Passer au playerPasser au contenu principal
Le Parti Socialiste est-il trop obsédé par son image ?

Selon Sandrine Rousseau, le PS est piégé par sa quête de crédibilité auprès des sphères dirigeantes, au risque de s'éloigner des préoccupations des Français. L'urgence ? Se concentrer sur les vrais problèmes : précarité, solitude... Des enjeux que la politique traditionnelle ignore trop souvent.

L'écologie au cœur de l'action : rester fidèle à ses convictions plutôt que de chercher l'approbation à tout prix.

#PolitiqueFrançaise #Écologie #PartiSocialiste #Précarité

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes dans la même démarche que celle du Parti Socialiste
00:02qui dit on va discuter avec le gouvernement ?
00:05Quelles sont les différences ?
00:06Je ne pense pas parce que je pense que le Parti Socialiste
00:09est un peu emprisonné dans ce truc de il faut qu'on ait l'air crédible à tout prix
00:12et ils sont tétanisés par le fait que des macronistes ou des milieux autorisés
00:17disent ah bah voilà les socialistes ils sont trop proches des insoumis,
00:20ils ne sont pas crédibles.
00:22Mais le Parti Socialiste voit aussi bien,
00:24j'en ai encore discuté avec M. Faure hier à la fête de l'Humanité,
00:26il voit aussi bien qu'il n'y a pas grand chose à attendre de ce gouvernement.
00:30Mais le Parti Socialiste est aussi traumatisé d'il y a un an
00:33quand M. Barnier a essayé de construire son budget
00:35et comme ils avaient dit par avance qu'ils allaient censurer,
00:37et bien en fait on a entendu pendant des semaines et des semaines
00:39que le Rassemblement National,
00:41et on a l'impression que c'est le Rassemblement National
00:42qui allait défendre les Français ou s'interposer.
00:43Donc vous les mettez en garde aujourd'hui ?
00:45Attention à ne pas aller vous, vous voyez avec le gouvernement ?
00:48Moi je mets en garde M. Lecornu,
00:49c'est que quand ses prédécesseurs se sont finis,
00:53se retrouvaient à discuter juste avec le Rassemblement National,
00:55en fait ils ont sauté à la corde, sauté à la corde,
00:58et puis à la fin on leur a rappelé de quel côté de la corde ils étaient,
01:02si vous me permettez cette expression.
01:03Et c'est ça qui s'est passé.
01:05Mme Le Pen a joué, joué, joué,
01:07puis à la fin elle les a lâché à l'intérieur.
01:08– Toutes les socialistes doivent aller quand vous rencontrez Sébastien Lecornu,
01:11mais ne rien négocier avec lui,
01:14notamment autour d'un projet de gouvernement.
01:15– Mais vous voyez, il y a les socialistes et les écologistes,
01:17on est dans des styles différents.
01:18Je pense qu'on a beaucoup de points communs,
01:20mais voilà, on n'a pas la même manière de faire la politique.
01:22Moi je me suis parmise du fait qu'ils ne censurent pas le gouvernement
01:25au début d'année, alors que M. Retailleau était à l'intérieur,
01:28et que j'ai bien vu les efforts qu'ils ont déployés
01:32pour dire qu'ils avaient gagné X argent là et X argent là,
01:35mais c'était rien.
01:36Ils ont essayé de dire, grande victoire sur l'environnement,
01:38on a gagné autant, on avait perdu 10 fois plus.
01:41Donc je trouvais qu'à la fin c'était un peu artificiel comme exercice,
01:43je ne l'envoie pas de le mener, mais ce n'est pas nous notre direction.
01:47– Si on vous suit bien aujourd'hui, toutes les portes sont fermées.
01:49– Vous allez censurer Sébastien Lecornu.
01:50– Il n'y a aucune discussion possible.
01:52Nous ne souhaitons pas, nous écologistes, que M. Lecornu reste Premier ministre,
01:55nous trouvons qu'il n'a rien à faire là.
01:57S'il reste Premier ministre, on fera un travail parlementaire normal.
02:00Je vous dis des choses très simples, ça a l'air de vous buguer un petit peu,
02:03donc je reste très détendue, mais je fais ce que tout parti politique
02:07devrait faire en réalité.
02:08– Vous disiez que le Parti Socialiste est obsédé par la crédibilité,
02:11vous, ce n'est pas votre souci ?
02:13– Moi je pense qu'en fait on est crédible devant les Français.
02:16Je ne recherche pas l'approbation de quelques milieux autorisés
02:19qui de toute manière ne veulent pas que nous gouvernions
02:21et donc ne nous donneront jamais le brevet de crédibilité
02:23et que quitte à se dénaturer, à faire des choses qu'on n'a pas envie de faire,
02:27à dire des choses qu'on n'a pas envie de dire et qu'on ne pense pas,
02:30juste pour rechercher l'approbation de gens qui ne vous la donneront jamais,
02:33je ne vois pas l'intérêt, je préfère rester fidèle à moi-même, à mes convictions.
02:36C'est ce qu'ont toujours fait les écologistes
02:37et c'est ce dont les Français nous remercient au quotidien.
02:40J'étais encore à la fête de l'Humanité hier,
02:42mais c'est le cas quand je suis dans la rue, dans le métro.
02:44On me dit, Madame Tondelier, merci, quand vous parlez,
02:46on a l'impression que vous portez nos problèmes à nous dont personne ne parle.
02:49Je vous ai parlé tout à l'heure de chiffres de précarité qui sont sortis,
02:53c'est l'Observatoire du Secours Populaire qui sort hier.
02:55Personne n'en parle, tout le monde est sur les agences de notation.
02:58Eh bien moi, vous voyez, je revendique que ces sujets-là m'intéressent plus
03:01et que je m'intéresse par exemple à des sujets dont on ne parle jamais en politique,
03:03comme la solitude.
03:04Un Français sur quatre souffre de solitude dans ce pays.
03:07Un Français sur quatre, ça a des conséquences sur la santé aussi fortes
03:11que 15 cigarettes par jour.
03:12On ne s'en occupe jamais.
03:13Eh bien moi, j'ai envie de m'occuper de ça.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations