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  • il y a 5 mois
Invité de France 2 ce lundi soir, Bruno Retailleau a annoncé la mobilisation de 80.000 gendarmes et policiers en vue de la journée de mobilisation « Bloquons tout » du 10 septembre prochain. « On ne tolérera aucun blocage, aucune violence », a-t-il ajouté. Retailleau a estimé que le mouvement, qui a été « confisqué et détourné », n’a « plus rien de citoyen », évoquant des groupuscules « déterminés, organisés et ultra-violente ».

Selon lui, la « mouvance d’ultragauche » s’est approprié cette journée, notamment puisque Jean-Luc Mélenchon « a voulu la préempter ».

Le ministre, qui doit réunir mardi matin l’ensemble des préfets pour évoquer la mobilisation, a estimé que « ces gens-là veulent souffler sur les braises de l’exaspération » afin de « créer un climat insurrectionnel ».

Les forces de l’ordre « auront une consigne très claire : c’est la fermeté », a-t-il assuré.

« Quand il y a des cortèges, on les accompagnera parce que c’est un droit constitutionnel de manifester tranquillement, mais on ne supportera vraiment aucune violence ni débordement », a-t-il encore dit, demandant des sanctions « lourdes pour celles et ceux qui seront violents ».

À Paris, selon nos informations, le préfet de police aurait obtenu plus d’une cinquantaine d’unités de forces mobiles (gendarmes mobiles et CRS) auprès du ministère de l’Intérieur. Ces unités seront principalement dédiées à la tenue des points statiques jugés sensibles : Élysée, Matignon, Parlement…

D’autres unités seront prépositionnées autour de sites sensibles : nœuds autoroutiers, périphérique, marché de Rugis, port de Gennevilliers…

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Transcription
00:00Je ne prends pas du tout cette date à la légère. Pourquoi ? Parce qu'au départ, il y a eu une mobilisation citoyenne.
00:05Cette mobilisation a été depuis confisquée, détournée. Elle n'a plus rien de citoyen.
00:11Ça a été une radicalisation, puisque c'est M. Mélenchon qui a voulu la préempter.
00:16Donc ce sera la mouvance d'extrême-gauche, d'ultra-gauche.
00:19On sait que ces groupuscules sont peu, ils sont déterminés, ils sont organisés.
00:24Et l'ultra-gauche est ultra-violente.
00:26Donc nous allons mobiliser beaucoup de forces, gendarmes, policiers, 80 000.
00:32Ce matin, Manuel Bompard de la France Insoumise disait, on soutient la journée, mais pas les actions violentes.
00:39J'ai entendu Mme Pannot, il y a quelques instants, qui s'adressait au Premier ministre, à l'Assemblée nationale.
00:45Et elle a dit cette phrase, vous avez raison d'avoir peur.
00:48Elle a même pointé dans des territoires d'outre-mer, des CRS, des escadrons de gendarmes mobiles.
00:53Donc je vois bien que ces gens-là veulent souffler sur les braises de l'exaspération, de la colère des Français qui peut exister sur certains territoires.
01:02Ils veulent créer, comme je l'indiquais, un climat insurrectionnel.
01:05Et je voudrais leur dire que nous serons là, que nous n'avons pas peur, et que nous protégerons le droit, la loi, les Françaises et les Français.
01:14La République.
01:15Quel est le dispositif de sécurité qui sera déployé mercredi ?
01:18Il sera très important, j'en parlerai demain, puisque je réunis, c'est peu souvent, l'ensemble des préfets de France pour en parler avec eux.
01:2780 000 gendarmes, policiers, pour donner une comparaison, le 14 juillet, c'était 65 000.
01:34Donc nous aurons des moyens importants, ils auront une consigne très claire, c'est la fermeté.
01:40On ne tolérera aucun blocage, aucune violence, aucune action, évidemment, de boycott.
01:47Quand il y a des cortèges, on les accompagnera, parce que c'est un droit constitutionnel de manifester tranquillement.
01:53Mais on ne supportera vraiment aucune violence ni débordement.
01:57Ils devront interpeller au maximum, garder à vue, pour déférer à la justice, pour que, j'espère,
02:03il y ait des sanctions, et des sanctions qui soient lourdes pour celles et ceux qui seront violents.
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