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  • il y a 5 mois
Avec Jean Garrigues, historien et président de la commission internationale d'histoire des assemblées, membre du comité Boualem Sansal

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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE-2025-09-08##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
00:07Il est 7h42, tout à l'heure, drôle d'époque avec Robert Ménard, comme chaque lundi matin,
00:13désormais avec nos autres éditorialistes, Françoise Degoy, Elisabeth Lévy, Éric Revelle,
00:19notamment, bien sûr, le matin sur Sud Radio.
00:22Alors Sud Radio vous explique à 7h42, la chute du gouvernement est attendue cet après-midi,
00:274 premiers ministres en peu de temps, bien sûr, puisque la seconde présidence d'Emmanuel Macron
00:33a connu 4 gouvernements successifs, il y a eu Elisabeth Borne, Gabriel Attal, Michel Barnier et François Bayrou,
00:40le vote de confiance aujourd'hui.
00:41Nous sommes avec Jean Garrigue, qui est historien, président de la Commission internationale d'histoire des assemblées.
00:46Bonjour Jean Garrigue.
00:49Bonjour, Jean-Patrick.
00:50Merci d'être avec nous.
00:51Est-ce que l'on a connu, parce que là on est quand même dans une période d'incertitude,
00:56est-ce qu'on a déjà connu pareille situation sous la Vème République, Jean Garrigue ?
01:02Non, c'est complètement inédit.
01:04D'ailleurs, c'est complètement inédit depuis la dissolution.
01:07Vous l'avez dit, 4 ministres, le gouvernement qui tombe comme les feuilles sur les arbres en automne.
01:15Non, c'est quelque chose de tout à fait inédit.
01:18Pourquoi ?
01:18Tout simplement parce qu'on est dans une situation où on a une assemblée qui est divisée en trois blocs,
01:24et même plus que cela en réalité,
01:26et que ça ne correspond pas du tout à l'esprit de la Vème République,
01:31qui demande la majorité absolue et une sorte d'opposition entre deux blocs, droite-gauche.
01:38C'est ça le classique de la Vème.
01:42En revanche, ça existait très souvent sous ce type de vote de confiance,
01:47se transformant en vote de défiance.
01:49Ça existait très souvent sous la Troisième République, sous la Quatrième République.
01:53En réalité, on vit quelque chose qui ressemble beaucoup plus à la vie politique de la Quatrième République.
01:59Et d'ailleurs, François Bayrou prenait très souvent comme exemple Pierre Mendès-France.
02:04Pierre Mendès-France, au bout de quelques mois, a été renversé par une coalition de ses adversaires.
02:10La différence étant que Pierre Mendès-France, lui, pendant les sept mois de passé à Matignon,
02:16il avait eu le temps de prendre des mesures très importantes,
02:20et notamment de signer la paix en Indochine.
02:22Oui, c'est ça.
02:23Alors, comment pourrait-on s'en sortir ?
02:27On ne va pas aller trop loin dans les scénarios,
02:29parce qu'évidemment, c'est un peu compliqué.
02:31On verra ce que décidera Emmanuel Macron à l'issue de ce vote de confiance.
02:36Alors, ce n'est pas encore complètement fait,
02:37mais bon, d'un mot, il n'y a pas beaucoup de suspense quand même, Jean-Garixi,
02:41vous qui connaissez bien la politique.
02:43Non, franchement, je pense qu'il n'y a aucun suspense,
02:46dans la mesure où le Parti Socialiste d'un côté,
02:49le Rassemblement National de l'autre,
02:50ont décidé de ne pas voter la confiance.
02:54Je ne vois pas d'issue pour François Bayrou.
02:56Ce qui veut dire que, de toute façon, nous aurons un nouveau gouvernement,
03:02sans doute, je l'espère, dans un délai le plus restreint possible.
03:06Après, est-ce qu'avoir un nouveau Premier ministre,
03:10avoir même une dissolution qui amènerait de nouvelles élections,
03:15et qui, probablement, renforcerait le Rassemblement National ?
03:18Est-ce que ces deux hypothèses, qui sont aujourd'hui les plus crédibles,
03:23changeraient fondamentalement la donne ?
03:26Tout le problème, c'est que ce n'est pas sûr du tout.
03:28Je veux dire qu'on pourrait quand même se retrouver,
03:30alors c'est sûr, si c'est un changement de Premier ministre,
03:33avec un Premier ministre minoritaire,
03:35et donc avec de gros problèmes pour gouverner,
03:38et si c'est après une dissolution de nouvelles élections,
03:41eh bien, une Assemblée qui pourrait encore être fracturée,
03:46je dirais, en trois blocs.
03:48Vraisemblablement, le Rassemblement National se renforcerait,
03:51peut-être LFI, d'un autre côté, se renforcerait,
03:55mais les macronistes, enfin le bloc central, serait réduit,
04:00que se passerait-il pour les Républicains ?
04:03Bref, beaucoup d'incertitudes,
04:04et on n'est pas du tout sûr que cette crise terrible
04:08de la vie politique en France puisse se résoudre rapidement.
04:13– Oui, merci beaucoup pour ces explications,
04:16et puis, écoutez, on va voir comment ça va se passer déjà aujourd'hui.
04:19– On va espérer, on va croiser les doigts.
04:21– Et ensuite, voir ce que décidera Emmanuel Macron,
04:25aussi, bien sûr, quoi.
04:27Et cette situation, ça a été imposé aussi par le vote des Français,
04:31et puis ensuite, François Bayreau,
04:32qui n'a pas réussi non plus à trouver de majorité
04:35pour pouvoir, entre guillemets, gouverner,
04:38alors qu'il disait que Barnier n'avait pas réussi,
04:40mais que lui, en tant que centriste, il allait réussir.
04:43– Ah bon ? Eh bien, voilà, on a vu où ça l'a conduit.
04:45Merci, en tout cas, Jean Gariguin,
04:47d'avoir été avec nous,
04:48historien-président de la Commission internationale d'Histoire des Assemblées.
04:52– Merci.
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