00:00Je trouve que c'est incompréhensible.
00:02Une fois que j'ai tout dit sur Emmanuel Macron, je n'ai pas la grille des lectures.
00:06Je ne comprends pas ce président que j'ai trouvé évidemment formaté au départ pour le rôle,
00:12que j'ai trouvé avec une puissance d'intelligence, de charme peu commune,
00:17et je n'arrive toujours pas à m'expliquer comment un homme aussi intelligent
00:22peut à l'arrivée avoir un bilan aussi catastrophique.
00:26Alors je ne sais pas si vous avez la grille de lecture.
00:30Non, je n'ai pas la grille de lecture, simplement il a été élu sur plusieurs malentendus.
00:36Le premier malentendu c'est la jeunesse, on a besoin de cette jeunesse, il rayonnait de jeunesse.
00:42Et ça, ça a joué extrêmement fortement, notamment pour une grande partie des classes qui étaient justement moins jeunes.
00:50Moi je vois tous les gens aujourd'hui qui me disent, ah là là Macron ce n'est pas possible,
00:55je leur dis vous avez voté pour lui, ah oui bien sûr.
00:56Ils ont tous voté pour lui parce que je trouvais que c'était la jeunesse, c'était un espoir.
01:01Premier malentendu.
01:02Deuxième malentendu, il avait fait une brillante carrière dans la finance.
01:08Et c'est là le malentendu de la finance.
01:10Il avait effectivement fait une carrière dans la finance,
01:12mais ce n'était pas pour autant un ministre des finances au sens classique.
01:17Un ministre des finances au sens classique, il aurait à peu près tenu les finances.
01:21Il n'a pas tenu les finances.
01:23Il a fait de la finance comme les raiders font de la finance.
01:26Comme la finance spéculative fait de la finance.
01:29Et c'est là le malentendu.
01:31C'est que les gens n'ont pas, ils ont, il y avait un label Macron,
01:35avec Macron on est tranquille, il connaît bien tout ça.
01:38Et puis finalement ils ne se sont pas rendus compte que ce n'était pas l'homme de la situation.
01:42Il y a eu des gens qui incarnaient la finance, je ne parle même pas de Giscard,
01:45mais même d'un homme comme René Monnery dans le temps,
01:48des gens qui avaient, on disait celui-là il est solide,
01:51il y en a eu d'autres d'ailleurs, j'en cite deux, mais je peux en citer cinq ou six.
01:54Mais Macron au fond c'est un malentendu d'avoir pensé qu'il était le Mozart.
01:59Ça n'a jamais été le Mozart.
02:01C'est là que François-Olivier Gisbert a raison.
02:03Alors de là à transformer Mozart en Attila, bon il va un peu loin,
02:07mais c'est quand même pas faux.
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