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  • il y a 10 mois
On commence cette édition avec un point sur la guerre en Ukraine. Après des prétendues incursions de drones russes dans les ciels polonais et roumain, l’OTAN bombe le torse. De quoi permettre à Donald Trump d’affaiblir encore un peu plus l’Europe.

Nous partirons ensuite en Grande Bretagne pour faire le point sur l’immense manifestation de samedi à Londres. A l’appel du nationaliste Tommy Robinson, des dizaines de milliers de Britanniques ont défilé contre l’immigration et pour la liberté d’expression.

Et puis nous reviendrons en France pour revivre les Assises de la Souveraineté organisé samedi à Arras par Florian Philippot.

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00:00Générique
00:00...
00:00Madame, Monsieur, bonsoir.
00:16Je suis ravie de vous retrouver pour commencer une nouvelle semaine d'informations en votre compagnie.
00:20N'oubliez pas que vos petits gestes comptent beaucoup, alors pensez à cliquer sur le pouce en l'air
00:25et à nous écrire dans les commentaires pour améliorer notre visibilité.
00:29On commence cette édition avec un point sur la guerre en Ukraine.
00:32Après de prétendues incursions de drones russes dans les ciels polonais et roumains,
00:36l'OTAN bombe le torse, de quoi permettre à Donald Trump d'affaiblir encore un peu plus l'Europe.
00:42Nous partirons ensuite en Grande-Bretagne pour faire le point sur l'immense manifestation de samedi à Londres
00:47à l'appel du nationaliste Tommy Robinson.
00:50Des dizaines de milliers de Britanniques ont défilé contre l'immigration et pour la liberté d'expression.
00:56Et puis nous reviendrons en France pour revivre les assises de la souveraineté organisées samedi à Arras par Florian Philippot.
01:06Donald Trump va-t-il définitivement clouer le cercueil de l'Europe avec la guerre en Ukraine ?
01:12Ces derniers jours, des affaires concernant des drones russes accusés de survoler des espaces aériens de l'OTAN
01:16ont fait grimper à nouveau les tensions.
01:19Une affaire qui devrait finir en nouveau piège pour l'UE.
01:21Les drones de la Discord vont-ils mettre le coup de grâce à l'Europe ?
01:27Depuis plusieurs jours, la Pologne et la Roumanie, toutes deux membres de l'organisation du traité de l'Atlantique Nord,
01:32dénoncent des incursions russes dans leur espace aérien.
01:35Une occasion en or pour l'Alliance de multiplier les attaques contre Moscou.
01:40Pourtant, de nombreux commentateurs ont largement nuancé les allégations de l'Alliance,
01:45estimant que les débris retrouvés en Pologne ne correspondaient pas aux matériels concernés par les accusations.
01:50Toujours est-il que Varsovie avait d'ores et déjà mobilisé des avions pour les détruire.
01:55Depuis, c'est Bucarest qui affirme avoir subi le vol de drones russes dans son ciel.
02:00Si deux F-16 avaient décollé pour abattre les cibles,
02:03les dommages collatéraux potentiels ont été jugés trop importants
02:06et les drones ont poursuivi leur route, selon les autorités roumaines.
02:10Toujours est-il que le fait que ces deux pays, la Pologne et la Roumanie,
02:15soient membres de l'OTAN donne à l'affaire une importance capitale.
02:19On notera au passage que l'Alliance doit se réjouir du fait que Kalin Georgescu ait été écartée du pouvoir roumain.
02:24Depuis ces derniers jours, l'OTAN multiplie les démonstrations
02:28pour prouver son inquiétude quant aux prétendues intentions russes.
02:31L'occasion pour la championne de la diplomatie européenne, l'Estonienne Kaja Kalas,
02:36de vilipender une intrusion, je cite, « inacceptable ».
02:40Si on note plus de retenue quand il s'agit de commenter les incursions israéliennes chez ses voisins,
02:44on constate avant tout que les réactions de l'UE comme de l'OTAN sont souvent trop rapides,
02:49sapant de facto le potentiel d'une action diplomatique.
02:53De son côté, Volodymyr Zelensky a sauté sur l'occasion pour faire monter les tensions avec Moscou,
02:59suggérant aux pays de l'OTAN de se former auprès de Kiev pour mieux appréhender le danger Poutine,
03:04expliquant que la Russie allait bientôt s'attaquer à la Pologne, puis aux États baltes,
03:09les nations les plus anti-russes de la zone.
03:11Le président ukrainien, sans mandat, a même réclamé de l'aide à l'Alliance pour protéger son propre espace aérien.
03:18Et la crise de l'Ontanienne semble bien faire les affaires de Donald Trump.
03:22En effet, si le président américain a considérablement réchauffé ses relations avec Vladimir Poutine,
03:29il prend un malin plaisir à faire espérer aux Européens de nouvelles sanctions contre Moscou,
03:34censés faire plier le président russe en faveur d'une paix en Ukraine.
03:38L'occasion pour Trump de proposer un nouveau marché pour les pays de l'OTAN.
03:43En effet, le président américain jure de pénaliser davantage Moscou
03:47si les membres de l'Alliance cessent de s'approvisionner en pétrole russe.
03:52Dans le viseur, en premier lieu, la Hongrie de Viktor Orban et la Slovaquie de Robert Fizzo,
03:57toujours hostiles à couper les ponts avec Moscou.
03:59Et ils importent toujours de l'or noir russe.
04:02En réalité, nombre de pays européens reçoivent également du pétrole russe à l'instar du gaz.
04:08Mais ces derniers font transiter ces énergies par d'autres canaux pour troubler les pistes.
04:13Ils paient d'ailleurs au passage des intermédiaires,
04:15contribuant ainsi à faire flamber les prix de leur énergie.
04:18C'est cette tendance que Donald Trump veut encore renforcer.
04:21En effet, l'Union européenne, obsédée à l'idée de dépenser ses derniers centimes
04:26pour alimenter la boucherie ukrainienne,
04:28est ravie de renoncer à des énergies à bas coût
04:31au profit d'autres sources plus polluantes et plus chères
04:35comme le gaz de schiste américain.
04:37Du côté russe, les bonnes relations avec l'Inde et la Chine
04:39lui permettent de ne pas s'inquiéter en cas de suicide européen
04:42pour vendre son énergie.
04:44Et tout porte à croire que si les pays membres de l'OTAN
04:47parvenaient à faire plier la Hongrie et la Slovaquie,
04:49Donald Trump, lui, n'appliquerait sans doute pas
04:52les sanctions supplémentaires contre la Russie.
04:59Une véritable marée humaine a rempli les rues de Londres.
05:03Samedi, à l'appel du nationaliste anglais Tommy Robinson,
05:05les Britanniques ont participé à une gigantesque marche
05:09pour la liberté d'expression et contre l'immigration de masse,
05:12décryptage de Nicolas de Lambertory.
05:14Le temps d'une journée, ce samedi 13 septembre,
05:18Londres avait un visage autochtone qu'on ne lui connaissait plus
05:21depuis plusieurs décennies.
05:23Tant la capitale du Royaume-Uni a depuis fort longtemps
05:26le visage d'une métropole multiethnique,
05:28où il est courant que les seuls Européens qu'on y croise
05:30dans le métro sont des plombiers polonais
05:32et pas même des descendants de mineurs de fonds de Manchester.
05:36Une bonne partie des médias mainstream français
05:38a évoqué de façon un peu plus caricaturale
05:40le rassemblement et la personnalité de Tommy Robinson,
05:43grossièrement présenté comme un raciste,
05:45un excité, un hooligan et un repris de justice.
05:48Si le style un peu supporter de foot de Tommy Robinson
05:51peut laisser quelque peu dubitatif,
05:54entre autres d'un point de vue français,
05:56il eût été correct de la part de certains médias mainstream français
05:59de rappeler qu'il a notamment été emprisonné
06:01pour ne pas avoir respecté une interdiction
06:03qui lui avait été faite d'effectuer des reportages
06:05dans l'espace public
06:06et qu'il a été arrêté puis emprisonné
06:08pour avoir simplement filmé un procès.
06:10Par ailleurs, si la plupart des manifestants de samedi
06:13étaient effectivement ce que l'on peut appeler
06:15les britanniques de souche,
06:16il y avait aussi parmi eux des citoyens britanniques
06:18ayant d'autres origines,
06:20mais qui approuvent également les opinions politiques
06:22de Tommy Robinson sur la liberté d'expression
06:24ou la nécessité de réguler l'immigration.
06:27En tout état de cause, l'assassinat politique
06:29de l'influenceur américain Charlie Kirk,
06:32survenu quelques jours plus tôt de l'autre côté de l'Atlantique,
06:35a également sans doute créé un choc au Royaume-Uni
06:38et renforcé le mouvement déjà en route
06:40en vue de la manifestation du 13 septembre.
06:42Cette manifestation est, selon l'universitaire John Laughland,
06:46l'aboutissement d'une colère qui gronde
06:47chez les britanniques depuis plusieurs mois
06:49au sujet de la question migratoire
06:51et de la liberté d'expression.
06:52Tout d'abord, il faut souligner l'ampleur de cet événement.
06:56La police parle de 110 000 ou de 150 000 manifestants,
07:00mais à regarder les photos aériennes
07:03qui ont été diffusées pendant le week-end dernier,
07:05on dirait plutôt des millions.
07:07C'est un mouvement absolument immense
07:09et qui a eu lieu dans un contexte
07:11de très grande fébrilité politique au Royaume-Uni.
07:14Cette fébrilité a plusieurs explications.
07:17Tout d'abord, la gestion calamiteuse
07:20et je dirais même sadique de la part du gouvernement travailliste
07:23qui est arrivé au pouvoir en juillet 2024.
07:27Calamiteuse parce que les finances
07:29se sont beaucoup dégradées depuis la prise de pouvoir des travaillistes
07:32et sadique parce que, dès sa prise de pouvoir,
07:36le nouveau Premier ministre,
07:39Sakiya Stama,
07:40s'est montré d'une dureté et d'une véhémence remarquable.
07:44C'était en août 2024
07:46quand il y a eu quelques petites manifestations
07:50assez localisées
07:52pour protester contre un acte de meurtre absolument horrible
07:56où le fils d'un immigré rwandais
07:59a poignardé à mort trois fillettes
08:02qui sortaient de leur école de danse.
08:04La réaction du gouvernement en été dernier
08:06était d'une férocité rare.
08:08Kya Stama, qui est un ancien procureur,
08:10il a dit tout le mal qu'il pensait
08:12de ces gens qui avaient manifesté
08:14et il a promis une réaction,
08:17la réaction la plus dure
08:18pour tous ceux qui auraient protesté
08:21ou même tweeté, même posté des tweets
08:23concernant la question de l'immigration.
08:26Et plusieurs personnes ont échoppé des peines de prison
08:29pour avoir dit des choses désagréables
08:31sur leurs comptes sociaux.
08:33Cette tendance de censure,
08:36de censure très très brutale
08:38et de punition, de châtiment
08:40de ceux qui pensent mal et qui parlent mal,
08:42s'est aggravée depuis été dernier.
08:45Une femme qui avait posté quelque chose
08:47d'assez désagréable
08:48parce qu'elle a supprimé quelques heures plus tard,
08:51elle a purgé une peine de prison
08:53de plusieurs mois.
08:54Autre exemple, le plus récent,
08:56un humoriste qui écrit des scénarios de télévision
08:59a été arrêté au moment de son arrivée
09:02à un aéroport
09:03par cinq policiers antiterroristes
09:05pour avoir dit des choses
09:07même pas très désagréables
09:09sur les personnes transgenres.
09:11L'analyste Pierre-Yves Rougeron,
09:13président du Cercle Aristote,
09:15s'interroge toutefois sur certains aspects
09:16et soutien de ce grand rassemblement,
09:19même s'il n'en reste pas moins spectaculaire.
09:21La mise en surbrillance de Tommy Robinson
09:24ces derniers mois,
09:25particulièrement par Elon Musk
09:26et par d'autres gens du même type,
09:28doivent tout de même nous interroger sur un point.
09:30L'homme légitime pour porter ce combat
09:32et qu'il l'a d'ailleurs toujours porté
09:34et qu'il l'a fait réussir,
09:35c'est Nagel Farage.
09:36Ce n'est pas Tommy Robinson.
09:37Tommy Robinson est un activiste,
09:39qu'on aime ou qu'on n'aime pas,
09:40peu importe.
09:41En tout cas, c'est quelqu'un qui a gardé
09:43à peu près les mêmes idées
09:45pendant 20 ans.
09:46On ne lui connaît d'ailleurs pas d'autres idées
09:49qu'en fait, une opposition à l'immigration musulmane,
09:52je dis bien l'immigration musulmane,
09:55et on connaît relativement peu
09:56un éventuel logiciel idéologique
09:58dont il n'a jamais fait preuve par ailleurs.
10:00Or, il est surtout mis en surbrillance
10:01par des réseaux pro-américains
10:03parce que si Nagel Farage est atlantiste,
10:06ce qui est tout à fait normal,
10:07il est anglais,
10:08et jusqu'à preuve du contraire,
10:09il est tout à fait normal d'avoir une pensée
10:11de l'Atlantique quand on est anglais
10:13ou quand on est français,
10:14nous sommes des peuples atlantiques,
10:16Nagel Farage n'est pas américano-servile.
10:18Il est britannique-britannique.
10:20Thomas Winson a tendance à mêler
10:22tout un débat civilisationnel
10:24à sa critique de l'islam
10:25qui pourrait tout à fait être utilisé,
10:29disons, contre les intérêts de la Grande-Bretagne,
10:31et d'ailleurs, on le voit dans certains codes de communication,
10:33parce que là où la prudence conseillerait peut-être
10:38de ne pas se mêler trop de conflits étrangers
10:40et de les mêler à sa cause nationale
10:42pour répondre à des manifestations pakistanaises
10:45qui n'avaient pas lieu d'être
10:46sur sol britannique à coups de drapeaux palestiniens.
10:49Pour leur répondre,
10:50on a brûlé des drapeaux palestiniens
10:51faisant entrer toute la complexité
10:53du conflit israélo-arabe
10:54dans les rues de Londres.
10:56Si vous voulez,
10:57ils font ce qu'ils veulent,
10:58ils sont chez eux.
10:58C'est néanmoins relativement peu prudent.
11:02Et justement,
11:02le grand absent de ce rassemblement,
11:04c'était précisément Nigel Farage
11:06qui cultive une grande distance
11:08avec Tommy Robinson.
11:09Mais de la même façon
11:10que la candidature en 2022
11:11d'Éric Zemmour
11:12a d'abord concurrencé
11:14mais finit par recentrer
11:15et renforcer Marine Le Pen,
11:16il se pourrait bien
11:17que l'émergence spectaculaire
11:19de Tommy Robinson
11:20contribue à renforcer Nigel Farage
11:23qui est pour le moment
11:23donné vainqueur
11:24des prochaines élections législatives britanniques.
11:27Ce qui est intéressant,
11:28c'est que Farage
11:29et Tommy Robinson
11:31ne s'aiment pas du tout.
11:32Farage a toujours pris ses distances
11:34avec Tommy Robinson.
11:35Farage n'a jamais voulu
11:36engager une guerre culturelle.
11:38Il n'a jamais rien dit
11:40contre l'islam.
11:42Il a souvent pris ses distances
11:43en public
11:44avec Tommy Robinson.
11:46Mais Robinson a réussi
11:48quelque chose
11:48de tout à fait extraordinaire,
11:50non seulement
11:50cette marée humaine,
11:52mais aussi
11:52le fait d'avoir fait venir
11:54des personnalités européennes
11:56de la toute première importance.
11:59Je pense bien sûr
12:00à Éric Zemmour,
12:01l'influenceuse néerlandaise
12:02que je connais un peu,
12:03Eva Bladinger-Bruck
12:05qui était là,
12:06Philippe de Winter
12:06en politique belge,
12:08et d'autres
12:09sont venus
12:10lui témoigner son soutien.
12:12Je pense que
12:13même si Farage
12:14et Robinson
12:15ne sont pas,
12:16si vous voulez,
12:17des alliés,
12:18je crois que cette manifestation
12:19va probablement
12:21donner de l'eau
12:22au moulin de Farage
12:23dans le sens
12:24où Farage
12:25sera désormais vu
12:26comme plus respectable.
12:29Il est en quelque sorte,
12:30si vous voulez,
12:30doublé sur sa droite
12:32par Robinson
12:32et je pense que ça
12:34pourrait renforcer
12:35son profil
12:36d'homme d'État.
12:37Les prochaines élections
12:38générales au Royaume-Uni
12:39devraient avoir lieu
12:40en principe
12:41au plus tard
12:42à l'été 2029,
12:43c'est-à-dire dans 4 ans,
12:45à moins, évidemment,
12:46qu'elles n'aient lieu
12:47de manière anticipée.
12:48D'ici là,
12:49il ne fait nul doute,
12:50au vu des bouleversements
12:51sociétaux et politiques
12:53qu'est en train de vivre
12:54le Royaume-Uni,
12:55que les tensions
12:55dans la société britannique
12:57ne devraient pas diminuer
12:58de si tôt.
13:02Journée souverainiste
13:04à Arras,
13:05samedi,
13:05Florian Philippot,
13:06le président des Patriotes,
13:08organisait la troisième édition
13:09de ces assises
13:10de la Zoufante.
13:11Nous étions sur place.
13:13Mesdames et messieurs,
13:14mes chers amis,
13:17nous avons fait les comptes.
13:18Cette année,
13:19ce sont des assises
13:19qui visent,
13:21comme les autres années,
13:22à rassembler les souverainistes
13:24et tout le peuple souverainiste.
13:26C'est vrai qu'elles ont
13:26une coloration particulière
13:27cette année
13:27parce qu'on est dans
13:28une année de combat,
13:29de changement.
13:31On voit bien que
13:31les phénomènes accélèrent
13:32en France,
13:33le gouvernement tombe,
13:34il y a des motions de censure,
13:35il y a un air de volonté
13:37de Macron s'en aille.
13:39Et donc,
13:40on était sur des assises
13:41vraiment de combat.
13:42On est là pour pousser
13:43aussi le principe
13:43d'une primaire
13:44des souverainistes
13:45pour les prochaines
13:45élections présidentielles.
13:47Que Macron parte
13:47d'ici peu,
13:49comme nous le souhaitons,
13:51ou bien en 2027,
13:52on veut pouvoir avoir
13:54un candidat des souverainistes
13:55à cette élection présidentielle.
13:57Donc là,
13:58c'est notre événement
13:59de rentrer tous les ans.
14:00Tous les ans,
14:01on est très contents
14:02d'avoir de plus en plus
14:03de monde.
14:04Écoute, je suis venu
14:04à l'invitation de Florian Philippot
14:05qui organise les assises
14:06de la souveraineté à Arras
14:08ce week-end.
14:09Et il a organisé ce matin
14:10une conférence
14:11sur la liberté d'expression.
14:12Il m'avait convié,
14:13donc j'étais honoré
14:15et ravi de revenir
14:16à cette nouvelle manifestation
14:18de Florian.
14:19C'était important
14:20d'être ici
14:20parce qu'effectivement,
14:22quand on se bat
14:22pour la liberté,
14:23on se bat aussi
14:23pour la souveraineté.
14:24Parce que la souveraineté,
14:25c'est quoi ?
14:25C'est le pouvoir
14:27d'être libre.
14:28Et je pense que ça,
14:28c'est des valeurs
14:29sur lesquelles
14:29on se retrouve
14:30avec Florian Philippot.
14:31On a quand même
14:32une crise démocratique
14:33évidente.
14:34C'est-à-dire qu'on a
14:35un paysage démocratique
14:37qui est complètement
14:37sclérosé,
14:38où les idées
14:39n'avancent pas.
14:40Et je pense que c'est
14:41aujourd'hui absolument
14:42essentiel
14:43de nourrir ce débat
14:45démocratique
14:45et de le nourrir
14:46sur des idées
14:46desquelles il est interdit
14:48de discuter ailleurs.
14:49C'est-à-dire,
14:49en l'occurrence,
14:50l'OTAN, évidemment.
14:51En l'occurrence,
14:52l'Union européenne.
14:53J'ai été invité aujourd'hui
14:54pour parler de l'Ukraine.
14:55Le problème,
14:55c'est qu'aujourd'hui,
14:57les médias dominants
14:57ne parlent pas
15:01qu'il faut aller vers la guerre,
15:02on va préparer la guerre.
15:03Et on n'a pas traité
15:04les causes réelles
15:05de cette situation.
15:06Donc du coup,
15:06lors de la table ronde
15:07à laquelle j'ai participé
15:08ce matin,
15:09j'ai rappelé la réalité
15:10de ce qui se passe en Ukraine.
15:11C'est toujours bien
15:11d'aller à la rencontre des gens.
15:13C'est tellement rare aujourd'hui
15:14d'avoir la possibilité
15:15de s'exprimer du moins
15:16sur des grands événements
15:16comme ça.
15:17Et c'est toujours intéressant
15:18de pouvoir rencontrer les gens
15:19parce qu'on est toujours
15:20derrière nos chaînes YouTube,
15:21on est toujours derrière
15:22nos téléphones portables,
15:23on est sur des écrans
15:24et on a besoin
15:25du contact aussi.
15:25Pour moi,
15:27tout homme politique
15:28devrait être souverainiste.
15:30Tout homme politique français
15:32devrait être souverainiste
15:33pour son pays.
15:34La question,
15:35ceux qui ne sont pas souverainistes
15:36en fait,
15:37ne défendent pas leur pays
15:38proprement dit.
15:39C'est qu'une partie
15:39de l'électorat souverainiste
15:41est injustement captée
15:42par le Rassemblement national
15:44qui a renoncé à tout ça.
15:45Elle le dit,
15:46il n'y a pas de Frésil,
15:46pas de Frésil caché.
15:48On est pour la CEDH,
15:49c'est-à-dire pour Schengen,
15:50on est pour tout ça
15:52et on est même maintenant
15:53pour armer l'Ukraine
15:53face à la Russie.
15:56Donc bon,
15:56maintenant c'est officiel,
15:58c'est vraiment le RPR
15:58dans les 90.
15:59Et pour relancer
16:00la production en France,
16:01il faut sortir l'Union en pleine.
16:02Tout est lié pour moi,
16:03ça veut dire beaucoup de choses
16:04cette notation de Fitch.
16:05Ça veut dire
16:06qu'on est sur le mauvais chemin
16:07et qu'il faut reprendre
16:07le contrôle de notre pays
16:08pour sortir de ce piège
16:10de la dette
16:10et dégager le Mozart
16:12de la finance,
16:13dégager tous ces gens-là.
16:14On dirait maintenant,
16:15écoutez,
16:15on va arrêter
16:15avec ce petit théâtre politicien
16:17entre des fausses oppositions
16:19et des gouvernements
16:20qui ne pensent
16:21qu'à leur nombril
16:22et on va aller vers
16:23un vrai sujet.
16:24Et les vrais sujets,
16:25c'est que la France
16:25est menacée de disparition,
16:27c'est qu'elle ne maîtrise plus rien
16:28de sa politique nationale
16:29et internationale
16:30et qu'elle doit reprendre
16:31le contrôle de son destin.
16:32Il faut faire
16:33comme on peut,
16:34comme on fait là.
16:35C'est-à-dire qu'on rassemble
16:36des gens en vrai.
16:37Ici, on a rassemblé
16:38beaucoup plus de monde
16:39que la plupart
16:40des partis politiques médiatisés.
16:42Ils seraient incapables
16:43de le faire.
16:43Et encore,
16:43moi,
16:44je n'ai pas l'argent
16:44pour financer des bus
16:45de toute la France
16:46comme ils le font.
16:47Nous,
16:48c'est des vraies mobilisations.
16:50Et puis,
16:50il faut se développer
16:51sur les réseaux sociaux.
16:53Je suis heureux
16:53que vous soyez là.
16:54On doit vous soutenir,
16:55les médias indépendants.
16:56Parce que ce n'est pas demain
16:57que les médias
16:58des milliardaires
16:59et les médias
17:00du gouvernement macroniste
17:01vont devenir nos copains.
17:02On le sait bien.
17:03Donc,
17:03il faut faire autrement.
17:05Il faut briser ce mur.
17:06Mais je pense qu'on est en train
17:07de réussir à le faire.
17:08On arrive à parler
17:09directement au français
17:10malgré ce scandale
17:11de la censure médiatique.
17:13Et on passe à présent
17:18à l'actualité.
17:19En bref,
17:19en France,
17:20aux côtés de Renaud Bourleuf.
17:23Le corps nu,
17:24déjà assiégé.
17:25Encore dépourvu
17:26de gouvernement,
17:26le nouveau Premier ministre
17:27d'Emmanuel Macron
17:28a déjà beaucoup d'adversaires.
17:30Il commence ainsi
17:30son chemin de croix
17:31avec 16% d'opinions favorables,
17:33soit un score encore plus bas
17:34que celui de François Béroux
17:36à son arrivée.
17:37Du côté de la France insoumise,
17:38on refuse d'évoquer
17:39l'idée même de compromis.
17:40Le député Clémence Guettet
17:41a d'ores et déjà expliqué
17:42que les membres de son mouvement
17:43n'iraient pas discuter
17:45à Matignon.
17:46Du côté du Rassemblement national
17:48qui a été prompt
17:48à laisser sa chance
17:49à Michel Barnier,
17:50puis à laisser le bénéfice
17:51du doute à François Béroux,
17:53on refuse d'annoncer
17:54une censure a priori.
17:56Marine Le Pen a néanmoins
17:57prédit une chute éclair
17:58à Sébastien Lecornu,
17:59mettant en avant
18:00la dissolution
18:01à laquelle Emmanuel Macron
18:02refuse de se résoudre.
18:04De quoi compliquer encore
18:05une équation
18:05déjà presque insoluble.
18:07A plus forte raison
18:08que François Hollande
18:08a jugé utile
18:09de rejeter toute participation
18:10des socialistes
18:11au gouvernement,
18:12Sébastien Lecornu
18:13aura donc grand mal
18:14à gouverner
18:14avec son fidèle président Macron
18:15dont le crédit
18:16dans la population
18:17ne fait que chuter.
18:18Un peu comme la donne
18:19de la France
18:19de l'agence Fitch,
18:20désormais simple A+.
18:21Une gratification
18:22qui décore le travail
18:23de sable économique
18:24et budgétaire
18:24de l'ancien banquier
18:25qui est parvenu
18:26à creuser la dette
18:26de plus de 1300 milliards
18:28depuis son arrivée en 2017.
18:30Un record
18:30qui le fera sans doute
18:31entrer dans l'histoire
18:31pour son plus grand plaisir.
18:33Les agriculteurs
18:35bientôt de retour
18:36dans les rues.
18:36Dimanche,
18:37le président du syndicat
18:38FNSEA,
18:39Arnaud Rousseau,
18:39a appelé à manifester
18:40vendredi 26 septembre.
18:41L'inquiétude est grande
18:42alors que l'accord
18:43UE-Mercosur
18:44doit être voté
18:45par les 27 États membres
18:46de l'Union européenne
18:47dans les prochaines semaines.
18:48Les exploitations
18:49agricoles françaises,
18:50notamment d'élevage,
18:51sont en danger,
18:52le marché risquant
18:52d'être affecté
18:53par la concurrence
18:54déloyale du Brésil.
18:55Malgré les promesses
18:56d'Emmanuel Macron,
18:57la France semble aujourd'hui
18:57incapable de réunir
18:58une minorité de blocage
19:00pour faire obstacle
19:01au Mercosur.
19:02De quoi illustrer
19:02une nouvelle fois
19:03que le vote organisé
19:04au Parlement français
19:05n'était qu'un enfumage.
19:07Des caméras
19:07de vidéosurveillance
19:08qui ne servent même pas
19:10à surveiller.
19:11Dimanche,
19:11après une nouvelle fusillade
19:12à Lyon ayant fait un blessé,
19:13le syndicat Alliance Police
19:14a critiqué la mairie écologiste
19:16pour son refus
19:17d'autoriser
19:17l'utilisation en temps réel
19:19des caméras
19:20par les agents.
19:21Le jour même,
19:22la ville de Lyon
19:22a répliqué
19:23qu'elle coopérait bien
19:24avec la police,
19:25soulignant avoir transmis
19:26la séquence
19:27d'images demandées
19:28gravées sur DVD.
19:29En clair,
19:30les images de vidéosurveillance
19:31ne sont destinées
19:32à être utilisées
19:33par les policiers
19:33qu'après
19:34qu'un crime a été commis.
19:36Difficile de comprendre
19:37qui peut être protégé
19:38par cette méthode
19:39et surtout
19:40à quoi servent
19:40ces caméras
19:41dites de vidéosurveillance.
19:43De quoi vous faire basculer
19:44en faveur de l'euthanasie.
19:46A Pellissane,
19:46dans les Bouches-du-Rhône,
19:47un EHPAD du groupe Entraide
19:48a été fermé
19:49à la suite de multiples drames
19:50et faits de maltraitance
19:51sur les personnes âgées
19:52qui y résidaient.
19:54Tout porte à croire
19:54que c'est le maire
19:55Les Républicains
19:55qui a permis
19:57de mettre un terme
19:58à ces abus
19:58en prévenant
19:59l'agence régionale de santé.
20:01Fin août,
20:01une inspection a conduit
20:02directement à la fermeture
20:03de l'établissement.
20:04Le rapport pointe
20:06des locaux indignes
20:07pour les résidents
20:07mettant en péril
20:08leur sécurité
20:09et leur bien-être
20:10physique et moral.
20:11Quelques semaines plus tôt,
20:12un pensionnaire
20:13avait été retrouvé mort
20:14après avoir échappé
20:15à la vigilance du personnel
20:16et un autre s'était suicidé.
20:19Depuis le scandale des EHPAD
20:20révélé par le journaliste
20:21Victor Castané
20:22dans son livre
20:22Les Faux Soyeurs,
20:2411% des 7000 établissements
20:25contrôlés présentaient
20:27des conditions dégradées
20:28au point de devoir fermer
20:29comme cet EHPAD
20:30de Pélissane.
20:34Et nous poursuivons
20:35pour l'actualité internationale.
20:36Succès en Allemagne
20:41pour l'AFD.
20:42Dimanche,
20:43le parti nationaliste
20:43a obtenu un score
20:44de 16%
20:45lors d'élections locales
20:46en Rhénanie du Nord-Westphalie,
20:47un territoire toujours partagé
20:48entre les conservateurs
20:49de la CDU
20:50et les sociodémocrates
20:51du SPD.
20:51L'AFD,
20:52jusque-là plutôt implanté
20:53dans l'Est,
20:54confirme son avancée
20:55dans l'Ouest de l'Allemagne.
20:56En 2015,
20:56le parti n'avait obtenu
20:57que 5% des voix
20:59et triple maintenant son score.
21:01Un succès d'autant plus satisfaisant
21:02pour l'AFD
21:02que la formation politique
21:03avait fait l'objet
21:04de pressions
21:04de la part de Berlin
21:05avec certaines candidatures
21:07interdites par les commissions électorales.
21:09Le patron de la FED
21:10va-t-il craquer ?
21:11Surnommé « too late »
21:12ou c'est-à-dire trop tard
21:13par Donald Trump,
21:14Jérôme Powell
21:15à la tête de la Banque Centrale Américaine
21:16est sous le feu des projecteurs.
21:18Le président américain
21:18qu'il avait pourtant
21:19nommé lui-même
21:20en 2017
21:21après le départ de Janet Yellen
21:22le reproche
21:23d'avoir toujours
21:23un train de retard
21:24sur l'économie
21:24notamment sur la baisse des taux.
21:26En effet,
21:26Donald Trump déplore
21:27que les ménages américains
21:28peinent à emprunter
21:29en raison d'intérêts
21:30encore trop élevés.
21:31Jérôme Powell
21:31devrait s'exprimer mercredi.
21:33Si celui-ci annonçait
21:34un geste sur les taux
21:34il pourrait rapidement
21:35revenir en odeur
21:36de sainteté trumpienne
21:37lui permettant de tenir
21:38une partie de ses promesses
21:39concernant le pouvoir d'achat
21:40des américains.
21:42Marco Rubio
21:43réitère le soutien américain
21:44à Israël.
21:46Dimanche,
21:46quelques jours après
21:47les frappes de Benjamin Netanyahou
21:48contre des bâtiments officiels
21:49au Qatar,
21:50le secrétaire d'État
21:50de Donald Trump,
21:52Marco Rubio
21:52s'est rendu dans l'État hébreu
21:54et a rappelé
21:54les liens indéfectibles
21:55entre Tel Aviv
21:56et Washington.
21:58Au cours d'une visite
21:58aux murs des lamentations
21:59dans la vieille ville
22:00de Jérusalem,
22:01Marco Rubio a estimé
22:02que l'alliance entre les deux pays
22:03n'avait jamais été aussi forte.
22:06Des déclarations symboliques
22:07alors que de nombreux pays
22:08devraient reconnaître
22:09officiellement l'État palestinien
22:10lors de l'Assemblée générale
22:11des Nations Unies.
22:12Dans le même temps,
22:13une petite centaine
22:14d'organisations non gouvernementales
22:15exhortent les pays européens
22:16à interdire le commerce
22:17avec les colonies israéliennes
22:19en Cisjordanie
22:19afin de ne pas soutenir
22:20indirectement
22:21les occupations israéliennes
22:22et les expulsions illégales
22:23de Palestiniens de leur terre.
22:28Et voilà,
22:29nous approchons
22:30de la fin de cette édition
22:31des à présent retrouvés
22:32Politique et Éco.
22:32Olivier Pichon reçoit
22:33le journaliste
22:34Pierre Jovanovic
22:35pour sa revue de presse
22:36économique et financière.
22:38TikTok a embauché
22:41une Américaine juive
22:43fière d'être sioniste.
22:45Voilà.
22:45La stratégie du Mochad
22:46est toujours en place,
22:47nommée dans tous les médias
22:48des agents
22:49afin qu'ils puissent
22:49contrôler le message global.
22:51Et c'est dans le Jerusalem Post.
22:53Excusez-moi, mais...
22:54C'est dans le Jerusalem Post.
22:55Également au programme,
22:57demain, à partir de 7h,
22:59vous pourrez découvrir
23:00un nouveau Zoom
23:01avec Guillaume Senet
23:02qui dénonce
23:03les attaques
23:03de l'ultra-gauche
23:04contre son spectacle historique
23:05Murmure de la Cité.
23:08Alors, parler
23:08de l'histoire régionale,
23:10c'est parler
23:11de l'impact
23:12de l'abbaye de Cluny,
23:13notamment à Souveny.
23:14C'est parler
23:14de la forêt de Troncée
23:16avec ce bois
23:16qui servait
23:17sous l'initiative
23:19de Colbert
23:20à la marine nationale.
23:23Parler également
23:23de l'Auvergne
23:24au sens large.
23:25Eh bien, c'est parlé
23:26avant
23:27de Vercingétorix,
23:29de Gergovie,
23:30de cette première victoire
23:31et de l'unité,
23:33de la célébration
23:34de l'unité du peuple franc.
23:35Voilà, ce sont
23:35toutes ces choses,
23:37ces événements surtout,
23:39qui se sont passés
23:40dans le cœur de la France,
23:41dans le centre de la France,
23:42dans le Bourbonnet.
23:43Et plus globalement,
23:45on a élargi un petit peu
23:46à l'Auvergne
23:47et qui ont eu
23:48ces répercussions colossales
23:50au niveau national.
23:52Et voilà, c'est à présent
23:52la fin de cette édition.
23:53Merci à tous
23:54pour votre fidélité.
23:55À demain.
23:56Bonsoir.
23:57Sous-titrage Société Radio-Canada
24:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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