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  • il y a 1 an
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2025-09-10##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:05Eh pas que Patrick Roger, Elisabeth Lévy, Éric Revelle, et vous, tiens, Lévy, et vous, et vous.
00:11Tiens, Jovan, on va commencer par Jovan, au 0826 300 300, dans l'Essonne qui participe au mouvement Bloquons-Tour, Elisabeth Lévy, oui.
00:19Bonjour Jovan.
00:20Bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour.
00:23Bonjour, bonjour, bonjour.
00:24Alors, vous êtes mobilisé aujourd'hui, dites-nous alors, pourquoi ? Qu'est-ce qui vous pousse à cette mobilisation ?
00:33Alors, moi, je suis mobilisé, donc je ne participerai pas à la vie économique du pays aujourd'hui, donc je n'achèterai rien, je fais la grève de la carte bleue.
00:41Pourquoi je fais ça ? Aujourd'hui, ce qu'on voit au quotidien, c'est qu'on n'a aucun retour sur les impôts que l'on paye au quotidien, tout simplement.
00:51Ou, chaque jour, on constate, c'est que les hôpitaux, ils sont délabrés, les transports sont dans un état lamentable, nos écoles, je n'en parle même pas, nos enfants, ils n'ont même pas de savon pour se laver les mains quand ils vont aux toilettes.
01:06Où est cet argent, tout simplement ?
01:09Donc, aujourd'hui, on va priver l'État de cet argent, et ce qu'on veut, c'est qu'on constate qu'il y a un énorme problème.
01:16Oui, alors, Jovan, c'est intéressant ce que vous dites, évidemment, il y a beaucoup de gens, en dehors de gens qui vont pour casser, pour casser, mais d'autres, comme vous, qui disent,
01:28non mais c'est vrai, qui disent, nous, on a marre de payer, en fait, beaucoup de taxes, énormément de choses, et derrière, on voit l'État du pays qui est délabré.
01:38Alors, d'abord, deux choses, je trouve, d'abord, il faut saluer le fait que Jovan se mobilise sans pourrir la vie de ses concitoyens.
01:47Il ne les empêche pas d'aller bosser, il ne va pas brûler leur bagnole, il ne va pas...
01:50Donc, si vous voulez, c'est une mobilisation tout à fait légitime et honorable.
01:55Donc, d'abord, il fait la grève de la carte bleue.
01:58J'espère que ce n'est pas l'anniversaire de sa femme.
02:02Il peut payer en espèces.
02:04Comment ? Et donc, ça, c'est bien.
02:07La deuxième chose, je comprends, c'est la frustration des citoyens par rapport à leurs impôts,
02:13mais je vais vous le dire, moi, où vont nos impôts ?
02:15Dans le service de la dette.
02:17Alors, pas que, on peut faire des économies.
02:19Non mais, vous pouvez toujours faire des économies, mais quand on fait des économies,
02:23le train de vie de l'État, ce n'est pas les dîners à Matignon, c'est les fonctionnaires.
02:27Donc, quand on fait des économies, ça veut dire que des gens qui bossent à l'hôpital vont être virés,
02:31même si vous trouvez qu'ils sont inutiles, c'est ça, la vérité.
02:35Donc, la vérité, c'est que vous payez le service, vous payez 50 ans où on a vécu au-dessus de nos moyens.
02:40Et ça, il n'y aura pas moyen d'y échapper.
02:42Éric Revelle ?
02:43Je pense que Giovane a raison, il pose la question centrale que beaucoup de Français se posent.
02:47C'est-à-dire, on paye des impôts et on voit, sous nos yeux, il n'y a qu'à aller aux urgences,
02:53on voit les services publics de ce pays se dégrader.
02:56Et donc, où passe l'argent ? C'est la question que se posent les Français.
02:59Ben oui, l'argent passe dans le paiement des salaires d'infrastructures d'un État obèse.
03:05Maintenant, je vais vous dire...
03:06Les retraites, les retraites, c'est une grosse dépense.
03:09Je vais vous dire que la colère qui va s'exprimer aujourd'hui dans le calme, j'espère,
03:13est une colère sociale légitime.
03:17Mais je vais vous dire, en réalité, le pays est déjà bloqué depuis longtemps.
03:20Le pays, il est bloqué sur ses contraintes, sur ses règlements.
03:25Le pays, il faut au contraire le débloquer, mais pas qu'aujourd'hui.
03:29En fait, on verra ce que fait le gouvernement, mais si on pouvait, une fois pour toutes,
03:32se mettre autour d'une table pour essayer de lever toutes les contraintes qui entravent l'économie française,
03:38en fait, moi, bon, bon d'ordre, je vais vous dire, ça tombe mal aujourd'hui,
03:42c'est pas bloquons le pays, c'est au contraire débloquons-le.
03:44Non, mais c'est bloquons-le pour débloquer.
03:46Giovane, vous vous rappelez le livre de Michel Crozier.
03:49Bien sûr, c'est exactement ça.
03:51Giovane, vous entendez Elisabeth et Eric, est-ce que vous êtes d'accord avec eux ?
03:57Non, je ne suis pas d'accord.
04:00En fait, pour moi, il y a une manne financière énorme.
04:03On le voit au quotidien, il y a eu 211 milliards d'euros qui ne sont pas rentrés dans les recettes de l'État,
04:11parce qu'ils ont été, entre guillemets, transformés en cadeaux fiscaux pour les entreprises.
04:15Je ne dis pas que c'est de l'État, c'est de l'argent directement qui a été donné aux grandes entreprises,
04:20mais c'est de l'argent qui n'est pas rentré dans les caisses de l'État.
04:22Et c'est là qu'on constate le problème.
04:25S'il n'y a pas de recettes, forcément, il n'y a pas de moyens.
04:27Et on le constate au quotidien.
04:29Non, mais Eric, qu'est-ce que vous répondez ?
04:31Bien sûr, mais ce ne sont pas des cadeaux faits aux entreprises.
04:36C'est sur le mot qu'il faut s'entendre.
04:38En fait, oui, l'État, vous dites fait des cadeaux aux grandes entreprises plus qu'aux petites,
04:46mais en réalité, si on n'avait pas un taux d'imposition en France qui était largement supérieur à d'autres taux d'imposition,
04:53vous savez qu'il n'y a pas d'harmonisation fiscale, par exemple, en Europe,
04:56le problème, c'est qu'on compense les boulets qu'on met au pied de nos entreprises en leur concédant des aides.
05:02Maintenant, vous pouvez trouver qu'elles ne créent pas assez d'emplois.
05:04Mais en réalité, s'il n'y avait pas ces aides, Johan, je vais vous dire ce qui se passerait.
05:08Nos grandes entreprises délocaliseraient un peu plus.
05:12Et puis, n'oubliez jamais une chose, c'est que ce ne sont pas les grandes entreprises qui font l'emploi.
05:17Ce sont les PME et les TPE.
05:18Donc, en réalité, ce que vous appelez des cadeaux, c'est une forme de compensation d'un État
05:23qui a une fiscalité en direction des entreprises qui est très lourde en France.
05:27Voilà, c'est pour ça que je parlais de débloquer le pays.
05:30Mettons tout ça à plat, tout ça à plat.
05:32Les aides, mais aussi la fiscalité que supportent les entreprises dans ce pays.
05:37L'impôt sur les sociétés, il est plus oublié.
05:40Non, mais allez-y, allez-y, il y a beaucoup d'auditeurs, ce n'est pas grave.
05:43Non, non.
05:43Allez-y, allez-y, allez-y.
05:44Attendez, Elisabeth.
05:46Non, mais...
05:470826-300-300, vous continuez évidemment d'appeler, réagissez.
05:51J'aimerais vous entendre à ce que l'on dit.
05:52Elisabeth, ce que vous vouliez dire, donc...
05:55Non, mais je voulais vous dire, ce n'est pas très sexy à entendre, je suis navrée, cette idée de dire...
05:59D'abord, les entreprises, ce n'est pas des méchants.
06:01Si vous voulez, on pique sous qu'ils nous volent notre argent.
06:04C'est quand même eux qui produisent et avec lesquels on produit.
06:08Et ça, c'est notre problème de ne pas s'y produire.
06:10Et je vous rappelle juste que la moitié de la dépense sociale dans ce pays, c'est les retraites.
06:16Et c'est de la faute de personnes.
06:18On vit plus vieux, on fait moins d'enfants.
06:20Donc, si vous voulez...
06:20Il y a beaucoup d'autres dépenses sociales aussi.
06:22Je dis que c'est la moitié.
06:23Pour d'autres prestations.
06:24Oui, oui, bien sûr.
06:24C'est la moitié des dépenses sociales dans les dépenses publiques.
06:29Les dépenses sociales, c'est la moitié de la dépense publique.
06:31Et les retraites, c'est la moitié de la dépense sociale.
06:35Voilà.
06:35Et voilà.
06:36Donc, je suis désolé.
06:38En fait, ce n'est pas sexy ce que je vous disais.
06:40Parce qu'on voudrait qu'il y ait une solution simple.
06:42Quelqu'un à qui...
06:43On peut aller faire les poches pour que ça aille mieux.
06:45Alors, ce que disait Laurent, qui était avec nous ce matin aussi à 7h10,
06:48et j'aimerais entendre aussi d'autres auditeurs au 0826 300 300, là.
06:52Il disait...
06:54Je vois plein de gens autour de moi.
06:56Je n'arrive pas à trouver de salariés.
06:57Lui, il a des restos.
06:58Je n'arrive pas à trouver de salariés.
07:00Et je vois beaucoup de gens au chômage.
07:02Il y a des gens qui sont en bagnole dans la journée et qui ne bossent pas.
07:05Donc, qu'est-ce qui se passe dans ce pays ?
07:07C'est le mouvement bloquant tout pour certains.
07:10Pas pour tous, bien sûr.
07:11Mais pour certains, c'est aussi ça, quoi.
07:12Et il dit, c'est la responsabilité quand même des politiques et de notre administration
07:17de ne pas mettre tous ces gens au travail, quoi.
07:20Éric Revelle.
07:21Oui, il y a un problème évident d'employabilité dans ce pays.
07:26Personne ne peut le nier.
07:27Alors, est-ce que c'est seulement un problème de niveau de salaire,
07:30notamment dans la restauration ?
07:31C'est une question qu'on peut se produire.
07:32Non, il disait, je propose de bons salaires.
07:34Bon.
07:35Comme un garagiste hier, qui disait la même chose.
07:37Ben oui.
07:38Donc, alors, en réalité, je veux dire, j'entendais...
07:40Est-ce que les gens veulent bosser, en France ?
07:41Je ne sais pas si c'était sur Sud Radio, c'est possible.
07:43J'entendais un patron qui disait...
07:45Alors, c'est pareil, là, je ne vais pas faire plaisir à tout le monde.
07:47Ça va être extrêmement choquant.
07:48Mais peut-être qu'il faut mettre sur la table du débat national des idées choquantes
07:52pour prendre des mesures qui seraient disruptives.
07:56Et que disait ce patron ?
07:57Il disait...
07:58Ben écoutez, ce n'est pas compliqué.
08:00Les jeunes de moins de 30 ans, qui sont en pleine santé, mentale, physique,
08:05ils ont le droit, allez, à six mois de chômage.
08:08Après, après, après, on les oblige à trouver un job.
08:12Alors, c'est ce que je dis...
08:14Ah non, mais c'est table rase de tout le passé.
08:16Mais le problème, Patrick, il y a quelques mois, une personne importante de Pôle emploi,
08:22c'est-à-dire l'ancienne ANPE, me disait quoi ?
08:24Il me disait...
08:25Ben, dans deux, trois mois, vu l'état des finances publiques,
08:29je ne sais pas si on pourra payer les allocations chômage.
08:32Oui, c'est vrai.
08:32On a le même souci sur la sécu.
08:34L'endettement, ce n'est pas seulement quelque chose de virtuel.
08:37Ça parle aux Français.
08:38Si on ne vous rembourse plus votre feuille de soins,
08:40s'il y a un problème pour payer les allocations chômage,
08:43donc il faut trouver des solutions.
08:44Bon, ou les retraites.
08:46Merci, on va poursuivre.
08:47Jovanne, vous, vous êtes...
08:48Est-ce que vous étiez gilet jaune, Jovanne, dans un premier temps, en 2020 ?
08:52Non, non, non, non.
08:54Du tout.
08:54Du tout, du tout.
08:55Mais en tout cas, c'est...
08:57J'ai soutenu le mouvement.
08:58Je n'ai pas participé aux manifestations.
09:01Quand j'ai vu l'ampleur que ça tournait,
09:04les forces de l'ordre qui calardent.
09:05Oui, bien sûr.
09:07Je suis père des familles.
09:08Je tiens quand même à ma famille à votre...
09:10Oui, oui.
09:11Bon, appelez-nous.
09:120826-300-300.
09:13On se retrouve dans un instant.
09:15On va aller aussi sur le terrain
09:15pour voir un petit peu comment ça se passe.
09:17Est-ce qu'il y a des situations de blocage ce matin ?
09:20On vous dit tout sur Sud Radio.
09:21Et vous avez la parole.
09:22Le standard, évidemment, est ouvert.
09:24Elisabeth Lévy vous répond.
09:26Parle en vrai, c'est ça.
09:27Elle dit des choses comme Éric Revelle.
09:29Comme moi, bien sûr.
09:31Comme tout le monde sur Sud Radio.
09:32Valérie Expert, Jean-François Guéli,
09:34André Bercoff, Philippe David,
09:36Cécile Ménibus.
09:37Toutes les émissions qui vous seront ouvertes
09:39aujourd'hui sur Sud Radio, bien sûr.
09:44Le Grand Matin Sud Radio.
09:467h-10h.
09:47Patrick Roger.
09:48Bloquons tout.
09:49Voyons comment ça se passe.
09:50Dans un instant à Toulouse,
09:52Elisabeth Lévy et Éric Revelle sont là.
09:54Le standard, vous êtes toujours ouvert.
09:550826-300-300.
09:56Ce matin, avec vous, Benjamin Glez,
10:00Bruno Rotaillot est allé à Rangis.
10:02Qu'est-ce que ça donne ?
10:03Oui, il était à Rangis ce matin.
10:04Très tôt, le ministre de l'Intérieur démissionnaire
10:06qui a porté son soutien, je cite,
10:07à la France du courage face à celle du blocage.
10:10Il a prévenu, les protestations peuvent s'exprimer,
10:12mais il y a une limite, c'est la violence.
10:14Et à ce titre, il a dénoncé la récupération
10:16du mouvement par l'ultra-gauche.
10:17L'ultra-gauche, elle est ultra-violente.
10:20Avec des encouragements malheureusement politiques
10:22des insoumis de M. Mélenchon,
10:24il y a eu une récupération très politicienne.
10:26Elle a sans doute conduit
10:27à une forme de démobilisation
10:29de celles et de ceux qui ne voulaient pas être mêlés
10:32à une récupération, une instrumentalisation.
10:35Mais on voit bien que le risque,
10:38c'est des mouvements qui seront beaucoup plus intenses.
10:41Le risque de violence, le risque de boycott,
10:44le risque, là encore, de dérapage.
10:47Bruno Retailleau qui dénonce ici
10:49la récupération politique de la France insoumise.
10:52Et quelques minutes plus tard,
10:53la députée Nouveau Front Populaire,
10:55ex-LFI de Paris, Daniel Simonnet,
10:56publier une vidéo dans laquelle
10:58on la voit se faire déloger d'un café par les policiers.
11:01Je vais venir de la République,
11:02je vais prendre un café.
11:03D'accord, madame, on sort ici.
11:05Je prends un café.
11:05D'accord, là où vous prendrez un café.
11:07Non, non, non, non.
11:08Si vous sortez, tout le monde se passe.
11:10Vous sortez, d'accord, on va vous contrôler.
11:12On va prendre un café.
11:14Allez, scène assez tendue, Daniel Simonnet
11:15qui accuse la Brave M de poursuivre,
11:17je cite sur son Twitter,
11:18les gens jusque dans les cafés.
11:20Peu de temps avant,
11:21elle avait participé au blocage d'un dépôt de bus
11:23dans le 20e arrondissement de la capitale.
11:24Bon, des tensions qui arrivent ici et là.
11:27Éric Revelle, Christine.
11:29Donc, madame Simonnet, résistante en peau de lapin,
11:33qui prend son café.
11:35Oh, bah non.
11:35Attendez, franchement.
11:37Non, elle était sur un mouvement juste après.
11:39C'est peut-être pour ça que, j'en sais rien.
11:41C'est très politisé, vous trouvez.
11:44Moi, j'ai pris un café ce matin dans Paris.
11:46On n'est pas venu me déloger.
11:48Je n'ai rien fait avant.
11:50Elisabeth Lévy.
11:51C'est très politisé.
11:52Écoutez, moi, ce que je vois,
11:53c'est que la Fondation Jean Jaurès,
11:54quand elle a étudié ses boucles au Télégramme,
11:56elle a vu qu'il y avait 8% d'électeurs de Foutou,
11:5980% d'électeurs de Mélenchon,
12:01quelque chose comme ça.
12:02Bon, apparemment, si vous voulez,
12:04ça a fait comme avec les Gilets jaunes,
12:06mais beaucoup plus vite.
12:07Au début, les Gilets jaunes,
12:08c'était assez apolitique,
12:09voire plutôt à droite.
12:10Et puis, peu à peu, à la fin.
12:12Donc là, visiblement,
12:13ça a été politisé avant.
12:15Maintenant, pardon,
12:16mais je ne suis pas allé, comme Éric,
12:17faire du grand reportage au café ce matin.
12:19Non, non, non.
12:19Alors, Christine Mouillot, justement.
12:22Elisabeth et Rémy Simonnet.
12:25Christine Mouillot,
12:26elle, elle est sur le terrain du côté de Toulouse.
12:28Bonjour, Christine.
12:29Rebonjour.
12:31Bonjour, Patrick.
12:31Bonjour, tout le monde.
12:32Bon, là, dites-nous où vous êtes
12:34et ce que vous voyez.
12:36Alors là, je suis maintenant
12:38sur les grands boulevards de Toulouse,
12:40où on assiste depuis 7 heures ce matin
12:43à véritablement un jeu du chat et de la souris
12:46entre, on va dire, 200 manifestants
12:49que des jeunes,
12:50cagoulés, masqués,
12:52profils black bloc
12:53et qui se font déloger régulièrement
12:56par les forces de l'ordre.
12:57Donc, c'est un jeu du chat et la souris.
13:00Et à leur passage,
13:01ils jettent les poubelles,
13:02ils jettent au mobilier urbain,
13:03ils bloquent une rue,
13:04ils mettent le feu,
13:05ils se déplacent
13:06et les CRS se répliquent
13:07par des gaz lacrymogènes.
13:09J'ai assisté, par exemple,
13:10tout à l'heure
13:10à une scène de gaz lacrymogènes
13:12et de guérillias urbaines
13:14devant des écoles à l'heure
13:15où les enfants rentrent.
13:16Donc, les parents, les enfants,
13:17les enseignants,
13:18personne ne comprenait
13:19ce qui se passait.
13:20Et donc, c'est une scène
13:22de violence urbaine
13:23qui démarre sur Toulouse.
13:25Et les policiers nous ont dit
13:26effectivement que ça va durer
13:27un bon moment pour l'instant
13:29puisqu'on continue d'avancer
13:31en suivant ce petit cortège
13:33très actif, très mouvant
13:35et très revendicatif.
13:39Merci, Christine.
13:40On vous retrouvera dans la matinée
13:41sur Sud Radio
13:41pour nous dire un petit peu
13:42comment ça a évolué.
13:44Alors, vous parliez des Gilets jaunes,
13:46c'est vrai.
13:47Certains ont hésité
13:49à participer au mouvement.
13:52Certains y sont.
13:53Elisabeth Lévy, d'autres.
13:55Oui, mais encore une fois,
13:56ça, il faudra voir après.
13:57Mais ce que vient de nous dire
13:58Christine Bouillaud,
13:59c'est assez intéressant.
14:01Évidemment, les gens
14:01qui étaient sur les ronds-points
14:02où ça ne les intéresse pas,
14:04il faudra que ces jeunes...
14:05Alors, je sais bien
14:05que quand on est jeune,
14:07on est...
14:07Mais, pas tous,
14:09c'est une blague.
14:10C'est pour vous réveiller.
14:11C'est pour voir si vous suivez.
14:12Mais vous n'avez pas
14:12fait votre phrase.
14:13Mais, vous l'avez comprise.
14:15Ah, bon.
14:16Mais, franchement,
14:18il faut avancer quoi, là ?
14:19Que pensent-ils
14:21les gens que Christine
14:22est en train de voir
14:24balancer des poubelles
14:25en kikiné les gens
14:26qui rentrent à l'école ?
14:27Que vont-ils faire changer
14:28comme ça ?
14:29quand il y a de la violence ?
14:30Et Chantal est avec nous.
14:31Elle nous appelle
14:32de Bastien 0 826 300 300.
14:35Bonjour, Chantal.
14:37Bonjour à tout le monde.
14:39Alors, parlons vrai.
14:40Oui, bah oui,
14:41parlons vrai.
14:41Alors, on va parler de vrai.
14:43Donc, moi,
14:44un, je fais le mouvement.
14:45Je suis le mouvement.
14:46J'ai posé une journée
14:47et je n'utiliserai pas
14:49ma carte bleue.
14:50Mais ça fait longtemps
14:51que j'essaie d'utiliser
14:53le plus possible
14:53de l'argent liquide.
14:55Ça, c'est un premier exemple.
14:58Un premier exemple.
14:59C'est pas parce qu'il y a
15:01200 abrutis,
15:02cagoulés.
15:03Bon, ça, déjà,
15:04être cagoulé
15:05quand on veut manifester
15:06quelque chose,
15:07c'est pas très simple.
15:09Ça n'empêche que,
15:10moi, je ne suis pas du tout
15:11LFI.
15:12Et ce n'est pas parce que
15:13Mélenchon décide
15:15de récupérer le mouvement.
15:16Si demain, il dit
15:17que le ciel, il est bleu
15:17et qu'il est bleu,
15:18bah oui, le ciel est bleu.
15:19Donc, moi, Mélenchon,
15:20il peut dire ce qu'il veut.
15:21Il aurait pu dire
15:22on y va, on n'y va pas.
15:23Je n'en ai rien à faire.
15:25Moi, tout ce que je vois,
15:27c'est que depuis le 1er août,
15:29je vais payer 20% de TVA
15:30sur mon électricité.
15:32D'accord ?
15:33Alors que...
15:34Alors, on parlait d'économie.
15:36Madame Lévy parlait
15:36des retraites.
15:37Oui.
15:38Qui paye les retraites ?
15:39Ce sont les actifs.
15:40Ça fait des décennies
15:42qu'on a fermé
15:43nos usines en France.
15:44Ça fait des décennies
15:46qu'on ne crée plus d'emplois.
15:48On parlait des entreprises.
15:49Alors, est-ce que c'est
15:50de les taxer plus
15:51qu'ils font qu'ils vont
15:52créer de l'emploi ?
15:53Non.
15:54En revanche,
15:55la Colombie,
15:56si je n'ai pas de bêtises,
15:57c'est de l'énergie.
15:59Or, il y a une chose
16:00très simple, Madame Lévy.
16:01C'est de sortir
16:02du marché de l'électricité.
16:04Ah oui, ça c'est votre...
16:05Parce que ce n'est pas normal.
16:06Ce n'est pas normal
16:07que ni les particuliers,
16:09ni nos petits artistes,
16:10ni nos petits commerçants,
16:11ni nos entreprises,
16:12qu'elles soient grandes
16:12ou petites,
16:13je m'en fous.
16:14S'ils font de l'argent,
16:15tant mieux.
16:16On ne va pas...
16:17Oui, bien sûr.
16:18Mais je suis fonctionnaire.
16:19Je suis à lire.
16:21Et je travaille
16:22dans un hôpital.
16:22Donc l'état de l'hôpital,
16:23je sais comment il est.
16:25Toutefois,
16:26je pense que l'énergie,
16:28c'est la base
16:28de notre économie.
16:30Ça, c'est vrai.
16:31Aujourd'hui,
16:32vous avez raison.
16:33Et de plus en plus.
16:34Et pour l'avenir,
16:36c'est ce qui va peser,
16:37ce qui pèse beaucoup,
16:38évidemment,
16:38dans notre pouvoir d'achat.
16:43Juste rajouter quelque chose
16:45d'étudiant.
16:45Oui, bien sûr.
16:46Tout ce que j'entends,
16:48votre invité de ce matin,
16:49ce que je constate,
16:50c'est que la dette publique,
16:51elle est toujours collective.
16:53En revanche,
16:53les privilèges,
16:54ils sont toujours individuels.
16:55Donc maintenant,
16:57ça suffit.
16:57Moi, je veux bien
16:58qu'on dégraisse le mammouth
16:59chez les fonctionnaires.
17:00Il n'y a pas de problème.
17:01Maintenant,
17:02on va commencer
17:02par toutes ces agences
17:03gouvernementales
17:05qui ne servent à rien.
17:06Et c'est des milliards
17:07et des milliards d'euros.
17:09Ça sert à planquer
17:10les copains,
17:11les copines et le reste.
17:12D'accord ?
17:13Certes,
17:13il y a de quoi faire.
17:14Maintenant,
17:15l'État et nos politiques
17:16ont dit une chose.
17:17L'argent
17:18qui dispose,
17:19ce n'est pas le leur,
17:20c'est le nôtre.
17:20C'est l'argent
17:21de tous les contribuables.
17:23Donc,
17:23s'ils ne savent pas gérer,
17:24il faut qu'ils s'en aillent.
17:26Merci.
17:26Comme c'est votre invité.
17:27Attendez,
17:27je vous le dis.
17:28Il parle constamment
17:29de stabilité.
17:30Il parle tout simplement
17:32du mécanisme européen
17:33de stabilité,
17:34le MEC,
17:35le MES,
17:36qui nous oblige
17:37à faire une économie,
17:38les retraites
17:39avec des fonds de pension
17:39et tout le reste.
17:41Donc,
17:41ça suffit.
17:43Merci,
17:44Chantal,
17:44pour votre témoignage.
17:45J'imagine que vous,
17:47vous réagissez aussi.
17:48Vous allez avoir la parole
17:49dans La Vérité en face
17:50avec Jean-François Aquili
17:51qui va continuer aussi
17:51juste après 9h.
17:53Il y crevel
17:53sur ce que dit Chantal
17:55à propos de l'énergie.
17:57C'est vrai que
17:57ça pèse
17:58énormément
17:59aujourd'hui
18:00dans nos dépenses,
18:03dans nos contraintes.
18:04L'énergie,
18:05c'est le nerf
18:06de la guerre industrielle.
18:07Comme l'argent,
18:08c'est le nerf
18:08de la guerre tout court.
18:09Mais oui,
18:10Chantal a raison.
18:11On avait pourtant
18:12à disposition
18:13un parc nucléaire
18:14qui nous permettait
18:15d'avoir une énergie
18:15décarbonée,
18:17même si le retraitement
18:18des déchets est compliqué,
18:18mais décarbonée
18:19et bon marché.
18:21Et en fait,
18:21je vous rappelle quand même,
18:22parce qu'on a oublié
18:23qu'Emmanuel Macron,
18:24il a commencé
18:25son premier quinquennat
18:26en nous expliquant
18:27qu'il fallait fermer
18:2812-13 réacteurs nucléaires
18:30avant de relancer
18:31le nucléaire
18:32avec le fameux discours
18:33de Belfort.
18:33Et ça nous coûte
18:34extrêmement cher.
18:35Donc,
18:36sans énergie
18:36abordable
18:37et les énergies
18:39alternatives,
18:40éoliens
18:41ou photovoltaïques
18:42ne suffiront pas.
18:43Si vous voulez,
18:44il faut dire la vérité,
18:45c'est un appoint,
18:46mais ça ne suffira pas.
18:47Et on avait une énergie
18:48pas chère.
18:49On s'est laissé
18:50enrhumer par les verts
18:52qui soient allemands
18:52ou français.
18:53Résultat des courses,
18:53on a perdu beaucoup de temps.
18:56Vous avez dit
18:56ce que je voulais dire
18:57sur les allemands.
18:57pour une fois,
19:00Elisabeth Lévy.
19:01Oui, c'est vrai.
19:02Bon.
19:04Donc,
19:04Éric Revelle,
19:06vous allez retirer
19:06un peu de cash.
19:09Vous vous rendez compte
19:10qu'on n'a même pas
19:10prononcé le nom
19:11du Premier ministre
19:12dans cette discussion.
19:14C'est vrai.
19:15Sur Sébastien Le Corneux,
19:16tiens,
19:17en 30 secondes,
19:18qu'est-ce que vous en pensez
19:19Elisabeth Lévy ?
19:20On en a beaucoup parlé
19:21tout à l'heure aussi
19:21avec la société politique.
19:23Jean-François Philippe.
19:23Vous voulez que je vous dise
19:24la vraie vérité ?
19:25J'en pense,
19:25vu que je ne le connais pas,
19:26j'en pense que j'ai lu
19:27dans les journaux,
19:28donc il sera loyal
19:29au Président.
19:30Non.
19:31J'apprécie le fait
19:32qu'on ne l'ait pas vu
19:33partout dans la presse
19:34se répandre
19:35en petites punchlines,
19:36en ceci, cela.
19:37Ça a l'air d'être
19:38un gars assez sérieux.
19:39Voilà.
19:39C'est un homme carré,
19:41loyal envers le Président
19:42de la République,
19:43fidèle des fidèles,
19:44mais à mon avis,
19:45ça ne changera pas grand-chose.
19:46Donc, je vous propose
19:47qu'on le renomme
19:48Sébastien Lecornu,
19:50comme il va être
19:51Sébastien Lecorner.
19:53Voilà.
19:54Il est dans un corner.
19:55Ça y est, il pourrait
19:56se trouver ça
19:57pas du slime.
19:59Merci.
20:00Dans un instant,
20:00la vérité,
20:01enfin, ça continue,
20:02évidemment,
20:02avec Jean-François Killy.
20:030826 300 300
20:04c'est ouvert.
20:05Et c'est Christian
20:06de Blagnac
20:06qui a gagné
20:07notre poste DAB+.
20:09Et oui,
20:10ce n'est pas vous encore
20:11Elisabeth Lévy.
20:12Pas vous ce matin.
20:12Merci.
20:13Merci.
20:14Merci.
20:14Merci.
20:15Merci.
20:16Merci.
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