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  • il y a 11 mois

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00:00Bonjour et bienvenue Charles de Courson.
00:02Bonjour.
00:03Vous êtes député Eliott de la Marne, rapporteur général du budget à l'Assemblée.
00:08Vous êtes le monsieur budget de l'hémicycle.
00:10C'est votre grande interview ce matin sur CNews et Europe 1, monsieur de Courson.
00:13Au lendemain de l'échec que beaucoup qualifient de cinglant de François Bayrou, échec sévère,
00:17qui contraint le Premier ministre à présenter sa démission tout à l'heure aux alentours de midi.
00:22A Emmanuel Macron, on va en parler, mais avant de parler de la suite.
00:25Vous avez vous-même voté hier contre la confiance.
00:27J'insiste, vous êtes rapporteur général du budget.
00:30Vous êtes le monsieur budget en charge véritablement et connu et reconnu pour votre rigueur sur les finances publiques.
00:36Qu'est-ce qui vous a amené à voter contre ?
00:38Je pense que le Premier ministre a fait une double erreur.
00:42Le 15 juillet, c'est-à-dire deux ou trois jours après la fin de la session extraordinaire,
00:48il fait une grande conférence de presse pour expliquer quelles sont les grandes mesures qu'il veut mettre dans le prochain budget.
00:54c'était une totale erreur, parce que les mesures qu'il préconisait étaient déséquilibrées,
01:02n'étaient pas justes et n'ont jamais été concertées avec les gens raisonnables dans l'hémicycle.
01:09Je vous prends deux exemples.
01:10Avec tout le monde d'ailleurs, les raisonnables et ceux que vous considérez moins raisonnables.
01:14Vous nous direz lesquels ?
01:14Deux jours, deux jours, deux jours fériés supprimés, enfin je veux dire, ça ne tient pas la route cette affaire, vous voyez ?
01:23Et en contrepartie, on augmente les cotisations sociales de 0,6 point, les cotisations sociales patronales.
01:28Bon, deuxième mesure, on bloque entièrement les retraites.
01:33Enfin, franchement, c'est quand même étonnant.
01:36Les petites retraites, alors on les gèle.
01:40Ça vous a amené à voter contre ?
01:41Oui, donc si vous voulez, cette erreur de méthode est sur le fond.
01:47Parce que dire maintenant, je suis prêt à négocier, après avoir fait cette conférence de loi de 15 juillet,
01:54il était sûr d'échouer.
01:58Et ce qui devait arriver, arriva, avant de parler du prochain Premier ministre Charles de Courson,
02:02qui pourrait être nommé dans les prochains jours, c'est ce qu'a fait savoir Élisée.
02:05Et pour les Français qui nous regardent ce matin, et ceux qui nous écoutent, quel est le risque ?
02:10Quel est le coût de l'instabilité politique actuelle ?
02:12Il y a un coût tout d'abord économique.
02:16C'est-à-dire qu'on voit bien que les ménages ne consomment de moins en moins,
02:22puisque si vous regardez les intentions de consommation des ménages,
02:26elles n'ont jamais été aussi faibles.
02:28D'ailleurs, on le voit, la consommation est flat, et les gens épargnent.
02:33Et une épargne plutôt liquide.
02:36C'est-à-dire assurance vie, etc.
02:38Des assurances vie, et puis les différents produits du livret A,
02:42en passant par le LDD et beaucoup d'autres.
02:45Deuxièmement, les entreprises, elles sont prudentes.
02:49Les petits, moyens et grands patrons nous disent tous la même chose.
02:54Dans cette situation actuelle, on investit au minimum.
02:57Donc on voit que l'investissement même baisse un peu.
02:59Donc pour les recettes et le prochain budget, ça va être bon courage, on va en parler.
03:03Donc ça veut dire plusieurs choses.
03:05Ça veut dire des pertes de recettes fiscales, des pertes d'une croissance ralentie,
03:09et une accélération, une remontée du chômage.
03:13Résumons la situation.
03:14Ce que vous nous dites, M. de Courson, plus, le spectacle politique offert,
03:17c'est-à-dire un champ politique éclaté, émietté,
03:20une impopularité record pour le président, des Français pour certains, en colère.
03:24Comment vous qualifiez, je disais tout à l'heure, vous étiez le député le plus capé,
03:28le plus ancien, élu depuis 1993 à l'Assemblée.
03:30Comment vous qualifiez une telle situation politique ?
03:33Le chaos.
03:34On y est ?
03:35Le chaos, oui, on est dans le chaos,
03:36puisqu'il n'y a aucune majorité possible si on continue à vouloir gérer le pays
03:42par une petite minorité, une minorité de plus en plus étroite.
03:46Ça, c'est pas possible dans une démocratie.
03:48Alors on entend les pistes.
03:50Hier, Laurent Wauquiez ou encore ce matin, la présidente de l'Assemblée,
03:52il y a le Brune-Pivet, évoque une sorte de pacte, de programme,
03:56avec les personnes qui peuvent s'entendre autour de la table.
03:59Vous pensez vraiment que c'est ce qu'attendent les Français aujourd'hui
04:01pour tenir 20 mois jusqu'en 2027 ?
04:04Je pense qu'on ne peut sortir de la crise politique qu'en revenant devant les électeurs.
04:10Et le président a dit qu'il ne ferait pas une deuxième dissolution
04:14et qu'il resterait jusqu'à la fin de son mandat,
04:18ce qui est constitutionnellement imparable.
04:21Il dit avant tout ça.
04:22Donc, c'est dans 20 mois.
04:26C'est intenable.
04:27Et donc, il faut tenir 20 mois et diriger ce pays.
04:31Et nous n'avons pas simplement des problèmes intérieurs.
04:34Il y a quand même des problèmes internationaux graves.
04:36Donc, la France ne peut pas se permettre de ne pas avoir de gouvernement.
04:41Les Belges l'ont fait pendant 18 mois.
04:45Mais c'est un petit pays.
04:49Sans les offenser pour autant, mais c'est un autre système.
04:52Alors nous, comment on peut tenir et gouverner comme ça pendant 20 mois ?
04:56Je pense que la sagesse, ce serait ce qu'on faisait sous la 4ème République.
05:00C'est-à-dire que le président de la République nommait un préfigurateur.
05:03C'est-à-dire ?
05:04C'est-à-dire une personne qu'on nomme pour voir
05:06est-ce qu'il est possible de faire un programme minimum
05:10pour diriger ce pays pendant 20 mois jusqu'au présidentiel.
05:14Je résume.
05:14Une figure indépendante,
05:16plutôt un spécialiste quand même du budget,
05:18compte tenu de notre situation.
05:19N'est-il pas devant moi ce matin ?
05:21C'est au président d'en décider.
05:24Est-ce que vous feriez ?
05:25Pardonnez-moi, la question peut paraître politicienne,
05:27mais elle est importante aujourd'hui.
05:28On voit qu'une liste de noms est en train de,
05:30comme d'habitude, d'émerger.
05:33Est-ce que vous faites partie ?
05:34Est-ce que c'est votre ambition ?
05:35Est-ce que vous en sentez capable, Charles de Courceau ?
05:37Écoutez, moi j'ai toujours discuté avec tout le monde
05:40de l'extrême gauche jusqu'à l'extrême droite française.
05:44Donc, vous voyez, parce qu'ils sont tous légitimes,
05:46ils ont été élus par le peuple,
05:48que ça plaise ou que ça ne plaise pas.
05:50Bien.
05:50Donc, moi je suis un vieux républicain,
05:51d'une vieille famille républicaine.
05:53Donc, je pense qu'il faut discuter d'un programme minimum,
05:58en disant à tout le monde, dans le chaos, tout peut arriver.
06:01Donc, l'intérêt, me semble-t-il,
06:04de ceux qui sont attachés à notre République,
06:07à nos libertés, etc.,
06:09c'est de faire un programme minimum
06:11qui puisse avoir une majorité à l'Assemblée.
06:15Si je vous comprends bien ce matin,
06:16un programme minimum mené par une personnalité
06:19plutôt consensuelle,
06:20capable de parler à la droite, à la gauche,
06:22mais autour de la table,
06:23pour se mettre d'accord sur ce programme minimum,
06:25si je vous comprends bien,
06:26c'est sans LFI et sans le RN quand même.
06:28Si le RN accepte un certain nombre de mesures
06:37pour éviter qu'on continue dans le déficit public
06:42et être bientôt au banc de tous les pays de l'Union Européenne,
06:46puisque sur les 27 pays,
06:48on est maintenant le canard boiteux, si je puis dire.
06:52Vous voyez, celui qui n'a pas redressé.
06:54Les Italiens ont redressé, les Espagnols, les Portugais,
06:56enfin, tout le monde, avec des décisions courageuses.
06:59Donc, pourquoi est-ce qu'il n'y aurait pas une majorité
07:03si le RN est d'accord sur telle ou telle mesure d'en tact ?
07:08Donc, ce matin, vous dites, rassemblons-nous,
07:10rassemblons-nous autour de cette table,
07:12voyons le pacte ou le programme commun
07:15sur lequel on peut se mettre d'accord
07:16et qui permet de gouverner pendant 20 mois.
07:18En fait, l'objectif, c'est de tenir.
07:21C'est bien ça, monsieur ?
07:21De tenir le pays pendant 20 mois.
07:24Sinon ?
07:24Et tout le monde...
07:25Sinon, on ira de crise politique en crise politique.
07:29Le pays ne sera plus du tout gouverné.
07:32Vous voyez ?
07:32Alors, ce n'est peut-être pas brillant comme proposition.
07:37Vous pensez que c'est vraiment ce que les Français attendent aujourd'hui ?
07:39Je pense que les Français, ils en ont assez
07:42d'avoir le sentiment d'une classe politique
07:45qui a perdu tout repère quant aux intérêts de la nation.
07:50Et l'intérêt général.
07:52Et donc, je pense qu'une telle situation
07:56permettrait au moins d'éviter que le pays parte à la dérive.
08:02Donc, ni dissolution, ni démission.
08:04Ce serait sa troisième fois.
08:05C'est le Président de la République qui décide de cela.
08:08Et vous, personnellement, vous seriez pour quelle piste
08:11qui pourrait, selon vous, débloquer une fois pour toute le pays ?
08:14Eh bien, qu'on fasse ce qu'on faisait sous la Quatrième République.
08:17Le Président de la République nommait un candidat, vous voyez,
08:23préfigurateur pour sonder les différents courants politiques
08:26pour voir si un programme peut être mis en place avec une majorité.
08:32Ceux qui ne veulent pas, ils ne veulent pas.
08:33Est-ce qu'on peut avoir une majorité ?
08:35Ce n'est pas un retour en arrière, pardonnez-moi,
08:37de la Cinquième passée à la Quatrième
08:38pour se retrouver avec une forme de préfigurateur,
08:40de négociateur, d'ailleurs, comme dit l'ancien Premier ministre Gabriel Attal ?
08:44Mais madame, on nous avait expliqué que la Cinquième République,
08:48c'était la stabilité.
08:50Sous la Quatrième République, on n'a jamais eu une année
08:53où il y a eu quatre premiers ministres.
08:55Mais qui est le facteur d'instabilité, alors, dans cette Cinquième ?
08:57C'est la Cinquième elle-même ?
08:58Eh bien, ce n'est pas la Cinquième, c'est le fait que les Français
09:01ont élu une Assemblée nationale suite à la dissolution
09:06qui a décidé unilatéralement, c'est son pouvoir,
09:11le président de la République, qui est ingouvernable.
09:14Dans l'État. Il n'y a pas de majorité.
09:16Il n'y a pas de majorité.
09:16Le budget, quand même, c'est important que le pays,
09:19que la France ait son budget.
09:20C'est encore possible, s'il y a ce préfigurateur,
09:23ce négociateur ou un Premier ministre,
09:26il peut arriver dans les temps, aujourd'hui,
09:28à faire adopter un budget ?
09:29De toute façon, il n'y a pas le choix.
09:31Si on ne se met pas d'accord,
09:32s'il n'y a pas une majorité des différents courants politiques
09:34représentés à la Société Nationale
09:36qui se mettent d'accord sur ce que j'appelle
09:37un programme minimum pour gérer le pays pendant 20 mois,
09:41qu'est-ce qui se passera ?
09:42Eh bien, c'est ce qui s'est passé l'année dernière.
09:44On a voté ce qu'on appelle une loi spéciale,
09:46c'est-à-dire une loi de finances,
09:48qui consiste à dire,
09:49on reconduit le budget de l'année précédente
09:53en maintenant, si vous voulez, tel qu'il est.
09:56Expliquons, c'est-à-dire pour que les services publics fonctionnent,
09:59pour recouvrir l'impôt que généralement est toujours recouvré, oui.
10:02Eh bien, il est recouvré si on vote la loi spéciale.
10:05Sinon, à côté du 1er janvier,
10:06vous ne pouvez plus recouvrer aucun impôt.
10:09Une question, par exemple.
10:10Et donc, la loi spéciale, l'année dernière,
10:14elle a permis de gérer le pays pendant un mois et demi,
10:17jusqu'au 15 février.
10:20Cette loi spéciale, si on n'est pas d'accord,
10:22pour se mettre d'accord sur un vrai projet de budget,
10:25eh bien, elle peut durer des mois et des mois.
10:26Mais d'accord.
10:27Mais à quelle trajectoire ?
10:28Les 44 milliards, c'est trop, avez-vous dit ?
10:30Tout est paradoxal.
10:32On dit qu'on est dans une situation catastrophique,
10:33mais 44 milliards, c'est trop.
10:35Donc, vous, si vous êtes un matignon,
10:36si vous êtes le fameux préfigurateur ou négociateur,
10:39vous dites non, on va étaler l'effort.
10:41Bien sûr.
10:42Bien sûr.
10:43Mais on s'est engagé à revenir à 3% en 2029.
10:49On était à 5,8% de déficit l'année dernière.
10:55Cette année, on espère revenir à 5,4%,
10:58mais à mon avis, on sera plutôt à 5,5, 5,6.
11:01Eh bien, si vous faites 3, 5,6 moins 3, ça fait 2,6.
11:05Si vous disiez par ce qui nous reste,
11:07on peut faire minimum, il faut faire du 0,4, 0,5 points par an.
11:12C'est tout à fait possible.
11:14Mais ça, c'est une discussion à avoir avec les différents courants politiques.
11:17J'entends.
11:17C'est un chemin de crête.
11:19Et il y a, si vous voulez, le contexte social.
11:22Charles de Courson, le 10 septembre,
11:25le mouvement Bloquantout alerte leur enseignement territorial
11:28et à la crainte d'actions violentes,
11:30sans justifier évidemment de telles actions.
11:32Est-ce que vous comprenez cette colère ?
11:34Ou alors, elle est totalement injustifiable à vos yeux ?
11:37Ah mais, moi, je la comprends.
11:39Eh bien, au-delà.
11:40Puisque quand je vois les sondages sur ce que pensent les Français,
11:44on en est à 80, 85% qui rejettent la classe politique,
11:48considèrent qu'elle est peuplée de menteurs, de voleurs, etc.
11:51Ce qui n'est pas vrai.
11:52Bien sûr qu'il y a quelques canailles.
11:54Bien sûr qu'il y en a.
11:55Et dans tous les courants politiques, d'ailleurs.
11:57Voilà.
11:57Mais ce n'est pas le cas de la masse des représentants de la nation.
12:06Ce qu'il faut, c'est dire aux Français où est l'intérêt général des Français.
12:11Mais où est-il aujourd'hui ?
12:13Eh bien, c'est bien la question.
12:15Eh bien, elle ne peut être définie qu'en mettant les gens autour du table,
12:19en disant, on est tous Français.
12:22On est tous, on aime notre pays.
12:25C'est une question de patriotisme.
12:26C'est ça ce qui est en jeu.
12:28Aujourd'hui, vous avez employé le mot de chaos tout à l'heure.
12:30C'est-à-dire que ceux qui aiment leur pays doivent être...
12:31Et de défense de l'intérêt général.
12:33Se remettre.
12:33Et de montrer aux Français qu'on est capable de surmonter un certain nombre de divisions.
12:39Monsieur de Courson, voyez-vous, c'est-à-dire que ceux qui ne se mettront pas de main autour de la table,
12:43alors ils sont quelque part contre la France, antipatrième.
12:47Si c'est leur choix.
12:48Si c'est leur choix.
12:50Il n'y a pas d'autre chemin possible, il n'y a pas d'autre alternative.
12:52S'ils veulent le chaos.
12:53Non, puisque les deux autres alternatives qui étaient que le président de la République démissionne,
12:59il a dit qu'il irait jusqu'à la fin.
13:00C'est son droit.
13:01Il a été légitimement élu, démocratiquement élu.
13:05Et qu'une deuxième dissolution, il l'écarte.
13:09C'est un pouvoir du président de la République.
13:12Donc si ces deux hypothèses sont écartées, il n'en reste qu'une troisième.
13:16Et qui est d'essayer de trouver un compromis valable pour une vingtaine de mois.
13:21Vous lui avez dit directement, votre groupe Liott, qui il y a quelque temps pouvait paraître un petit groupe,
13:28eh bien aujourd'hui compte beaucoup, parce que chacun se compte évidemment.
13:32Est-ce que vous lui avez dit que vous avez eu un échange avec le président de la République ?
13:34Non, je n'ai pas eu d'échange avec le président de la République.
13:37Mais nous avons eu des échanges avec la plupart des groupes de l'Assemblée nationale.
13:43Et cette idée percole.
13:45Vous voyez, elle percole chez les Républicains.
13:48Elle percole sur les trois groupes de l'ancienne minorité présidentielle.
13:53On va l'appeler comme ça.
13:54Elle percole aussi à gauche.
13:56Donc, les LR, la minorité présidentielle, vous l'appelez ainsi.
13:59À gauche, j'imagine, les socialistes.
14:01Oui, oui, le parti socialiste, mais même le groupe de la gauche républicaine,
14:08enfin, disons, des communistes et d'autres associés.
14:10Pour gouverner, ce sera un programme commun jusqu'en 2027.
14:13Ben voilà, essayons.
14:15Essayons, au moins.
14:16Essayons, au moins.
14:16Ce matin, une dernière question, M. de Courson, élu depuis 1993, spécialiste de la question budgétaire,
14:22le député le plus capé.
14:23Si vous deviez résumer, au-delà du chaos, l'humeur du pays.
14:26Comment vous sentez cette humeur aujourd'hui ?
14:29Ben, l'humeur du pays, c'est un rejet de la classe politique.
14:34Il faut dire les choses telles qu'elles sont.
14:36Et c'est extrêmement dangereux.
14:38Parce que dans la classe politique, il y a aussi, dans les différents courants politiques,
14:41des gens très bien.
14:43Donc, avec qui on peut travailler.
14:45Vous voyez ?
14:45Et donc, moi, je pense qu'il faut qu'on prenne conscience de cela
14:48et qu'on en tire les conséquences.
14:50Sinon, tout peut arriver dans ce pays.
14:52Tout ?
14:52Tout peut arriver, oui, oui.
14:53D'éclatement, vous voyez, des manifestations, etc.
15:00Mais qui débouche sur quoi ?
15:01Ce n'est pas le tout de manifester.
15:03C'est qu'on est dans une institution démocratique.
15:05Donc, plutôt que bloquer, vous dites qu'il faut débloquer.
15:08Ben, bien sûr.
15:09Merci, Charles de Courson.
15:10On suivra donc ce éventuel programme au pacte commun.
15:14Merci encore.
15:14Si vous êtes appelé, vous dites oui.
15:19Pour l'intérêt de la France, si j'ai bien compris,
15:21votre raisonnement depuis le début, c'est un projet.
15:22Comme préfigurateur, oui.
15:24Pour prendre contact avec les différents courants politiques
15:27et de voir ce sur quoi on peut se mettre d'accord.
15:29Merci, Charles de Courson.
15:30Bonne journée à vous et à bientôt.
15:31Merci, Charles de Courson.
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