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  • il y a 11 mois
Bruno Retailleau, ministre démissionnaire de l’Intérieur, était l’invité du Face-à-face de BFMTV ce mercredi 17 septembre.

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Transcription
00:00Vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Bruno Retailleau.
00:03Bonjour Apolline de Malherme.
00:04Merci de répondre à mes questions ce matin.
00:05Vous êtes ministre de l'Intérieur, ministre de l'Intérieur démissionnaire comme on dit,
00:09et président du parti Les Républicains.
00:11De très nombreuses questions à vous poser ce matin.
00:13Mais je voudrais qu'on commence par la journée de demain.
00:15Demain, ce jeudi 18 septembre, journée d'action à l'appel de l'intersyndicale,
00:19jeudi noir dans les transports notamment, dans l'éducation.
00:23Plusieurs questions, à quoi s'attendre ?
00:24Quel dispositif vous avez mis en place ?
00:26Et est-ce que vous craignez des débordements ?
00:28Est-ce que vous attendez à une mobilisation extrêmement forte ?
00:32Est-ce qu'elle peut avoir lieu dans le calme ?
00:34Je m'attends à une mobilisation qui sera très très forte,
00:38avec une journée hybride, ce qui en fait la difficulté hybride,
00:41parce qu'on risque d'avoir tôt le matin, dans la matinée,
00:46des bloqueurs, du sabotage, des groupuscules, d'ultra-gauche,
00:50qui veulent casser, et qui sont des ultra-violents.
00:53Et on risque d'avoir cette convergence des violents.
00:56Et puis ensuite, il y aura les cortèges.
00:57Mon rôle, comme ministre de l'Intérieur, c'est de faire en sorte
01:00que les Françaises, les Français qui veulent manifester paisiblement,
01:04puissent le faire.
01:05Ça, c'est la Constitution.
01:07En revanche, on sait parfaitement qu'il y aura des milliers,
01:10sans doute entre 5 et 8 000 ou 10 000 individus,
01:14qui viendront pour la bagarre, pour la casse,
01:17animer du haine anti-flics.
01:19Et c'est ce qui sera compliqué à gérer.
01:21Mais n'en doutons pas, il y aura sans doute une très forte mobilisation,
01:25parce que là aussi, il y a la partie syndicaliste,
01:27il y aura des lycéens qui seront, des collégiens,
01:30dont les professeurs feront grève, et qui seront dans la rue.
01:33Donc, méfiance.
01:33Bruno Retailleau, lorsque vous dites, au fond, qu'il y a hybride,
01:36comme vous dites, plusieurs moments.
01:38Vous parlez de bloqueurs, c'est évidemment la suite de Bloquons Tout,
01:42le mouvement qui a été lancé la semaine dernière.
01:44Vous parlez aussi de quelques milliers de personnes
01:48qui seraient attisées par une forme de haine même anti-flics.
01:51Ça, c'est plutôt, j'imagine, en fin de journée, en fin de cortège,
01:53d'éventuels black blocs qui s'y glisseraient.
01:56Comment vous faites pour distinguer les différents moments,
01:58et comment vous y répondez ?
01:59Nous allons y répondre massivement.
02:01Ce que j'observe, c'est que le 10,
02:03ils voulaient bloquer la France, ils n'ont rien bloqué du tout.
02:06On a donné des concis très, très fermes,
02:09mais ils sont sans doute animés d'un sentiment de revanche.
02:12Et donc, nous y répondrons avec des moyens massifs
02:15et avec des consignes claires.
02:17Les moyens massifs, c'est plus de 80 000 policiers et gendarmes,
02:22des moyens technologiques, de drones,
02:24mais aussi de centaures, 24 centaures.
02:27Les centaures, qu'est-ce que c'est, redites-nous ?
02:28Ce sont des engins blindés de la gendarmerie nationale
02:31qui permettent de faire face à des troubles les plus graves,
02:34des émeutes, etc.
02:36Et puis, 10 engins lanceurs d'eau, là aussi,
02:38avec des mesures de prévention avec l'autorité judiciaire,
02:42des fouilles, par exemple,
02:44pour qu'on puisse voir si, dans des sacs,
02:46il peut y avoir des objets qui pourraient être des armes par destination.
02:50Donc, voilà, avec une très forte organisation.
02:52Et puis, des consignes claires.
02:54Lesquelles ?
02:55Elles sont claires, c'est-à-dire de la fermeté, de l'autorité.
02:58Quand il y a des blocages, on débloque.
03:00Dès qu'il y a dégradation, atteinte aux biens ou aux personnes,
03:03on va au contact, très très vite, en étant mobile, en étant agile,
03:07pour interpeller et déférer à la justice.
03:10Pour interpeller, pour déférer,
03:11avant même qu'il n'y ait d'éventuelles dégradations ?
03:15La semaine dernière, vous aviez donné, par exemple, comme instruction,
03:18d'arrêter pour d'autres torts que seulement la dégradation.
03:22Par exemple, le fait d'avoir le visage masqué.
03:25Oui, ça, c'est la loi.
03:26Ce qui permettait, en quelque sorte, d'arrêter avant même que la dégradation ne soit commise.
03:29C'est la loi, c'est la loi, c'est la loi.
03:30Ce que je veux simplement dire, on l'a vu la semaine dernière, le 10,
03:34c'est qu'il y avait beaucoup de jeunes, des collégiens et des lycéens.
03:37Et malheureusement, ils commencent à prendre des habitudes,
03:40en tout cas vestimentaires de black blocs, de noirs vêtus, masqués.
03:44Je veux m'adresser aux familles et aux parents.
03:46Il y a une responsabilité aussi parentale.
03:48Quand on voit des jeunes adolescents se mêler à des violences,
03:52ça n'est pas leur place.
03:54J'en appelle aussi à la responsabilité parentale.
03:57Responsabilité parentale qui pourrait aller jusqu'à une forme de condamnation des parents,
04:00qui pourrait aussi être judiciarisée, en quelque sorte ?
04:03Il y a dans notre code pénal un article, 227-17.
04:09Lorsqu'il y a défaillance de la responsabilité parentale,
04:12cette responsabilité peut être appelée, y compris d'ailleurs au pénal.
04:16Simplement, on n'en est pas là.
04:18C'est simplement un message vis-à-vis des parents.
04:21Bruno Retailleau, vous avez dit qu'il pourrait y avoir, dès le matin,
04:24des tentatives de blocage, voire même de sabotage.
04:28Est-ce que, un, vous allez, dès ce soir, mobiliser une cellule interministérielle de crise,
04:33comme vous l'aviez fait la semaine dernière,
04:35précisément pour anticiper certaines actions qui pourraient avoir lieu dès cette nuit.
04:40Et lorsque vous dites sabotage,
04:42est-ce que ça veut dire que c'est un mode d'action, y compris des grévistes ?
04:46Deux choses, deux réponses.
04:48Bien sûr, nous allons réunir la cellule interministérielle de crise,
04:51parce que dans cette crise, il y a un certain nombre d'autres ministères.
04:54Je vous parlais, par exemple, de l'éducation nationale,
04:57avec les collégiens, les lycéens.
04:59Mon collègue Philippe Tabarro, aussi, pour les transports,
05:02puisque ce sera une journée noire, sans doute, sur Paris,
05:05en matière notamment de métro.
05:06La SNCF sera sans doute moins touchée.
05:09Et puis, je vous le dis, dès cette nuit,
05:10j'ai demandé aux forces de sécurité intérieure de patrouiller
05:15et de faire un certain nombre d'actes de vigilance,
05:19notamment auprès de ce que l'on appelle des organismes d'interroits vitaux.
05:23Mais oui, vous l'avez dit,
05:24le sabotage est devenu une technique,
05:27notamment de l'ultra-gauche, des mouvements ultra en général.
05:30Et c'est devenu un des instruments qui se banalisent.
05:33Est-ce que vous redoutez que l'ingérence étrangère se glisse dans ces moments-là ?
05:39Je le dis parce que, précisément,
05:40une des questions sur les sabotages des lignes SNCF,
05:43juste avant les Jeux Olympiques, il y a un an,
05:46avec l'enquête qui avance,
05:48la question de l'ingérence étrangère est posée.
05:51Est-ce que l'ingérence étrangère, est-ce que la Russie,
05:53est-ce que certains de nos ennemis se glissent dans ces moments de désordre
05:57pour les accentuer ?
05:58L'ingérence étrangère, elle existe.
06:01L'histoire des têtes de cochons, vous savez,
06:03devant des mosquées,
06:06c'était très clairement une ingérence étrangère.
06:08On en connaît le mode opératoire,
06:11l'individu a été arrêté, on le sait très bien.
06:14En revanche, nous ne voyons pas le mal là où il n'est pas.
06:16Pour l'instant, j'ai questionné les services de renseignement
06:18et on ne voit pas pour l'instant de mains invisibles étrangères opérées.
06:23Mais on est très très vigilants.
06:25Lorsque Jean-Luc Mélenchon dit,
06:27on l'a vu le 10 septembre,
06:28on l'a vu à la fête de l'humanité,
06:29la société est, je cite,
06:31en état d'ébullition et en état de mobilisation,
06:35est-ce que vous constatez la même chose ?
06:37Mais il y a un état de tension que M. Mélenchon souhaite exaspérer.
06:42M. Mélenchon souhaite créer dans la société française
06:45un climat insurrectionnel.
06:47Exaspéré ou exacerbé ?
06:49Les deux.
06:50Mais ce climat insurrectionnel,
06:51il l'a théorisé puisqu'il a dit lui-même
06:53qu'il voulait tout conflictualiser.
06:55Ce qui est incroyable,
06:56c'est que pour la première fois,
06:57sous la Ve République,
06:59un parti qui dispose d'un groupe important
07:01à l'Assemblée nationale,
07:03porte ce discours justement de brutalisation,
07:05du discours politique.
07:07Et vous savez,
07:07la violence commence d'abord dans les discours.
07:09Elle commence d'abord par les mots.
07:11Il jette de l'huile sur le feu ?
07:12Évidemment, c'est ce qu'il souhaite, le chaos.
07:15Il souhaite le chaos,
07:16mais est-ce qu'au-delà de ce souhait politique,
07:18vous constatez, vous aussi,
07:21une France en colère ?
07:22Est-ce que même,
07:23vous pouvez comprendre une partie de cette colère ?
07:25Mais moi, je comprends parfaitement
07:26des concitoyens qui se sont appauvris
07:30parce que la France s'est appauvrie.
07:32On le voit bien,
07:33la différence de pouvoir d'achat
07:35de niveau de vie,
07:36PIB par habitant,
07:37entre un Allemand et un Français,
07:38c'est 7000 euros aujourd'hui.
07:40Il y a 25 ans,
07:41c'était la même chose.
07:42Donc, ils ressentent cet appauvrissement.
07:45Il y aura dans la rue autant les cheminots
07:46que les pharmaciens, par exemple.
07:48Mais c'est ce que je vous dis.
07:49Je comprends.
07:50Et d'ailleurs, mon rôle,
07:51j'ai commencé par le dire,
07:52mon rôle commistre de l'intérieur,
07:54c'est de faire en sorte
07:55que les manifestants,
07:56les syndicalistes
07:57qui souhaitent manifester,
07:58qui souhaitent dire quelque chose
08:00par ce moyen-là
08:01puissent le faire paisiblement.
08:03Maintenant, les pharmaciens,
08:04évidemment,
08:05j'ai été un des premiers
08:05dans un tweet
08:06à dire qu'il faut absolument
08:08rapporter, annuler ce décret
08:10parce que je suis un rural.
08:12Le décret sur la question
08:14des médicaments génériques.
08:16Oui, parce qu'on se plaint
08:17de la désertification médicale.
08:19Je vous assure,
08:20que ce soit dans les quartiers en ville,
08:21que ce soit en milieu rural,
08:23les pharmacies tiennent encore
08:24notre territoire.
08:25Ils se sont sentis culpabilisés ?
08:27Non seulement cela,
08:29mais l'effet,
08:30ce serait la fermeture
08:32de milliers de pharmacistes
08:33sur l'ensemble
08:34d'un territoire.
08:34Avez-vous obtenu gain de cause
08:35sur cette annulation du décret ?
08:36Je suis sûr que je l'obtiendrai.
08:38Vous l'obtiendrez.
08:39Bruno Retailleau,
08:40la question du lynchage
08:41des policiers,
08:42la police,
08:43semble-t-il,
08:44ne fait plus peur.
08:45Il y a eu non seulement
08:46un lynchage à Tourcoing,
08:48mais ensuite à Reims,
08:49où deux policiers
08:49ont été tabassés
08:52en règle
08:53par une dizaine
08:54d'individus.
08:56Deux personnes
08:57ont été interpellées.
08:59Où sont les autres ?
09:00Et puis cette question aussi,
09:01l'un des auteurs
09:02sortait de prison
09:03quatre jours plus tôt.
09:04Ça veut dire
09:04qu'ils n'ont plus peur
09:05de la police ?
09:06Non seulement
09:07ils n'ont plus peur
09:07de la police,
09:08mais il y a cette haine
09:09anti-flic.
09:10Cette haine anti-flic,
09:11elle est encouragée
09:12à la fois par un discours politique,
09:14je viens de le dire,
09:16des parlementaires
09:17du groupe
09:18des Insoumis
09:19ont tweeté
09:20la police tue.
09:21La police tue partout.
09:23C'est inacceptable.
09:25C'est inacceptable
09:25et je veux pousser
09:27un cri de colère
09:28ce matin
09:28parce que c'est
09:29mettre une cible
09:30dans le dos
09:31de chaque gendarme,
09:32de chaque policier.
09:34C'est une autorisation
09:35de taper du flic
09:37ou du gendarme.
09:38Inacceptable.
09:39Première chose,
09:40c'est un discours
09:40et j'accuse
09:42solennement
09:43les Insoumis
09:44de propager
09:45cette haine anti-flic.
09:46Deuxième élément,
09:47vous ne pouvez pas
09:48en règle générale
09:49et quasiment systématiquement
09:51nous trouvons les auteurs.
09:52À Tourcoing,
09:54à Tourcoing,
09:54ils étaient cinq.
09:55Sur les cinq,
09:56quatre mineurs.
09:57Très bien.
09:58Le problème,
09:59ce n'est pas la police
10:00et la gendarmerie.
10:01Ils font leur travail.
10:02C'est quelles seront
10:03les suites judiciaires.
10:04Ce que je veux,
10:04ce que je propose,
10:06c'est que
10:06quand on tabasse,
10:07quand on lâche,
10:08quand on lynche,
10:09lâchement justement,
10:11un gendarme,
10:12un sapeur-pompier,
10:13quelqu'un qui est
10:13un policier
10:14habillé d'un uniforme,
10:16alors c'est la case prison.
10:18Ce qu'il faut,
10:19c'est des peines minimales
10:20mais incompressibles.
10:22Écoutez-moi bien.
10:23Quand vous héritez,
10:24quand vous avez
10:25un an de prison ferme
10:26aujourd'hui,
10:27il y a six mois
10:28de réduction
10:29de peines automatique.
10:30Est-ce que
10:31les honnêtes gens,
10:32la France des honnêtes gens,
10:33ça ne me parle pas.
10:34C'est votre slogan ?
10:35Oui,
10:35parce que c'est la France silencieuse.
10:37Il y a deux Frances.
10:38Il y a une France
10:38qui s'engage,
10:39qui paye ses impôts,
10:40qui cotise
10:40et qui cotise toujours plus.
10:42Et il y a une France
10:43qui s'enrage.
10:44La France des barbares.
10:45Celle qui est nourrie
10:45à la haine anti-flic.
10:47Cette France,
10:47justement,
10:48qui crache bien souvent
10:49sur tous les symboles
10:51qui représentent
10:51notre nation,
10:52notre patrie.
10:54Et moi,
10:54je ne laisserai pas faire.
10:55Pour vous,
10:55c'est les mêmes ?
10:55C'est-à-dire que
10:56vous avez commencé
10:56lorsque l'on parlait
10:58de ceux qui veulent bloquer
11:00au début de la journée
11:01de demain
11:01ou qui veulent
11:02tout casser
11:04dans la soirée
11:05qui sont sans doute
11:06les Black Blocs.
11:07Vous avez dit
11:07qu'il y a cette haine
11:08anti-flic.
11:08Vous dites ensuite
11:09que LFI
11:10et les députés
11:10qui ont tweeté
11:12la police tue,
11:13c'est la haine anti-flic.
11:14Et puis,
11:15ceux qui tabassent
11:16à Tourcoing
11:16ou à Reims,
11:17c'est la haine anti-flic.
11:18Est-ce que vous voyez
11:19une continuité ?
11:21Il y a un continuum
11:22en ce sens
11:23qu'un discours violent
11:25provoque
11:26et suscite
11:26des actes violents.
11:28C'est une porte ouverte.
11:29Voilà, c'est tout.
11:30Et il faut avoir
11:30cette responsabilité,
11:32d'autant plus
11:32lorsqu'on a accès
11:33aux médias,
11:34d'autant plus
11:35quand on doit porter
11:37l'échappe tricolore
11:38qui doit nous astreindre
11:39tous
11:39à accomplir
11:41un certain nombre
11:41de devoirs
11:42et avoir...
11:42Vous avez dit
11:43qu'on les arrête
11:43quasi systématiquement
11:45mais le taux
11:46d'élucidation
11:47des policiers
11:48a baissé
11:49entre 2017
11:50et 2024
11:51sur quasiment
11:53tous les indicateurs
11:55et notamment
11:55sur les atteintes
11:56aux biens,
11:57sur les vols,
11:58sur les vols
11:59liés aux véhicules,
12:00sur les tentatives
12:01domicile.
12:01Il est meilleur
12:02en revanche
12:03sur les violences
12:04physiques
12:05intrafamiliales.
12:05On a aussi fait baisser
12:06un certain nombre
12:06de délinquances,
12:09notamment vols
12:09dans les transports,
12:10notamment cambriolages,
12:11etc.
12:12Il y a un taux
12:12d'élucidation
12:13qui doit...
12:14Mais les policiers
12:15ont-ils les moyens
12:15à la fois d'arrêter
12:17et de faire leur travail
12:18justement de taux
12:19d'élucidation ?
12:20Deux réponses.
12:21La première réponse,
12:22c'est la sanction.
12:23La sanction
12:24n'est pas suffisante.
12:26Les peines minimales,
12:27les courtes peines
12:28ont un énorme problème.
12:29C'est la justice
12:30des mineurs.
12:31Vous savez,
12:32je reçois des fiches
12:33de police,
12:33de gendarmerie.
12:34Je regarde systématiquement
12:36quand il y a par exemple
12:37un meurtre,
12:37quand il y a des blessés graves
12:39et la victime,
12:40le mise en cause,
12:41est un mineur.
12:41Je regarde toujours,
12:42je demande à ce qu'on me mette,
12:44le tâche,
12:45notamment les antécédents judiciaires.
12:48Ce n'est pas 10
12:48antécédents judiciaires,
12:49ce n'est pas 20,
12:50c'est souvent plus de 30.
12:51Pourquoi ?
12:52Parce que ces jeunes,
12:54et c'est de notre faute,
12:55ces jeunes-là
12:56ont un sentiment d'impunité
12:58parce qu'on n'ose pas
12:59faire tomber sur eux
13:00une peine de prison.
13:01C'est quoi,
13:01c'est moral ?
13:03Pour partie,
13:04ça fait partie
13:04des idées 68ardes
13:07en disant
13:08il faut absolument
13:10réhabiliter ces jeunes,
13:11il faut être pédagogue,
13:13les relever par l'éducation.
13:15Mais je suis désolé,
13:16vous êtes maman,
13:17je suis papa.
13:18Eh bien,
13:18on sait parfaitement
13:19qu'élever un enfant,
13:21ce n'est pas seulement
13:22l'éduquer tendrement,
13:24bien sûr,
13:24mais c'est aussi la sanction.
13:26Or,
13:26on refuse la sanction.
13:27Et en refusant la sanction
13:29dès les premiers délits graves,
13:30on les enferme
13:31dans des parcours
13:31de délinquance
13:32et quand au bout
13:33de 30 antécédents judiciaires
13:35il y a un meurtre,
13:36c'est trop tard.
13:37Parce qu'il y a du sang
13:38et parce que ces parcours-là,
13:40même quand ils font de la prison,
13:41parce qu'à ce moment-là,
13:42ils seront condamnés
13:43à des peines de prison,
13:44ça ne sert plus à rien.
13:45Donc ça commence
13:45par l'éducation,
13:46ça commence par effectivement
13:47une forme aussi de morale
13:49ou de retour
13:50d'une forme d'autorité.
13:51Mais je vous repose la question,
13:52est-ce que pour vous
13:53ce n'est qu'un problème
13:54au bout de la chaîne,
13:55c'est-à-dire
13:55au niveau judiciaire
13:57ou est-ce qu'il y a
13:58un problème aussi
13:58d'élucidation,
13:59de difficulté
14:00à tout simplement
14:00mettre la main
14:00sur les auteurs ?
14:01J'ai parlé d'une double réponse.
14:03La double réponse,
14:04c'est bien sûr d'abord
14:05la sanction pénale
14:06et c'est une révolution pénale
14:08au niveau de la justice
14:09des mineurs.
14:10Tant qu'on n'y arrivera pas.
14:11Le Conseil constitutionnel
14:12vous en a ennué
14:13une partie cet été.
14:13Oui, mais absolument.
14:15Je pourrais en parler,
14:16ça m'a beaucoup choqué.
14:18Deuxième élément,
14:19double réponse,
14:20c'est l'investigation.
14:21Quand je suis arrivé
14:22au ministère de l'Intérieur,
14:23je me suis aperçu
14:24que toute cette filière
14:25qui était la filière
14:27un peu très noble
14:28de la police nationale,
14:30jadis,
14:30avait été,
14:32si j'ose dire,
14:32négligée
14:33et à tel point
14:34que beaucoup de jeunes
14:35aujourd'hui
14:36qui s'engagent dans la police
14:37ne veulent plus devenir
14:38officiers de police judiciaire.
14:40Pourquoi ?
14:40Pour plein de raisons.
14:41C'est-à-dire ceux
14:42qui justement travaillent derrière
14:43à remonter les enquêtes.
14:44Eh bien, je me suis battu
14:45ces derniers mois justement,
14:46y compris vis-à-vis
14:47de Matignon, de Bercy,
14:49pour que nous puissions annoncer,
14:50je ne sais pas si c'est moi
14:52qui l'annoncerai,
14:52on verra pour l'avenir,
14:54un plan
14:56pour revaloriser
14:57justement
14:57toute cette filière
14:58de l'investigation.
15:00C'est temps,
15:01aujourd'hui,
15:01il y a une autre rupture,
15:03il faut revaloriser,
15:04donner ses lettres de noblesse
15:05et encourager
15:06le parcours
15:07de ces jeunes policiers.
15:09C'est un parcours difficile
15:10parce que quand vous êtes
15:11officier de police judiciaire,
15:12quand vous êtes enquêteur,
15:13vous faites de l'investigation,
15:14ça vous tombe dessus
15:15le vendredi,
15:17vous y passez la nuit,
15:18vous y passez le week-end.
15:19Moi, je les connais,
15:20les policiers.
15:20Vous savez,
15:21les belles affaires,
15:22notamment les crypto-monnaies,
15:23mais il y en a plein d'autres.
15:24Les Françaises
15:25et les Français
15:25ne savent pas
15:27l'ingéniosité,
15:28le travail,
15:29mais d'orfèvre,
15:30vraiment,
15:31qu'ils font
15:32et pour moi,
15:33je suis toujours admiratif.
15:34Mais c'est dur
15:35et pour ça,
15:35il faut les revaloriser.
15:36Vous restez ministre de l'Intérieur,
15:37Bruno Retailleau ?
15:39Pas automatiquement.
15:40Certainement pas.
15:41Pas automatiquement ?
15:41C'est mal me connaître.
15:42Alors,
15:43qu'est-ce que vous demandez ?
15:45Qu'est-ce qui ferait
15:46que vous ne restiez pas ?
15:48Ce qui ferait
15:49que je ne resterais pas,
15:51c'est qu'on s'en bourbe
15:53dans la magouille politique
15:55et qu'on n'écoute pas
15:56les Français.
15:57Moi,
15:58je pense qu'il y a,
15:59évidemment,
16:00une assemblée,
16:01un paysage politique
16:01qui est morcelé.
16:03Mais quand vous écoutez
16:04les aspirations des Français,
16:06il y a une majorité nationale.
16:07Sur mes sujets régaliens,
16:0970% trouvent qu'il y a
16:11trop d'immigration.
16:12Encore plus pensent
16:13qu'il n'y a pas suffisamment
16:14de sécurité.
16:1580% des Français,
16:17désormais,
16:18pensent qu'ils contribuent
16:19plus à notre système social
16:21qu'ils en bénéficient.
16:22Vous demandez quoi ?
16:23Donc,
16:23ce que je demande,
16:24un,
16:25en matière budgétaire,
16:26c'est qu'avant que l'État
16:28fasse la poche des Français,
16:30qu'ils se serrent la ceinture.
16:33Je suis stupéfait,
16:34Pauline de Malherbe.
16:35Les médias,
16:36la classe politique,
16:37depuis des jours et des jours,
16:38on n'entend plus du tout
16:39parler dépense publique.
16:41On entend parler
16:42de taxes,
16:42d'impôts.
16:43Le problème français,
16:45on est déjà
16:45le pays au monde
16:47qui taxe le plus
16:48et on est le pays en Europe
16:50qui a la dépense publique
16:52la plus forte.
16:54La taxe du Kman,
16:55c'est non.
16:55Bien sûr.
16:56Mais je mettrai sur la table
16:58des propositions.
16:59Je montrerai,
17:00je les ai déjà,
17:02au Premier ministre,
17:03au nouveau Premier ministre,
17:04qu'on doit pouvoir y arriver
17:05sans un euro d'impôt.
17:07simplement avec moins
17:10de dépenses publiques.
17:11Sur quel domaine
17:12est-ce que vous faites
17:12des économies ?
17:13Sur beaucoup de domaines.
17:13Je vais vous en citer quelques-uns.
17:15On ne peut pas remplacer
17:17à l'avenir,
17:18dès 2026,
17:19tous les fonctionnaires
17:20qui partent à la retraite.
17:21Pas dans l'hôpital,
17:22mais notamment
17:22dans l'administration
17:24administrante.
17:25Pourquoi est-ce que
17:25le temps de travail
17:26dans la fonction publique,
17:27dans des communes,
17:29n'est pas le temps de travail
17:30qui est aligné
17:31sur le privé ?
17:33Pourquoi est-ce qu'il y a
17:33tant d'agences,
17:34des milliards,
17:35des dizaines de milliards ?
17:37Il faut là aussi
17:37faire le ménage.
17:39Pourquoi est-ce qu'il y a
17:40en imagerie médicale,
17:41ça coûte très cher,
17:42un milliard d'imagerie médicale
17:44inutile ?
17:45Parce qu'on n'a toujours pas...
17:45Qui sont remboursées ?
17:47Bien sûr.
17:47Par l'État ?
17:48Bien sûr.
17:49Je pourrais multiplier
17:51les exemples
17:52dans tous les domaines.
17:53Dans tous les domaines,
17:54Apolline de Malherbe.
17:55Il suffit de se baisser
17:56pour faire des économies.
17:57Des économies d'un côté,
17:59sur le régalien
18:00et les domaines
18:02dont vous avez la charge
18:04aujourd'hui.
18:05Est-ce que vous demandez
18:05de nouvelles lois
18:06sur les questions
18:07d'immigration ?
18:08Tiens,
18:08il y a cet appel
18:09à une pétition
18:10lancée par Philippe
18:12de Villiers
18:13pour un référendum
18:14sur l'immigration.
18:15Laurent Wauquiez
18:16dit l'avoir signé.
18:17Vous l'avez signé, vous ?
18:18Non,
18:18et je ne la signerai pas.
18:19Un ministre de l'Intérieur
18:20ne signe pas des pétitions.
18:22Je n'ai jamais signé
18:23deux pétitions.
18:24Mais vous voulez
18:24un référendum sur l'immigration ?
18:26Depuis dix ans,
18:26puisque nous avions proposé
18:28avec François Fillon,
18:29c'était pour la primaire
18:30en 2016,
18:31il y a pratiquement dix ans,
18:32un référendum,
18:33justement,
18:34modifier la Constitution
18:35pour que ce soit
18:35le peuple qui tranche.
18:37On l'a bien vu d'ailleurs
18:37en Grande-Bretagne.
18:39Si vous voulez que
18:40ces questions-là
18:41ne viennent pas dans la rue,
18:42alors on les traite en amont.
18:44Comment vous avez vu
18:45cette manifestation monstre
18:47à Londres ?
18:48Ah, comme un signe.
18:50Mais je le vois.
18:51Vous savez,
18:51chaque mois,
18:52je rencontre
18:52les 27 ministres.
18:53Mais c'est un signe
18:54que vous redoutez
18:54ou c'est un signe
18:55où vous aspireriez
18:57à ce qu'il y ait
18:57dans ce genre de manifestation.
18:58Non, je le redoute.
18:59Je suis en train de vous dire
19:00que je pense que la politique,
19:02justement,
19:02c'est de s'emparer
19:04des dossiers.
19:05Et malheureusement,
19:05en France,
19:06aujourd'hui,
19:07la gauche et la droite
19:08a cédé parfois
19:09à ces...
19:10Comment dirais-je ?
19:12Ces ordres pratiquement
19:13de la gauche,
19:14par peur.
19:15On a mis une sorte
19:16de tabou
19:17sur la question migratoire.
19:19Dans tous les pays d'Europe,
19:20il y a des ministres
19:22de l'intérieur
19:22de gauche
19:23et de droite.
19:24Mais on a tous désormais
19:25pratiquement le même discours.
19:27Donc,
19:27il faudra bien sûr
19:28ce référendum.
19:31Moi,
19:31je ne veux pas mentir
19:32aux Français.
19:33Aujourd'hui,
19:33il y a une Constitution
19:34et la Constitution
19:35ne nous permet pas
19:36d'organiser
19:37un vrai référendum
19:38sur l'immigration.
19:39Il faudra
19:40modifier
19:41par l'article 89
19:42la Constitution
19:43pour que demain...
19:44Mais ça,
19:45ça sera le débat
19:45de 2027.
19:47On pourrait aujourd'hui
19:48sur un sujet,
19:50une question sociale,
19:51par exemple,
19:52par exemple,
19:53faut-il demander
19:54aux nouveaux venus
19:55un temps de carence
19:57de 2 ans,
19:57de 3 ans
19:58ou de 5 ans
19:59avant de toucher
20:00des aides,
20:01des allocations
20:01non-pontabilitées ?
20:03Oui,
20:03parce que l'article 11
20:04permet justement
20:05ce genre de choses.
20:06Le Conseil Constituel l'a dit.
20:07Mais ça serait trop court.
20:09Si on veut vraiment
20:10changer de politique,
20:11avoir de nouvelles règles,
20:13on n'y coupera pas.
20:14Il faudra un référendum.
20:15Avez-vous des lignes rouges ?
20:16Tout à l'heure,
20:17le Parti Socialiste
20:18va être reçu
20:18par Sébastien Lecornu.
20:19Alors eux,
20:20ils demandent
20:21non seulement
20:21une suspension
20:22de la réforme des retraites
20:23mais aussi
20:24une éventuelle taxe
20:25sur les très hauts revenus
20:26type Zuckman.
20:27Sur la suspension
20:28de la réforme des retraites,
20:29est-ce que,
20:30là c'est plutôt
20:30en tant que président des Républicains
20:31que je vous pose la question,
20:32est-ce que vous pourriez
20:33continuer à participer
20:34à un gouvernement
20:34qui accepte cela ?
20:36Bien sûr que non.
20:37Parce que ce serait
20:38une crise financière.
20:40Il faut qu'on m'explique.
20:41Moi je tiens
20:41à un système
20:42par répartition
20:43parce que c'est
20:44la solidarité
20:45entre les générations.
20:46Dieu sait si aujourd'hui
20:47on parle
20:48de guerre générationnelle,
20:49les boomers
20:50contre les jeunes,
20:50etc.
20:51Expliquez-moi,
20:53il y a une soixantaine d'années
20:54et un peu plus,
20:54il y avait quatre cotisants
20:57pour un retraité
20:58et aujourd'hui
20:59on a 1,6.
21:00Donc ça c'est non.
21:01Donc il ne faut pas mentir.
21:03Il ne faut pas mentir aux Français.
21:05Vous savez,
21:05ceux qui ont inventé
21:06la retraite à 60 ans
21:07avec M. Mitterrand,
21:08Sébastien Lecornu,
21:09je ne vois pas
21:10comment il s'en sort.
21:11C'est-à-dire
21:11entre vos exigences
21:12et celles du Parti Socialiste.
21:13Mes exigences,
21:13je vais les reprendre.
21:15J'en ai dit une,
21:15il faut d'abord des économies
21:16plutôt que l'impôt.
21:18Il en faut une autre,
21:19c'est qu'un effort
21:19soit justement partagé.
21:21Vous savez,
21:22la France,
21:22des honnêtes gens,
21:23elle en a marre
21:24parce que c'est toujours
21:24elle qui est appelée
21:25à l'effort.
21:26Et ceux qui ne travaillent pas
21:27ont des allocations.
21:28Il faut bien entendu
21:30plafonner à 70%
21:31la totalité
21:32des allocations reçues
21:34pour qu'il y ait
21:34un écart d'au moins 30%
21:35entre le salaire minimum
21:38et le revenu de l'assistance,
21:40de la solidarité,
21:41par exemple.
21:43Autre chose,
21:44on parlait du régalien,
21:46c'est une attente majoritaire
21:47des Français.
21:48Le Premier ministre
21:48n'avait pas prononcé
21:49le mot immigration
21:50ou sécurité,
21:52mais sans doute
21:52parce que la question
21:54n'avait pas été posée
21:55dans l'interview
21:56qu'il a donnée
21:58à la PQR.
21:58À la presse quotidienne régionale
21:59ce week-end.
22:00C'est impossible.
22:01Ça vous a manqué ?
22:02Vous vous avez dit
22:03mais c'est...
22:04Dans une grande interview
22:05ou pas un mot
22:05sur l'immigration
22:06ou sur la sécurité ?
22:07Je l'ai dit,
22:07on s'est vu depuis.
22:08Mais il faut...
22:09Il a regretté ?
22:11Non, ce n'est pas le problème.
22:12Ou est-ce que c'est une manière
22:14justement de s'en sortir
22:16sans avoir à aborder
22:17ces questions-là ?
22:17Pour nous,
22:18vous voyez bien
22:18qu'il y a deux pôles.
22:20Il y a le budget et le travail
22:21plutôt que l'assistanat,
22:22les dépenses plutôt que les impôts
22:24et puis il y a le régalien.
22:26Et encore une fois,
22:26je le redis,
22:27ce sont des attentes majoritaires
22:29des Français.
22:29Ce n'est pas seulement LR
22:30qui le demande.
22:31Des Français de gauche
22:32demandent aussi
22:33qu'il y ait moins d'immigration
22:34et plus de sécurité.
22:35Et on comprend bien
22:36que pour vous,
22:38au fond,
22:39vous ne resterez pas
22:39coûte que coûte.
22:40C'est clair que non.
22:41Ah, je vais vous dire,
22:42on est différents, nous.
22:44La différence qu'on a
22:45dans ce fameux
22:46socle commun LR,
22:47c'est que nous n'appartenons pas
22:49à la majorité présidentielle.
22:51On est venus au gouvernement
22:53pour éviter le pire et les pires.
22:55Le pire, c'était le chaos
22:56et les pires,
22:58c'était la gauche mélenchonisée.
23:00Mais nous,
23:01on n'est pas
23:02des abonnés perpétuels.
23:04Si demain,
23:05on pensait que
23:06l'orientation du gouvernement
23:07n'était pas conforme
23:09à l'intérêt supérieur
23:10de la nation,
23:11c'est-à-dire des Français
23:12et des Français,
23:13qu'est-ce que l'on ferait
23:14de plus au gouvernement ?
23:16Bruno Retailleau.
23:17Pour prendre des postes,
23:17des places,
23:18ça n'est pas du tout
23:19quand on connaît bien
23:20la conception que j'ai
23:21de la politique.
23:22Les convictions,
23:23pour moi,
23:23ça compte.
23:24Pour ou contre les Juifs ?
23:25La question a été posée
23:26comme ça.
23:27Lamentable.
23:27comme ça,
23:28par des étudiants
23:29de la Sorbonne.
23:31En 2025.
23:31Vous savez,
23:32je fais les statistiques,
23:33malheureusement,
23:34mon ministère,
23:35des actes antisémites,
23:36des actes antimusulmans,
23:37des actes antichrétiens.
23:39Vous avez vu l'évolution
23:40qu'on a eue,
23:41même s'il y a un ralentissement
23:42depuis un mois,
23:43mais il ne se passe pas
23:44une semaine
23:45sans que,
23:46encore une fois,
23:47la police,
23:47la gendarmerie
23:48ne me remonte
23:49des actes antisémites.
23:51Et là,
23:52vous avez,
23:52dans une université française,
23:55sur une boucle WhatsApp,
23:56je crois,
23:57un sondage pour ou contre.
23:59C'est absolument lamentable.
24:00On doit tous se mobiliser.
24:01Et là encore,
24:02ce sont les mêmes,
24:03les ingénieurs du chaos,
24:05qui sous prétexte
24:05d'antisionistes,
24:07attisent les braises
24:08de l'antisémitisme.
24:09C'est inacceptable.
24:10Quand maintenant,
24:11M. Olivier Faure,
24:13pardon,
24:14demande à ce que,
24:15le 22 septembre,
24:18les mairies se pavoisent
24:19d'un drapeau palestinien,
24:20je dis stop.
24:21J'ai arrêté.
24:22Arrêtez Olivier Faure.
24:23La mairie,
24:24c'est une maison commune.
24:26D'ailleurs,
24:26la commune,
24:27c'est un cadre commun.
24:28Notre société,
24:29elle est divisée,
24:30elle est fracturée.
24:31Alors,
24:31on va en rajouter,
24:32on va importer
24:33le conflit du Prochain Orient.
24:35Chez nous,
24:36on n'a pas suffisamment
24:36de division
24:37en France.
24:39Pour vous,
24:39c'est une manière
24:40d'attiser,
24:41vous liez les deux,
24:42c'est-à-dire,
24:42je vous interroge
24:42sur la question
24:43de ce sondage,
24:45comment même peut-on le dire,
24:46mais pour ou contre les Juifs,
24:47comme si on disait
24:47pour ou contre les Arabes
24:48ou pour ou contre les Noirs,
24:49enfin,
24:50pour ou contre les Juifs,
24:50vous me répondez aussi
24:51que Olivier Faure,
24:52par cette demande-là,
24:54en quelque sorte,
24:55continue à attiser ?
24:57Il y a une image
24:57qui m'est revenue
24:58du 10 septembre.
25:00Je ne sais pas
25:00si vous l'avez vue
25:01de cette femme
25:01avec un drapeau bleu-blanc-rouge
25:03qui se fait interpeller.
25:04Place de la République.
25:08Madame,
25:10en des termes d'ailleurs
25:10beaucoup moins courtois,
25:12ce drapeau-là
25:12n'a plus rien à faire ici.
25:16Eh bien, moi,
25:16le seul drapeau
25:17que je veux voir
25:18sur les mairies,
25:20et il y a une jurisprudence
25:21qui est très très claire,
25:22c'est le drapeau français
25:24bleu-blanc-rouge.
25:25C'est dans ce drapeau
25:27et dans ces trois couleurs,
25:28dans ces valeurs,
25:29que nous nous reconnaissons tous.
25:31On a besoin
25:31de symboles de rassemblement.
25:33Le drapeau doit être
25:34un symbole de rassemblement
25:36et non pas de division.
25:38Merci.
25:38Bruno Retailleau
25:39d'avoir répondu
25:40à mes questions ce matin.
25:41Toujours ministre de l'Intérieur
25:43et président du parti
25:44Les Républicains.
25:45Il est 8h53
25:46et vous êtes bien sur RMC
25:47et BFM TV.
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