plus épineux.
18:14Londres devrait confirmer
18:15sa reconnaissance
18:16de la Palestine très rapidement.
18:17En fait,
18:17les Britanniques
18:18attendraient que Trump
18:19ait quitté le Royaume-Uni
18:20pour le faire
18:21car cette décision
18:22n'est pas du tout
18:23du goût de Washington
18:23qui reste un allié
18:24du Premier ministre Netanyahou
18:26et rêve encore
18:26d'un Gaza on-sea
18:27comme retour sur investissement
18:29américain dans le conflit.
18:30Le but est donc
18:31que Trump compose
18:31avec cette décision britannique
18:33et ne quitte surtout pas
18:34le pays fâché.
18:35Marie Billon,
18:36correspondante de RTL
18:38à Londres
18:39et puis on voulait absolument
18:40vous raconter cette histoire.
18:42Un nouveau Picasso,
18:43oui,
18:44inconnu du grand public
18:45sera bientôt vendu aux enchères.
18:47Stéphane Boutsoc,
18:47expliquez-nous.
18:48Oui,
18:48c'est la magie parfois
18:49des successions.
18:50Ce buste de femme
18:51au chapeau à fleurs
18:52dormait en fait
18:53depuis plus de 80 ans
18:54dans la collection personnelle
18:56du grand-père
18:57des ayants-droit
18:57actuel de Picasso.
18:59Un tableau peint
19:00le 11 juillet 1943 exactement
19:03qui représente
19:05Dora Maar,
19:06la compagne de l'artiste.
19:07La toile de 80 cm sur 60
19:10a été dévoilée par Drouot
19:12qui la mettra aux enchères
19:13le 24 octobre prochain.
19:15On y voit un visage
19:16aux formes géométriques
19:17typiques de l'œuvre du peintre
19:19dans les tons bleus,
19:21vert et rouge.
19:22Alors,
19:22si vous vous dites
19:23qu'il irait parfaitement
19:24bien chez vous,
19:25notez que le prix de départ
19:26a été fixé autour
19:27des 8 millions d'euros
19:29mais le tableau
19:30devrait évidemment
19:31être adjugé
19:32pour beaucoup plus que cela.
19:34En effet,
19:35réponse le 24 octobre,
19:37jour des enchères.
19:38Merci à vous,
19:39Stéphane Boutsoc,
19:39La Météo.
19:41Et Peggy,
19:42on le disait,
19:42c'est une belle journée
19:43estivale même.
19:45Carrément,
19:45parce que c'est vrai
19:46que les températures
19:47grimpent encore d'un cran.
19:48Ils étaient prêts ce matin
19:48mais là...
19:49J'espère que vous avez
19:50mis des couches et des couches
19:51pour pouvoir en enlever
19:52cet après-midi.
19:53Vous avez la veste,
19:53vous pouvez l'enlever à Mandine
19:54parce que cet après-midi,
19:56par exemple,
19:56à Paris,
19:56il fera 27 degrés.
19:58Alors,
19:58c'est un petit peu moins chaud
19:59du côté de la Bretagne,
20:00c'est vrai,
20:01parce qu'on a encore
20:02quelques nuages
20:02qui vont résister.
20:03Ils sont en train
20:04de s'évacuer là,
20:04les nuages sur les bords
20:05de Manches,
20:06mais ils vont résister
20:07sur la pointe du Finistère,
20:08le Cotentin
20:08et également
20:09sur le Nord-Pas-de-Calais.
20:11Partout ailleurs,
20:12c'est du grand soleil
20:12avec des températures,
20:14je vous le disais,
20:14qui grimpent d'un cran
20:15sauf près de la Bretagne
20:16avec 21 à Brest,
20:1724 au Havre,
20:1825 degrés à Rennes
20:19comme à Metz,
20:2027 degrés donc à Paris,
20:22Orléans et Nice,
20:2328 à Montpellier
20:23comme à Nevers,
20:2529 degrés à Clermont-Ferrand,
20:26Marseille et La Rochelle,
20:2830 à Lyon,
20:2831 à Nîmes,
20:2932 à Cognac
20:31comme à Toulouse,
20:3233 à Bordeaux,
20:33Agen,
20:33Biarritz et Tarbes
20:34et ça va continuer
20:35de grimper demain.
20:36Merci beaucoup Pégui,
20:37à tout à l'heure.
20:40Amandine Bégaud,
20:41RTL Midi,
20:41les auditeurs ont la parole.
20:43Vous avez la parole
20:44dans un tout petit instant
20:45que vous soyez gréviste
20:46ou non,
20:46dans les cortèges ou non,
20:47on attend vos appels
20:48au 3210
20:49et on va tout de suite
20:50partir pour Lyon
20:51où l'on retrouve
20:52Raphaël Vantard.
20:53Bonjour Raphaël.
20:54Bonjour à tous.
20:55Avec une situation
20:56qui se tend
20:57dans le cortège lyonnais.
20:59Effectivement,
20:59depuis le départ,
21:01un départ de manifestation
21:01qui a été à TSECAM
21:02et puis effectivement,
21:03on a vu la mise en place
21:04d'un black bloc
21:05au début de cette manifestation
21:07et des premiers échanges
21:08d'agressions
21:12entre certains manifestants
21:14et les forces de l'ordre.
21:15Les forces de l'ordre
21:16qui sont intervenues
21:16à trois reprises
21:17depuis le début
21:18avec des jets de lacrymogènes
21:19pour disperser justement
21:20ce black bloc
21:21en tête de manif
21:22et permettre au reste du cortège
21:23de converger
21:24vers le bout
21:25de cette manifestation
21:27qui doit être
21:27la place Bellecourt.
21:29Le cortège
21:29est de nouveau
21:30en train d'avancer
21:31avec les syndicats
21:32en tête de cortège
21:32mais il n'est pas impossible
21:34que d'ici la fin
21:34de la manifestation,
21:36ce black bloc
21:36se recrée
21:37en tête de cortège
21:39pour éventuellement,
21:40il pourrait y avoir
21:41encore d'autres incidents.
21:43Pour le moment,
21:44ces incidents ont fait
21:45deux blessés,
21:46un journaliste notamment
21:47qui a reçu un jet de projectile
21:49et puis un autre blessé,
21:50mais pour le moment,
21:51pas trop d'incidents
21:53à noter du côté
21:54des commerçants
21:55et des alentours
21:56de ce cortège jeûne.
21:58Raphaël Vantard
21:59en direct de Lyon
21:59et Raphaël,
22:00bien sûr,
22:01vous nous rappelez
22:02dès que la situation
22:03est évolue.
22:05Agathe Foucault,
22:06commissaire et porte-parole
22:07de la police nationale
22:08est toujours avec nous,
22:09commissaire.
22:10Ce sont les informations
22:11que vous avez
22:12deux blessés,
22:13un journaliste
22:13et un manifestant ?
22:14Le journaliste,
22:15effectivement,
22:16nous avons à Lyon
22:17un journaliste
22:17qui a été victime
22:19de jets de mortier d'artifice
22:20comme c'est trop souvent
22:22le cas également
22:22envers les forces de l'ordre
22:24et ce qui montre bien
22:26que ces personnes
22:27ne sont pas là
22:28pour manifester,
22:29elles sont là
22:29pour empêcher
22:30les manifestations,
22:31empêcher aussi
22:32le droit à l'information
22:33et la liberté d'expression.
22:35Vous restez avec nous,
22:36vous allez échanger
22:37dans un tout petit instant,
22:38commissaire,
22:39avec les auditeurs
22:41qui ont beaucoup
22:41de questions à vous poser,
22:43questions,
22:44entre autres,
22:45sur ces black blocs,
22:46qui sont ces gens,
22:47comment se forment-ils
22:48et comment peut-on faire face ?
22:49On se retrouve
22:50dans un tout petit instant
22:51sur RTL
22:52et vous êtes les bienvenus,
22:53c'est votre émission,
22:54c'est vous qui la faites,
22:55vous nous appelez,
22:55à tout de suite.
22:57RTL pour analyser l'info.
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