Bruno Retailleau, ministre démissionnaire de l'Intérieur, était en direct du marché de Rungis. Il s'est exprimé sur le mouvement de blocage du 10 septembre. Pour l'heure, aucun débordement n'a eu lieu dans le pays.
00:00La gauche, elle est ultra-violente. Avec des encouragements malheureusement politiques des insoumis de M. Mélenchon, il y a eu une récupération très politicienne.
00:09Alors cette récupération politicienne, elle a sans doute conduit à une forme de démobilisation de celles et de ceux qui ne voulaient pas être mêlés à une récupération, une instrumentalisation.
00:21Mais on voit bien que le risque, c'est des mouvements qui seront beaucoup plus intenses. Le risque de violence, le risque de boycott, le risque, là encore, de dérapage.
00:34C'est la raison pour laquelle j'ai demandé aux forces de l'ordre. D'abord, on a beaucoup d'effectifs qui vont être sur le terrain. À Paris, c'est à peu près 6 000 gendarmes et policiers.
00:42Mais en France, je l'ai déjà indiqué, c'est 80 000 effectifs, tout compris, encore une fois, avec des moyens, c'est bien hélicoptères, drones, y compris des engins blindés, des engins lanceurs d'eau.
00:56Parce qu'il faut que cette France du courage, cette France qui travaille, cette France qui veut se déplacer, ne puisse pas être entravée.
01:04Et la consigne, c'est de faire en sorte qu'évidemment, on protège les manifestations lorsqu'elles sont tranquilles, mais qu'on ne tolère pas de violence, ni de boycott, évidemment, de blocage.
01:16Au moment où je vous parle, on a notamment sur Bordeaux, c'était un lieu qui était une tentative de blocage, une cinquantaine d'individus qui étaient cagoulés ce matin.
01:27C'était des trams, voilà. À Paris, il y a eu aussi un certain nombre d'actions. Les actions commencent aujourd'hui. Je craignais qu'elles ne commencent dans la nuit.
01:37Sur Toulouse, on a eu aussi un incendie de câbles qu'on a pu heureusement stopper assez vite, mais qui a interrompu la circulation entre Toulouse et Yoche.
01:46On voit que ce que je disais, ce qu'on a perdu en mobilisation, malheureusement, on risque d'avoir en compensation, parce que ce sont des mouvements très dangereux, en tout cas très violents,
02:01on risque d'avoir une mobilisation qui fasse qu'on ait des actions un peu partout sur le territoire, qui sont des actions que nous ne supporterons pas.
02:08Donc les forces de l'ordre ont vraiment la consigne de ne pas tolérer de violences, de dégradations, de blocages, d'occupations des infrastructures essentielles de notre nation.
Écris le tout premier commentaire