- il y a 4 mois
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00:00Et bonsoir à tous et bonsoir à toutes, bienvenue dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:04Il y a ceux qui travaillent et ceux qui cassent, ceux qui mettent le réveil à 5h du matin en banlieue pour aller bosser
00:10et ceux qui rentrent à 5h du matin après avoir saccagé, pillé, volé et qui vivent dans les quartiers bourgeois.
00:15Il y a d'un côté la France qui paye tout, l'autre la France qui détruit tout.
00:18Et il y en a marre de voir toujours les mêmes cagoulés de noirs lancer des pavés sur les forces de l'ordre
00:24et en donner leurs éternels slogans d'extrême gauche pour semer le chaos.
00:28La France est déchirée régulièrement par ces manifestations violentes qui profitent d'un pouvoir affaibli,
00:33d'un président aux abois et d'une quasi-paralysie institutionnelle.
00:37Au milieu de ce vacarme, Sébastien Lecornu est devenu Premier ministre et a entamé des négociations
00:41afin de former un nouveau gouvernement.
00:43Tout cela alors que la majorité des Français dit vouloir un vrai changement, une vraie rupture dans la gouvernance actuelle.
00:50La mission de Sébastien Lecornu est-elle une mission impossible ?
00:53Nous le saurons très rapidement.
00:55On va en débattre ce soir dans cette édition spéciale de Punchline dédiée à cette journée bloquant tout.
01:01Il est 18h, on est en direct sur CNews et sur Europe 1, au cœur de cette journée de manifestation
01:19avec des actions de sabotage, des actions violentes.
01:23À l'heure où l'on se parle, le calme est revenu, notamment dans les villes de région.
01:27Je pense à Rennes où la situation était très tendue il y a quelques instants.
01:32Là, nous allons en place de la République où de nombreux jeunes sont en train de se réunir
01:38pour tenter de grimper sur la statue qui se trouve en son centre.
01:43On rejoint l'une de nos équipes sur place.
01:45Bonsoir à vous.
01:46Expliquez-nous ce qui se passe autour de vous et dans quelle atmosphère cela se déroule.
01:50Bonsoir Laurence.
01:51Bonsoir à tous.
01:52Effectivement, nous ici, place de la République, on assiste à un véritable spectacle de désolation.
01:57Ce monument au centre de la place qui a été tagué, qui a été pris d'assaut par ces jeunes
02:03munis de drapeaux palestiniens, qui ont tagué taxes pour les riches à CAB, Free Palestine, Free Gaza
02:11et qui entonnent effectivement des chants contre les policiers.
02:15Ici, place de la République, c'est véritablement la coagulation de tout ce qui s'est passé dans la capitale aujourd'hui
02:20avec tout autour des policiers qui entravent la circulation pour empêcher ces personnes de mettre à sac les rues de la capitale
02:30puisque ces rues de la capitale ont été déjà endommagées dans l'après-midi par beaucoup d'individus
02:36et notamment des éléments radicaux qui ont mis notamment le feu à une brasserie à Châtelet,
02:42des feux de poubelle également, des scooters, des vélos retournés pour empêcher les voitures de passer.
02:48Pour le moment ici, place de la République, l'ambiance est bon enfant malgré une scène à laquelle on vient d'assister
02:53avec ma collègue, celle d'un jeune homme qui est arrivé ici, place de la République muni d'un drapeau français
02:58qui a directement été arrêté par une dizaine d'individus qui lui ont demandé de cacher ce drapeau et de le jeter.
03:04Il leur a dit qu'il était libre de le garder mais il a été contraint évidemment de cacher ce drapeau français
03:10par cette dizaine d'individus qui l'ont empêché de marcher ici, place de la République
03:15où tout se passe bien pour le moment mais la soirée n'est pas terminée.
03:19Merci beaucoup pour ces précisions.
03:20Quel symbole, encore une fois, que ce drapeau français a acquis, que l'on demande de ranger ?
03:25Il y a plusieurs exemples dans la journée de manifestants, Gauthier Le Brette est avec nous,
03:30qui avaient un drapeau français, certains ont été sortis violemment des cortèges.
03:35C'est quel symbole, terrifiant !
03:37Et par contre le drapeau palestinien, de tous les cortèges et de tous les rassemblements aujourd'hui,
03:42on voit bien ce qu'est ce rassemblement.
03:45C'est un rassemblement de la jeunesse d'ultra-gauche, d'extrême-gauche.
03:49Moi, je veux bien les entendre nous parler du manque de pouvoir d'achat.
03:54Ils ne pensent pas à ceux qui, demain matin ou dans la nuit, iront nettoyer ce qu'ils ont tagué
03:58sur la statue place de la République et qui sont payés au SMIC, qui se disent aussi féministes.
04:05Il y a un collectif qui s'appelle le collectif Nemesis qui a fait un happening sur la place de la République.
04:09Il y a une des militantes qui a été tirée par les cheveux et amenée au sol.
04:13Donc c'est ce que nous avait prédit le ministre de l'Intérieur et le préfet de police.
04:17J'ai entendu certains commentateurs ou certains politiques dire qu'ils jouent à se faire peur.
04:22Bah non.
04:23Ils ont dit qu'il y aurait 100 000 manifestants.
04:25Il y en a un peu plus de 100 000.
04:26On voit bien que le dispositif était correctement calibré.
04:2980 000 forces de l'ordre mobilisées.
04:31Et on voit bien que la gauche, l'extrême-gauche, kidnappe la rue quelque part, monopolise la rue.
04:38C'était au départ un mouvement d'une France populaire, du fameux mouvement Nicolas qui paye, du mouvement anti-zone à faible émission.
04:47Et on se retrouve avec des drapeaux palestiniens, des gens qui n'ont probablement jamais travaillé de leur vie au vu de leur jeune âge,
04:54des lycéens qui s'agrègent à ce mouvement.
04:56Et on voit quand même, on en parlait à l'instant sur Europe 1, que c'est un mouvement avec très peu de diversité, si vous voulez.
05:05C'est un mouvement d'une jeunesse, du monde universitaire.
05:10Probablement, si je devais un peu caricaturer, des étudiants en sociologie qui votent Jean-Luc Mélenchon.
05:15Voilà. Voilà ce que je dis le fond de ma pensée.
05:17Voilà pour Paris. On y reviendra dans un instant.
05:19Toulouse avec une journée compliquée également.
05:22Charles Huillier, le correspondant d'Europe 1 sur place.
05:24Charles, bonsoir. Comment s'est dérougelé cette journée de manifestation ?
05:29Laurence, oui, à peu près 13 000 personnes cet après-midi ici.
05:32Tout s'est déroulé de manière à peu près normale.
05:35À part quelques tags sur des établissements bancaires et quelques dégâts sur le mobilier urbain,
05:39ce matin, pas grand-chose à signaler côté sécurité.
05:43En revanche, des tensions ont eu lieu au sein même du cortège.
05:46Un groupe qui arborait des drapeaux français a été pris à partie.
05:49Je vous propose d'écouter cet échange.
05:51Votre drapeau aujourd'hui, il n'a rien à faire là.
05:54Si maintenant le drapeau français, c'est de facho, là, franchement, on touche le fond, quoi.
05:59C'est de la mer. Vous arrêtez de tout mélanger, quoi.
06:05On peut comprendre l'indignation de cette manifestante, surtout que le drapeau palestinien et les chants à la gloire de Gaza,
06:17eux, n'ont posé aucun problème cet après-midi.
06:19Voilà. Merci beaucoup, Charles-Louis, correspondant d'Europe 1, Toulouse.
06:22Encore une fois, venir dans une manifestation avec un drapeau français,
06:26c'est être considéré comme être d'extrême droite et facho.
06:29Stéphane Manigol, les bras nous entendent.
06:31Moi, je suis sidéré. Sidéré parce qu'ils sont en train de voler la vraie détresse de celles et ceux qui nous regardent,
06:38qui n'ont pas pu aller travailler aujourd'hui.
06:40Sidéré parce que ceux qui sont vraiment dans la souffrance ne mélangent pas ces sujets.
06:46Ils ont une ligne, c'est leur pouvoir d'achat.
06:48C'est que leur bas de page, au bout du compte, leur apporte plus, qu'ils peuvent se faire plaisir.
06:53Et qu'au bout du bout, quand vous travaillez, à un moment, vous avez juste envie de pouvoir vous faire plaisir.
06:58Si nous, aujourd'hui, qui sommes un peu le thermomètre de la France, si la restauration ne se porte pas bien,
07:05c'est parce que les gens ne peuvent plus sortir.
07:07C'est parce que les gens ne peuvent plus se faire plaisir.
07:09Et nous, on est là, pourquoi ? Pour vous accueillir dans les bons moments, comme dans les mauvais.
07:14Et or, aujourd'hui, y compris dans les mauvais, les gens n'ont plus les moyens de sortir.
07:18Et cette France-là, elle n'est pas là, on ne la voit pas.
07:23C'est la racaille qu'on voit là.
07:25C'est la racaille.
07:25La racaille des beaux quartiers.
07:27Oui, qui marque dans ce cas, taxer papa, taxer maman, et qu'ils arrêtent de nous embêter.
07:32Exactement.
07:32Mais qu'ils arrêtent de nous embêter.
07:34Ils ont tous des téléphones portables très bien dans leur poche.
07:36Pardon, quand je vois les drapeaux de...
07:39On a le droit d'être pro-palestinien, ce n'est pas un délit.
07:41On n'a pas le droit d'être antisémite.
07:43Quand je vois les tags sur Rothschild, quand je vois les tags antisémites,
07:48qui les condamne ?
07:49Comment les gens ne quittent pas des manifestations comme celles-là ?
07:52Alors, vous me direz, 30 000, ce n'est pas beaucoup, mais c'est toujours trop.
07:55C'est toujours trop dans un pays qui est fracturé.
07:5818h07 sur CNews et Europe.
08:001 temps, Guillaumont, du service police-justice de CNews.
08:02Un petit point avec vous sur le nombre d'interpellations.
08:05La procureure de Paris a pris la parole il y a quelques instants.
08:08Oui, exactement.
08:08Au moment où on se parle, plus de 300 interpellations sur l'ensemble du territoire.
08:12199 à Paris.
08:1499 de ces interpellés sont actuellement en garde à vue.
08:18Les procédures sont en train d'être évaluées pour savoir si certains vont passer en comparution immédiate demain.
08:26Ce qu'on sait également, c'est qu'il y a eu 430 actions sur l'ensemble du territoire.
08:31157 sites bloqués.
08:33Environ 30 000 participants.
08:35à ces blocages.
08:36Une centaine de lycées ont été perturbés, dont 27 bloqués toute la journée.
08:42Merci beaucoup, Tanguy Hamon.
08:43Le général Bertrand Cavalli est avec nous.
08:45430 actions sur l'ensemble du territoire.
08:47Il y a une vraie coordination, une vraie organisation.
08:49Oui, c'est un rendez-vous organisé objectivement par LFI.
08:53C'est l'ultra-gauche qui était à la manœuvre.
08:55C'est une véritable démonstration de force.
08:57Je rejoins ce qui a été dit auparavant.
08:59C'est qu'il y a une forme de paradoxe.
09:01Ce sont quelques milliers d'individus, mais qui ont une capacité de nuisance qui est assez phénoménale.
09:06Heureusement qu'il n'y a pas eu l'effet d'entraînement.
09:08Mais il faut quand même rendre hommage aux milliers de gendarmes et de policiers
09:11qui étaient engagés dès ce matin.
09:14Il fallait donc couvrir le territoire, détecter, intervenir le plus rapidement possible.
09:19Comme par exemple sur la 10 ce matin à Poitiers.
09:22Bon, gendarmes et policiers qui ce soir vont être encore mobilisés
09:24car tout est encore à craindre cette nuit à Paris,
09:28mais également à Rennes, à Nantes, à Brest.
09:32Et donc il y a une sollicitation constante des forces de l'ordre.
09:35Alors ceci dit, là où on peut se féliciter, c'est qu'il n'y a pas eu d'effet d'entraînement.
09:40Alors toute la question se posera le 18 septembre, si oui ou non,
09:45parce qu'ils vont essayer de rejouer.
09:47En fait, sachez-le, c'était un tour de chauffe pour eux.
09:50C'est une répétition générale.
09:51Voilà.
09:51C'est une répétition générale.
09:53Stéphane Manigol et ensuite André Valigny.
09:54On est vraiment, on assiste à une séquence qui est lointaine,
09:58mais dans ce pays, au fond, on a vraiment gavé les droits et vidé les devoirs.
10:04Et ça, c'est plus possible.
10:06Et vous savez, on est très regardés.
10:10Beaucoup de gens réagissent sur, oui, il faut que les députés ne soient pas payés
10:13tant qu'au fond, on n'est pas un budget,
10:17tant qu'il n'est pas travaillé pour l'intérêt des Français.
10:20Beaucoup de gens réagissent.
10:21Peut-être que les députés devraient en prendre la graine.
10:23Peut-être qu'ils auraient dû vous écouter.
10:25Peut-être qu'ils devraient regarder l'émission Punchline et écouter les commentaires.
10:29Les gens en ont assez.
10:30Vous voulez qu'on fasse des efforts ?
10:31Très bien.
10:32Commencez par vous.
10:33Charité bien dans le nez commence par soi-même.
10:35Et à un moment, ça suffit.
10:37On en a marre de payer.
10:37Et il faut juste dire, ça démarre telle date l'effort et ça finit telle date.
10:41Il est 18h10, toujours en direct sur CNews et sur Europe 1 dans cette édition spéciale
10:46consacrée à cette journée de mobilisation, de manifestation, de blocage,
10:49appelez-la comme vous voulez.
10:51Rennes, on va partir à Rennes puisque la situation est très tendue depuis très tôt ce matin.
10:55Ça a démarré à 5h du matin.
10:57L'une de nos équipes est sur place.
10:58Il y a eu une accalmie.
10:59Il y a à peu près une demi-heure à Rennes.
11:01Et là, visiblement, la tension remonte d'un cran.
11:03C'est bien cela ? Expliquez-nous.
11:04Oui, absolument, Laurent.
11:09Je vous disais tout à l'heure, il y a quelques minutes que les forces de l'ordre rentraient
11:14à l'intérieur.
11:15Et là, vous le voyez, il y a une charge des forces de l'ordre qui viennent de se déployer
11:19dans le centre-ville de Rennes.
11:21De manière très sporadique, on voit ces éléments radicaux qui se regroupent très
11:24vite, qui circulent également très vite dans les rues du centre-ville de Rennes.
11:28Et là, vous le voyez, les forces de l'ordre qui interviennent, usent de gaz lacrymogène
11:32pour disperser la foule en direct.
11:34C'est exactement ce genre de scène.
11:36On assiste à ce genre de scène depuis 11h30, en tout cas depuis 13h même, dans la capitale
11:42de la Bretagne, avec ces éléments radicaux qui se dispersent, puis se rassemblent à
11:48travers les rues du centre-ville et les forces de l'ordre qui luttent pour les disperser
11:52au maximum.
11:53Cela le fait, et vous l'avez dit, très longtemps que ces écheaux fourrés entre les forces
11:58de l'ordre et les manifestants durent ici à Rennes.
12:01– Merci beaucoup pour ces précisions.
12:03Je rappelle qu'on ne donne pas le nom de nos journalistes pour ne pas les exposer,
12:06parce qu'ils sont tout de suite prêts à partir par ces manifestants, pseudo-manifestants.
12:11– Rennes, Nantes, c'est des bastions d'extrême-gauche.
12:15Donc c'était les villes les plus regardées avec évidemment la capitale par les renseignements,
12:21par le ministère de l'Intérieur qui a ensuite déployé les hommes nécessaires.
12:25En fait, c'est un peu un jour sans fin ce qu'on vit dans notre pays.
12:28C'est-à-dire que maintenant, toute mobilisation sociale qui peut être légitime,
12:32comme le disait Stéphane Manigol, est confisquée par l'ultra-gauche,
12:36par ces factieux qui veulent la violence, qui veulent s'en prendre aux forces de l'ordre.
12:41Ils ne seraient pas représentés politiquement, mais ils sont représentés politiquement.
12:45Maintenant, et c'est la nouvelle donne, ils ont un parti politique,
12:49ils ont des représentants à l'Assemblée nationale.
12:52Leur chef, le chef des Antifas, il est devenu député.
12:54Il s'appelle Raphaël Arnaud.
12:57Donc ça change la donne.
12:58Quand vous avez un tweet de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui qui dit aux manifestants,
13:02faites attention à Bruno Rotaillot, avec inversion des valeurs absolument totales,
13:07comme si c'est Bruno Rotaillot qui voulait l'insurrection.
13:10Et alors, ce qui est le plus drôle, c'est que Jean-Luc Mélenchon, il y a 48 heures,
13:13il allait aux 20 heures pour dire, non, non, j'appelle au calme.
13:15C'est-à-dire, il prépare tout pour que ça soit l'insurrection, l'émeute.
13:18Et au moment où tout va péter, il se fait son petit moment où il appelle au calme
13:21pour pouvoir le diffuser en cas de scène de violence.
13:25Donc voilà, c'est ce que veut la France insoumise et c'est le résultat de ce parti politique.
13:29Un jour sans fin, André Valigny, on a entendu qu'il y a un certain nombre d'interpellations.
13:34Il va y avoir une réponse judiciaire, on l'espère ferme.
13:37Il faut encore pouvoir réunir toutes les preuves et que voilà, les condamnations tombent.
13:41Là, on verra dans les prochains jours.
13:42– Oui, le parquet a été très réactif.
13:45La procureure de Paris a fait une conférence de presse
13:47qu'on a suivie en direct sur votre plateau, Laurence, Mme Bécot.
13:51Elle a donné suite à la consigne qu'avait donnée le garde des Sceaux Gérald Darmanin,
13:56d'avoir un parquet très réactif, mobilisé tout au long de la journée,
13:59jusque dans la soirée, je pense.
14:01On verra ensuite les peines qui seront prononcées.
14:03Mais moi, je pense que sur un plan général, cette journée est un échec.
14:07Cette journée est un échec parce qu'au-delà de ces poursuites,
14:10de ce jeu du chat et de la souris entre les forces de l'ordre
14:12et quelques milliers de gauchistes, qu'on connaît bien,
14:15qui sont traditionnellement dans toutes les manifestations maintenant,
14:18le bloc en tout n'a pas marché.
14:20La France n'a pas été bloquée.
14:21Moi aussi, j'ai pris le métro aujourd'hui.
14:24J'ai traversé Paris à plusieurs reprises.
14:27Certes, des commerçants ont dû fermer leur boutique à Nantes et à Rennes
14:29et ils ont perdu une journée de chiffre d'affaires.
14:31Mais globalement, la France n'a pas été bloquée.
14:33Parce que ce mouvement a été détourné de son objet.
14:36Je pense que ce mouvement aurait eu beaucoup plus de succès
14:38s'il n'avait pas été capté, détourné, récupéré par l'extrême-gauche.
14:42Évidemment.
14:42On a été rejoint par Alexandre Jardin.
14:44Bonsoir Alexandre Jardin, vous êtes écrivain.
14:45Bonsoir.
14:46Au départ, c'était des gens qui manifestaient,
14:49contrôlisaient des feux, qui voulaient se réunir,
14:51des gens qui en avaient marre de payer pour ceux qui ne payaient pas.
14:54Ce n'était pas ce qu'on voit aujourd'hui.
14:55Ah non.
14:56Vous devez être désespéré aujourd'hui.
14:57Ça apporte quoi à qui ?
15:01À un moment, l'action publique, l'action collective,
15:05il faut qu'il y ait un gain pour la nation.
15:07Quand on a monté le mouvement des gueux,
15:09on se battait sur des causes.
15:11On a fait tomber les ZFE.
15:14C'était un vrai problème identifié.
15:17Là, on s'est battu tout l'été pour que le décret sur la PPE
15:20qui allait faire exploser votre facture d'électricité
15:23ne soit pas signé par Bayrou.
15:26Là, il y a eu un gain.
15:27Il y a eu une victoire populaire
15:28parce que les gens se sont mobilisés pour un truc important.
15:31Les restaurateurs ne peuvent pas avoir une facture d'électricité
15:34qui double.
15:35Les boulangers ne peuvent pas.
15:37Les producteurs d'endives ne peuvent pas.
15:38Enfin, etc.
15:39Donc, si l'action de la société n'apporte rien,
15:45ça n'a pas de sens.
15:47Et surtout, ce qu'ils sont en train de faire,
15:50c'est exactement ce que nous ne voulons pas faire.
15:52C'est l'inverse.
15:53C'est absolument l'inverse.
15:55C'est-à-dire diviser la société.
15:59Pourquoi est-ce que les gueux ont remporté des victoires ?
16:02Parce qu'on a uni la société.
16:04On est arrivé à 80% d'un peuple qui ne voulait pas des ZFE.
16:08Et on fera reculer le nouveau gouvernement
16:11pour qu'il ne signe pas ce décret.
16:13C'est un risque énorme pour notre économie.
16:15Seulement si on est un peuple uni.
16:18Ce n'est certainement pas en fragmentant.
16:20Quand je vois des gens comme ça dans la rue,
16:22je me dis que c'est le rêve d'un système déconnecté.
16:26C'est d'avoir une société absurde
16:28qui se fragmente,
16:30qui se tape sur la figure.
16:32C'est indigne de notre peuple.
16:3418h15, vous restez avec nous, Alexandre Jardin.
16:36On va tout de suite repartir place de la République en direct.
16:39Racontez-nous ce qui se passe.
16:41Il y a des dissensions entre les manifestants.
16:43C'est bien ça ? Expliquez-nous.
16:48Oui, Laurence, on vient d'assister à une scène particulière
16:52puisqu'il y avait un groupe de manifestants
16:54qui étaient cagoulés,
16:56qui ont voulu allumer des feux dans des poubelles.
16:58D'ailleurs, le feu continue légèrement dans les poubelles.
17:02Ils ont voulu les allumer
17:04et tout de suite, il y a des manifestants,
17:05d'autres qui sont venus me voir
17:06et qui m'ont dit que ça les énervait
17:08parce que ça faisait deux ou trois fois
17:10qu'ils demandaient à ces manifestants cagoulés
17:12de ne pas allumer des feux.
17:13On sent qu'il y a vraiment une partie des manifestants plus radicaux
17:16qui veulent que la situation s'envenime
17:18et d'autres qui veulent calmer les choses.
17:20Les manifestants qui étaient contre les feux
17:22ont essayé d'éteindre en fermant
17:24le couvercle des poubelles pour éteindre le feu.
17:27Mais il y a ces divisions au sein des manifestants
17:31où d'autres veulent envenimer la situation
17:34et d'autres demandent à ce que ça se calme
17:36puisque ça ne représente pas le mouvement
17:38qu'ils auraient aimé faire.
17:39Sinon, la situation est la même de façon plus globale.
17:43Ils continuent d'avoir beaucoup de slogans,
17:45beaucoup de rappeaux palestiniens,
17:47encore plus de jeunes qui sont maintenant
17:48sur la statue Marianne,
17:51en plein milieu de la place de la République
17:52et qui continuent d'avoir des slogans
17:54anti-police, anti-force de l'ordre,
17:56anti-capitalistes et même antisémites.
17:58Merci beaucoup, c'est effectivement
18:01cela, le paysage dans lequel on évolue
18:04place de la République, je vous crois,
18:05le jeune, des slogans antisémites,
18:06anti-policiers, pro-palestiniens.
18:09Et quand on a le malheur de sortir
18:10un drapeau français, on se fait sortir
18:11immédiatement, on va entendre tout à l'heure
18:13une habitante de Bordeaux qui a vécu cela.
18:15Qu'est-ce que ça vous inspire ?
18:16Ça m'inspire beaucoup de tristesse,
18:18beaucoup de peine en réalité.
18:19Puis en écoutant Alexandre Jardin également
18:20parce que le symbole d'ailleurs
18:22du drapeau français qui est banni
18:23de ces manifestations, c'est l'allégorie
18:25d'un peuple à qui on est en train
18:26de voler ses colères en réalité.
18:27Parce qu'il y a beaucoup de gens,
18:29on l'a dit beaucoup, que ce n'était pas
18:30la France du travail qui était dans la rue
18:32aujourd'hui. D'ailleurs, c'est des gens
18:33qui ont le temps de manifester,
18:34qui sont très jeunes, qui pour la plupart
18:35d'entre eux n'ont probablement jamais travaillé.
18:37Mais il y a des gens qui mériteraient
18:38en fait d'être représentés,
18:39qui mériteraient de pouvoir manifester
18:40pacifiquement et de dire leur colère.
18:43Alexandre Jardin a parlé des gueux.
18:45Les gueux, c'était en effet 80% de la population
18:46qui était opposée à cette absurdité des ZFE.
18:49Mais il n'y a pas que les gueux,
18:51il y a aussi, et c'est un peu les mêmes gens
18:52d'ailleurs, les agriculteurs,
18:54qui viennent d'apprendre que le Mercosur
18:55avait été signé malgré la promesse
18:57du gouvernement et qui sont désespérés
18:59en réalité et qui n'ont pas de moyens
19:00de révolte et qui ne peuvent pas
19:01aujourd'hui exprimer cette colère
19:03qui pourtant est très légitime.
19:05Il y a aussi, je vous le disais tout à l'heure
19:06que j'avais croisé des gilets jaunes
19:07le week-end dernier, qui naïvement
19:08pensaient pouvoir encore réveiller ce mouvement
19:10et qui appelaient avec les mêmes slogans
19:13que ceux du 17 novembre 2018,
19:14qui étaient très bon enfants,
19:15à rejoindre ce mouvement qui ne leur ressemble pas.
19:17Il y a tous ces gens, il y a les Nicolas qui payent aussi,
19:19qui sont en train de réaliser
19:21qu'en réalité, il y a une trop grande part
19:22de leur travail qui va partir dans un système...
19:24Pour réparer les dégâts que c'est Gus la volontaire.
19:26Bien sûr, qui redistribue mal.
19:28Il y a la colère de Stéphane Manigold
19:30qui représente sur ce plateau
19:31tous les petits patrons qui, en fait, aimeraient bien.
19:33Et d'ailleurs, vous noterez que dans la France d'aujourd'hui,
19:36il n'y a pas de haine contre le patron.
19:37La vérité, c'est que c'est une invention de l'extrême-gauche
19:39qui fait croire qu'il y a un antagonisme.
19:41Ce n'est pas du tout le cas.
19:41Bref, en fait, la France se fait voler
19:44ses manifestations, se fait voler ses colères.
19:48Aujourd'hui, cette image-là emportera tout.
19:51Et on se dira, voilà, la révolte, c'est ça, c'est moche.
19:54C'est en effet de l'antisémitisme.
19:55C'est en effet des drapeaux pro-Gaza.
19:58C'est des slogans anti-flics.
20:00Et ça, comment dire, ça empêche
20:02que quelque chose de sain et de vrai s'exprime.
20:05Écoutez bien le témoignage de cette manifestante.
20:07Elle était à Bordeaux.
20:08Elle a été agressée parce qu'elle portait un drapeau français.
20:11Je vous fais réagir juste après, mon cher Alexandre Jardin.
20:14Écoutez-la.
20:15Je quitte la manifestation parce qu'en fait,
20:17on m'a arraché, j'avais mon drapeau sur la tête.
20:21J'avais un très beau chapeau avec le drapeau.
20:23Et on m'a arraché le drapeau.
20:25Et j'ai essayé de protéger une autre personne du groupe,
20:28qui commençait à se faire tabasser.
20:31Donc je me suis mis hante en pensant que ça allait calmer.
20:33Mais non, il était très excité.
20:35Et en gros, on nous a dit de partir
20:37parce qu'on ne voulait pas de fachos.
20:40Et que j'ai dit, mais non, je ne suis pas fachos.
20:42J'ai un drapeau français.
20:43Je suis française, je devrais être là.
20:44On m'a dit non, la France, on s'en fout.
20:46Il faut être internationaliste.
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