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  • il y a 4 mois
Les sujets qualité de l’air et changement climatique recouvrent certaines sources ou processus communs. Ils impliquent tous deux d’agir au sein de divers secteurs (transports, agriculture, résidentiel-tertiaire, urbanisme …) afin d’en diminuer les consommations énergétiques, de développer des énergies alternatives, de modifier nos pratiques, nos lieux de vie et notre organisation urbaine.  Il est essentiel d’adopter des approches concertées pour éviter les effets contre-productifs sur l’un ou l’autre des enjeux.
Les évolutions climatiques auront par ailleurs un impact direct sur la qualité de l’air, en extérieur ou même à l’intérieur des bâtiments, et donc sur notre santé, qu’il faut connaître et anticiper. Des recherches financées par l'ADEME apportent un éclairage scientifique sur les articulations entre les enjeux de qualité de l’air intérieur/extérieur, du climat et de l’énergie. 

L'ADEME et le ministère en charge de l'environnement, en collaboration avec les comités scientifique et d'orientation du Programme ont organisé un colloque de restitution des travaux issus de PRIMEQUAL, mardi 17 juin 2025 dont vous pouvez visionner le replay.

Pour en savoir plus sur l’accompagnement de la recherche à l’ADEME : https://recherche.ademe.fr/

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Transcription
00:00...
00:00Nous arrivons maintenant à la relecture de notre journée.
00:07Bienvenue à Séverine Kirchner et à Gilles Hémose.
00:11Je vous en prie, on va s'installer là.
00:18Séverine Kirchner, présidente du Conseil scientifique de Primqual.
00:22Mais vous continuez avec Acacia ?
00:24Alors je continue, mais là c'est la fin.
00:26C'est mon dernier écologue.
00:28J'ai continué avec Acacia qui existe déjà.
00:30Le Conseil scientifique s'est poursuivi en l'état.
00:34Mais non, ça va être la fin.
00:35Ça fait 18 ans que je suis au service de ces programmes.
00:40Donc voilà, il faut arrêter, donner de la fraîcheur.
00:46Toujours fraîche.
00:48Et Gilles Hémose, directeur adjoint ville et territoire durable à l'ADEME.
00:54Alors, avant de parler de ces 30 années,
00:58je voudrais vous demander à l'une et à l'autre,
01:02votre lecture de la journée.
01:04C'était la dernière de Primqual.
01:08Vous avez choisi un sujet très intégrant, très large.
01:14Donc votre lecture de la journée en 2-3 points chacun.
01:17On commence avec vous, madame.
01:19Ok.
01:20Ma lecture de ma journée, c'est qu'on avait mis la barre assez haute,
01:23un challenge.
01:24On était montés, on avait franchement dézoomé, là.
01:27Air, qualité de l'air, qualité de l'air, énergie, climat.
01:30Je pense qu'on peut aller encore plus loin,
01:32mais on était pas mal haut.
01:34Et moi, j'avoue ma satisfaction de voir un épidémiologiste assis à côté d'un modélisateur de la qualité de l'air,
01:42puis d'un psychologue social, puis d'un spécialiste des interfaces sol-bâtiment.
01:50C'est finalement ce que Primqual fabrique et la capacité surtout de ces chercheurs
01:56de nous avoir parlé de manière simple, efficace,
02:00et que ça nous ait paru presque naturel.
02:02Alors que je peux vous dire qu'il y a 30 ans, ce n'est pas du tout naturel.
02:05On n'en serait pas du tout là.
02:07Donc c'est le chemin parcouru en ce sens.
02:11Ce qui m'a marqué aussi, c'est l'hybridation de ces recherches sur les territoires.
02:16On a vu, au travers de ces recherches, qui sont ancrées à Grenoble, à Métropole de Lyon,
02:23et qui permettent, et on l'a vu, tout l'intérêt de comprendre les spécificités aussi des sujets.
02:29On n'est pas abstrait, c'est pas abstrait, on est vraiment ancré sur des questions,
02:34et avec une population, pas avec un grand P justement,
02:37mais avec une précision des situations qui font qu'on arrive à comprendre,
02:42si on met en place des actions qu'il y a une importance de prendre en compte.
02:48J'ai noté, évidemment, les antagonistes.
02:50Moi, personnellement, je trouve que c'est la recherche de compromis qui me plaît bien,
02:55parce qu'effectivement, aujourd'hui, les questions sont complexes,
02:57et on ne peut pas être bon partout.
02:58Par contre, c'est comme dans la nature, trouvons les meilleurs compromis.
03:01Et le dernier point que je dirais, qui m'a peut-être marqué, c'est, et je l'ai perdu,
03:09c'est la notion de découvreur.
03:12C'est ce qui a été dit, c'est finalement, ces signaux faibles,
03:15et cette évolution de la science, on a besoin de ça, en fait.
03:19On ne peut pas s'arrêter en disant, ça y est, on sait tout, on va y aller.
03:22Non, la science, elle évolue, la situation géopolitique aussi autour évolue,
03:27et puis, les questions se transforment.
03:29Et donc, je dirais, c'est de la science, de la transparence,
03:32et puis, aller jusqu'à là, comment on accompagne cette connaissance,
03:38et on la transmet.
03:40Merci. Gilles et Mause ?
03:43Moi, je suis un peu ému, forcément.
03:45Mais déjà, je voudrais partager un petit peu le...
03:47Il y a eu beaucoup de remerciements aujourd'hui.
03:49Alors, ça détonne un peu, parce que d'habitude, on veut nous remercier,
03:52c'est différent, mais là...
03:54Mais je voudrais vraiment partager ça avec les collègues des directions générales des ministères,
03:58donc, il y a notamment le CGDD qui est présent,
04:00mais on a aussi une collègue de la DGEC,
04:02parce que c'est vraiment un copilotage de prime calme.
04:05Alors, ça se voit un peu moins, parce que les conventions de financement seront de l'ADEME,
04:08mais c'est vraiment un travail en binôme,
04:11avec un travail de collecte des besoins des autres directions générales,
04:16et puis ensuite, derrière, un travail de conviction, de portage,
04:19pour aller vers les gens qu'on rencontre régulièrement,
04:21qui nous demandent des conseils, qui nous demandent notre avis,
04:23des parlementaires, des cabinets, etc., qui viennent,
04:26et tout ça, on le fait en cohérence,
04:28et c'est extrêmement important.
04:30Donc, je remercie le CGDD pour tout ça,
04:32parce que ça fonctionne vraiment bien.
04:34Je voudrais ajouter aussi que prime calme est une brique parmi d'autres.
04:37C'est une belle brique.
04:38On est très fiers, je pense, collectivement, de cette brique.
04:40On veut que ça continue dans le cadre d'Acacia.
04:42Et puis, je parlerai aussi d'ACTER, juste après, un autre appel à projet de l'ADEME,
04:48et vous verrez la cohérence.
04:49En tout cas, c'est de ça dont je veux vous parler.
04:52Mais, en fait, la cohérence, elle existe aussi par rapport à d'autres appels à projet portés,
04:56ou d'autres initiatives en matière de développement des connaissances qui sont portées,
05:00que ce soit par l'ANSES, que ce soit avec l'expertise développée du côté de Santé publique France,
05:05ou des autres directions générales de l'administration.
05:11Et donc, tout ça, c'est...
05:12Voilà, prime calme est une brique,
05:14et elle est mise en cohérence avec d'autres briques
05:17pour faire un tout qui soit le plus cohérent possible.
05:20Donc, ça, c'est le premier point.
05:22Le deuxième, c'est un peu le coup d'œil dans le rétro, finalement.
05:26Moi, je crois qu'on a discuté un petit peu de ce qui ne fonctionnait pas encore aujourd'hui.
05:31Évidemment, c'est le sujet du jour.
05:33Mais regardons tout le chemin parcouru.
05:36Dans les années 2000, quand même,
05:37on avait des programmes de recherche dans le cadre de prime calme
05:40où on essayait de mieux comprendre
05:41quel est l'impact du chauffage au bois individuel sur la qualité de l'air.
05:45Pour ceux qui connaissent POVA,
05:47les gens qui avaient pensé à POVA,
05:48ils étaient allés dans les vallées alpines
05:50en pensant qu'ils allaient montrer que c'était les camions qui polluaient.
05:54Et puis, ils sont tombés de haut parce qu'ils ont vu que ce n'était pas ça.
05:57Les gens qui ont fait escompte,
05:58ils ont contribué à développer un modèle chimère
06:01qui est utilisé partout aujourd'hui en prévision de qualité de l'air.
06:04Donc, il y a des réussites qu'il faut noter
06:06parce qu'on est vraiment parti il y a 20-25 ans
06:08de développement en connaissances nouvelles
06:09qui est, je dirais, de la recherche pure
06:12à aujourd'hui des sujets
06:15où on vient évaluer des politiques publiques
06:17ou expérimenter des politiques publiques
06:19qui ont été mises en oeuvre,
06:20qui sont mises en oeuvre aujourd'hui
06:21grâce à ce développement de connaissances.
06:24J'en cite un autre qui n'a pas été cité aujourd'hui
06:27sur le sujet de l'agriculture.
06:30Dans Primcal, il y a eu beaucoup de programmes
06:32pour comprendre d'où venaient les émissions,
06:35de quel type de culture,
06:36quel fertilisant, quelle pratique,
06:38et notamment les émissions d'ammoniaque et d'oxyde d'azote.
06:41Et aujourd'hui, on arrive à avoir des budgets
06:43pour financer des expérimentations.
06:44Ça s'appelle Agricaire.
06:46Alors, on espère qu'on va pouvoir le reconduire.
06:48La personne qui s'en occupe est dans la salle,
06:50tout au fond, là-bas, elle se cache.
06:51Mais n'empêche qu'aujourd'hui,
06:53on arrive à expérimenter avec des cumas,
06:55avec des agriculteurs,
06:56des actions pour réduire la pollution de l'air
06:58de façon consensuelle avec le monde agricole.
07:02Quelle avancée !
07:04Donc ça, c'était le deuxième point majeur
07:08que je voulais citer.
07:09Et le troisième, et je serai relativement rapide,
07:11c'est que finalement, les sujets traités
07:13dans le cadre de Primcal,
07:14ils ont accompagné le déploiement
07:15de la politique publique de qualité de l'air en France.
07:1896, c'est la loi LOR,
07:20c'est la directive qualité de l'air qui est mise en oeuvre.
07:23Le programme arrive pour accompagner tout ça.
07:25C'est le développement des réseaux de surveillance
07:27de la qualité de l'air en France.
07:28A l'époque, d'ailleurs, l'ADEME était missionnée pour ça.
07:31A l'époque, on ne finançait pas
07:32des actions de réduction des émissions de polluants.
07:35On finançait les ASCA,
07:36pour qu'elles s'équipent,
07:37en analyseur d'ozone, etc.
07:39Quel site plutôt que quel autre, etc.
07:41C'était ça le sujet dans les années 2000.
07:42Et puis, en 2010,
07:45on a estimé que le réseau était mature,
07:47il l'était, c'est vrai,
07:48et qu'on pouvait passer à une deuxième phase.
07:50Maintenant, on connaît les sujets de qualité de l'air
07:52et maintenant, on agit sur la qualité de l'air.
07:55Et donc, ça, l'impact, il est immédiat sur Primécal.
07:58C'est qu'on passe de questions de connaissances nouvelles,
08:01d'outils pour mieux connaître,
08:02mieux appréhender la qualité de l'air,
08:04à des questions d'action en faveur de la qualité de l'air.
08:07Et donc, on en est bien là aujourd'hui.
08:09Aujourd'hui, on n'a parlé que d'évaluation de politique publique.
08:12On a fait le lien avec le climat.
08:15On s'est dit, mais comment on parle à un élu ?
08:16Comment on parle à la population ?
08:17Il y a des trucs qui ne marchent pas,
08:18il y a quand même des trucs qui marchent, heureusement.
08:21Et on en est là aujourd'hui.
08:23Et c'est là où je fais le lien aussi avec Acacia et Acter.
08:26C'est-à-dire qu'on avait deux programmes de recherche
08:28sur le développement des connaissances
08:30et des solutions techniques de réduction des émissions de polluants.
08:34C'était Primécal et Cortea.
08:35On a choisi de les regrouper en un seul appel à projet de recherche.
08:39Et d'ailleurs, celui qui a été lancé en décembre dernier,
08:42l'une des questions principales, c'est l'ozone.
08:44Comment on fait pour traiter la question de l'ozone ?
08:46Qui est une question vraiment...
08:47Alors là, on vous attend, évidemment.
08:50Et l'autre appel à projet qu'on a lancé
08:52depuis une dizaine d'années de mémoire,
08:55mais je vais peut-être dire une bêtise,
08:56qui s'appelle Acter.
08:57Et qui, là, est vraiment un programme d'accompagnement
09:00des collectivités locales pour mettre en place
09:02une planification sur la qualité de l'air.
09:04et amener, accompagner des collectivités
09:07à penser une planification qualité de l'air
09:09qui soit cohérente avec leur plan climat,
09:12qui soit budgétée, financée,
09:15qui soit pensée en termes de communication
09:16et en termes d'action sur le moyen et le long terme.
09:20Et donc, on en est bien là aujourd'hui.
09:21C'est-à-dire que c'est grâce à ces programmes lancés il y a 30 ans
09:24qu'aujourd'hui, on est dans une dynamique d'action
09:26avec plein de problèmes à résoudre,
09:28mais quand même beaucoup plus de solutions qu'il y a 20 ans.
09:30Alors, la R&D a énormément évolué
09:34et s'est transformée sur 30 ans.
09:37Qu'est-ce qui serait passé si Primcal n'avait pas existé ?
09:42Déjà, avant de dire ça, j'aimerais dire
09:44déjà que 30 ans, c'est un peu comme à cet âge-là,
09:47en général, on a de la maturité,
09:50on a de l'expérience,
09:51on a des connaissances qui permettent de comprendre le monde.
09:54Aujourd'hui, Primcal, c'est un peu ça, en fait.
09:58Au début, on est parti d'une petite communauté
10:01de chimie de l'atmosphère.
10:02Aujourd'hui, on est un pivot de connaissances.
10:04Vous l'avez vu à l'œuvre ici,
10:06un pivot de connaissances où on est capable
10:08de faire dialoguer les domaines d'expertise,
10:11les spécialités pour traiter de questions complexes.
10:14Vous l'avez aussi vu aujourd'hui.
10:16Et ça, on le fait progressivement.
10:19On est en capacité aujourd'hui
10:21de traiter depuis la mesure des polluants,
10:24de la source, de l'émission, des concentrations,
10:26de l'exposition humaine, végétale, animale,
10:31politique publique, évaluation de politique publique.
10:34C'est quelque chose d'assez extraordinaire.
10:36C'est 30 ans, ça.
10:37C'est 30 ans de maturation.
10:38Aujourd'hui, on en est vraiment là.
10:40On est en capacité de faire.
10:42Et ça rend finalement des décisions
10:45et de l'aide robustes.
10:47C'est-à-dire qu'on est capable de nous poser des questions.
10:49Et cette connaissance et cette capacité
10:51d'interagir entre ces communautés,
10:53ça permet ça, la robustesse des réponses.
10:58Aujourd'hui, alors, si on n'existait pas,
11:03c'est simple, on serait aveugle.
11:04C'est-à-dire, comme on fait quand on enlève ses lunettes.
11:08On a vécu ça par le passé,
11:10quand on a eu la crise de l'amiante,
11:12quand on en a eu dans un autre domaine,
11:14le sang contaminé.
11:15Oui, quand on n'a pas les connaissances
11:18au fil de l'eau pour anticiper,
11:20on gère par la crise.
11:23Et c'est clair que c'est complètement différent
11:24d'avoir toujours ce socle de connaissances.
11:27Et on l'a vu, qui doit sans arrêt être là.
11:30Alors, ce n'est pas l'idée d'être un chercheur
11:31en disant qu'il faut toujours faire de la recherche.
11:32Ce n'est pas ça.
11:33C'est que tout évolue.
11:35Les questions se complexifient.
11:36Les questions ne sont pas les mêmes aujourd'hui
11:37qu'elles étaient hier aussi.
11:40Et donc, aujourd'hui, moi, je peux même dire
11:42qu'en fait, ce qu'on a amené là,
11:44au sein de PrimeCal,
11:45c'est aussi d'accompagner des filières,
11:48la filière de la construction,
11:50au travers de tout ce qui a été fait
11:51sur la qualité de l'air intérieur,
11:52dont on ne parlait absolument pas en 1995.
11:55L'agriculture, dont tu parles,
11:56ou avec cette notion d'impact de l'agriculture
11:59sur l'air, mais aussi de l'impact de l'air
12:00sur l'agriculture, sur les rendements,
12:04bien sûr les transports,
12:05et bien entendu tout l'aménagement des territoires.
12:08Donc, c'est clair que cette maturité-là
12:11permet cette robustesse
12:13et, à mon avis, est essentielle.
12:16Gérer sans ces connaissances
12:19est absolument compliqué.
12:22Alors, c'est vrai que la question, c'est,
12:23une fois qu'on a la connaissance,
12:25c'est ce qu'on a vu tout à l'heure,
12:27c'est qu'est-ce qu'on en fait
12:27et à quel point on va la diffuser
12:30et l'ancrer.
12:31Ce n'est pas évident.
12:32On a eu un conseil scientifique hier,
12:34on s'est posé la question.
12:35Ce n'est pas forcément le chercheur
12:36qui est en première loge
12:37et qui est en capacité de faire.
12:39On a vu tout à l'heure
12:39que ce n'est pas non plus l'élu.
12:41Donc, il y a peut-être quelque chose
12:42à voir aujourd'hui,
12:44c'est comment ces bases de connaissances
12:47qui sont aujourd'hui là,
12:48évidemment, la disponibilité des chercheurs,
12:51je pense que la transparence,
12:52la conversation avec un chercheur
12:53amènent cette compréhension.
12:56Mais, pour aller plus loin,
12:57peut-être faire autre chose.
13:00La connaissance coûte beaucoup moins cher
13:02que de ne rien faire.
13:03Exactement.
13:03Vous hésitez l'amiante.
13:04Ça, on l'a vraiment pratiqué.
13:07Tout à fait.
13:08Et d'ailleurs, c'est vrai que je trouve
13:09que dans le domaine, en tout cas,
13:11de la santé,
13:12on a, je trouve,
13:13plus facilement des financements
13:16pour faire des diagnostics précoces
13:17de maladies
13:18que de la prévention.
13:21Tout ce que Primcal fait
13:23sert évidemment à supprimer,
13:26à enlever l'exposition.
13:28et c'est clair que c'est un investissement
13:30avec un ROI incroyable.
13:33Bien sûr.
13:35Qu'est-ce qui serait passé
13:36si Primcal n'avait pas été inventé ?
13:38J'ose pas imaginer.
13:43Non, je sais pas.
13:45Franchement, c'est difficile à imaginer.
13:47Moi, j'ai plutôt tendance, du coup,
13:51à me projeter, finalement,
13:52par rapport à tout ce qui a été dit
13:54au cours de cette journée
13:57et au cours des nombreuses éditions
13:59précédentes de Primcal.
14:03T'as parlé un petit peu
14:04du conseil scientifique.
14:07T'as aussi parlé du rôle un petit peu,
14:10alors je le dis avec mes mots,
14:11de fédérateur et de créateur
14:13de communautés de Primcal.
14:16Et ça, c'est très précieux.
14:18C'est ce qui fait aujourd'hui
14:19qu'on a des programmes plus robustes,
14:20plus intégrés.
14:21et que là, on l'a vu ce matin,
14:24enfin, les équipes,
14:24et cet après-midi, pardon,
14:25mais les équipes étaient matures
14:27pour produire des résultats
14:30qui intègrent qualité de l'air,
14:32climat, énergie,
14:34qui peuvent déborder sur la sociologie,
14:36sur comment on parle à un élu, etc.
14:37Enfin, on voit bien ça.
14:39Et ça, c'est un acquis supplémentaire
14:42grâce à Primcal et à d'autres programmes.
14:44Il ne faut pas tous attribuer, bien sûr,
14:46mais c'est un acquis collectif.
14:48C'est parce que vous avez tous
14:49trouvé un intérêt à venir à des réunions,
14:52à écouter les autres et à vous dire
14:53que c'est ensemble qu'on va progresser le mieux.
14:57Je rajouterais juste que, dans tout ça,
14:59le Conseil scientifique,
15:01que je remercie tellement vivement
15:03de toute cette aventure,
15:04a joué son rôle,
15:05parce qu'eux-mêmes se sont acculturés.
15:07Je peux vous dire que les conversations
15:08qu'on a eues tout au long de ces années,
15:10le fait d'écouter un spécialiste
15:12qui n'est pas de son bord,
15:15et tout ça, ça s'est fabriqué.
15:16Aujourd'hui, c'est un Conseil scientifique extrêmement mature,
15:20mais justement, il a la capacité aussi
15:21d'impulser ces sujets,
15:24de trouver de l'excellence aussi,
15:26d'évaluer les projets.
15:28C'est vraiment une richesse.
15:30Et je souligne d'ailleurs que les experts
15:32et les chercheurs de conseils
15:33ne sont pas financés.
15:36Petit clin d'œil.
15:37En tout cas, c'est vraiment aussi,
15:41je pense, ils sont au cœur du réacteur.
15:44Et bien sûr, ils ne sont pas tout seuls.
15:45Et l'ADEME et le ministère,
15:47parce que pendant 30 ans,
15:49c'est cette synergie,
15:51et moi j'appelle ça la synergie,
15:52qui était extrêmement positive
15:53et qui a fait que ça a très bien fonctionné aussi.
15:57Alors, dernière question, la suite.
16:00Alors, vous avez certainement parlé
16:01de continuer à cultiver le transdisciplinaire,
16:03transdisciplinaire,
16:05de s'assurer d'avoir les bons indicateurs,
16:10un bon transfert à l'action,
16:15mais soyez un peu plus précis
16:16sur la suite des sujets,
16:19comment ça va se piloter,
16:22quelle est votre commande finalement ?
16:24Comment ça va se piloter ?
16:26C'est une pilotage 100% ADEME,
16:27je laisserai Gilles Mauss le dire.
16:29Je dirais que moi, comme on l'a vu,
16:31la vie c'est malléable,
16:33on avance, on est résilient,
16:36puis il y a quelque chose d'autre qui revient,
16:37des fois on refait,
16:39voilà, les ZFE,
16:39là on en a parlé nous,
16:41il y a très longtemps,
16:42elles sont mises en oeuvre,
16:43c'est reparti,
16:45et alors moi je suis sûre
16:45qu'on en reparlera,
16:47donc c'est toujours ce côté
16:49d'être toujours alerte,
16:52toujours avoir l'esprit quand même
16:53de découvreur,
16:54on parle des PFAS aujourd'hui,
16:56demain ce sera certainement autre chose,
16:57et en fait,
16:58il faut avoir un temps d'avance,
17:00on ne peut pas se laisser emporter,
17:01enfin malheureusement,
17:02on avance moins vite que tout ce qui est créé,
17:04mais il faut toujours avoir cet esprit,
17:07et je dirais,
17:08peut-être un point,
17:09alors c'est vrai que c'est
17:10l'habileté du compromis,
17:12parce que c'est vrai que les questions
17:13sont tellement complexes aujourd'hui,
17:15effectivement,
17:16il faut être nombreux autour de la table,
17:17mais il faut avoir envie de se parler,
17:20et que chacun fasse un petit compromis
17:21pour qu'on arrive à prendre les meilleures décisions,
17:23quand c'est en synergie,
17:24à la limite ça se passe super bien,
17:26et le dernier point,
17:26c'est quand même,
17:27effectivement,
17:27ces bases de connaissances,
17:29et on est vraiment là,
17:31à la tête,
17:32d'une base de connaissances énorme,
17:33très riche,
17:35comment ça se transmet,
17:37et ça c'est vraiment un sujet en soi,
17:38je pense,
17:39la transmission de la connaissance,
17:40on a entendu des choses fortes,
17:42là tout à l'heure,
17:43sur les attentes en la matière,
17:45Gémoz,
17:47bon,
17:47il y a une inconnue qui est le budget,
17:49on verra,
17:50mais,
17:51bon,
17:52imaginons que tout se passe bien,
17:55moi je dirais qu'on a un petit peu,
17:57je parlerais d'équilibre et de défis,
18:00d'abord on a un équilibre à continuer,
18:02à faire perdurer,
18:04c'est l'équilibre entre des sujets de défrichage,
18:07de recherche un petit peu pure,
18:09t'as cité l'épiface,
18:10il y a les microplastiques dans l'air,
18:11il y a tout un tas de sujets,
18:13comme ça,
18:13qu'on voit émerger,
18:14sur lesquels on a besoin de connaissances nouvelles,
18:17donc ça,
18:17évidemment,
18:18il faut le continuer,
18:20mais il faut être très très conscient,
18:21qu'on est quand même très attendu aussi,
18:24extrêmement attendu,
18:25sur l'accompagnement de politiques,
18:27public,
18:27c'était le sujet du jour,
18:29et là,
18:30je dirais qu'on est encore plus attendu,
18:32c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
18:33la rareté de l'argent public,
18:35fait qu'il faut vraiment qu'on soit capable d'expliquer,
18:38comment on utilise l'argent public,
18:40avec les collègues du CGDD,
18:43pour essayer d'obtenir des budgets,
18:44pour continuer à faire des appels à projets,
18:48type Acacia,
18:48donc on est,
18:50ça c'est extrêmement important,
18:52donc on a vraiment un devoir là-dessus,
18:55un devoir d'expliquer ce qu'on fait,
18:56un devoir de démontrer que ce qu'on fait est utile,
18:59plus qu'avant,
19:00donc ça c'est très très clair,
19:02et Patricia en a parlé ce matin,
19:04et je voudrais juste,
19:05comme la communauté primicale est une communauté vivante,
19:09évidemment,
19:09il y a des sujets qui sont un petit peu en perte de vitesse,
19:12il y en a d'autres qui émergent,
19:14on voit bien que sur l'accompagnement des politiques publiques,
19:17on en a discuté tout à l'heure,
19:18comment on parle à un élu,
19:20comment on parle à une population,
19:22ou à des populations,
19:23pardon,
19:24évidemment,
19:24j'ai écouté,
19:25et puis,
19:26il y a quand même un sujet,
19:28qui est prioritaire aujourd'hui,
19:30et sur lequel on n'est pas beaucoup encore,
19:32c'est le sujet économique,
19:34et de l'équilibre fiscal et financier,
19:36des mesures qu'on propose,
19:38qu'on imagine,
19:38si les ZFE n'ont pas marché,
19:42ou en tout cas,
19:42sont remises en cause aujourd'hui,
19:44et de toute façon,
19:45on y reviendra,
19:45parce que les ZFE,
19:46on y bosse depuis 2009,
19:48et donc,
19:49on ne va pas lâcher aujourd'hui,
19:50on va persévérer,
19:51évidemment,
19:52et on verra ce que ça donne,
19:53mais aujourd'hui,
19:53ce qu'il faut,
19:54c'est arriver à trouver des équilibres économiques,
19:57qui permettent de donner des solutions aux gens,
19:59qui sont impactés au quotidien,
20:00parce qu'ils ont une vieille bagnole,
20:02et pas de fric pour la changer,
20:03et quand on aura résolu ce problème-là,
20:05qui est un problème économique,
20:07qui est un problème de proposition,
20:08de mesures fiscales,
20:09équilibrées,
20:10acceptables par un gouvernement,
20:12je pense qu'on aura fait un grand pas.
20:15Voilà tout ce que je voulais dire.
20:16Merci beaucoup,
20:18vous restez encore là trois minutes,
20:19et vous aussi,
20:20pour passer à des remerciements,
20:23avec la tolière Primcal,
20:26Nathalie Poisson.
20:27Que j'aimerais remercier aussi,
20:28parce que c'est vraiment le cœur du cœur du dispositif.
20:33plus de 25 ans à la coordination recherche R à l'ADEME,
20:39et responsable de ce programme.
20:42Je ne te cache pas que je n'ai pas levé la main ce matin,
20:43quand on t'a demandé ceux qui avaient moins de 18 ans il y a 30 ans.
20:46C'est vrai ?
20:47Pour cette raison notamment.
20:50Et justement,
20:51pour revenir sur les 30 ans,
20:52je voulais citer deux noms
20:53de ceux qui ont fondé le programme.
20:56C'est vrai qu'à l'époque,
20:57c'était déjà CGDD à l'ADEME,
20:59mais je n'étais pas encore là,
21:00même si ça fait longtemps que je suis là,
21:01mais ce n'était pas moi.
21:02Ce n'était pas non plus Thibaut Prévost,
21:04c'était Pascal Ebner au CGDD,
21:05qui était connecté ce matin,
21:07et qui salue ceux et celles
21:10qu'elle a connus à l'époque,
21:11et Christian-Elici Garay à l'ADEME.
21:14Ils ont fondé le programme,
21:16apparemment ils ont fait du bon travail,
21:17parce qu'on est encore là 30 ans plus tard.
21:19Dès le départ,
21:19ils ont mis un conseil scientifique,
21:21qui a été non seulement efficace,
21:22mais en plus qui travaille dans la bonne humeur,
21:24et qui a su motiver les gens à rester longtemps.
21:27Donc voilà,
21:27je voulais leur tirer un petit coup de chapeau,
21:28parce que je pense que
21:29si on est tous là ici,
21:30c'est aussi grâce à eux.
21:32Après,
21:33je voulais aussi rappeler
21:34qu'un raccord de résumé a été produit
21:37pour l'occasion de l'événement,
21:38pour ceux qui sont présents,
21:39ou vous les amis sur les sièges,
21:40parce qu'ils sont arrivés un petit peu tard,
21:42c'est en ligne sur le site ressources de l'événement.
21:45Le replay sera également mis sur ce site-là.
21:48Pour ceux qui veulent vraiment rentrer
21:49dans le détail des projets,
21:50vous avez les rapports finaux
21:51qui sont ou vont être mis en ligne
21:54dans la librairie ADEME,
21:55et donc je vous encourage aussi
21:56à regarder le nouveau site
21:57recherche.adem.fr,
22:00il y a une rubrique R,
22:01c'est en cours de construction,
22:02ça va petit à petit
22:03être de plus en plus fourni en informations,
22:07et tout ce qui était sur l'ancien site Primca,
22:09parce qu'on était précurseurs
22:10avec un site dédié
22:11qui nous permettait de mettre
22:12les recherches à disposition.
22:14Donc petit à petit,
22:15on va rapatrier tout ce qui était
22:16sur l'ancien site Primca,
22:17sur ce site-là.
22:18Donc n'hésitez pas,
22:19recherche.adem.fr.
22:21Si vous êtes intéressé par le sujet
22:24plus largement qualité de l'air et changement climatique,
22:26on a parlé plusieurs fois d'Acacia,
22:28on a un certain nombre de projets
22:29qui sont en cours
22:30ou qui vont démarrer sur ce sujet-là.
22:32Donc pareil,
22:33je vous donne rendez-vous,
22:34voilà,
22:35parce qu'on est optimiste,
22:35donc on donne rendez-vous aux gens
22:36pour l'avenir,
22:39donc pour les actions de valorisation
22:41qu'on mettra en place,
22:42nouvelle APR qui sortira
22:43normalement mi-2026.
22:46Voilà,
22:46donc les noms Primcal,
22:48Cortea,
22:48peuvent disparaître,
22:49mais le soutien à la recherche
22:51sur la qualité de l'air,
22:52lui,
22:52continue au travers d'Acacia.
22:54Donc pour ceux qui ne savent pas,
22:55AQA,
22:55amélioration de la qualité de l'air,
22:57CIA,
22:58comprendre,
22:58innover,
22:59agir.
22:59Donc il y a toujours quelque chose
23:00derrière un acronyme.
23:01Voilà,
23:01si vous vous posez la question,
23:03il y a ça.
23:04Après,
23:04pour finir,
23:05je voulais remercier
23:05différentes personnes.
23:06Déjà Séverine,
23:07pour m'avoir accompagnée
23:08et supportée aussi longtemps,
23:09donc ça va faire tout drôle
23:10de continuer sans toi.
23:11Mais on a une autre Séverine
23:12qui, elle,
23:12va continuer avec nous.
23:14Et donc le Conseil scientifique,
23:15quasiment tout le monde
23:16était là en fait,
23:17en présentiel ou en ligne.
23:18Il y a des anciens membres aussi.
23:19J'ai vu Isabelle Roussel
23:20et d'autres.
23:21Donc voilà,
23:21Augustin Collette.
23:22Donc voilà,
23:23on remercie tout le monde
23:24et ça va continuer.
23:26On voulait remercier
23:26donc le CGD et l'ADEME,
23:28ceux qui nous ont aidés
23:29à organiser la journée.
23:30Donc c'est un travail collectif.
23:32On s'est appuyé
23:32sur justement nos coprésidentes
23:34du CS,
23:35sur des membres
23:35du comité d'orientation
23:36pour établir le programme,
23:37pour trouver les intervenants
23:38qui ont tous bien joué le jeu.
23:42des interactions
23:43et des présentations
23:44qu'il y a eu aujourd'hui.
23:46Barbara Sécré en coulisses
23:48qui est au service
23:49comme de l'ADEME.
23:50Donc vous ne les voyez pas
23:51mais c'est vraiment
23:52des chevilles ouvrières,
23:53des personnes qui sont cachées
23:54derrière et qui font
23:55qu'une journée est réussie.
23:56Donc merci à Barbara.
23:56Ils sont dans l'ombre
23:57au sens propre du terme.
23:58Voilà, c'est ça.
23:59Épison chaud en plus
24:00derrière les rideaux je pense.
24:01Donc avec les équipes
24:02d'Eco Event
24:03et de l'embarcadère
24:04où nous étions assalés aujourd'hui.
24:05Donc vraiment,
24:06c'est un tout tout ça
24:07pour avoir une journée
24:08qui est réussie.
24:09Un grand merci à Jean-Michel
24:12donc j'ai regardé,
24:13je crois que c'est ton
24:13quatrième colloque Princal
24:14sur les 17.
24:15J'ai eu de Cortéa
24:16entre deux aussi.
24:17J'ai eu de Cortéa aussi
24:18et puis de la 6 de la qualité
24:21de l'air et autres.
24:21Mais voilà,
24:22on a fait 17 événements
24:23Princal en 30 ans
24:25donc tu en auras
24:26à Nimeca.
24:26Donc un grand merci à toi.
24:29Donc voilà,
24:29je pense que je n'ai rien oublié
24:30ni personne.
24:31Un grand merci à vous
24:32d'être venu,
24:32que vous soyez en présentiel
24:33ou que vous êtes connecté
24:34pour ceux qui sont distanciels.
24:36Et je vous dis,
24:36l'aventure n'est pas finie.
24:38On a Acacia
24:38donc je vous donne rendez-vous
24:39pour le futur.
24:41Un grand merci à vous.
24:42Merci à vous tous.
24:44Bon retour
24:44et merci à ceux
24:45de nous avoir suivis en distance.
24:47A bientôt.
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