L'avenir à Matignon de François Bayrou, et avec lui celui de son gouvernement, se joue ce lundi 8 septembre. Le Premier ministre prononce un discours de politique générale avant de faire face au vote de confiance des députés.
00:00Le gouvernement par ma voix engage devant vous sa responsabilité, ce qui signifie que par ma voix à la tribune il dit
00:07« Mesdames et messieurs les députés, le problème dont nous vous saisissons comme représentants de la nation nous paraît si grave,
00:17il implique si profondément chacun de nos concitoyens qu'il requiert votre soutien. »
00:29L'action exigeante et courageuse que la situation implique n'a aucune chance de pouvoir s'imposer.
00:38Et s'il n'y a pas ce soutien minimal, cette entente minimale entre les grandes sensibilités du pays sur le constat et sur l'impérieuse trajectoire d'endressement,
00:49alors l'action du gouvernement serait vouée à l'échec et pire encore, elle n'aurait pas de sens.
00:54S'il s'agit toujours de faire semblant de ménager la chèvre pour obtenir le chou, de se rendre aux logiques de marchandage et de division,
01:05de dissimuler l'essentiel pour communiquer sur le secondaire en sachant qu'on continue la marche vers l'accident,
01:16je vous le dis, je ne serai pas l'homme d'une telle politique.
01:20Je crois au compromis, mais je crois au compromis quand il respecte l'essentiel, la vérité des hommes et des choses, la hiérarchie des ordres et des urgences.
01:33Je crois au compromis qui ne se construise pas sur l'ambiguïté.
01:37requérir le soutien du pays lorsqu'il faut agir, c'est pour moi l'article premier du contrat démocratique.
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