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  • il y a 4 mois

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Transcription
00:00Gérard, vous avez écouté François Bayrou, il est monté à la tribune de l'Assemblée Nationale à 15h03.
00:06Et comme vous avez une capacité d'analyse et de synthèse et d'expérience également,
00:10je voulais savoir comment vous avez vécu ces 40 minutes.
00:13Écoutez, il n'y a pas eu de miracle.
00:15Je le résumerais en disant qu'il n'y a pas eu de surprise véritable.
00:18Il n'y a pas eu l'étincelle, la grande étincelle.
00:22Il n'a pas trouvé la base d'un sursaut dans ce discours de l'Assemblée Nationale.
00:27Il n'a fait que répéter, j'ai eu l'impression d'entendre, pour la 25ème fois,
00:32sur les 25ème dernières heures, où il nous répétait toujours à peu près la même chose.
00:38Donc, il n'y a pas eu véritablement cette chose qui aurait pu faire bouger la situation.
00:43Qui d'ailleurs ne l'aurait sans doute pas fait bouger, mais il pouvait avoir un peu plus de panache.
00:47Qui pouvait déclencher quelque chose.
00:51Le premier orateur socialiste lui a dit,
00:53« Vous n'êtes... » parce qu'il s'était réclamé toujours de Mendes France et du général de Gaulle.
00:58Et il lui a dit, « Vous n'êtes pas Pierre Mendes France. »
01:01Et effectivement, moi j'avais envie de dire, « Vous n'êtes pas non plus le général de Gaulle. »
01:05Hélas, ce n'était ni le discours du général, ni le discours de Mendes France.
01:09Et je suis donc pessimiste sur l'avenir.
01:13L'avenir, on va l'évoquer tout de suite après.
01:16Mais je pense vraiment comme mon ami Alain Duhamel.
01:20Vous l'avez cité ce matin.
01:20Mais vous savez, Alain Duhamel et moi, on a le même passé.
01:24On avait tous les deux 16 ou 17 ans en 58.
01:28On a vécu 1958, quand la situation partait dans tous les sens.
01:32Quand la police commençait à ruer dans les brancards.
01:35Quand il y avait véritablement une incertitude.
01:37L'armée n'était plus du tout fiable pour le pouvoir.
01:40On a vécu cette crise profonde.
01:42Jusqu'à présent, je n'ai pas fait cette comparaison.
01:45Mais en vous entendant citer Alain, je me suis dit, mais au fond, il a raison.
01:49C'est un peu...
01:51Je dirais même, il y a même des choses terribles.
01:53Il y avait en 58, il y avait un problème grammatique pour la France.
01:58C'était la guerre d'Algérie.
01:59Tout se passait sur fond de guerre d'Algérie.
02:01Et bien aujourd'hui, beaucoup de nos problèmes se passent aussi avec un fond de scène qui est l'Algérie.
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