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  • il y a 5 mois

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00:00Et on va revenir sur la situation politique si vous le voulez bien, Sébastien Lecornu qui est arrivé hier à Matignon.
00:05Et alors écoutez ce qu'a dit Dominique de Villepin. Il estime que Sébastien... Comment ça, oulala ?
00:11Quand je parle, quand tu s'entends Dominique de Villepin, je me dis qu'est dinguerie va-t-il sortir de sa bouche ?
00:16S'il vous plaît, laissez-le parler justement. Il estime que Sébastien Lecornu doit s'émanciper d'Emmanuel Macron.
00:22Écoutez, l'ancien Premier ministre.
00:24Il faut que Sébastien Lecornu soit capable, parce que quand on est nommé Premier ministre, on peut estimer, quand on fait de la politique politicienne, qu'on a des devoirs vis-à-vis du Président de la République.
00:33Mais il a d'abord un devoir vis-à-vis des Français. Et là, il est temps de s'émanciper.
00:37On ne va pas jouer éternellement les petits garçons qui amusent le Président un verre de whisky à la main en racontant des histoires ou en moquant tel et tel personnage politique.
00:46Mais c'est à cela qu'il s'est adonné, il se sont adonné l'un et l'autre au fil des années.
00:52Donc, émancipation, c'est ça la feuille de route de Sébastien Lecornu.
00:56Il ne doit pas être le gentil toutou de M. le Président.
01:00Et à partir de là, la démocratie française s'en trouvera renforcée.
01:04Dominique de Villepin, l'ancien Premier ministre sur France Info ce matin,
01:07qui demande à Sébastien Lecornu, qui est depuis 2017 dans tous les gouvernements formés et dirigés par Emmanuel Macron,
01:17de s'émanciper du Président de la République.
01:19Moi, je vois avec beaucoup d'intérêt la candidature, peut-être, de M. de Villepin.
01:27Pourquoi ? Parce qu'il prendra un point ou deux à M. Mélenchon.
01:32Et que l'affaire suffira à mettre Mélenchon en dehors du champ démocratique.
01:36Alors, vous avez contourné ma question pour revenir sur Dominique de Villepin.
01:39Oui.
01:39Dominique de Villepin, je l'ai connu bien.
01:43Et vous continuez, d'ailleurs.
01:44Quand j'étais, je m'occupais des affaires de LCI.
01:48Honnêtement, je ne l'ai jamais pris pour quelqu'un de raisonnable.
01:51C'est un personnage fantasque.
01:53C'est un personnage qui bâtit toute sa carrière sur la déclaration qu'il a faite à l'ONU,
01:58qui était fondée, qui était celle qu'il fallait faire.
02:01Je ne sais pas si c'est lui qui a écrit le texte ou si c'est le président,
02:04mais en tout cas, il bâtit sa carrière sur cette clairvoyance magnifique qui a été la sienne au moment de la guerre de l'Amérique.
02:12Cette clairvoyance, est-ce qu'il l'a au propos de Sébastien Lecornu, là, aujourd'hui ?
02:15Excusez-moi, mais recevoir des leçons de légitimité démocratique de Dominique de Villepin,
02:21qui n'a jamais été élu par les Français, et qui même en 2012 voulait se présenter,
02:27et n'a pas obtenu les 500 parrainages nécessaires pour une candidature,
02:30c'est quand même un petit peu fort de café.
02:32On a quelqu'un qui ne s'est jamais présenté, qui n'a jamais demandé la confiance aux Français,
02:36qui a été nommé dans les gouvernements, qui a été secrétaire général de l'Elysée,
02:40il n'a jamais osé aller devant les Français dans les urnes.
02:42Il a le droit peut-être d'y aller cette fois-ci en 2027.
02:44Il peut y aller, c'est très bien, il fera 1 ou 2%, ce sera génial.
02:47Mais est-ce qu'on peut laisser de côté Dominique de Villepin,
02:51et se concentrer sur la figure et les défis, et ils sont nombreux, de Sébastien Lecornu ?
02:55Mais du reste, ce qu'il me dit n'est pas inintéressant.
02:59En effet, si Sébastien Lecornu veut non seulement endurer,
03:03je pense que c'est la chose la moins intéressante, mais surtout faire avancer le pays,
03:06il doit opérer en effet une rupture, une rupture sur la forme et le fond,
03:10c'est ce qu'il a dit hier, avec qui ?
03:12Avec Emmanuel Macron et la politique qui est menée depuis 2017.
03:16C'est-à-dire que là, vous allez devoir aller sur les impositions,
03:20l'imposition pour récupérer le Parti Socialiste.
03:22Vous allez devoir aller, pas forcément sur la taxe Zuckmann,
03:25qui me paraît être la chose la plus radicale,
03:27mais sur la taxation des très très très hauts revenus.
03:31Et de l'autre côté, vous allez devoir, si vous voulez rester,
03:34donner des gages à Marine Le Pen sur l'immigration, sur la sécurité,
03:37sur le pouvoir d'achat, et sur les multiples crises que notre politique connaît.
03:41Donc oui, Sébastien Lecornu, s'il veut rester,
03:44doit faire une rupture et arrêter d'être le gentil.
03:47Si vous voulez, vous n'avez pas l'impression qu'on est dans une pièce de théâtre,
03:50qu'on prend les mêmes et on recommence, là, tous les plusieurs...
03:53Non, non, mais de la part...
03:53C'est un mauvais vote de vie qu'on vit depuis un an et demi, ça oui.
03:55De la part de, à la fois de la majorité ou du socle commun,
03:58mais de la part des oppositions, chacun est dans son rôle,
04:00Sébastien Lecornu est dans le sien.
04:02Les oppositions, vous avez vu aussi,
04:04là, le Parti Socialiste face au futur gouvernement de Sébastien Lecornu,
04:07ils ont eux-mêmes aussi mis des lignes rouges.
04:09Les mesures à prendre sont tellement impopulaires
04:13que même M. Béroud, au fond, ne l'a pas fait.
04:18Il a fait semblant.
04:20Et donc ils font tous semblant.
04:21Mais là, vous allez voir, on va repartir dans l'autre sens.
04:24C'est-à-dire que pour obtenir une certaine neutralité,
04:27disons une non-censure du Parti Socialiste sur le RN,
04:31je ne comprends plus très bien quelle est leur position,
04:34donc je ne m'aventure pas.
04:36Mais néanmoins, vous savez ce qui va se passer ?
04:38Ça va être un prix à payer considérable.
04:40Ça ne s'appellera pas la taxe Zuckmann,
04:43mais on va faire payer les riches,
04:44toujours très malins, très entreprends,
04:47on va faire payer les entreprises,
04:49on va, si on sauve la sécurité, le chômage et autres,
04:55ça sera déjà pas mal,
04:56mais ça va nous coûter très cher.
04:57On va repartir dans l'autre sens.
05:00C'est-à-dire que les efforts qu'a consenti péniblement,
05:04difficilement M. Béroud,
05:05on va repartir dans l'autre sens.
05:07Ça va être ça, la rupture.
05:09Donc, honnêtement,
05:10on attend le 12,
05:14la note de M. Fitch,
05:16l'agence américaine,
05:18et puis on attend ensuite
05:19les deux agences qui vont suivre.
05:21C'est ça qui nous guette.
05:23Et là, je pense que M. Lecornu
05:25ne pourra pas faire autrement.
05:26Ça va nous coûter très cher.
05:28J'interesse.
05:29Mais pour répondre à votre question
05:30sur les oppositions,
05:31c'est vrai qu'elles sont un petit peu
05:32arc-boutées dans leurs dogmes
05:33et dans leurs idéologies.
05:35Le problème, c'est à quel moment
05:36les Français,
05:37et en particulier leurs électeurs,
05:39vont leur reprocher d'insuffler
05:41qu'on passe KO,
05:42parce que je n'aime pas ce mot,
05:44mais l'instabilité du pays.
05:46Est-ce que les socialistes
05:46peuvent dire pendant des semaines
05:48et des semaines,
05:49bon, ben non,
05:49ça, ça ne nous convient pas.
05:50On va faire tomber le gouvernement
05:51et on va se rapprocher
05:52de Jean-Luc Mélenchon.
05:53Ça me paraît un petit peu compliqué.
05:55Est-ce que le RN,
05:56pendant un an et demi,
05:57peut dire,
05:57bon, maintenant, nous,
05:58de toute manière,
05:59on censure, on censure,
06:00on censure jusqu'à la dissolution,
06:01quand bien même Sébastien Lecornu
06:03leur ferait des propositions
06:04et leur donnerait des gages.
06:05C'est tout ce qui va nous occuper
06:06dans les prochaines semaines
06:06et ce sera intéressant
06:08puisqu'encore une fois,
06:09lui a promis de changer de méthode.
06:11Un terrain d'ensemble est possible
06:12et ça va nous coûter.
06:13Enfin, ça va repartir
06:14dans l'autre sens.
06:15Vous reviendrez pour en débattre.
06:18Un grand merci à vous,
06:18Jean-Claude Dacier
06:19et Jules Thorez
06:20d'avoir participé à ce débat.
06:22Voilà pour le débat à la politique.
06:24Maintenant, place à la santé.
06:25Bonjour, Dr Millot.
06:26Bonjour, Trélie.
06:28Aujourd'hui, deux questions.
06:29Déjà, vous buvez
06:31et tout d'un coup,
06:31vous avez des troubles de la vision.
06:33Ça ne vous est jamais arrivé ?
06:35Jamais.
06:35Je ne dirais jamais.
06:36Voyons, c'est normal.
06:37Je n'ai pas soumis.
06:38Jean-Claude, je n'ai pas soumis.
06:4001, 80, 20, 39, 21,
06:42posez toutes vos questions.
06:43Et puis, si vous avez un problème
06:45avec la tétine de votre enfant
06:47ou la tétine d'un adulte d'ailleurs aussi.
06:49Oui, c'est la nouvelle mode.
06:49C'est la nouvelle mode.
06:50Des grosses tétines pour les trentenaires.
06:5301, 80, 20, 39, 21.
06:57N'hésitez pas, appelez-nous,
06:58posez toutes vos questions.
07:00Il est 14h27.
07:01A tout de suite sur Europe 1.
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