00:00Vous écoutez Culture Média sur Europe 1, 10h-11h30 avec Thomas Hill et avec Alex Lutz ce matin pour son tout dernier film Connemara, sa quatrième réalisation.
00:10Un film qui est sur les grands écrans depuis ce matin maintenant, depuis un petit peu plus d'une heure et surtout un film qu'on vous recommande.
00:17Et on va continuer à en parler de ce film Connemara mais d'abord on va évoquer quelques souvenirs, Alex Lutz et voici le premier.
00:30Je suis dyslexique, je chantais Buzi, Alex Lutz aujourd'hui vous écrivez des spectacles, des films et j'ai appris que vous étiez vous aussi dyslexique, vous aviez du mal à lire, à écrire petit ?
00:48Oui oui mais un jour j'ai dit ça, je regrette d'avoir dit parce que bon tout le monde y va de son handicap, je sais pas quoi, c'est pas, oui bah oui.
00:57C'était un petit truc.
00:58Oui parce que je sais qu'il y a des stades quand même très très importants, le mien est je crois un stade plutôt assez partagé, on le retrouve beaucoup parmi les artistes d'ailleurs, parce que c'est surtout aussi un rapport à la concentration et tout ça.
01:15Et moi je le vis pas comme, scolairement je l'ai vécu un peu comme un frein, mais en fait je crois que c'est une manière d'appréhender, c'est drôle parce que ma femme qui a vraiment fait des études de lettres,
01:27elle lit très rapidement les livres, mais elle en a moins le souvenir, elle doit s'y référer, alors que moi c'est peut-être plus au diesel, mais c'est plus inscrit.
01:41Alors voilà, mais c'est vrai que la lecture me demande de la difficulté, l'écriture, même quand j'écris encore aujourd'hui, c'est crispé quoi, ce qui n'est pas le cas pour les autres activités que je fais.
01:54Mais vous vous dites peut-être que j'aurais peut-être pas fait la même carrière si j'avais pas eu cette difficulté là au départ ?
01:59Bah je sais pas, enfin c'est nos chemins qui nous mènent, oui j'en sais rien, ce qui fait que ça devient tel type de... mais oui oui, non bah oui.
02:07Vous parliez de votre femme à la musique.
02:09Mathilde, votre compagne que vous avez rencontrée à Strasbourg, c'était pas la star du lycée, ni vous ?
02:24Non, parce qu'on était déjà tout jeunes adultes, moi j'avais 20 ans, elle en est 23, mais on s'est rencontrés sur...
02:38Moi je donnais des cours d'ateliers de théâtre, enfin je faisais des ateliers de théâtre en école, dans des écoles de commerce et tout, il y avait des assos, des élèves sur différents trucs, et il y avait théâtre.
02:52Et je dirigeais un atelier comme ça, j'adorais ça. Et c'est là-dessus qu'on s'est rencontrés, parce qu'il manquait, pour la pièce qu'on voulait monter, il manquait plusieurs personnages féminins.
03:00Et elle a été à la fac de lettres, et elle a rejoint par des amis en commun cet atelier, c'est comme ça qu'on s'est rencontrés.
03:06Et vous êtes tous les deux, à l'époque, étudiants, un peu fauchés, vous lui dites un jour, ce soir, quand je rentrerai, j'aurai trouvé du boulot. Et c'est ce que vous avez fait.
03:13Mais comment vous savez ce truc ?
03:14C'est tout ici !
03:15On a des enquêteurs !
03:17Oui, j'avais un côté comme ça, bah oui. Alors je suis parti, mais j'avais un boulot avant, enfin j'avais des boulots, des trucs, j'avais ma compagnie de théâtre, et c'est vrai que j'ai dit, je pars partout.
03:30Et je vais trouver du travail tout à l'heure.
03:33Et c'était quoi ce travail ? Vous en souvenez ?
03:34J'avais fait toute la ville de ce qu'il pouvait y avoir de culturel, d'association, de machin, jusqu'à De Guerlasse, obtenir un espèce de poste dans un centre socio-cul où je faisais théâtre.
03:48Socioculturel !
03:49Oui, on dit aussi socioculturel, où je donnais des cours de dessin et de théâtre.
03:55Voilà.
03:57Les musiques !
03:58Ne la laisse pas tomber !
04:00Elle est si fragile, être une femme libérée !
04:03Tu sais, c'est pas si facile, ne la laisse pas tomber !
04:06On en parlait de votre meilleur ami d'enfance, qui joue dans tous vos films, dont Coné Marat, Tom Dingler.
04:11Je me mets en scène sur scène.
04:12Voilà, le fils de Cookie Dingler.
04:15Et quand vous montez votre première pièce à Paris, Alex Lutz, vous demandez à Cookie Dingler de monter sur scène.
04:21Il est venu avec vous.
04:22Sur Paris, oui, il est monté au Bataclan. J'avais fait une de mes premières très grandes... pour moi, c'était une très grande salle, c'était le Bataclan, en même temps que je jouais au Point Virgule.
04:35Et il est monté sur scène, voilà. Et puis Tom, on se connaît depuis le lycée, on est vraiment des super camarades et compagnons de route, quoi.
04:42Et là, il joue dans le film un date Tinder, un candidat Tinder, un peu beau, on peut le dire comme ça, je ne sais pas si...
04:53En tout cas, il sait pourquoi il est là, quoi. Il n'est pas là pour la pizza et le dîner.
05:00Il est assez cash, ouais.
05:00Il est très très bon, la salle est excellente. Rien que pour ça, ça vaut le coup d'aller voir ça.
05:05Et il y a Bruno Sanchez, aussi un autre de vos copains, qui est aussi présent dans le film. Allez, un dernier petit extrait.
05:10C'est notre chanson, mon cœur, qui nous remplit d'un bonheur. Et tu chantes, je chantes, d'un, d'un, d'un, d'un, d'un, d'un, d'un, d'un, d'un, d'un, et mon amour reste à toi.
05:22C'est Guy, ça. C'est Guy. C'est Guy Jamais, ce vieux chanteur qui ne lâche jamais rien.
05:27Personne que vous avez créé de toute pièce, qui vous a valu le César du meilleur acteur, Alex Lutz.
05:32Quand votre film Guy est sorti, vous avez dit « Guy, c'est moi dans 30 ans ». Vous pensez que, comme lui, vous ne lâcherez jamais la scène ? Vous y serez toujours ?
05:40Vous avez ce truc-là en vous ?
05:41J'aime bien ce truc-là dans nos métiers.
05:44Et puis, nos métiers permettent ça, c'est assez beau.
05:47C'est assez beau, même chez des artistes diminués par l'âge ou quoi.
05:52C'est une espèce de geste qui se continue quand même.
05:55Si on peut, c'est super.
05:57Et puis, ils continuent à faire des films aussi.
05:58Oui, et puis ça vous oblige à rester curieux, tout le temps curieux.
06:03Ça, c'est quand même chouette.
06:04Connemara, on vous le redit, ça sort aujourd'hui au cinéma partout en France.
06:08On va en parler dans un instant et on va parler aussi sport ce matin avec Sacha Nocovitch.
06:14Un documentaire ?
06:14Oui, sur l'Oscar, mais l'Oscar du foot.
06:17A tout de suite sur Orbe.
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