00:00On en est à 4 premiers ministres en France depuis un tout petit peu plus d'un an.
00:03François Hollande, une majorité introuvable pour l'instant à l'Assemblée.
00:07Est-ce que la Ve République a fait son temps ?
00:09Est-ce que vous dites que ce sont nos institutions qui ne collent plus aujourd'hui avec le vote des Français ?
00:14Non.
00:14Non ? Pourquoi ?
00:15Nous ne sommes pas dans une crise de régime.
00:17Les institutions, elles tiennent.
00:19Un président de la République, il est en position de poursuivre et de finir son mandat.
00:25Il n'a pas à être destitué.
00:28Il y a un gouvernement qui tombe.
00:30Un autre le remplace.
00:32Oui, mais on peut jouer à ça pendant longtemps.
00:33Et si nous n'y parvenons pas ?
00:35Ou s'il y a une impossible de constituer un budget et donc de donner une stabilité à la France ?
00:43Une dissolution peut intervenir.
00:45Si une dissolution arrive, on verra quelle forme les Français voudront lui donner.
00:50Vous y êtes favorable ?
00:51Non, je n'y suis pas favorable.
00:53Mais on voit bien, vous m'évoquez les institutions, il y a des réponses institutionnelles.
00:57Mais on a l'impression qu'il n'y a aucune bonne réponse pour sortir de la crise.
01:00Parce que la crise, elle n'est pas institutionnelle.
01:02Elle est politique.
01:04Il se trouve qu'il n'y a pas de majorité et que les oppositions ne sont pas unies.
01:08Donc à partir de là, ce n'est pas un changement d'institution qui nous permettra de sortir de la situation que nous connaissons.
01:15C'est un changement de comportement.
01:18Il faut que le Premier ministre discute, mais pas simplement discute, change l'orientation qui est suivie depuis déjà plusieurs années.
01:26Et qu'il le fasse avec la seule opposition qui est prête à justement entrer dans cette négociation.
01:32Vous, les socialistes.
01:33Les socialistes.
01:34Et deuxièmement, je ne veux pas exonérer la responsabilité d'une grande formation politique que j'ai dirigée pendant longtemps.
01:41C'est aussi aux socialistes de faire des propositions, ils en ont fait, de poser des conditions.
01:45Elles sont là.
01:46Mais de savoir qu'à un moment, il faut nouer un compromis s'il est possible.
01:50On va y venir dans un instant.
01:52Vous proposez ce que propose le Parti socialiste et s'il peut ou non y avoir des points d'accord.
01:56Simplement, ce que vous nous dites là, sur le constat que vous faites, la nécessité de dialoguer avec l'opposition de gauche,
02:02est-ce que vous le dites aussi à Emmanuel Macron ?
02:04Est-ce que vous avez encore des liens, des contacts avec lui ?
02:07Ou est-ce que tout est rompu depuis maintenant plusieurs années ?
02:09Non, je n'ai pas de lien, non pas de mon fait.
02:13Vous pourriez l'appeler.
02:14Je crois que ce n'est pas dans ce sens-là que les choses doivent se faire.
02:17S'il veut m'appeler, il peut m'appeler.
02:18Je constate qu'il a des rapports avec mon prédécesseur Nicolas Sarkozy.
02:22Mais finalement, quand je m'explique, pas du tout.
02:24Je pense que c'est bien qu'ils soient d'expérience.
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