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  • il y a 4 mois
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 16 septembre 2025.

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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi. Nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 comme chaque jour de décryptage, de témoignage.
00:08Car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c'est vous qui la faites. Comme chaque jour vous avez la parole, vous réagissez.
00:15Je vous attends dès maintenant au 3210 mais aussi par SMS au 64900. Vous envoyez votre message avec le mot au midi et puis bien sûr l'application RTL.
00:24Vous cliquez sur l'onglet réagir. Elle a eu aujourd'hui l'inquiétude de certains commerçants à 48h maintenant d'une nouvelle journée de mobilisation.
00:33Les services de renseignement redoutent la présence de casseurs dans certains cortèges. Nous irons à Lyon dans un instant.
00:38Et vous, irez-vous manifester jeudi ? Madeleine vient de nous laisser un message au 3210.
00:44Je fais partie de ces Français qui en ont vraiment ras-le-bol à la fois des partis politiques, à la fois des syndicats et puis des gens qui sont là pour sommer le bazar.
00:53On donne une image désastreuse de notre pays et c'est ce qui est révoltant.
00:58Dans ce journal également, cette nouvelle violente agression contre des policiers à Reims.
01:03Deux personnes ont été interpellées dont un individu qui sortait juste de prison.
01:07Des lycéens privés d'internat à faute de moyens. Certains, vous le verrez, sont obligés de dormir chez leurs profs.
01:12Les jeunes de plus en plus s'addictent aux paris sportifs.
01:1620% des ados de 17 ans ont déjà joué, ce qui en théorie est interdit.
01:20Et puis on vous expliquera bien sûr aussi ce qu'il se passe en ce moment même à Gaza.
01:24Des chars et des soldats israéliens dans Gazaville pour une offensive présentée comme majeure par le gouvernement israélien.
01:31La météo avec vous Peggy Broch. Bonjour Peggy.
01:33Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:34Alors c'est un peu frais, mais c'est sec.
01:36Oui, quasiment partout. Alors il reste juste quelques petites averses au nord de la Seine.
01:39Mais partout ailleurs, on a un temps sec, souvent nuageux sur une bonne moitié nord, bien ensoleillé dans le sud.
01:44Avec un peu de vent et tout ça nous amène demain à une journée très ensoleillée.
01:50Estivale même, mercredi, jeudi et vendredi.
01:53Météo complète, ce sera la fin de ce journal.
01:58RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
02:01Et pour commencer, direction Lyon, 48 heures avant la grande journée de mobilisation prévue jeudi.
02:07Certains commerçants se préparent déjà.
02:10Bonjour Raphaël Vantard.
02:11Bonjour.
02:11Vous êtes notre correspondant sur place et vous avez rencontré ce matin un agent immobilier très très inquiet, presque désespéré.
02:19Oui, Stéphane est installé sur ce cour Gambetta de Lyon depuis 22 ans.
02:22Et il ne reconnaît pas ce matin son agence immobilière,
02:26semblable à un magasin clandestin avec une porte dérobée, une devanture entièrement recouverte de bois tagué.
02:31A l'intérieur, il travaille dans le noir, à la lumière de grandes lampes.
02:35On est obligé de tout barricader.
02:37Ça fait quatre fois que je suis complètement cassé en trois ans.
02:40Donc voilà à quoi ça ressemble, on travaille dans une grotte.
02:42C'est de l'OSB exactement, 18 millimètres, le plus résistant possible, en sachant que ça n'a pas toujours suffi,
02:47qu'ils arrivent quand même à l'arracher et à casser des vitrines par l'intérieur ou par l'extérieur.
02:52Quatre attaques, quatre saccages d'agence en trois ans.
02:54Stéphane a vu ses primes d'assurance quadruplées.
02:58Il ne peut plus suivre et doit donc assurer seul la protection de son agence.
03:02C'est une journée assez particulière quand on entend taper sur les vitrines et qu'on est à l'intérieur.
03:06Mais comme je suis le plus assurable à des tarifs classiques, je suis obligé de protéger physiquement le local.
03:12C'est quoi que vous avez ?
03:13C'est un taser, une bombe lacrymogène.
03:15J'ai même sorti les extincteurs pour essayer de faire de poudre aux yeux et leur faire un petit peu peur
03:19et montrer aux forces de l'ordre qu'il se passe quelque chose ici.
03:21Parce que le temps d'intervention, même s'il est relativement rapide, ça suffit pour quand même tout casser.
03:25Le pire, c'est que je partage une partie des revendications lâchant souriant Stéphane à la fin de l'interview.
03:32L'agent immobilier désespéré a déjà prévu de fermer boutique au 1er janvier.
03:36Raphaël Vantard à Lyon pour RTL.
03:38Lyon où les services de renseignement redoutent la présence de casseurs dans les cortèges jeudi.
03:43C'est aussi le cas à Nantes, Rennes, Paris ou encore Toulouse.
03:46Comme la semaine dernière, ce sont 80 000 policiers et gendarmes qui seront mobilisés sur toute la France.
03:52Vous avez entendu l'inquiétude de ce commerçant.
03:54Cet agent immobilier, si vous aussi vous êtes commerçant, que vous vous inquiétez,
03:58n'hésitez pas à nous appeler au 3210 et on reviendra dans quelques minutes
04:02sur l'inquiétude des petits patrons en règle générale avec Michel Picon, c'est le président de l'U2P.
04:07Il est en ce moment même à Matignon, dans le bureau du nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu,
04:12on l'appelle, dès qu'il en sort.
04:14L'autre grand titre aujourd'hui, ce sont ces deux interpellations après l'agression samedi de sept policiers.
04:20Ça s'est passé en plein centre-ville de Reims.
04:22Sept fonctionnaires lincés roués de coups alors qu'ils devaient se retrouver dans un restaurant pour un pot de départ.
04:28Pour le procureur de la République de Reims, aucun doute, les deux individus savaient très bien à qui ils s'en prenaient.
04:34Certains éléments de l'enquête nous permettent de penser qu'ils étaient informés de la qualité des policiers.
04:40Il n'a d'ailleurs, objectivement, pas d'autres explications pour ce nâchage gratuit.
04:44Il n'y avait aucune raison, il ne s'est rien passé de particulier à ce moment-là vis-à-vis des policiers et des policiers vis-à-vis d'eux.
04:52C'est pour ça que la qualification des personnes dépositaires d'autorité publique a été évidemment retenue.
04:59La peine encourue donc de 20 ans.
05:01C'est donc des faits d'une gravité assez exceptionnelle.
05:04Les images, vous les avez vues, elles sont d'une violence extrême et surtout parfaitement gratuite.
05:09Une nouvelle fois, effectivement, ces images ont été diffusées sur les réseaux sociaux.
05:13Bonjour Valentin Boisset.
05:15Bonjour.
05:16Vous êtes sur place pour RTL, là où se sont déroulés justement les faits samedi soir.
05:21Oui, une scène très violente.
05:22On est au milieu d'un petit parc en plein centre-ville de Reims.
05:25D'un côté, il y a le commissariat.
05:27De l'autre, il y a des restaurants.
05:29Ce soir-là, il y a donc un pot de départ qui est organisé.
05:32Quatre policiers viennent déposer la voiture au commissariat pour rejoindre des collègues qui sont eux déjà dans un restaurant.
05:39À pied, ils doivent traverser ce parc où je me trouve.
05:42Et c'est là qu'ils croisent un homme en trottinette, seul, qui se dirige alors vers eux.
05:47Il est rejoint immédiatement par une dizaine d'autres qui sont eux à pied.
05:51De là commence un tabassage.
05:53En règle, des coups de ceinture sont portés à la tête d'un agent.
05:57L'un d'eux à la cheville cassée.
05:59Ils appellent trois de leurs collègues qui sont eux déjà au restaurant.
06:03Ces derniers arrivent et se font tabasser à leur tour.
06:06Ce qui interroge sur les vidéos, effectivement, c'est qu'il ne semble rien se passer avant l'agression.
06:11Elle semble gratuite sur le moment.
06:13Et surtout, les policiers, bien qu'hors service, ont été reconnus par ces individus dans ce petit parc.
06:20Valentin Boisset en direct de Reims pour RTL.
06:22Bonjour Arnaud Robinet.
06:24Bonjour.
06:24Et merci beaucoup d'être en direct avec nous sur RTL.
06:27Vous êtes le maire horizon de Reims.
06:29D'abord, comment vont ces policiers ?
06:31Est-ce que vous avez pu échanger avec eux, avoir de leurs nouvelles ?
06:34J'ai pu échanger avec des représentaux syndicaux.
06:38Comme vous l'avez dit, ces policiers ont été s'hommagement tabassés.
06:44Deux ont été hospitalisés.
06:47Un a été opéré.
06:49Aujourd'hui, bien évidemment, il faut qu'ils se reconstruisent.
06:51Et c'est l'importance, en tout cas, d'aujourd'hui.
06:54C'est l'objectif, qu'ils soient accompagnés.
06:57Arnaud Robinet, ce qui interpelle, au-delà du fait, bien sûr, que ce soit des policiers qui soient visés,
07:01c'est que cette agression, une fois encore, elle a été filmée, diffusée sur les réseaux sociaux,
07:05comme ça s'est passé à Tourcouin il y a quelques jours.
07:08Oui, on est dans une société totalement déshumanisée aujourd'hui,
07:11où la violence est omniprésente.
07:14On importe la violence sur le territoire français.
07:16Je le dis comme je le pense.
07:18On importe, c'est-à-dire ?
07:19Aujourd'hui, il faut être très clair, quand on regarde quels sont ces agresseurs,
07:23on va me dire qu'ils sont de Mayotte, certes, ils sont français,
07:26mais généralement, quand on regarde les agressions qui sont faites,
07:29la délinquance et les agressions, on importe.
07:32Ce sont des personnes venant de l'extérieur, du territoire français, en très grande majorité.
07:37On ne peut plus l'accepter.
07:38Cette violence, c'est inacceptable.
07:40C'est une violence inouïe.
07:41Le procureur l'a rappelé.
07:43On a affaire à deux individus connus des services de police,
07:47dont un sortait de prison quatre jours auparavant.
07:51Ils sont impliqués en des trafics de stupéfiants, de violences.
07:55Maintenant, à la justice de faire son travail.
07:57En tout cas, en écoutant le procureur, et je le remercie,
07:59je crois qu'il va y avoir une sévérité extrême vis-à-vis d'eux.
08:03Ils doivent avoir la peine maximale.
08:05Sans vouloir polémiquer, vous dites, on importe cette violence.
08:09Là encore, et vous le rappelez, ils sont de Mayotte, donc ils sont français.
08:12Et tous les crimes et délits commis aujourd'hui en France
08:15ne sont pas le fait de gens qui viennent hors de France.
08:18Non, vous savez, il y a un moment, il ne faut pas mettre la poussière sous le tapis.
08:21Depuis de nombreuses années, on veut dissocier la délinquance à l'immigration.
08:28Je le dis, je suis pourtant quelqu'un de modéré.
08:30Oui, parce qu'on pourrait entendre le Rassemblement National tenir vos propos.
08:34Non, mais parce qu'il y a un moment, il faut aussi avoir conscience
08:37et dire la vérité, arrêter de mettre la poussière sous le tapis.
08:41Aujourd'hui, quand on regarde les faits de délinquance,
08:43il y en a encore d'autres, notamment sur des questions de vol à la roulotte et autres,
08:48on a affaire à des personnes qui sont sous OQTF, des personnes étrangères.
08:52Donc, il y a un moment, stop.
08:53Il faut que l'État prenne aussi ses responsabilités.
08:56Il faut qu'il y ait un vrai débat sur les sujets d'immigration
08:59et sur les sujets de sécurité.
09:01Arnaud Robinet, le syndicat Alliance réclame un électrochoc sécuritaire.
09:05C'est aussi ce que vous demandez. Qu'est-ce que ça veut dire ?
09:07Mais bien évidemment, un électrochoc sécuritaire.
09:10On peut ainsi parler de renforcer la question des effectifs de la police.
09:15Il y a ce continuum sécuritaire entre les compétences de chacun,
09:19entre les communes, entre l'État, la justice, les associations,
09:23les bailleurs sociaux également.
09:25Concernant la ville de Reims et dans les compétences qui sont les miennes,
09:28nous avons plus que doublé les effectifs de police municipale.
09:32Nous avons armé notre police municipale.
09:33Nous sommes passés de 30 caméras à toutes 500 caméras sur la ville.
09:38La ville donc joue son rôle, prend ses responsabilités.
09:42Je tiens à saluer cette très belle coordination entre la municipale et la police nationale.
09:47Derrière, il faut après des sanctions exemplaires.
09:50La sécurité est un continuum.
09:52C'est une chaîne où chacun doit prendre ses responsabilités.
09:55Et s'il le faut, renforcer les lois.
09:57Merci beaucoup Arnaud Robinet, maire Horizon de Reims, d'avoir été en direct avec nous.
10:01Et si vous aussi, cette affaire vous fait réagir,
10:04si vous êtes policier, épouse ou conjoint de policier,
10:07appelez-nous au 3210, dites-nous.
10:09Si tout cela vous inquiète, si vous avez changé certaines de vos habitudes,
10:12vous pouvez aussi nous contacter bien sûr via l'application RTL.
10:15Vous cliquez sur l'onglet Réagir.
10:18RTL Midi.
10:18L'actualité à l'étranger à présent et l'Allemagne condamne fermement
10:25la nouvelle phase de l'offensive israélienne menée sur Gaza.
10:28Des chars et des soldats qui avancent vers le centre-ville
10:31après une nuit de bombardement.
10:33Bonjour Gauthier Delon-Bugard.
10:34Bonjour.
10:34D'après un responsable militaire israélien,
10:37deux à trois mille combattants palestiniens s'y trouveraient.
10:40Absolument.
10:40L'objectif est de s'attaquer au principal bastion du Hamas,
10:43dit un responsable de Tzahal.
10:45Deux unités d'infanterie israélienne sont en ce moment
10:47dans les rues de Gazaville, des soldats, des blindés.
10:50La nuit dernière, les bombardements ont été incessants,
10:53comme le montrent ces vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
10:56Rami Aboujamous, journaliste palestinien, habite à Gaza.
11:00Il raconte à Vincent Serrano cette nuit d'angoisse.
11:02Les bombardements étaient très, très, très intensifs,
11:05surtout le nord de la ville de Gaza
11:07et le nord-ouest de la ville de Gaza.
11:10Il y a certains bombardements, ça a tremblé la tour où je suis.
11:15C'était très dur.
11:16Tout ce qui est avions de chasse, les hélicoptères et tout ça,
11:19les drones et tout ça, ça a survolé toute la ville de Gaza.
11:22Il y a eu trois massacres, quinze morts.
11:25Majoritairement, ce sont des femmes et des enfants
11:26parce que ce sont des familles.
11:27Plusieurs centaines de milliers de personnes ont déjà fui la ville de Gaza,
11:30mais il reste encore près de 650 000 Gazaouis
11:33dans la capitale de l'enclave,
11:35d'après les estimations des médias occidentaux.
11:37Gauthier, cette offensive israélienne,
11:39elle intervient alors qu'une commission d'enquête internationale de l'ONU
11:42accuse désormais formellement Israël de génocide.
11:45Les autorités israéliennes et leur armée ont commis
11:50et continuent de commettre les actes suivants
11:52qui sont constitutifs d'un génocide contre les Palestiniens.
11:56Un, le meurtre des membres du groupe.
12:00Deux, leur causer de graves souffrances physiques ou psychologiques.
12:03Trois, les soumettre intentiellement à des conditions d'existence
12:07devant entraîner leur destruction physique totale ou partielle.
12:10Et quatre, prendre des mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe.
12:15La commission conclut aussi que les déclarations faites par les autorités israéliennes
12:20sont une preuve directe qu'il y a une intention de commettre un génocide.
12:26Des propos recueillis à Genève pour RTL par Jean Lechemier,
12:29Gauthier du Lombugar, qu'est-ce que ça change ?
12:30C'est surtout symbolique, cette commission ne s'exprime pas au nom de l'ONU
12:34et de ses 193 Etats membres.
12:36Mais c'est une instance de plus qui reconnaît un génocide à Gaza
12:39depuis le début de la guerre.
12:40Israël a été accusé par plusieurs ONG, des experts indépendants
12:43et 14 pays, 14 Etats qui s'inscrivent dans la procédure lancée par l'Afrique du Sud
12:47devant la Cour internationale de justice, l'Espagne, l'Irlande, la Turquie, la Bolivie notamment.
12:53Il y a très peu de pays occidentaux.
12:54On est encore loin d'une accusation globale,
12:57accusation rejetée par les autorités israéliennes.
12:59Si nous avions voulu commettre un génocide, cela aurait pris une après-midi,
13:04avait ironisé Benyamin Netanyahou.
13:06Explication signée Gauthier de Lombugar du service international de RTL.
13:09Il est 12h43, vous restez avec nous.
13:12Dans un instant, l'histoire de ces élèves obligés de dormir chez leurs profs,
13:15faute d'internat, ça se passe à Saint-Nazaire.
13:17Et puis on retrouvera Michel Picon, le président de l'UDP,
13:21les entreprises de proximité.
13:22Il sort à l'instant du bureau de Sébastien Lecornu.
13:26Votre avis nous intéresse.
13:27Appelez le 3210.
13:2950 centimes la minute.
13:33Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
13:3612h47 sur RTL.
13:38Dans un instant, on va bien sûr partir pour Saint-Nazaire
13:40pour évoquer l'affaire de ces lycéens qui sont privés de pensionnat, d'internat
13:45et qui, pour certains, sont contraints de dormir chez leurs profs.
13:49Ce sera dans un tout petit instant.
13:50Mais d'abord, comme premier, on va retrouver Michel Picon.
13:52Bonjour Michel Picon.
13:54Bonjour.
13:54Et merci beaucoup d'être en direct avec nous sur RTL.
13:57Vous êtes, je le rappelle, le président de l'UDP, l'union des entreprises de proximité.
14:01Vous représentez ce qu'on appelle les petits patrons, les artisans, les commerçants, les professions libérales.
14:07Et vous sortez donc juste du bureau de Sébastien Lecornu, nouveau Premier ministre.
14:10On va y revenir dans un instant.
14:12Mais d'abord, Michel Picon, je voulais vous entendre sur ces mobilisations prévues jeudi.
14:16On a entendu tout à l'heure, au tout début du journal, un commerçant de Lyon.
14:20Il est agent immobilier et a vu ses locaux saccager quatre fois en trois ans.
14:25Je vous propose juste de l'écouter et vous réagissez après.
14:28C'est une journée assez particulière quand on entend taper sur les vitrines et qu'on est à l'intérieur.
14:32Mais comme je suis le plus assurable à des tarifs classiques, je suis obligé de protéger physiquement le local.
14:38C'est quoi que vous avez ?
14:39C'est un taser, une bombe lacrymogène.
14:40J'ai même sorti les extincteurs pour essayer de faire de poudre aux yeux et leur faire un petit peu peur
14:45et montrer aux forces de l'ordre qu'il se passe quelque chose ici.
14:47Parce que le temps d'intervention, même s'il est relativement rapide, ça suffit pour quand même tout casser.
14:52Voilà pour le témoignage de cet agent immobilier du centre-ville de Lyon.
14:57On entend très clairement son inquiétude à l'approche de la journée de jeudi.
15:00Et vous, Michel Picon, êtes-vous inquiet ?
15:03Oui, bien sûr, nous sommes inquiets de cette manifestation.
15:06On parle du fait qu'il y ait une manifestation encadrée par les organisations syndicales.
15:11Parce que c'est le droit, bien évidemment, dans notre société, que chacun puisse exprimer son désaccord ou son désarroi ou ses difficultés.
15:20Mais la violence incontrôlée de ces manifestants est insupportable.
15:25On ne règle rien par la violence.
15:28Évidemment, au-delà de la perte d'activité, parce que lorsque les boulevards sont bloqués,
15:34les voies ne sont plus utilisables,
15:40eh bien, c'est des chiffres d'affaires en moins, c'est des commerces qui ne travaillent pas.
15:46Et donc, ça, c'est déjà un premier préjudice.
15:48Et en plus, quand vous êtes sur les parcours, tout qui est cassé, c'est véritablement scandaleux.
15:52Et moi, j'appelle la justice, le ministère de l'Intérieur, le ministère de la Justice,
15:57à être extrêmement sévère avec tous ces casseurs.
15:59Ce n'est pas possible que dans notre pays, on puisse supporter ça.
16:03Et tous ceux qui, dans la classe politique, encouragent ces mouvements de violence,
16:09eh bien, devraient eux-mêmes en subir les conséquences financières.
16:12Michel Picon, vous venez de voir le nouveau Premier ministre.
16:16Vous sortez du bureau de Sébastien Lecornu.
16:19Comment s'est passé ce rendez-vous ? Est-ce que vous avez obtenu des garanties ?
16:23Écoutez, moi, je ne suis pas allé là-bas avec des lignes rouges,
16:26comme ont pu le faire un certain nombre de représentants syndicaux.
16:29Je suis allé à sa rencontre pour lui dire, d'abord, une première chose,
16:33bon courage et tous nos voeux de réussite, parce que le pays a besoin d'être apaisé.
16:38Franchement, nos petites entreprises, elles sont dans une difficulté aujourd'hui
16:42qui provient en grande partie de l'instabilité politique
16:46que l'on connaît depuis un peu plus d'un an maintenant.
16:50Et donc, il faut qu'ils trouvent, ça demande beaucoup de talent,
16:53mais je pense que l'homme n'en manque pas,
16:55il faut qu'ils trouvent les mots pour apaiser un petit peu,
16:58à la fois les partis politiques et faire comprendre à tout le pays
17:01que les échéances électorales, elles seront dans 18 mois.
17:06Mais pas de ligne rouge, Michel Picon, pas de ligne rouge, dites-vous.
17:09Ça veut dire que vous n'êtes pas contre, par exemple,
17:11une augmentation des impôts sur les entreprises ?
17:14Non, mais bien évidemment qu'on a fait valoir nos arguments
17:20sur l'ineptie, par exemple, de la taxe Zuckmann.
17:23C'est une folie de taxer un outil de travail.
17:26Quand vous avez tué la poule, vous n'avez plus d'œufs, c'est n'importe quoi.
17:30Mais ensuite, après, on a aussi évoqué les sujets des petites entreprises,
17:36les 68 000 défaillances, dont une grande partie aussi est liée
17:40à l'instabilité politique et à l'inquiétude qui règne aussi bien
17:44chez les chefs d'entreprise que chez les Français.
17:46Le taux d'épargne n'a jamais été aussi important.
17:48On va bientôt arriver à 20% de taux d'épargne,
17:50ce qui veut dire que tout ce qui est épargné n'est pas dans la consommation.
17:56Juste en un mot, Michel Picon, est-ce que, comme Patrick Martin,
17:59vous menacez d'appeler les patrons à descendre dans la rue
18:01si vous n'étiez pas entendu ?
18:03Non, je pense franchement.
18:05Je ne sais pas.
18:06J'ai souvent une certaine solidarité avec le MEDEF,
18:10mais là, franchement, je ne les comprends pas.
18:11Il n'y a pas assez de pagaille dans le pays
18:14sans que les patrons, dans la responsabilité qui est la leur,
18:17on aille paralyser encore le pays par des mouvements.
18:22Je ne partage pas ça.
18:23Je n'engagerai pas nos adhérents à aller dans des mouvements
18:27pour défendre des intérêts, d'ailleurs, qui ne sont pas les leurs.
18:30Vous savez, j'entends tous ceux qui disent
18:32« Moi, si on me fait payer un peu plus d'impôts,
18:35je vais partir en Belgique, je vais partir en Italie.
18:38Je ne vais pas vous donner un scoop,
18:39mais le boulanger, lui, il reste là.
18:41Le plombier, il continuera votre chantier.
18:43Votre infirmière, elle continuera à venir vous soigner. »
18:46Et donc, nous ne défendons pas les mêmes intérêts.
18:48Et je pense qu'il faut que chacun prenne la mesure
18:52de la situation du pays.
18:53Le départ de Bérou ne n'a pas effacé nos dettes.
18:55On a toujours 3 300 milliards de dettes.
18:57On a toujours des difficultés.
18:59Il faut que chacun devienne un peu raisonnable.
19:01Merci beaucoup, Michel Picon, d'avoir été en direct avec nous,
19:04président de l'Union des entreprises de proximité.
19:07Donc, vous sortez juste du bureau du Premier ministre.
19:10Il est 12h53 sur RTL.
19:12Comme premier, on part à présent pour Saint-Nazaire.
19:15Saint-Nazaire, où des lycéens se retrouvent privés d'internat
19:18le dimanche, faute de moyens.
19:19Depuis la rentrée, les élèves du lycée Aristide Briand
19:22sont priés de se débrouiller.
19:23Sacré casse-tête pour beaucoup, puisqu'ils viennent de loin.
19:26Certains, Mathieu Lopinot, sont même obligés
19:27de dormir chez leurs profs.
19:30Oui, Jules, étant en terminale en sport-études,
19:32option rugby, Aristide Briand est le seul établissement
19:34proche de chez lui, à proposer cette option.
19:36Mais le jeune homme habite à la Roche-sur-Yon, en Vendée,
19:39après de deux heures de train.
19:40Alors, faute d'internat ouvert le dimanche soir,
19:43il est hébergé chez une professeure
19:45qui accueille plusieurs élèves.
19:47J'ai une prof qui, du coup, veut bien m'accueillir
19:49chez elle tous les dimanches soirs.
19:50Donc, c'est le seul élève à dormir chez elle ?
19:52On est trois.
19:52Ah oui.
19:53Donc, ça fait pas mal de monde.
19:54Par chance, elle pourrait faire ça toute l'année,
19:56même s'ils me disent que ça ne leur dérange pas.
19:58Il y a forcément des moments où je vais devoir prendre le train le matin
20:00et arriver en retard sur mes spécialités.
20:02Donc, par rapport au bac, c'est un peu compliqué.
20:04En France, 300 postes d'assistants d'éducation ont été créés cette année,
20:07mais leur répartition dépend des académies.
20:10Celle de Dante a perdu 90 postes en 4 ans.
20:13Maxime, interne en première, vient de Vendée aussi.
20:16Et c'est système D pour le lundi matin.
20:18Je suis levé à 5h30 du matin.
20:20C'est un collègue de boulot de ma mère qui travaille ici.
20:23Il m'a emmené de Vendée.
20:24Sachant que lundi dernier, c'est elle qui m'a emmené.
20:26Du coup, elle a fait 2h30 de route.
20:27Ouais, c'est un peu épuisant.
20:29Quand on se lève à 5h30, le cours de physique en dernière heure,
20:32j'y arrive pas, je dors.
20:34Les élèves réclament en urgence 2 postes d'encadrant
20:37pour rouvrir l'internat le dimanche soir.
20:39À Saint-Nazaire, le reportage de Mathieu Lopineau.
20:41Des jeunes qui sont de plus en plus addicts au pari.
20:4320% des ados de 17 ans ont déjà fait un pari sportif.
20:47En théorie, on le rappelle, c'est interdit avant 18 ans.
20:50Chiffre révélé par l'association Addiction France
20:53qui publie une grande enquête sur les méthodes agressives
20:56utilisées par les opérateurs de pari sur les réseaux sociaux.
20:59Bonjour, Yann Gatlandais.
21:00Bonjour à tous.
21:00Vous avez pu échanger avec l'un de ces jeunes devenus complètement accros.
21:03Oui, il s'appelle Nicolas.
21:05Il a 27 ans et il est tombé très jeune dans cet engrenage des paris sportifs.
21:09J'ai commencé à parier quand j'avais 15 ans.
21:11Au départ du foot, ensuite vite sur du tennis.
21:14C'est un sport que j'aimais beaucoup.
21:15Et ensuite, j'ai parié sur du basket, du handball, du criquet.
21:19Tout ce qui se pariait en fait.
21:20Au début, c'était une fois de temps en temps.
21:22Et ensuite, ça a été à plusieurs fois par jour en fait.
21:24Nicolas est fan de sport.
21:26Il pense pouvoir se faire de l'argent facilement.
21:29Il mise des sommes de plus en plus conséquentes
21:31jusqu'à crouler sous les dettes.
21:33Il y a un cercle vicieux dans les paris sportifs.
21:35C'est-à-dire que quand vous perdez de l'argent,
21:36vous voulez toujours récupérer l'argent que vous avez perdu.
21:38Mes prêts ne vont passer plus sur mes comptes bancaires.
21:40Je cherchais n'importe quel moyen pour trouver de l'argent.
21:42Donc ça a été par les crédits.
21:44Mais ça a aussi été par des prêts d'argent, par des amis.
21:46Je dois être à un peu plus de 80 000 euros encore de dettes.
21:49Nicolas a réussi à sortir de cet engrenage.
21:52Il n'a fait aucun pari depuis un an.
21:54Mais chaque jour est un combat.
21:56Il dit se sentir harcelé par les pubs qui inondent les réseaux sociaux.
22:00Addiction France a repéré des centaines d'influenceurs
22:02qui font régulièrement la promotion de ces jeux d'argent
22:05sans prévenir des risques.
22:06Agathe Landais, spécialiste santé ici à RTL.
22:09Et si vous aussi, vous êtes accro au pari ou aux jeux d'argent d'ailleurs,
22:12si l'un de vos proches, votre enfant, votre conjoint est tombé là-dedans,
22:15on attend vos appels.
22:1630 de 10.
22:18Eux ont décidé de soutenir leur équipe en chair et en os.
22:214 000 supporters marseillais ont fait le déplacement à Madrid
22:24pour leur grand retour en Ligue des champions.
22:27Match ce soir face au Real d'Mbappé.
22:29Bonjour Hugo Emelin.
22:30Buenas tardes Amandine.
22:32Vous êtes sur place pour RTL en direct de la Puerta del Sol.
22:36Exactement, avec les fadas de l'OM qui ont débarqué massivement ce matin
22:39dans la capitale espagnole.
22:41Justin et ses amis chauffeurs de bus marseillais dégustent des croquetas en terrasse
22:46et la spécialité locale.
22:47Ils sont venus autant pour soutenir leur club que pour découvrir le stade du Real Madrid.
22:51Un stade légendaire où a évolué Cristiano Ronaldo et notre Zizou national.
22:56Ce n'est pas aussi beau que Marseille, mais c'est bien Madrid.
22:59Honnêtement, on a plus fait le déplacement par rapport au Bernabeu.
23:02Bon, marseillais évidemment en premier lieu,
23:04mais surtout par rapport au Bernabeu, c'est Michi comme stade quand même.
23:08Avec son mercato agité, l'Olympique de Marseille s'est tout de même acheté de l'expérience.
23:12On se cape en Ligue des champions.
23:13C'est la moyenne de l'équipe ce soir avec comme doyen Aubameyang et Benjamin Pavard.
23:18Il y a des possibilités qu'on gagne, mais il faut être réaliste.
23:20C'est le Real Madrid qui est en face de nous.
23:22On a peut-être moyen.
23:23Avec un coup de tête de Benjamin Pavard.
23:25Pourquoi pas ?
23:26Première arrivée, d'entrer un but.
23:27S'il y a un moment où on peut les prendre, c'est là, en début de saison.
23:30Ils n'ont pas encore le rythme.
23:31Si on peut les taper, c'est maintenant ou jamais.
23:34On va leur montrer une petite ambiance marseillaise, ce que c'est quand même, non ?
23:37Vous êtes 4000 à avoir fait le déplacement.
23:38On est 4000.
23:39Même à 200, on aurait fait du bruit.
23:41Voilà des supporters marseillais surveillés comme le lait sur le feu par la police madridaine.
23:46Un hélicoptère sur vol de centre-ville depuis ce matin.
23:49Et leur grand cortège ce soir pour se rendre au stade sera particulièrement encadré.
23:53Hugo Hamelin en direct de Madrid pour RTL.
23:55Réal Madrid Olympique de Marseille.
23:57Ce sera bien sûr à suivre à partir de 20h45 sur l'application RTL et sur le site rtl.fr
24:03avec Eric Silvestro et Xavier Domerc, notamment notre métier.
24:06Et Peggy Bruch, plus besoin de parapluies aujourd'hui.
24:10Alors quasiment partout.
24:11On a encore quelques petites gouttes, pas grand chose, qui sont en train de s'évacuer sur les régions qui sont au nord de la Seine.
24:16Mais globalement, partout ailleurs, c'est un temps sec, mais bien nuageux sur une bonne partie nord du pays avec quelques éclaircies.
24:22Et bien ensoleillé au sud de l'Aquitaine en allant vers l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Méditerranée,
24:27ainsi que la Corse avec du vent.
24:28Les températures un peu justes, 18 à 20 degrés au nord, 22 à 24 au sud jusqu'à 29 près de la Méditerranée.
24:33Merci et à tout de suite.
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