L'avenir à Matignon de François Bayrou, et avec lui celui de son gouvernement, se joue ce lundi 8 septembre. Dès 15 heures, le Premier ministre prononcera un discours de politique générale avant de faire face au vote de confiance des députés. En cas de dissolution, de nouvelles législatives seront organisées l'hypothèse d'une proportionnelle pourrait être envisagée.
00:00Il y a un mot qu'on entend depuis hier soir, mais surtout ce matin, qu'on n'entendait pas trop ces derniers jours et on se dit que c'est peut-être l'atout, c'est ce que vous nous dites en tout cas, qui est dans la manche d'Emmanuel Macron, c'est un scénario qui renversera la table et qui est étudié de près par l'Elysée des législatives, mais avec la mise en place de la proportionnelle. Et vous, vous nous dites, ce serait finalement un bon coup joué par le Président.
00:21Oui, pourquoi ? Parce que si on fait des législatives anticipées suite à une dissolution avec le même, finalement, mode de scrutin, on arriverait probablement peu ou proi à la même chose.
00:31Regardez cette étude d'opinion publiée effectivement par Aris Interactive. On voit que le RN est très nettement devant. Les rapports de force sont les mêmes.
00:39Peut-être néanmoins qu'effectivement, le RN pourrait profiter d'un bon en termes de député parce qu'on voit que la question du Front républicain ces derniers temps, les Français semblent ne plus en vouloir.
00:49Ça changerait quoi exactement ?
00:51Alors, première chose, déjà, ce sera un geste politique qu'Emmanuel Macron adresserait aux socialistes. Ils l'ont toujours revendiqué.
00:57Donc, ça pourrait permettre à terme peut-être de construire une coalition plus large.
01:01Ensuite, effectivement, l'autre chose, c'est que ça permettrait politiquement pour Emmanuel Macron, quand on voit le sondage, le Bloc central est très loin.
01:08Ça permettrait, si j'ose dire, de leur côté et à leur vue en tout cas, d'atténuer, si j'ose dire, le choc d'une victoire et d'un succès électoral du RN parce qu'on aurait une répartition des forces, effectivement,
01:18qui permettrait et qui obligerait dans les faits, par exemple, Renaissance, à travailler avec les socialistes, à travailler avec LR pour bâtir, effectivement, une stratégie plus claire.
01:28Et puis, il y a même certains conseillers du chef de l'État qui disent, à la limite, vous savez, si vous faites, il y a différents types de proportionnels, je ne veux pas rentrer dans le détail,
01:34mais une proportionnelle avec une prime majoritaire, c'est-à-dire celui qui arrive en tête, pour qu'il y ait quand même une majorité qui se dégage, on dit qu'il a 15% de députés en plus.
01:40Et ce qui se passe, par exemple, c'est 25% pour les régionales.
01:43Eh bien, certains conseillers du président de la République disent, à la limite, si c'est le RN, c'est le RN, mais au moins, il y aura une majorité claire, issue de la proportionnelle, qui se dégagera.
01:51Attention, néanmoins, on n'y est pas encore, Julien, parce que le tripatouillage électoral, ça ne réussit pas toujours à ceux qui le programment et à ceux qui le font.
01:58C'est une loi ordinaire, pas besoin de toucher à la Constitution, mais attention, les Républicains, vous savez, n'en veulent pas, à commencer par Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, qui avait dit, non, non, ce projet-là, moi, je ne le porterai pas, donc une idée, oui, mais avant de la mettre en œuvre, il faut y réfléchir à deux fois.
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