00:00Alors qu'on confirme bien que c'est bien le convoi de François Bayrou qui vient de quitter l'Elysée.
00:05François Hollande avait reçu Jean-Marc Ayrault et Jean-Marc Ayrault était parti.
00:09Personne n'avait compris la même chose, c'est-à-dire que Jean-Marc Ayrault pensait qu'il était reconduit,
00:12François Hollande pensait qu'il lui avait fait comprendre qu'il allait lui demander sa démission.
00:16Donc vous voyez, parfois les entretiens entre un Premier ministre et un Président, c'est fait de non-dit.
00:20Mais là c'est clair, puisqu'on sait qu'il y a une logique institutionnelle à la démission de François Bayrou,
00:25puisqu'il n'a pas obtenu la confiance hier.
00:27Et il est probable quand même que la proximité entre Emmanuel Macron et François Bayrou
00:33fasse que le Président de la République ait puis lui glissé la forte probabilité qu'il choisisse telle ou telle personne,
00:39y compris dans l'équilibre, puisque je vous rappelle, Pauline, qu'il parle certes au Premier ministre des missionnaires,
00:44mais il parle aussi au patron d'un des principaux partis de ce socle commun qu'est le Modem.
00:49Donc c'est à la fois un Premier ministre qui s'en va, mais c'est aussi un acteur majeur du nouveau socle commun,
00:56si j'ose dire, que le Président de la République espère voir le futur Premier ministre construire,
01:00alors qu'on voit qu'effectivement le convoi de François Bayrou traverse la Seine,
01:04passer devant les Invalides et direction Rue de Varennes.
01:06Retour à Matignon avant le déménagement ?
01:08Avant le déménagement, donc ce sera pour quelques heures, peut-être quelques jours avant la passation de pouvoir.
01:13Oui, parce que contre traitement, Alexis, officiellement, donc on peut le dire, François Bayrou, a démissionné,
01:19mais il reste Premier ministre des missionnaires, il reste en fonction tant qu'il n'y a pas de nouveau Premier ministre qui a été nommé.
01:26Absolument, c'est comme cela que ça fonctionne, et c'est vrai que, comme il y a eu maintenant un certain nombre de précédents récents de cette situation,
01:35elle est désormais plus habituelle et plus cadrée, j'allais dire.
01:40Vous vous souvenez de Gabriel Attal, resté Premier ministre des missionnaires pendant de longues semaines,
01:45pendant la période notamment des Jeux olympiques.
01:48Donc, en effet, tant qu'Emmanuel Macron n'a pas nommé officiellement de successeur,
01:54il y a une permanence de l'État, d'une certaine façon, les affaires courantes qui sont gérées.
01:59Il y a tout de même eu, du côté de Matignon, ce sont des informations que nous vous donnions hier,
02:05la volonté de montrer que les choses, là aussi, pouvaient aller vite du côté du cabinet de François Bayrou.
02:11Les chefs de pôle, notamment, avaient préparé un certain nombre de points
02:14pour assurer des passations rapides avec leurs successeurs.
02:20Mais pour l'instant, sur ce calendrier, il faut conserver de la prudence.
02:25Nous le répétons depuis le début de cette édition spéciale.
02:28La volonté, en tout cas dans l'entourage du chef de l'État,
02:31de mettre en image quelque chose qui va assez vite
02:35par rapport aux fois précédentes, au remplacement de Gabriel Attal
02:39et au remplacement de Michel Barret.
02:41Mais les choses peuvent aussi prendre un petit peu plus de temps.
02:46La passation de pouvoir sera le moment officiel
02:49où le nouveau Premier ministre, qui remplacera François Bayrou,
02:53aura pris son poste.
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