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  • il y a 4 mois

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00:00Europe 1 Soir Weekend
00:0119h, 21h, Stéphanie Demureux
00:04Merci de nous rejoindre en direct
00:06sur Europe 1, j'accueille un médiateur
00:08de la première heure, Jules Torres,
00:09journaliste politique au JDD. Bonsoir Jules.
00:12Bonsoir Stéphanie. Comment allez-vous ?
00:13Ça va très bien et vous ? Très bien.
00:15Très heureuse de vous retrouver pour un petit week-end.
00:17On va bien s'amuser. Sarah Sandman, avocate au
00:19Barreau de Paris. Bonjour Stéphanie, je crois que je suis dans le mauvais
00:21micro. Ah bah écoutez, on vous entend quand même.
00:24Vous êtes jamais à la bonne place de toute manière, Sarah Sandman.
00:26Ah là là, la courtoisie légendaire
00:28de Jules Torres. Un petit peu de discipline tous les deux.
00:29Oui Jules, s'il te plaît. On accueille notre
00:31invité Charles Sitzenstuhl,
00:33député de la 5ème circonscription
00:36du Barin, député
00:37Renaissance. Bonsoir Charles Sitzenstuhl.
00:40Bonsoir Stéphanie Demureux.
00:42Alors beaucoup de sujets
00:43évidemment à voir avec vous. On reviendra
00:45sur ce passage à tabac
00:47particulièrement choquant d'un policier de la
00:49BAC à Tourcoing. Illustration
00:51de la haine anti-flic dans certains
00:53quartiers. Les images ont fait le tour
00:55des réseaux sociaux. Trois mineurs ont été
00:57interpellés cet après-midi.
00:59Mais tout d'abord l'actualité politique
01:02puisque Sébastien Lecornu
01:03a poursuivi ses consultations aujourd'hui
01:05avec les partenaires sociaux.
01:08Renaissance, votre parti
01:09l'a rencontré hier. Il a promis
01:11la rupture, Sébastien Lecornu.
01:14Mais pour l'instant, rien ne
01:15filtre sur ses intentions.
01:18Est-ce que vous êtes optimiste sur
01:19la suite ?
01:21Moi je suis optimiste avec Sébastien Lecornu
01:23à la barre. L'équation est très compliquée,
01:25tout le monde le sait. Et je crois que lui
01:28en est bien conscient.
01:30Et donc de commencer en se disant
01:31que ça va être très dur,
01:34ça engage à être
01:35sérieux. Il y a un budget à voter. En fait,
01:37c'est ça le seul objectif de cet automne.
01:39Il faut un budget pour 2026.
01:41Pas de budget, c'est encore de l'instabilité.
01:43C'est des difficultés notamment pour les entreprises
01:45pour se projeter. C'est beaucoup d'anxiété
01:47aussi pour les Français. On n'en parle pas
01:49beaucoup. Et donc,
01:51il doit résoudre cette équation.
01:53Dans cette équation, la question
01:56ça va être celle de l'effort.
01:58François Bayrou parlait de 44 milliards d'euros.
02:00En fait, on sait que ce montant
02:01n'était pas atteignable.
02:05Pourtant, il y en a encore
02:06quelques milliards à trouver.
02:07C'était une petite route
02:08dans l'océan de la dette.
02:10Et donc, la première chose
02:12qu'il va falloir poser, c'est
02:13quel effort on se fixe pour le budget
02:15de 2026 ? Est-ce que c'est
02:1720, 25, 30, 35 ?
02:19Mais en tout cas, il faut un effort
02:21que l'on peut atteindre
02:23réellement
02:24avec de vraies économies.
02:26Et puis, il faudra bien sûr aussi
02:27des mesures fiscales.
02:29Ça sera incontournable.
02:30Alors, vous y venez,
02:31vous m'offrez la transition.
02:32Évidemment, cette petite musique
02:34qui monte, la taxation des plus riches.
02:36C'était sorti du contre-budget
02:38des socialistes,
02:39du chapeau des socialistes.
02:40Et bien, là, récemment,
02:43le centre et même certains à droite
02:45se disent prêts à taxer plus fortement
02:47les plus hauts revenus.
02:49Alors, vous en faites partie, manifestement,
02:51Charles Sintzenstuhl.
02:53J'étais assez étonné.
02:54Je ne vous attendais pas forcément là,
02:56député Renaissance.
02:58Vous vous êtes toujours opposé
02:59à la taxation,
03:01en tout cas, à plus d'impôts.
03:03Qu'est-ce qui vous a fait changer la vie ?
03:04Écoutez, moi, j'étais aussi
03:06assez étonné de moi-même.
03:07Mais si vous voulez...
03:08Ah, écoutez, c'est un bel aveu.
03:09Il faut avoir un peu d'autodérision.
03:11Mais si vous voulez,
03:13la situation, elle a quand même
03:14radicalement changé
03:15par rapport à l'année dernière.
03:16Je veux aussi rappeler
03:17que l'année dernière,
03:20dans le budget Barnier-Bayrou,
03:22celui pour 2025,
03:24il y avait déjà
03:25des hausses d'impôts.
03:27Et donc, c'est des hausses d'impôts
03:28qui ont été présentées
03:29par un gouvernement de droite
03:30et du centre.
03:32Et qui avait la fameuse
03:33contribution différentielle
03:34sur les hauts revenus,
03:35pour le dire simple,
03:36une taxe sur les gens
03:37très très riches.
03:38Voilà.
03:38Donc, en fait,
03:39ça a déjà commencé
03:40depuis un an.
03:41Le gouvernement Barnier
03:42a été renversé.
03:43Maintenant, le sujet,
03:45c'est qu'on sait
03:46qu'on va devoir discuter
03:47avec la gauche de gouvernement,
03:48avec les socialistes,
03:49pour être très clair,
03:50et qu'il va y avoir
03:52aussi des attentes.
03:53Et donc, il va falloir
03:54entamer une négociation.
03:54Vous leur faites beaucoup d'honneur,
03:55ils ont 66 députés,
03:56vous les mettez au centre du jeu.
03:58Oui, mais en fait,
03:58la réalité de l'Assemblée,
03:59c'est que personne
04:01n'a la majorité
04:01dans cette Assemblée.
04:02Il n'y a aucun bloc
04:03qui a de majorité.
04:06Donc, soit on continue
04:07comme on le fait,
04:08c'est-à-dire
04:09à ne pas vouloir discuter,
04:11on a chacun nos œillères,
04:13chacun pense avoir
04:13la vérité révélée.
04:15Je pense que les Français
04:16n'en peuvent plus,
04:17en fait,
04:18de ce genre de position.
04:19Ils nous enjoignent,
04:20moi j'entends beaucoup ça
04:21en Alsace,
04:22ils nous enjoignent
04:22à travailler ensemble,
04:24à dire,
04:24vous mettez autour d'une table,
04:25vous trouvez...
04:26C'est la culture alsacienne,
04:27si je peux me permettre,
04:27que je connais bien,
04:28qui est inspirée
04:29de leur propre aveu,
04:31plutôt du modèle allemand,
04:33les Alsaciens savent
04:34parler,
04:35travailler ensemble.
04:37Mais honnêtement,
04:38il n'y a pas que,
04:38je pense,
04:39les Français d'Alsace
04:40qui disent ça.
04:42Beaucoup de mes collègues
04:43disent aussi que,
04:44dans les circonscriptions,
04:45les gens disent franchement,
04:46écoutez, nous,
04:47on n'en peut plus
04:47de cette instabilité,
04:48on n'en peut plus
04:49de ces gouvernements
04:50qui ne cessent de tomber.
04:51Mais est-ce que ça doit passer
04:52sérieusement,
04:53vous discutez,
04:54et vous trouvez
04:54les moyens d'avoir un budget ?
04:55Par la taxation des plus riches,
04:57c'est toujours les vieilles lunes,
04:59comme l'a dit Bruno Retailleau,
05:00qui reviennent.
05:01Est-ce qu'il n'y aurait pas
05:02de moyens ?
05:03On n'a pas parlé
05:03de l'immigration,
05:05du coût de l'immigration
05:06dans le budget.
05:06Est-ce que vous en parlez ?
05:07Pourquoi revenir
05:08systématiquement
05:10à une taxation
05:11alors qu'on le répète sans cesse,
05:13on est le pays
05:14qui taxe le plus de l'OCDE ?
05:15Vous avez raison de rappeler
05:16qu'on est le pays
05:17où les taux d'imposition
05:19sont les plus élevés,
05:20les prélèvements applicatoires
05:21sont les plus élevés.
05:23Je pense qu'il faut
05:25protéger la classe moyenne,
05:28il faut protéger
05:28les Français modestes,
05:29il faut protéger aussi
05:30les entreprises,
05:32notamment les PME.
05:34Mais après,
05:34il y a une équation budgétaire
05:35à résoudre.
05:36Je veux dire,
05:36aujourd'hui,
05:37on fait...
05:37Mais est-ce que justement,
05:37ce n'est pas un petit peu simple
05:38d'aller sur la taxation
05:40des revenus ?
05:40Moi, je ne suis absolument
05:41pas défavorable.
05:43Mais c'est un petit peu
05:44comme le sujet
05:45des jours fériés.
05:46C'est-à-dire qu'avant,
05:48c'est non seulement un marronnier,
05:49mais c'est surtout
05:49un petit peu la simplicité.
05:51C'est une recette fiscale
05:52qui est facile à avoir.
05:54Je mets des guillemets
05:55parce que ce n'est évidemment
05:56pas facile
05:56puisqu'on sait que ça suscite
05:57beaucoup de débats.
05:59Mais est-ce que si l'État
06:01regardait d'abord
06:02son État mammouth,
06:04l'État obèse,
06:05nos dépenses sociales,
06:07les avantages...
06:08Parce que François Bayrou
06:09a ouvert une adresse mail
06:10pour que les Français
06:11lui disent
06:12quelles seraient
06:13les mesures
06:13qu'ils aimeraient
06:14qu'il ajoute dans son budget.
06:16La plupart,
06:17c'était sur les avantages
06:18des élus
06:19et notamment des ministres
06:20et des anciens
06:21premiers ministres.
06:21même si c'est rien
06:23et que c'est résiduel
06:23dans le budget
06:24et dans le niveau
06:25de notre dette,
06:26c'est quand même
06:26extrêmement symbolique.
06:27Et donc,
06:28c'est quand même
06:28un peu dommage
06:28que jamais
06:29on fasse finalement
06:30notre propre examen
06:32de conscience
06:32sur la faillite
06:34de l'État
06:34à cause des dépenses sociales,
06:35à cause des dépenses
06:36de l'État,
06:37avant d'en arriver
06:38peut-être à des dépenses
06:39qui sont intéressantes,
06:40qui peuvent nous permettre
06:42de résorber cette dette.
06:43Vous m'avez un peu
06:45ôté les mots de la bouche
06:45parce que j'allais y venir.
06:46C'est-à-dire qu'il faut aussi
06:48mais c'est bien
06:49comme ça on a un débat.
06:52Bien sûr qu'il faut voir
06:53le volet dépenses.
06:56Bien sûr qu'il y a
06:57de certaines dépenses publiques
06:59qu'il faut réduire.
07:01Il y a un travail
07:02bien sûr à faire
07:03sur les opérateurs.
07:04Il y a un bon
07:05les opérateurs de l'État.
07:07Il y a un très bon rapport
07:07qui a été rendu au Sénat
07:09il y a quelques semaines
07:09là-dessus.
07:11Rapport,
07:11je le précise aussi quand même,
07:12qui remet aussi un peu
07:14l'église au milieu du village.
07:14C'est-à-dire qu'il dit
07:15on peut faire des économies
07:17mais ce n'est pas non plus
07:18des dizaines de milliards d'euros
07:20Mais c'est la même chose
07:21pour la taxation
07:22des plus hauts revenus.
07:24Il y a,
07:25moi,
07:26je remets ma casquette alsacienne,
07:27je pense que sur l'organisation
07:29des collectivités territoriales,
07:30ce mille feuilles territoriales
07:32étouffe la France
07:33et il va falloir aussi
07:35revenir à une organisation
07:36territoriale
07:36beaucoup plus simple.
07:38Mais est-ce que
07:38c'est dans le cadre
07:39du budget de 2026
07:40qu'on peut faire ça ?
07:40Je ne sais pas.
07:41Moi je pense que ce sont
07:41des sujets
07:42de grands débats nationaux.
07:44Il n'y a pas besoin
07:45de beaucoup de débats.
07:46Les agences d'État,
07:47ça peut aller assez vite.
07:47Le Conseil national du Brut,
07:49il n'y a pas beaucoup de débats.
07:51Mais tout ça,
07:52ce sont aussi
07:52beaucoup des sujets
07:53de présidentiel
07:53et sur la fiscalité.
07:55On revient,
07:56par exemple,
07:57à ce qu'on appelle maintenant
07:58la fameuse taxe Zuckmann.
08:00Là aussi,
08:01là aussi,
08:02alors c'est une taxe,
08:02d'ailleurs,
08:03aujourd'hui,
08:04je le constate
08:05qu'il n'y a quasiment
08:06plus aucune force politique
08:08qui s'y oppose frontalement.
08:10Mais il faut qu'on rentre
08:11dans le détail de la technique
08:12parce que vous avez la gauche...
08:14Il y a eu beaucoup de mensonges
08:15sur cette taxe.
08:16Je ne sais pas,
08:16c'est des mensonges,
08:17mais on va dire
08:18des omissions,
08:19des approximations.
08:20En début d'année,
08:21moi je me rappelle
08:21qu'à l'Assemblée,
08:22il y avait eu une proposition
08:24venant des écologistes
08:25et des communistes
08:26sur cette dite taxe Zuckmann,
08:27pour nos auditeurs,
08:28taxe sur les très très hauts revenus.
08:31Bon,
08:31on nous parlait
08:31de rendements
08:3220,
08:3325,
08:3430 milliards d'euros.
08:34Il y a trois jours
08:35dans le monde,
08:36il y a trois jours
08:37dans le monde,
08:38il y a une tribune
08:39d'économistes très sérieux
08:40dont Philippe Aguillon
08:41et ses consorts,
08:42qui disent que
08:43si on est prudent,
08:45on est quand même
08:45plutôt sur des rendements
08:46autour de 5 milliards d'euros.
08:48Alors 5 milliards d'euros,
08:48c'est beaucoup d'argent.
08:49Mais en tout cas,
08:51ça veut dire que
08:52ce n'est pas avec
08:53cette mesure-là
08:54qu'on va résoudre
08:55l'équation budgétaire
08:56du pays.
08:57Et puis il y a la mise en oeuvre,
08:58je ne sais pas si vous avez
08:59regardé cet excellent échange
09:00entre Éric Coquerel,
09:01Jean-Michel économiste
09:02Éric Coquerel,
09:02Éric Coquerel,
09:03et Edwige Chevrion
09:06qui donnait effectivement
09:07l'exemple assez édifiant
09:09d'Arthur Mench,
09:10qui est une des seules
09:10entreprises de l'IA
09:12en France,
09:13Mistral.
09:14Cette entreprise
09:15pèse 14 milliards
09:16mais lui ne se paye pas.
09:17Donc vous faites comment ?
09:19Bien sûr.
09:20Mais c'est pour ça que
09:21moi,
09:22ce que je dis,
09:24c'est qu'en fait,
09:26ce sujet,
09:26il faut l'ouvrir,
09:27il faut y travailler,
09:28il faut en discuter.
09:30Il faut que chacun
09:31fasse un pas
09:32l'un vers l'autre.
09:32C'est-à-dire que nous
09:33qui sommes,
09:34moi qui suis plutôt de droite,
09:35plutôt libéral sur l'économie,
09:37je suis prêt à faire un pas
09:38vers la gauche
09:39pour discuter de ce sujet.
09:41Mais il faut aussi
09:41de l'autre côté
09:42pour rendre la technique.
09:43Je vous propose de rester avec nous
09:43parce qu'on est en retard.
09:44Il faut lancer la pub
09:45et on se retrouve
09:46pour nos discussions
09:47dans quelques instants.
09:47européen soir week-end
09:4919h, 21h,
09:51Stéphanie Demury.
09:52Toujours en compagnie
09:53de mes débatteurs
09:53de la première heure,
09:54Jules Torres
09:54et Sarah Salmane
09:56et de mon invité politique
09:57ce soir,
09:58Charles Sidsenstuhl,
10:00député de la cinquième
10:01circonscription du Barin,
10:03député Renaissance.
10:04Avec vous,
10:06on parlait des économies
10:07qu'on pourrait faire,
10:08vous nous disiez,
10:09à votre grand étonnement,
10:10de votre propre aveu.
10:11Vous étiez prêt
10:14finalement à taxer
10:14les hauts revenus.
10:15Alors, il y a une dépense
10:17qu'on devait faire.
10:18L'AME,
10:18ça vous dit quelque chose.
10:19François Bayrou,
10:20la semaine passée,
10:22a précisé
10:23que ses décrets
10:24visant à restreindre
10:25l'accès à l'aide médicale
10:26d'État
10:27pour les étrangers
10:27en situation irrégulière
10:29devaient disparaître.
10:31Finalement,
10:32elle a réapparu.
10:33Ses décrets
10:34n'ont finalement pas été examinés
10:35par le Conseil
10:36de l'assurance maladie.
10:38François Bayrou
10:38parlait d'une mesure
10:39de bon sens manifestement.
10:41elle n'est pas de mise
10:42pour les débuts
10:42de Sébastien Lecornu.
10:45Franchement,
10:46moi, je vais être très franc
10:46sur le sujet.
10:48Bon, il y a un rapport
10:49qui a été rendu
10:49par Claude Devins
10:50et Patrick Stéphanini
10:51sur l'AME.
10:52Il faut mettre en œuvre
10:53les conclusions
10:54de ce rapport.
10:56C'est-à-dire qu'il y a
10:57peut-être
10:58un certain nombre
10:58de paramètres
10:59à corriger,
11:00mais ce n'est pas
11:02en supprimant
11:04ou en réformant l'AME
11:05qu'on réglera
11:05les questions budgétaires
11:08du pays.
11:09Voilà.
11:09Ça dépend des choix
11:10qu'on fait.
11:11Ce n'est pas avec
11:11la taxation
11:12des hauts revenus
11:12non plus.
11:13C'est aussi symbolique.
11:14On est sur les ordres
11:15de grandeur.
11:17Les symboles comptent.
11:18Il y a un rapport
11:18qui a été rendu,
11:20qui met en avant
11:21un certain nombre
11:22de choses
11:22qu'il faut corriger.
11:23D'ailleurs,
11:23moi, je l'ai toujours dit
11:24qu'il y a effectivement
11:25quelques paramètres
11:26qu'il faut probablement
11:27un peu resserrer.
11:28mais dans le cadre
11:30d'une discussion budgétaire,
11:32ce n'est pas ça
11:33qui permettra
11:34de rééquilibrer
11:35notre budget.
11:38Et il faut de toute façon,
11:39c'est ce que le rapport
11:39Stéphanie Nye et Vint
11:40disaient aussi,
11:42il faut de toute façon
11:43aussi
11:44qu'un certain nombre
11:46de personnes
11:46puissent accéder
11:47à des soins
11:48d'urgence
11:49également pour protéger
11:50l'ensemble
11:51de la population.
11:52Mais il y a aussi
11:52des démonses
11:53qui ne sont pas du tout
11:54d'urgence,
11:54c'est plus ça en fait.
11:56Donc pour vous,
11:57vous ne voulez pas supprimer
11:58l'aide médicale d'État ?
11:59Mais enfin,
12:00ça n'a jamais été
12:01notre position
12:02de supprimer
12:04l'aide médicale d'État.
12:06C'est d'un point de vue
12:07de la santé publique,
12:10ce n'est pas une bonne idée.
12:13Et c'est ce que dit
12:14le rapport
12:15Évin Stéphanie Nye
12:15et Patrick Stéphanie Nye
12:18et quand même
12:18une personnalité
12:19qui vient de la droite
12:20traditionnelle.
12:21Je t'entends complètement
12:22mais est-ce que ce n'est pas
12:22un appel d'air
12:23pour...
12:24Ah non, je ne pense pas.
12:24Honnêtement, franchement,
12:25je ne pense pas.
12:26Parce qu'il y a des soins
12:27quand même qui sont remboursés
12:28et qui ne sont pas remboursés
12:29dans d'autres pays.
12:29Moi, j'avais vu le rapport.
12:30Il y a effectivement
12:31des pistes d'amélioration
12:34du fonctionnement de l'AME
12:35qui sont dans le rapport.
12:36Il faut les mettre en œuvre.
12:38Mais moi, je ne crois pas
12:39que l'aide médicale d'État
12:41soit un appel d'air
12:42pour des filières d'immigration.
12:44Jules Tourette.
12:45Du reste, les économies
12:46qui étaient envisagées
12:47par François Bayrou,
12:48c'était peanuts.
12:49C'était 400 000 euros
12:50sur l'AME
12:51qui, dans les estimations,
12:53est aujourd'hui
12:54entre 1,2 et 1,3 milliard d'euros
12:57chaque année.
12:57Donc, 400 000 euros,
12:59c'était rien.
12:59Et en effet,
13:00il enlevait de la rhinoplastie...
13:02Écoutez, justement,
13:03sur ce thème,
13:04pardon de vous couper,
13:04moi, cher Jules Tourette,
13:05c'est vrai qu'on ne vous laisse pas
13:07parler ce soir avec Sarah.
13:08Écoutez, François Bayrou.
13:10Lorsque vous demandez
13:11des efforts aux Français,
13:13il n'est pas possible
13:14que le sentiment
13:14que les Français éprouvent,
13:16c'est qu'eux doivent faire
13:18des efforts
13:18et les étrangers,
13:20puisque l'aide médicale d'État
13:22c'est destiné aux étrangers,
13:24il n'est pas possible
13:25que tout le monde
13:26n'y soit pas associé.
13:28Alors, ok,
13:29il date d'il y a quelques jours,
13:30Jules Tourette,
13:31mais enfin,
13:31c'était important quand même
13:32de leur écouter.
13:33Il faut que tout le monde
13:33fasse des efforts.
13:34Enfin, tout le monde,
13:35les Français doivent faire
13:36des efforts, pardonnez-moi,
13:37mais les Français ont du mal
13:37à payer les factures.
13:38Je ne parle pas pour les très hauts revenus
13:39et on leur dit
13:40« faites encore plus d'efforts ».
13:41C'est un discours
13:42qui est quand même
13:43assez insoutenable.
13:44C'est comme quand François Bayrou
13:44disait « on est tous responsables ».
13:46Non, la majorité des Français
13:48ne sont pas responsables
13:49ni comptables
13:49de ce bilan
13:50qui est quand même
13:52assez désastreux,
13:53je pense qu'on peut le dire.
13:55Non mais surtout,
13:55au-delà de ça,
13:56en quelques mots,
13:57c'est extrêmement symbolique
13:58sur deux plans,
13:59cette suppression de l'AME.
14:01Je ne parle pas de suppression,
14:02mais c'est plutôt
14:02un remplacement
14:03pour aller vers
14:04une aide médicale d'urgence.
14:05Ce qu'on avait avant 2000.
14:06Et oui, ce qu'on avait avant 2000,
14:08c'est d'abord
14:09sur le coût de l'immigration.
14:10Vous l'avez dit Stéphanie,
14:11le coût de l'immigration
14:12n'est absolument pas abordé
14:13dans ce budget.
14:14La réduction de l'AME
14:16déjà pourrait donner
14:17ce gage-là
14:17au Rassemblement National.
14:18Et puis ensuite,
14:19certes,
14:20le rapport EV20-Stefanini
14:21disait qu'il n'y avait pas
14:23forcément d'appel d'air
14:24sur la filière migratoire
14:25avec ça.
14:26Le rapport de Lofi
14:26dit l'inverse.
14:27C'est de 2023,
14:28dit l'inverse.
14:29C'est vrai qu'on a du mal
14:30à savoir où est exactement
14:31la vérité.
14:32Quoi qu'il en soit,
14:33quand on regarde les chiffres,
14:34c'est assez clair.
14:35Le budget de l'AME en 2012,
14:37c'était 588 millions.
14:39Aujourd'hui,
14:40c'est 1,2 ou 1,3 milliards.
14:42Donc, on voit bien là aussi
14:43qu'il n'y a peut-être
14:43pas d'appel d'air.
14:44Mais en tout cas,
14:44ça augmente considérablement.
14:46Oui, et à propos
14:46d'assurance maladie,
14:47vous avez vu,
14:48je ne sais pas si
14:48pas grand monde
14:49en a parlé cette semaine,
14:50la Cour de cassation
14:51qui a décidé
14:52qu'un salarié malade
14:53pendant ses vacances
14:54pouvait reporter
14:55d'autant
14:56ses congés payés.
14:57On rappelle quand même
14:58que la France a consacré
14:59plus de 16 milliards
15:00à l'indemnisation
15:01à Rémaladie en 2024.
15:03Et moi, je suis surprise
15:04moi-même aussi
15:05et je trouve que c'est
15:05une bonne mesure.
15:07Ah oui ?
15:07Oui, vraiment.
15:08Pour les métiers pénibles,
15:10je pense que c'est
15:11une bonne mesure.
15:11Mais votre dérive socialiste
15:12n'a pas de limite.
15:12C'est vrai qu'on tombe
15:13souvent malade
15:14en vacances.
15:15C'est de l'humanité.
15:16Pour les métiers pénibles,
15:17quand vous avez trimé
15:18de façon difficile,
15:20si vous attendez vos congés
15:21et que vous êtes malade
15:22pendant ces congés,
15:23moi, je pense que oui,
15:24quand vous portez
15:25des charges lourdes,
15:26etc.
15:26Je ne suis pas en train
15:29en Suisse, il existe
15:31ce qu'on appelle
15:31un droit aux vacances.
15:33Ah oui, mais on n'est pas
15:34dans la situation de la Suisse.
15:35Certes, vous avez raison
15:36de le souligner.
15:38Mais je pense que
15:38pour certaines professions
15:39qui ont des métiers pénibles,
15:41je ne vois pas
15:41ni pour vous ni pour moi,
15:43mais pas pour des métiers
15:44de bureau.
15:44Vous ne savez pas ce que c'est
15:45de travailler avec Jules Torres.
15:46Oui, vous avez raison.
15:48Il y a une prime pénibilité
15:49pour les salariés.
15:51Alors, Charles Sincenstuhl,
15:53je voulais vous faire réagir aussi
15:55sur un autre fait d'actualité
15:57assez dramatique.
15:59C'est l'illustration
16:00de cette haine anti-flic,
16:02ce passage à tabac effroyable.
16:04Je ne sais pas
16:04si vous avez vu la vidéo
16:06sur les réseaux sociaux.
16:08On y voit un policier
16:09de la BAC,
16:10la brigade anti-criminalité.
16:13C'était jeudi à Tourcoing,
16:14se faire tabasser au sol
16:16par des individus.
16:18Cela s'est passé
16:18lors d'une intervention
16:19pour interpeller
16:20le suspect d'un vol.
16:21Au total,
16:22quatre jeunes
16:23auraient attaqué
16:24ce policier
16:25qui a été blessé au nez.
16:27Il est sorti
16:27de l'hôpital aujourd'hui,
16:28annonce d'ailleurs
16:29de Gérald Darmanin
16:30qui est allé le voir.
16:32Cela vous inspire quoi,
16:33cette violence ?
16:34On sait que trois mineurs
16:35ont été interpellés aujourd'hui.
16:37C'est un exemple
16:38supplémentaire
16:40que notre société
16:42est traversé
16:42par un retour
16:44de la violence.
16:45On le constate tous
16:47qu'il y a des comportements
16:49qui n'étaient pas forcément imaginables
16:51il y a quelques années
16:52qui maintenant
16:53se banalisent un peu.
16:56Cela, c'est ma première réaction.
16:58Ensuite, la deuxième,
16:58c'est bien sûr
16:59de penser quand même
17:00à ce policier
17:00et à l'ensemble
17:01des forces de l'ordre
17:02parce qu'ils ont des missions
17:05qui sont de plus en plus exigeantes.
17:07Nous, on a fait au mieux
17:08les dernières années
17:09pour leur donner
17:11davantage de moyens
17:12pour aussi faciliter
17:15les recrutements,
17:15mieux les armer,
17:16mieux les équiper.
17:17Je veux le rappeler
17:18dans le bilan
17:19parce que le bilan
17:19n'est pas que désastreux
17:20comme le disait
17:21Sarah Salman avant.
17:24Et puis, nous avons aussi
17:25voté un certain nombre de textes
17:27pour que les décisions de justice
17:30soient plus rapides,
17:33pour que les tribunaux
17:34aient aussi les moyens
17:35d'être les engorgés.
17:35Le problème, c'est la justice
17:36des mineurs
17:37et vous savez bien
17:38qu'elle a été réformée
17:39à multiples reprises.
17:40Bien sûr,
17:41et le texte
17:42de Gabriel Attal
17:43a été en partie
17:45effectivement retoqué
17:46par le Conseil constitutionnel.
17:48Mais sur cette question-là,
17:49il faut continuer
17:50à avoir le débat
17:52parce qu'il y a
17:52une attente quand même
17:53majoritaire
17:54de l'ensemble
17:54de co-citoyens
17:55et pas simplement
17:56chez les Français de droite,
17:58chez les Français de gauche
17:59également.
18:00Il y a quand même
18:00une attente très majoritaire
18:01dans le pays
18:01que l'autorité
18:03soit respectée.
18:04Vous faites bien
18:05de le préciser.
18:06Que l'autorité
18:06soit respectée,
18:07que nos forces de l'ordre
18:08soient respectées
18:09et que les délinquants
18:12et les criminels
18:13soient sévèrement punis.
18:14Vous trouvez que les condamnations
18:16sont à la hauteur
18:18de cette violence
18:19parce que c'est vrai
18:19qu'on en parle beaucoup
18:22peut-être
18:22dans nos studios,
18:25sur les plateaux
18:25de CNews
18:26notamment aussi.
18:28C'est vrai
18:28qu'on n'entend pas
18:29par exemple
18:30Emmanuel Macron
18:30prendre la parole
18:31sur ce type d'événement.
18:33Alors j'entends
18:33que le chef de l'État
18:34ne doit pas prendre la parole
18:35sur tout,
18:36mais enfin il avait pris
18:36la parole sur Naël,
18:37sur Yu-Gi-Oh !
18:38Oui, ça vous étonne ?
18:41Bon alors moi
18:41je pourrais aussi
18:42faire un peu la même réponse
18:42parce que moi je suis député
18:43donc il y a une séparation
18:44des pouvoirs
18:45donc commenter
18:46et commenter
18:46l'édition de justice
18:47moi par principe
18:48je suis toujours
18:48un peu gêné.
18:51Là j'espère en tout cas
18:52que les personnes
18:53qui sont auteurs
18:54de ces faits
18:55vraiment condamnables
18:57verront la justice
18:59rapidement
19:00et verront une justice
19:01extrêmement dure,
19:02extrêmement ferme.
19:02Moi je retiens quand même
19:04ce que nous expliquait
19:06l'ancien ministre de la Justice
19:07Éric Dupond-Moretti
19:08alors je sais qu'on le
19:10critiquait souvent
19:12mais Éric Dupond-Moretti
19:14chiffre à l'appui
19:14nous expliquait quand même
19:15que depuis les dernières années
19:17les peines prononcées
19:20sont de plus en plus dures.
19:22Oui, si on regarde
19:23devant une cour d'assises
19:24probablement
19:24et vous allez voir
19:25un tribunal correctionnel
19:26pour des violences.
19:26Je ne veux pas non plus
19:27faire un mauvais procès
19:29à nos magistrats,
19:31à nos juges
19:32parce que
19:34je le vois aussi d'ailleurs
19:35quand je lis
19:36la presse alsacienne
19:37tous les jours
19:38ben oui
19:39parce que les faits divers
19:40sont dans la presse locale
19:41on la lit tous
19:42et moi je suis
19:44je constate quand même
19:45qu'il y a
19:46des jugements
19:47qui sont rendus
19:48extrêmement rapidement
19:49par les tribunaux
19:50de proximité
19:51et des jugements
19:53et des jugements
19:54qui sont très durs
19:57qui sont très durs
19:58voilà
19:59La justice de proximité
20:01particulièrement développée
20:02en Alsace
20:03je vous assure
20:03Donc moi je ne ferai pas
20:04moi je ne veux pas faire
20:06le procès
20:06de notre justice
20:08parce que je pense
20:10que nous avons des juges
20:11qui sont
20:12qui sont en capacité
20:13d'être extrêmement sévères
20:15après le problème
20:16de notre système judiciaire
20:17on le connait aussi
20:18c'est que pendant des décennies
20:19il a souffert
20:20de sous-investissement
20:21sous-investissement
20:22pardon
20:22chronique
20:23que nous essayons
20:24de rattraper
20:24et puis ensuite
20:25nous avons le problème
20:26des places de prison
20:27alors Gérald Darmanin
20:28s'y attelle
20:29avec notamment
20:31des prisons
20:31haute sécurité
20:32pour les délinquants
20:34les criminels
20:36dans le cadre
20:37du trafic de drogue
20:38voilà
20:39et puis comme on le disait
20:40la justice des mineurs
20:42où malheureusement
20:43en dessous de 16 ans
20:44il se trouve qu'ils ont
20:45entre 15 et 19 ans
20:46si j'ai bien compris
20:47et à 15 ans
20:48vous avez peu de chance
20:49qu'il aille en prison
20:50au-delà d'un crime
20:52c'est bien ça
20:53oui mais en réalité
20:54ils n'iront pas en prison
20:56et ce sera parce que
20:57la philosophie
20:58de l'ordonnance de 45
20:58qui est reprise dans le code
20:59de justice pédale des mineurs
21:00la philosophie
21:01c'est l'éducation
21:01et c'est pas du tout
21:02la répression
21:03donc toutes les mesures éducatives
21:04seront mises en oeuvre
21:05alors qu'en vrai
21:06il faudrait sanctionner
21:07et aussi être dans la pédagogie
21:08l'un n'empêche pas l'autre
21:09merci Charles Sincenchtoul
21:12député Renaissance
21:13d'avoir été avec nous
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