00:00La salle à revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, l'actualité ce matin, c'est évidemment la chute annoncée de François Bayrou.
00:05Et qu'est-ce que l'histoire retiendra ? s'interrogent les journaux ce matin.
00:09La réponse claque d'un journal à l'autre, pas grand chose.
00:14De son passage à Matignon, on retiendra surtout son style, écrive Tréhard à la une du Figaro,
00:19son style quelque peu déconnecté et l'impression qu'il donnait souvent de planer au-dessus de la réalité.
00:25S'il a eu raison d'alerter l'opinion sur l'état catastrophique de nos finances publiques, poursuit-il, il en est resté au constat.
00:32Faute de méthode, il n'a pas su s'attaquer à l'Himalaya de la dette, il a même presque tout fait à l'envers.
00:39Alors on pourrait sourire en lisant ses papiers un peu goguenards, mais elle a une des échos Dominique, celui n'a pas envie de se réjouir.
00:46La semaine à venir pourrait-elle être pire, s'interroge-t-il, et dégrainer l'agenda des jours à venir.
00:53Aujourd'hui tombera donc le quatrième Premier ministre depuis 2022.
00:57Mercredi, le mouvement gazeux bloquant tout donnera un air de jacquerie au pays.
01:02Vendredi, l'agence de notation Finch dégradera peut-être, sans doute, la France.
01:08Puis la semaine suivante reviendra la classique journée de mobilisation sociale du 18 septembre.
01:13Pourrait-ce être pire ? Non, répond-il.
01:17Alors le sort de François Bayrou importe peu.
01:20Et d'ailleurs, ce qui intéresse vos journaux, c'est moins la fin de l'épisode Bayrou que la suite de l'histoire.
01:25Macron face au risque d'impasse, c'est le gros titre de l'opinion ce matin.
01:29Selon Olivier Beaumont, du Parisien Aujourd'hui en France, une fois Bayrou désavoué,
01:33le chef de l'État pourrait choisir de s'exprimer rapidement devant les Français
01:37pour tirer les conclusions de cette période et se projeter sur la suite.
01:41Peut-être dès mardi.
01:42L'idée est d'aller vite pour renommer un Premier ministre.
01:46Mais bon, vous le connaissez, sourit immédiatement un de ses proches,
01:50et de rappeler qu'il avait mis deux mois à sortir le nom de Michel Barnier de son chapeau.
01:55Alors qui pour le remplacer ?
01:56Écoutez Dimitri, la presse trompe souvent à ce petit jeu.
02:00Mais enfin, à force de citer des noms, il y en aura peut-être un qui sera le bon.
02:03Sachez qu'aujourd'hui, les deux qui reviennent le plus souvent sont à gauche,
02:06Éric Lombard et à droite, Xavier Bertrand.
02:08Mais la période que nous vivons n'est pas juste celle d'un changement de Premier ministre.
02:13Avec la fin de Bayrou, c'est aussi quelque part la fin du « en même temps » macronien.
02:18Ça, c'est l'opinion de Guillaume Tabard du Figaro.
02:20Depuis 40 ans, le rêve de Bayrou, c'était effectivement celui d'un centriste convaincu,
02:25bien avant Macron, que le clivage partisan entre la gauche et la droite
02:29était la cause première du blocage français.
02:32Est-ce sa théorie qui était fausse ?
02:34S'interroge-t-il ?
02:35Est-ce lui qui n'a pas su la mettre en œuvre ?
02:37Il a obtenu, en tout cas, l'effet exactement inverse de celui qui l'escomptait.
02:42Quoi d'autre dans les journaux, Olivier ?
02:43Alors, on parlait de la journée du blocage du 10 septembre.
02:46Le Parisien consacre un papier au restaurateur qui appelle à boycotter la carte bancaire.
02:51Un restaurant du Gard propose déjà à ses clients 10% de remise,
02:56à ceux qui règlent en espèces.
02:57La raison, ce n'est pas du tout de faire du black, comme de mauvais esprits pourraient le penser,
03:01mais de déstabiliser le système économique national.
03:05Sinon, pour mettre à mal l'économie française,
03:08vous pouvez plus simplement continuer à vous abrutir sur vos smartphones,
03:11parce que l'utilisation à haute dose des téléphones portables
03:14est néfaste à l'économie française.
03:17C'est ce qui ressort d'une étude très sérieuse du Trésor.
03:20Trois raisons à cela, explique Stéphane Lomagnon dans les échos.
03:24Altération de la santé mentale,
03:25perte de temps productif et surtout dégradation des capacités cognitives.
03:30Écoutez bien, on estime qu'un salarié à son boulot
03:33regarde son téléphone tous les jours pour des raisons non professionnelles
03:38entre 20 minutes et 2 heures.
03:40Le coût s'élèverait déjà à 15 milliards d'euros par an pour l'économie nationale,
03:45soit 0,6% du PIB.
03:48Alors, faites un geste citoyen.
03:50Posez votre téléphone.
03:52Et écoutez la revue de presse d'Europe 1 d'Olivier Delagarde.
03:54Merci beaucoup Olivier.
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