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  • il y a 4 mois
Bruno Retailleau fait sa rentrée politique à la veille d'un vote de confiance capital pour le Premier ministre François Bayrou. 

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00:00Mes chers amis, mes chers compagnons, un immense merci d'être venus, aussi nombreuses, aussi nombreux.
00:09Je voudrais tous vraiment vous remercier, je voudrais remercier l'équipe qui a fait un sans-faute depuis hier.
00:15J'ai recueilli beaucoup de confidence des uns et des autres.
00:18Je voudrais remercier Hotman, je voudrais remercier Jeanne, je voudrais remercier tous les jeunes qui ont participé au succès de ce grand rendez-vous de la droite.
00:28Vous êtes 2500 et ce qui m'a le plus touché c'est de voir votre enthousiasme, c'est de voir depuis hier ces sourires, ces visages éclairés, portés par une espérance, portés par un espoir et heureux tout simplement d'être ensemble.
00:45Ça fait si longtemps que ça ne nous était pas arrivé. Est-ce que vous êtes satisfait de l'organisation de ces deux jours ?
00:58Un immense merci, une fois de plus. Je voudrais remercier toutes les personnalités qui sont là, elles sont nombreuses, je ne pourrais pas les citer toutes et tous.
01:08Je voudrais citer évidemment, citer Gérard, le président charismatique du Sénat.
01:13Y a-t-il dans l'histoire de la 5e République un président du Sénat qui a aussi bien incarné son institution que Gérard ? Je ne le crois pas. Merci, bravo à toi Gérard.
01:26Je voudrais saluer vraiment tous les ministres. Moi, je suis fier d'être un ministre républicain et d'avoir à côté de moi, croyez-moi, des ministres qui tiennent la route.
01:41Je ne veux pas les citer tous, mais je veux leur dire qu'ils font un boulot fantastique. Je voudrais évidemment avoir un mot particulier pour Michel Barnier parce que c'est lui qui nous a embarqués dans cette aventure.
01:56Cette aventure qui comportait des risques, parfois on y est allé un peu à reculons parce que c'était la terra incognita.
02:11Il y a très exactement un an, Michel, à quelques jours près, je crois, nous en parlions ce matin, tu avais été désigné comme Premier ministre et tu nous as ouvert, je crois, un champ nouveau.
02:21Je voudrais vraiment pour cela te remercier.
02:26Je veux remercier bien sûr nos présidents des groupes parlementaires, François-Xavier qui vient de faire une table ronde, qui porte la voix en Europe, Laurent pour l'Assemblée nationale, Mathieu pour le Sénat, bien sûr.
02:46Et vous me permettrez de saluer. Elle est venue hier. Elle n'était pas obligée. Elle est revenue cet après-midi. Valérie, la présidente de région. Merci Valérie.
02:56Je peux vous dire que c'est une région qui est bien gérée. Je suis ministre de l'Intérieur. On en parlait et on a inauguré, il y a si peu d'ailleurs, un certain nombre d'équipements de sécurité.
03:11Rares sont les régions qui font autant que la région des pays de la Loire. Pardon. C'est une ancienne région. C'est vrai ? Merci.
03:19De l'île de France pour la sécurité. Merci. Je voudrais aussi saluer des amis parlementaires qui sont ici. Bien sûr, les députés européens.
03:28Je vois Nadine. Je vois aussi Isabelle que j'ai aperçue il y a quelques minutes. Je voudrais saluer nos députés. Bien sûr, ils sont nombreux, nos sénateurs, tous nos élus, qu'ils soient maires, qu'ils soient conseillers départementaux, conseillers régionaux, les présidents de fédérations, les secrétaires départementaux.
03:47On a eu une belle réunion ce matin. Et je veux dire à ces présidents de fédérations qui ont tenu bon dans la tempête, à nos secrétaires départementaux, qu'ils ont une double charge, la charge de raviver la lame de la combativité et d'entretenir aussi le feu, justement, de nos convictions. Merci à elle et merci à eux tous.
04:10Merci, mes chers amis, les militants, les militants de la première heure, ceux qui sont là depuis des années, ceux qui ont tenu par des temps de tempête, des temps de trahison aussi, de défaite et ceux qui sont revenus.
04:30Et je me suis toujours promis de faire en sorte que ce que nous avons fait avec nos militants, nos adhérents, nous pourrions demain le faire avec nos électeurs.
04:40Il y a une moisson à faire. Nous allons la faire ensemble, mes amis. Croyez bien.
04:52Un mot sur les 12 derniers mois. Je parlais, il y a quelques instants, de la nomination d'un Premier ministre qui était dans nos rangs.
05:01C'était Michel Barnier. C'était sa nomination du 5 septembre. Aujourd'hui, comme hier, je n'ai pas pu, dans ma tête, refaire ce film de ces 12 derniers mois.
05:14Il y a tellement de choses qui se sont passées. On a hésité à participer au gouvernement. On sait aujourd'hui que nous avions eu raison. Tant de choses ont changé.
05:25En quelques mois, alors que nous étions menacés d'effacement, d'effacement médiatique, nous occupons désormais la première place de l'actualité.
05:36Nous sommes en tout cas au cœur du débat public, mes amis. Nous avons aussi renoué avec les victoires.
05:43Les victoires aux municipales partielles, aux législatives partielles aussi. Et demain, j'espère la victoire aux législatives à Paris de Michel Barnier.
06:01Mais surtout, nous avons renoué, retissé un lien de confiance. Sans doute est-il encore trop fragile avec les Français.
06:09J'en veux pour preuve le sondage qui est paru il y a quelques jours. Si jamais il y avait une dissolution, ce sondage plaçait notre famille politique à hauteur de 13% des votes.
06:2213%. C'est 5 points de plus qu'il y a un an. 13% par rapport au score du bloc central, qui est à 15.
06:35Et nous à 13, à 15, mais à 4 parties. Modem, UDI, Horizon, Renaissance. Vous vous rendez compte le chemin que nous avons fait en quelques mois ?
06:45Les Français nous ont redécouverts. Ils ont découvert une droite utile, mais une droite courageuse.
06:52C'est celle qu'avec vous, il nous faut refonder aujourd'hui, en passant les obstacles.
06:57Et ils sont nombreux. Je vais y revenir dans quelques instants.
07:02On doit avoir le triomphe modeste. Parler de triomphe, c'est trop tôt.
07:06Ne boudons pas, en tout cas, notre plaisir.
07:09En revanche, ce que je veux vous dire, par esprit de sincérité, cet après-midi,
07:14c'est que si on ne doit pas bouder ce plaisir, tout peut être rapidement gâché.
07:19Parce que la période, les semaines, le mois dans lequel nous sommes entrés, ce sont des semaines.
07:25Ce sont des mois, sans doute, qui sont dangereux, où tout est en train de brouiller.
07:31Écoutez, écoutez les uns les autres sur vos postes de télévision, de radio, parfois la cacophonie.
07:39Ces acquis sont fragiles, mes amis.
07:41C'est ce que je veux vous dire.
07:44Cette force, nous la construisons progressivement, avec vous, grâce à vous.
07:50Moi, je suis votre président.
07:52Et je ne veux pas qu'elle soit des fêtes.
07:55Oui, il y a toujours une diversité.
07:57Mais notre mouvement, s'il n'est pas un casernement, ne doit pas non plus être une auberge espagnole.
08:03Cette unité, nous devons la préserver.
08:16Je sais que l'époque est difficile.
08:19Je sais que cette curieuse décision du Premier ministre nous a placé dans l'embarras.
08:25Je me mets à la place de nos amis députés.
08:28Voter oui, voter non, c'est abstenir.
08:31Je sais qu'il n'y a rien d'évident.
08:34Mais précisément parce que, quand tout est brouillé, quand tout est confus,
08:39je pense qu'il faut revenir à une ligne de conduite.
08:43Nous sommes la droite.
08:44Cette ligne de conduite doit être droite.
08:47Ça ne doit pas être le zigzag.
08:48Ça ne doit pas être l'oblique, comme les crabes sur les plages de Vendée.
08:53Vous ne les avez jamais observées.
08:54C'est parce que vous n'êtes jamais venus en Vendée.
08:55Vous devriez.
08:56Plus souvent.
08:57Voilà.
08:58Et si vous ne voulez pas que notre crédit soit ruiné si vite, trop rapidement,
09:08il faut qu'on puisse se tenir à cette ligne de conduite.
09:12Cette ligne de conduite, ce qui doit la tenir, ce sont la cohérence, l'indépendance et nos convictions,
09:20par-dessus toutes les convictions.
09:21D'abord, la cohérence, la question qui sera posée à l'Assemblée nationale, demain.
09:28Parce que, croyez-moi, il y a trois mois, arithmétiquement, je savais, je peux vous le confesser,
09:34que le 7, c'est avant le 8.
09:36Mais ce que je ne savais pas, c'est que ce serait la veille d'un vote de confiance.
09:40Ça, c'est clair.
09:41Évidemment.
09:42Mais cette question, ce n'est pas pour ou contre le Premier ministre.
09:47C'est l'engagement de la responsabilité du gouvernement sur une question qui est une question, pour nous, qui est cruciale.
09:53Nous avons été constamment la famille politique qui a affirmé et qui a dit, redit aux Français,
10:00que la dette, le surendettement, c'était une menace grave, un danger existentiel en termes de souveraineté, de liberté.
10:09Nous sommes gaullistes, d'indépendance.
10:12Quand précisément, 55% de notre dette est détenue par des mains étrangères.
10:18Nous avons dénoncé ce risque, cette bombe à retardement.
10:22Et vous voudriez que, je ne suis pas député que moi, je trahisse mes convictions, que je dise, que je dise, que tout ça n'est pas grave, que peu importe.
10:34Parce que demain, après-demain, Premier ministre ou pas, le problème restera.
10:41Et plus grave encore.
10:43Il ne faut pas être ministre de l'Intérieur pour voir que ce mois de septembre est dangereux.
10:47Le 8, risque politique, le 10, social, le 12, peut-être la question de notre signature, de la dette souveraine française.
10:59Et le 18, un mois de septembre qui est le mois de tous les risques.
11:04Et ces risques, les ingénieurs du chaos veulent capitaliser.
11:09Ils veulent appuyer sur ce levier, précisément, pour que demain, ils installent le désordre.
11:17Alors oui, pour moi, la dette, je le redis devant vous solennellement, c'est une bombe à retardement.
11:23Et moi, je ne souhaite pas rejoindre celles et ceux, ces ingénieurs du chaos, ces ingénieurs du chaos, oui, je le dis, je le répète,
11:31qui voudraient allumer la mèche lente et même peut-être rapide, plus rapide qu'on ne pourrait le croire, de cette bombe, de cette explosion financière.
11:39C'est une question de constance et je pense que notre famille politique doit avoir cette cohérence chevillée au cœur.
11:49Sinon, notre crédit sera ruiné, mes amis.
11:53L'indépendance aussi.
11:56Bien sûr, nous ne sommes pas macronistes.
11:57Nous appartenons à un gouvernement.
12:02Nous y sommes rentrés dans les conditions que je vous ai citées il y a quelques instants.
12:06Ça ne fait pas de nous, évidemment, des macronistes.
12:10Trouvez-moi un ministre de l'Intérieur, depuis le début de la Ve République,
12:15qui est autant affirmé que moi, ses différences, sur l'Algérie, sur la Corse, etc., sur l'immigration.
12:22Vous n'en trouverez pas.
12:25Nous sommes différents et nous tenons à notre singularité, parce que sinon on est mort.
12:30Mais pour autant, nous sommes aussi totalement indépendants du socialisme.
12:38Il est hors de question, comme vous le savez, qu'on accepte demain qu'un premier ministre socialiste soit nommé Amatignon.
12:52Mes amis, mes compagnons, nous sommes entrés, je l'ai dit, je le redis, pour que ce soit bien clair.
13:12Au gouvernement, c'était pour faire barrage à la gauche mélenchonisée.
13:16Ce n'est pas pour qu'elle revienne par la fenêtre.
13:18Parce que ce qui a fait le plus de mal à la France, c'est le social-étatisme.
13:29Écoutez le discours de Blois.
13:30Écoutez, M. Faure.
13:32Vous savez ce que c'est que le social-étatisme ?
13:34C'est très simple.
13:35Ça tient en trois axiomes.
13:37Un, tout ce qui bouge, on le taxe.
13:40Deux, ce qui bouge encore, on le réglemente.
13:43Et trois, ce qui ne bouge plus du tout, on le subventionne.
13:45Là, vous avez la recette qui a mis la France en l'air.
13:55Donc, ça n'est pas un problème de sectarisme, ni d'acrimonie vis-à-vis de tel ou tel.
14:01C'est simplement que jamais nous ne nous associerons à des mesures, à des vieilles lunes,
14:07qui ont contribué à affaiblir notre pays.
14:11Et enfin, l'exigence.
14:14Demain, je ne sais pas si je ferai, si nous ferons partie d'un nouveau gouvernement.
14:18Ça dépend, et je l'ai dit, ça ne peut pas être automatique.
14:25Ça dépend d'un certain nombre de conditions.
14:28Les conditions pour lesquelles nous sommes entrés au gouvernement,
14:31éviter le pire, éviter les pires, vous savez lesquels ils sont,
14:36c'est aussi faire en sorte que nous puissions avoir comme base programmatique
14:41ce qui peut redresser la France, pas ce qui peut l'affaiblir.
14:45Ça servirait à quoi, mes amis, d'entrer dans un gouvernement
14:48qui voudrait affaiblir encore plus la France en termes de sécurité, d'immigration,
14:55en termes budgétaires, en termes financiers, en termes économiques,
14:58soit en matière de compétitivité, soit en matière de pouvoir d'achat.
15:02Ne comptez pas sur nous dans ces conditions pour y rentrer.
15:06Cette exigence, nous devons l'avoir, pour nous-mêmes d'ailleurs,
15:14pour nous mettre au travail, pour mettre sur la table,
15:16j'en parlerai tout à l'heure, un certain nombre d'idées nouvelles.
15:20C'est cette exigence.
15:22Je compte sur Annie, et sur vous tous, elle préside la CNI,
15:25pour que nous puissions avoir de bons candidats au municipal.
15:29Et je le dis aux jeunes qui sont ici.
15:30Avant de m'applaudir,
15:37je disais ce que je voulais vous dire.
15:41Attendez pas qu'on vous fasse la place dans les communes.
15:44Allez-y !
15:45Il y a plein de communes qui n'auront pas de candidats,
15:47qui seront en mal de candidature.
15:49La meilleure chose pour vous, c'est de vous engager jeunes.
15:53On a besoin de votre enthousiasme.
15:55C'est un apprentissage.
15:57C'est le plus bel apprentissage de la politique,
15:59de se mettre au service des autres,
16:01par des associations, caractéristiques ou non,
16:04mais aussi par l'engagement municipal.
16:06Donc Annie, il va falloir rajeunir nos candidats, n'est-ce pas ?
16:11Voilà, mes amis, ce que je voudrais vous dire,
16:12simplement, pour terminer cette rubrique plus d'actualité,
16:16parce que je veux, avec vous cet après-midi,
16:19qu'on puisse se projeter vers l'avenir.
16:21Mais pour terminer, je crois fondamental, vraiment,
16:25de vous affirmer, de déclarer solennellement,
16:27que je vois très bien le chemin qu'il y a devant nous.
16:30Oui, il y a un chemin.
16:31La France n'est pas à gauche.
16:32La France est à droite,
16:34et nous représentons le baril centre de ce que veulent les Français,
16:38des idées qu'ils souhaitent.
16:40Simplement, on peut tout ruiner.
16:42Vous connaissez le plus grand ennemi de la droite ?
16:46Ce n'est pas la gauche, c'est la droite, c'est nous-mêmes.
16:59J'adore la musique, vous le savez.
17:02Passez le temps de pratiquer.
17:05J'adore les symphonies, la polyphonie,
17:07mais la cacophonie, ce n'est pas possible.
17:09Voilà, merci.
17:09Donc, revenons-en à notre avenir
17:22et aux perspectives que je voudrais lancer devant vous
17:26et avec vous cet après-midi.
17:29Parce que je pense que ce rendez-vous de la droite,
17:32c'est à la fois une fin, et j'espère, un nouveau commencement.
17:36La fin d'une droite ancienne,
17:40qui, à mon avis, a souvent été trop paresseuse, trop heureuse,
17:44et l'avènement d'une droite qui veut faire du neuf,
17:49avec des visages qui sont neufs,
17:51mais aussi avec des visages qui le sont moins
17:54parce qu'on a besoin des deux, de l'enthousiasme des jeunes,
17:57de l'expérience des plus anciens.
17:58Et ça, j'y tiens beaucoup.
18:00Mais on doit tourner la page.
18:01On doit tourner la page d'une droite
18:04qui a tout trop souvent été paresseuse,
18:06trop souvent été peureuse.
18:08Paresseuse, je vais prendre simplement un exemple.
18:09Je suis heureux, j'ai entendu tout à l'heure,
18:12mon cher Ottman,
18:14voilà, les scores pour les statuts.
18:17Vous savez que les anciens statuts ont failli nous tuer.
18:20On avait proscatiné, on avait empilé
18:23ce qu'on ne veut pas faire d'ailleurs au niveau national,
18:26des règles sur des règles,
18:27à tel point que tout ça paralysait.
18:29La vie de notre parti.
18:34Et désormais, grâce notamment à Guillaume, l'arrivée,
18:37et puis aussi à Daniel Fasquel,
18:39nous avons de nouveaux statuts
18:40qui vont permettre au président de présider,
18:42ça je l'assume,
18:44quand on est un parti un peu gaulliste,
18:46on est un petit peu aussi bonapartiste,
18:48mais aussi avec un certain nombre de contre-pouvoirs,
18:51une vie démocratique.
18:53Et je vous la mettrai en oeuvre.
18:54Mais ce qu'on a fait pour les statuts,
18:56on doit le faire aussi en trouvant des idées nouvelles,
18:59il va falloir qu'on sorte de notre zone de confort.
19:03Quelqu'un que j'aime beaucoup et dont j'ai dans mon bureau,
19:06dans mes bureaux même d'ailleurs,
19:08le portrait, c'est le maréchal Jean Delat de Tassini,
19:10celui, vous savez, qui a signé le 8 mai 1945 à Berlin
19:14l'acte de capitulation de l'Allemagne nazie.
19:17Il avait une phrase,
19:18qui est une phrase que je reprends, que je cite devant vous,
19:20en disant, c'est bien de frapper l'adversaire,
19:23mais c'est encore mieux de frapper les imaginations.
19:26C'est ce qu'on va faire, c'est ce qu'on doit faire.
19:30On n'a pas toujours été les meilleurs pour trouver des idées nouvelles,
19:33pour imaginer quelque chose d'entièrement neuf,
19:36parce que c'est difficile.
19:37Souvent, c'est condamner à des perroquets,
19:39à répéter inlassablement,
19:42comme des tracts,
19:43des slogans.
19:45Il va falloir qu'on invente,
19:46qu'on défriche
19:47des nouveaux chantiers,
19:49parce qu'il y a des questions nouvelles qui se posent à nos compatriotes,
19:52et qu'on réinvente aussi des nouvelles solutions
19:55sur des questions qui sont plus anciennes
19:57et qui sont des questions qui sont permanentes.
20:01C'est cela qu'on doit faire.
20:04Et j'espère que, comme moi, vous êtes convaincus.
20:08J'entendais, il y a quelques instants,
20:11Robert Ménard qui taquinait,
20:13notre députée européenne, Céline,
20:15sur les années 68,
20:17faire du neuf, faire du vieux.
20:18Évidemment, en politique,
20:22la nostalgie, ce n'est pas une stratégie.
20:25Et c'est aussi stupide de dire
20:27qu'hier, c'était génial,
20:28mais c'est aussi stupide de dire
20:29que demain, ça sera extraordinaire.
20:32C'est stupide.
20:34Moi, ce que je souhaiterais vous proposer,
20:37c'est faire en sorte,
20:38en adoptant ce qu'avait dit un jour,
20:41il y a un peu de temps,
20:43un Premier ministre britannique,
20:45il y a suffisamment de temps
20:46pour qu'il soit oublié, d'ailleurs,
20:47ce qui est pratique,
20:48ce que je souhaite,
20:49c'est qu'il faut que l'on réforme
20:52ce qu'il faut, justement,
20:54et que l'on conserve ce qui vaut.
20:58Je m'explique.
21:00Réformer.
21:02Réformer parce qu'on est au bout d'un cycle.
21:05Il n'y a aucune Russine qui résistera.
21:09Il faut faire du neuf.
21:10Le statu quo,
21:11ça n'est même plus une option aujourd'hui.
21:13Vous avez vu,
21:15à Tianjin,
21:16il y a quelques jours,
21:17toutes ces puissances
21:18qui nous contestent,
21:19qui contestent nos valeurs,
21:20qui contestent notre modèle.
21:21En Chine,
21:23la Russie,
21:24l'Inde, etc.
21:253,5 milliards d'habitants
21:26qui se dressent
21:28face à nous,
21:29face, comme ils disent,
21:31à l'Occident collectif.
21:33Le monde dans lequel nous sommes entrés,
21:35ça n'est pas un monde
21:36plus civilisé,
21:37c'est un monde plus archaïque,
21:38où la force cherche
21:40à s'imposer
21:41aux droits.
21:43Ça suppose, évidemment,
21:45que nous aussi,
21:45nous ayons une réponse
21:46continentale.
21:48Parce que ce sont des
21:49plaques continentales
21:50qui se dressent aussi contre nous.
21:52Avec leur civilisation,
21:54leur idéologie,
21:55l'Europe a toute sa place
21:56à jouer,
21:56à la condition
21:57qu'elle abandonne sa naïveté.
22:01Bien sûr.
22:03L'Europe a fait le choix,
22:04plutôt que de l'innovation,
22:05de la réglementation.
22:06Elle a fait le choix
22:07des consommateurs
22:08plutôt que des producteurs.
22:10Et on a vu
22:11ce que ça a donné.
22:12Les usines
22:13qui se sont délocalisées,
22:14les emplois industriels
22:15qui ont été écrabouillés.
22:18L'Europe doit se réveiller,
22:20doit assumer une puissance.
22:22Elle doit abandonner
22:22ce à quoi elle a cru,
22:26croyant sans doute,
22:27un philosophe
22:28du 19e siècle,
22:30français.
22:3219e siècle,
22:33donc ça n'est pas
22:33François-Xavier Bellamy.
22:35Et lui,
22:35il ne se trompe pas.
22:37Benjamin Constant,
22:39l'âge de la guerre
22:40est terminé,
22:43l'âge du commerce
22:44commence.
22:45Eh bien non.
22:46La guerre est partout.
22:48Et la guerre,
22:49elle est même
22:49dans le commerce.
22:51Donc il faut changer
22:52cette Europe.
22:53Il faut changer
22:54sa réponse,
22:56ses logiciels.
22:58Mais la France,
22:58ce monde d'hier,
23:00il est révolu
23:00définitivement.
23:02La France d'hier aussi.
23:04On n'y reviendra pas,
23:05mes amis.
23:06C'est une évidence.
23:07Réformer,
23:08oui,
23:08réformer ce qu'il faut,
23:10parce que sinon,
23:10c'est la paralysie.
23:11Et tous les autres pays,
23:12tous nos partenaires
23:13se sont réformés.
23:14Ils ont eu ce courage.
23:16Mais conserver
23:17ce qui vaut,
23:19conserver ce qui vaut,
23:21c'est-à-dire
23:22des repères,
23:23des repères,
23:24des paysages,
23:26aussi bien extérieurs
23:28qu'intérieurs,
23:29culturels,
23:30des cadres communs
23:32qui doivent être mis à part
23:34et qui ne peuvent pas être broyés
23:36par la loi du mouvement permanent.
23:39Ça n'est pas possible.
23:41Je sais que,
23:42en disant cela,
23:43je serai critiqué.
23:44mais je n'ai
23:45aucune leçon,
23:48pas plus moi que vous,
23:49mes compagnons,
23:51à recevoir
23:51de celles et de ceux
23:53qui,
23:53depuis des années,
23:54des décennies,
23:55nous ont fait,
23:56justement,
23:58la leçon
23:58en disant
23:59que le temps
24:00des nations
24:01s'était terminé.
24:02Les frontières,
24:03il fallait les abaisser.
24:05La globalisation,
24:06à tout craint,
24:07c'était génial
24:07que les peuples
24:10étaient interchangeables
24:11pour les besoins économiques,
24:13évidemment,
24:13du matérialisme,
24:14du consumérisme.
24:17Or,
24:17les êtres humains
24:18qui composent les peuples
24:19ont besoin de racines,
24:21ne sont pas
24:21des plantes artificielles.
24:25Et partout,
24:26d'ailleurs,
24:27dans toutes les nations occidentales,
24:28il y a cette révolte,
24:29il y a cette colère,
24:30comme l'expliquait,
24:31d'ailleurs,
24:31un peu,
24:32ce matin,
24:33Dominique Reynier.
24:35Le patrimoine immatériel,
24:36ça compte.
24:37Et ça compte
24:37ceux qui veulent
24:38parler
24:41aux catégories populaires
24:44oublient souvent
24:45une chose.
24:46Bien sûr qu'il faut parler
24:47pouvoir d'achat.
24:50Mais ce sont
24:50les Françaises
24:52et les Français
24:53les plus modestes
24:54qui tiennent de plus
24:55à leur patrimoine
24:56immatériel.
24:57Vous savez pourquoi ?
24:58Parce qu'ils n'ont pas
24:59de patrimoine matériel.
25:01C'est ce qu'un jour...
25:02C'est ce qu'un jour...
25:05C'est ce qu'un jour
25:09quelqu'un avait dit,
25:10il était de gauche d'ailleurs,
25:12il avait dit en disant
25:13voilà,
25:14la patrie,
25:14c'est le seul bien
25:15de ceux qui n'en ont pas.
25:17On tient à ce patrimoine,
25:19à ce patrimoine immatériel.
25:20Et on doit pouvoir
25:22parler aux Français,
25:23à tous les Français,
25:24de toutes les catégories,
25:25d'améliorer leur sort,
25:27leur niveau de vie,
25:27bien sûr,
25:27et aussi leur mode de vie
25:29au moment où parfois
25:30ils se sentent étrangers.
25:31Alors nous,
25:32on devra faire aussi
25:33ces choix.
25:35Nous aussi,
25:36on devra faire ce travail.
25:37Et quand je disais
25:38qu'il va falloir
25:38revisiter les thèmes anciens,
25:41regardez la politique familiale.
25:44Là encore,
25:44il en a été question
25:45pendant le week-end.
25:45Vous vous rendez compte
25:46que désormais,
25:48il y a plus de décès
25:49que de décence.
25:51La démographie,
25:52c'est le destin d'un peuple,
25:54c'est le destin d'une nation.
25:56Est-ce que nous voulons disparaître
25:57ou est-ce que nous voulons
25:58précisément demeurer ?
26:01Partout,
26:02partout,
26:03dans toutes les nations occidentales,
26:06il y a une demande
26:06de protection,
26:08il y a une demande
26:08de continuité historique,
26:10il y a une demande
26:11pour des repères,
26:12pour la mesure,
26:13pour des limites,
26:14pour la politique familiale.
26:16Il ne suffira pas de dire
26:17il faut augmenter le quotient,
26:19il faut rétablir l'universalité,
26:21il faut trouver
26:22un certain nombre
26:23d'autres solutions
26:24et il y en a,
26:25on y reviendra.
26:28Idem,
26:28sur l'État,
26:29quel État nous voulons ?
26:31Bien sûr que
26:32quand je parle
26:33du social-étatisme,
26:34moi je suis français
26:35et je sais que c'est l'État
26:36qui précède la nation,
26:37que c'est l'État
26:37qui a fait la nation
26:38et je sais que
26:39le monde dangereux
26:40réhabilite
26:41le rôle de l'État.
26:42Mais à quoi ça sert
26:43un État bureaucratique
26:44qui est en train
26:45de s'effondrer
26:46sur lui-même,
26:47tatillon dans le détail
26:48pour s'immiscer
26:49dans la vie des Français
26:50et qui oublie
26:52précisément
26:53ce pour quoi
26:54il a été fait.
26:55L'État régalien,
26:57je peux vous le dire,
26:58j'en sais quelque chose.
27:00Mais là encore,
27:01les conditions actuelles
27:02font qu'il faudra réfléchir
27:04sur ce que doivent être
27:05demain
27:06les services publics.
27:07Au moment où
27:08l'intelligence artificielle
27:09peut,
27:10chère Constance,
27:11chère Virginie,
27:12faire le travail
27:13de centaines de guichets,
27:15aider d'ailleurs
27:15aussi bien
27:16les prises de notes
27:17de nos gendarmes,
27:18nos officiers de police judiciaire.
27:19Il faut y réfléchir.
27:21Quelles fonctions publiques
27:22voulons-nous avoir
27:23au moment
27:24où les carrières
27:25sont beaucoup plus fluides ?
27:27On ne fait pas
27:27le même métier
27:28à 20 ans
27:29qu'on va le faire
27:29à 30 ans,
27:30à 40 ans.
27:32Est-ce que le statut
27:32est compatible ?
27:33Oui, sans doute
27:34pour le régalien.
27:35Mais il faut aussi
27:36développer le contrat.
27:38C'est beaucoup plus souple,
27:39évidemment.
27:41Donc il va falloir,
27:42mes amis,
27:43changer
27:43et je pense surtout
27:45renouer
27:46avec ce qui a été
27:47au fil des années
27:49et par le passé
27:50la grande inspiration
27:52de la droite française.
27:54Cette inspiration
27:55qui lui a permis
27:56d'accorder,
27:58de conjuguer
27:58les grandes permanences
28:00de notre nation,
28:02les grandes permanences
28:03françaises
28:03avec ses sursauts,
28:06ses soubresauts,
28:07les grands basculements
28:08du monde.
28:09C'est ce à quoi
28:10nos secrétaires nationaux
28:11devront
28:12se préoccuper,
28:14se confronter.
28:15Nous les nommerons
28:16dans les prochaines semaines.
28:18Il y a un énorme travail
28:19aussi à faire
28:20dans les différents groupes
28:22justement
28:22qui sont en train
28:23de nous proposer
28:24un certain nombre
28:25de solutions.
28:26Donc voilà,
28:27la droite paresseuse
28:28au travail.
28:31C'est notre job.
28:31et puis
28:42la droite
28:44peureuse,
28:45celle qui a fait
28:46partir tant
28:46de nos compagnons,
28:47tant de nos électeurs,
28:49pas par centaines
28:50de milliers,
28:51par millions,
28:51par millions.
28:53Ils sont partis
28:53parce qu'ils nous reprochent
28:55pas d'en avoir
28:56trop fait
28:56mais de ne pas
28:57en avoir
28:57suffisamment fait.
28:58je suis de cette génération
29:00qui a connu
29:02une droite
29:02qui avait peur
29:03de ce nombre,
29:05de cette génération
29:06qui a retenu
29:07ce que Maurice Druon
29:08avait dit
29:09un jour sur la droite.
29:11En France,
29:11il y a deux partis
29:12de gauche
29:12dont l'un par convention
29:13s'appelle la droite.
29:15Dont l'un par convention
29:16s'appelle la droite.
29:17On en était là.
29:19Nous en étions là.
29:22Évidemment,
29:23pour la gauche,
29:24tout ce qui n'était
29:24pas à gauche
29:25était fasciste,
29:27condamné
29:27à Hitlerum.
29:29C'était clair.
29:30Là encore,
29:30souvenez-vous,
29:31un premier ministre
29:32de François Mitterrand.
29:33Quelle est la différence
29:34entre la droite
29:36et l'extrême droite ?
29:38Vous savez ce qu'il répondait ?
29:39C'est la différence
29:40entre une pensée
29:41et une arrière-pensée.
29:44Ça dit tout.
29:46Et ça nous a tétanisés.
29:47Ça nous a paralysés
29:48bien souvent.
29:49Eh bien,
29:50mes amis,
29:51grâce à vous,
29:52grâce à votre courage,
29:53à votre présence,
29:54ce temps-là
29:55est fini.
29:56Nous n'avons plus peur.
29:59Nous n'avons plus peur
30:00de nous-mêmes.
30:01Nous sommes au contraire.
30:01Nous n'avons plus peur
30:03de ce que nous sommes.
30:04Nous revendiquons nos idées.
30:19Nous revendiquons
30:20notre identité.
30:21Nous n'avons pas peur
30:23de dire,
30:24de dire même
30:24lorsque cela choque,
30:26de dire que l'immigration,
30:27ça n'est pas une chance
30:28au moment où il y a
30:29une panne,
30:30non seulement de l'assimilation,
30:31mais tout simplement
30:32de l'intégration.
30:38François Noël le sait bien.
30:41Si on veut mieux intégrer,
30:43mieux assimiler,
30:44il faut moins accueillir.
30:45C'est une question de nombre.
30:46Pas peur de dire aussi
30:49que, pardon,
30:51cher Robert,
30:52les délires
30:53et les conséquences
30:54des délires
30:5568 art
30:56ont engendré
30:57une fabrique
30:59de barbares.
31:00parce que sous les pavés,
31:09ce n'était pas la plage.
31:11Sous les pavés,
31:12c'était la rage.
31:13Une rage juvénile,
31:15juvénile d'adolescents
31:17qui ne se sentent plus tenus
31:20par rien,
31:21si ce n'est par un désir
31:23de toute puissance.
31:24Cette rage,
31:25on ne la soignera pas
31:27avec le laxisme,
31:28avec la mictivisation.
31:31On la soignera
31:31avec la sanction
31:33et la responsabilité.
31:34La sanction
31:35et des courtes peines
31:40de prison
31:41dès les premiers délits graves.
31:43J'en ai marre
31:44de voir des fiches de police,
31:46des fiches de gendarmerie
31:47qui mettent en cause
31:48gravement
31:49des adolescents
31:51pour des crimes.
31:53À chaque fois,
31:54je demande
31:54à ce que l'on mette
31:55les antécédents judiciaires.
31:57Il y en a 10,
31:57et s'il y en a 15,
31:58il y en a 20,
31:59il y en a souvent plus de 30
32:00parce qu'on n'a rien fait,
32:01on n'a pas sanctionné
32:02par lâcheté,
32:03par idéologie.
32:04Ce temps-là aussi
32:05devra être terminé.
32:06Et puis, bien sûr,
32:19la responsabilité,
32:20celle des familles.
32:21Enfin, écoutez,
32:22on a un peu de bon sens.
32:24La France des honnêtes gens,
32:25c'est la France du bon sens.
32:27Qu'est-ce que des gamins
32:28de 10 ans,
32:30de 11 ans
32:30ont à faire dans les rues
32:32à minuit
32:33ou à 1h du matin ?
32:36On les livre,
32:41en réalité,
32:41à la violence.
32:43On les livre
32:44aux narcotrafiquants.
32:46Ils en sont
32:46les premières victimes.
32:48Parce que le narcotrafic,
32:50ce sont des enfants soldats
32:51et des enfants victimes.
32:52C'est ça, la réalité.
32:54Et, pardon de vous le dire,
32:55mais c'est le rôle des familles.
32:57Une famille qui reçoit
32:58des allocations familiales,
33:00pardon,
33:01ce n'est pas un droit.
33:02Ce n'est pas un dû.
33:03Il y a, en face du droit,
33:04il doit y avoir un devoir.
33:06Et ce devoir,
33:07c'est d'élever correctement
33:09ses enfants.
33:16Pas peur de dire,
33:17pas peur d'agir.
33:18C'est la raison pour laquelle
33:19nous nous sommes retroussés
33:21les manches.
33:21Ce n'est pas toujours facile.
33:23On a mis la main
33:23dans le cambouis
33:24justement pour être utile
33:25à la France.
33:26Pour éviter le pire.
33:27éviter les pires surtout,
33:29qui sont toujours là,
33:31qui sont dès demain,
33:32d'ailleurs,
33:32en embuscade.
33:34Dès demain,
33:34en embuscade.
33:35C'est les amis
33:35de M. Mélenchon,
33:36ceux qui voulaient envoyer
33:38en prison
33:38les préfets de la République.
33:41La République,
33:42ce n'est pas M. Mélenchon,
33:43ce sont les préfets
33:44de la République,
33:45de France.
33:47Les amis de M. Mélenchon
33:48qui, sur des postes,
33:50sur les réseaux sociaux,
33:52ont eu l'incroyable indécence
33:55de déclarer que la police tue
33:56et qu'elle tue partout.
33:58Alors que chaque jour,
33:59Thibaut Nombriel
34:00nous le rappelait ce matin,
34:01plusieurs policiers,
34:02gendarmes,
34:03chaque jour,
34:03sont blessés
34:04pour vous protéger,
34:05pour nous protéger.
34:13Oui,
34:14les insoumis,
34:15les insoumis sont la honte,
34:18mes amis,
34:19mes chers compagnons
34:20de la République.
34:21Ils pactisent
34:22avec l'antisionisme
34:23qui attise
34:24les braises
34:25de l'antisémitisme.
34:27Ils draguent
34:28le vote confessionnel
34:30en communautarisant
34:31la République.
34:32Ce n'est pas ça,
34:33la République.
34:34Ce n'est pas notre République
34:35à nous.
34:45Je le suis déjà,
34:48Président.
34:50Mes amis,
34:53ce que nous voulons,
34:53c'est une droite courageuse.
34:55C'est parfois difficile
34:56dans les temps qui courent
34:58d'être courageux.
35:00Qu'est-ce que le courage ?
35:01Je répondais tout à l'heure
35:02à des journalistes
35:05qui posaient la question
35:06incidente.
35:08En fait,
35:08qu'est-ce que le courage
35:09en politique ?
35:10Je pense que le courage
35:11en politique,
35:12plus j'avance,
35:13plus je crois
35:13qu'on peut le définir
35:14par la prise de risque.
35:17Avoir du courage,
35:18c'est prendre des risques,
35:18pas prendre la tangente.
35:20Avoir du courage,
35:21c'est faire en sorte
35:22d'assumer
35:23ce pour quoi
35:24les Françaises
35:25et les Français
35:26nous ont élus
35:27ou nous ont désignés.
35:30C'est ça,
35:30le courage en politique.
35:31C'est vrai,
35:31ça n'est pas facile.
35:33Dois-je vous dire
35:33que chaque jour,
35:35j'éprouve la difficulté,
35:37que chaque jour,
35:37je vois bien les obstacles ?
35:39Moi qui aimerais tant
35:40faire voter de grandes lois
35:41en matière de sécurité,
35:44d'immigration,
35:45d'islamisme,
35:46etc.
35:47Et je suis retenu
35:48parce que nous n'avons pas
35:50arithmétiquement la majorité
35:51à l'Assemblée nationale.
35:52Oui,
35:53je sais ce que c'est,
35:54que c'est limite.
35:55Mais pour autant,
35:56nous avons eu,
35:57et je veux vous le dire,
35:58des résultats.
35:59Je ne sais pas
35:59ce que sera demain.
36:01La droite,
36:02depuis 2012,
36:03a contesté
36:04et a voulu
36:05l'abrogation
36:05de la circulaire valse
36:06qui était en réalité
36:08la régularisation
36:10à Tour Larigot.
36:11Qui a pris
36:12une circulaire
36:13pour abroger
36:14justement
36:15la circulaire valse ?
36:17C'est vous,
36:18c'est nous,
36:18mes amis.
36:19Et depuis d'ailleurs,
36:21et depuis,
36:22la régularisation,
36:22les régularisations
36:23ont baissé de 33%
36:25au moment où je vous parle.
36:31La droite n'osait même
36:33plus parler d'assimilation.
36:34On parle toujours
36:35d'intégration.
36:36Le problème,
36:36c'est que l'assimilation,
36:38on n'y arrive plus
36:38et l'intégration,
36:39c'est aussi l'échec.
36:41Qui a fait une circulaire
36:42au préfet
36:42pour que les naturalisations
36:45se fassent
36:45sur le principe
36:46de l'assimilation ?
36:48Parce que
36:48c'est notre loi,
36:50c'est l'article 21-24
36:52du Code civil.
36:53Nul ne peut être naturalisé
36:55s'il n'est pas assimilé
36:58à la communauté française.
37:00C'est la loi française.
37:02Plus personne ne s'y référait.
37:03Je m'y suis référé.
37:05Et vous savez pourquoi ?
37:07Parce que l'assimilation,
37:11c'est la République.
37:12C'est la possibilité
37:13donnée à l'autre
37:14d'être insemblable,
37:15complètement insemblable,
37:17d'avoir le droit de vote,
37:17d'avoir tous les droits,
37:18mais aussi les mêmes devoirs.
37:20C'est le droit
37:21à la ressemblance
37:22plutôt que le droit
37:23à la différence.
37:24C'est ça,
37:24la République.
37:25C'est ce qui caractérise
37:26notre nation,
37:28qui n'a jamais été
37:28une nation ethnique
37:30mais qui est une nation
37:31civique.
37:31qui a mobilisé
37:46nos partenaires européens
37:48pour réviser
37:49la fameuse directive
37:51qui était construite.
37:52Les députés européens
37:53la connaissent bien,
37:54la directive retour.
37:55Imaginez,
37:56au début des années 2000,
37:58qu'est une plaie,
37:59ça ne sert à rien
38:00aujourd'hui
38:00d'instituer des contrôles
38:02aux frontières
38:02quand,
38:04grâce à cette directive
38:04ou à cause
38:05de cette directive,
38:06le clandestin qui arrive
38:07a le choix
38:08d'un départ volontaire.
38:10Puisqu'il a le choix,
38:11forcément,
38:12il s'évapore dans la nature.
38:14Cette directive
38:14sera transformée,
38:16sera changée
38:17avec un autre principe,
38:19le principe cardinal,
38:20ce sera
38:21l'éloignement forcé.
38:22C'est nous
38:22qui avons réuni
38:23une grande majorité
38:25des États
38:25sur les positions françaises.
38:29C'est ça le courage.
38:31Par contre,
38:33mes amis,
38:34ceux qui nous donnent
38:35des leçons,
38:35là,
38:36je les entends,
38:38côté droite ou gauche,
38:39d'ailleurs,
38:41qui n'a pas voulu voter
38:42les 15 heures
38:44de contrepartie
38:45du RSA,
38:46d'activité,
38:47c'est le Rassemblement
38:48national.
38:49Qui n'a pas voulu voter
38:51la réforme des retraites,
38:52urgente,
38:53c'est le Rassemblement
38:54national,
38:55parce que sans doute
38:55c'était populaire.
38:56On s'en fiche.
38:57Il y a des années
38:59et des années,
38:59il y avait 4 cotisants
39:00pour un retraité.
39:02Aujourd'hui,
39:03il y en a 1,6.
39:03On va dans le mur.
39:05Je vous proposerai
39:06d'ailleurs
39:06un certain nombre
39:07de propositions
39:08par la capitalisation,
39:10ce qui nous permettra
39:11de faire un fonds souverain.
39:12Mais la différence
39:13avec les autres,
39:16c'est que nous,
39:17nous mettrons sur la table
39:18des modalités
39:20très pratiques,
39:20mon cher Pierre,
39:21sur la transition
39:22qui nous permettra
39:23justement aux Français
39:24de bénéficier,
39:25ce dont les fonctionnaires
39:27de France bénéficient
39:28d'ailleurs,
39:28la capitalisation
39:29individuelle
39:30ou même collective.
39:31Pourquoi est-ce que
39:32tous les salariés
39:32ne pourraient pas
39:33en bénéficier ?
39:33Ce sera bon
39:34pour la retraite,
39:35croyez-moi.
39:36C'est le Rassemblement
39:36national qui d'ailleurs,
39:38récemment,
39:38il y a quelques semaines,
39:39avait répondu
39:40à un journaliste
39:41qui l'interrogeait
39:42sur le fait de savoir
39:43s'il ne fallait pas
39:44quand même faire en sorte
39:45qu'on ait un peu moins
39:47de postes
39:48dans la fonction publique.
39:50Marine Le Pen a dit
39:50mais non,
39:51ça c'est des trucs
39:51de droite.
39:52Je suis désolé,
39:53en Allemagne,
39:5511% par rapport
39:56à la population
39:57de postes
39:58de fonction publique
39:59et nous 20%,
40:00on n'y arrivera pas.
40:02Ceux qui vous disent
40:03qu'on doit pouvoir
40:05rester à équivalence
40:07vous mentent
40:08parce que la masse salariale,
40:09c'est un des grands
40:10postes budgétaires
40:11de la dépense publique.
40:13Moi je préfère,
40:13puisque pour l'instant
40:14on a préféré
40:15une fonction publique
40:16nombreuse
40:17et mal payée,
40:19paupérisée,
40:20je préfère
40:21la revaloriser
40:22mais faire en sorte
40:23que précisément
40:24on ait en même temps
40:25des économies
40:25et là aussi
40:26on a une fenêtre
40:28exceptionnelle
40:29puisque la pyramide
40:31des âges
40:31va nous permettre
40:32justement
40:33de ne pas remplacer
40:34il le faut
40:35dès 2026
40:36des fonctionnaires
40:37qui vont partir
40:38à la retraite
40:38donc on ne coupera pas
40:40de postes
40:41d'ailleurs ni dans la police
40:42ou la gendarmerie
40:43ni à l'hôpital
40:44mais dans l'administration
40:45administrante
40:46c'est là que
40:46les postes
40:48de départ
40:48en retraite
40:49seront les plus
40:51nombreux
40:51voilà mes amis
40:55un mot pour terminer
40:57sur cette droite
40:58courageuse
40:59vous voyez
40:59je pense que
41:00j'entends d'ailleurs
41:01le président du
41:02rassemblement national
41:03de temps en temps
41:03évoquer les mains
41:04du général de Gaulle
41:05oui mais c'est
41:06à quoi ça sert
41:07d'invoquer les mains
41:09du général de Gaulle
41:10de s'en réclamer
41:11si en même temps
41:12on a un programme
41:13économique
41:14qui est celui
41:14de monsieur Mélenchon
41:15à quoi ça sert
41:17là encore
41:23je les entends moi
41:25bien sûr
41:26nous aussi
41:26on veut relever
41:27on veut redresser
41:28le pays
41:28la prospérité
41:30mais quand on a
41:32comme seul mot d'ordre
41:33le chamboule tout
41:34de censurer
41:36censurer avec LFI
41:38il y a quelques mois
41:39mon cher Michel
41:39tu t'en souviens
41:40et puis sans doute
41:41pour demain
41:42là encore
41:43c'est deux stratégies
41:44qui mènent au chaos
41:45donc nous n'avons pas
41:47là encore
41:48de leçons
41:49à recevoir
41:49de ce côté-ci
41:50de l'échiquier politique
41:51soyez fiers
41:52mes amis
41:53de ce que vous êtes
41:54ce rendez-vous
42:03de la droite
42:04ça doit être
42:04une page
42:05qui se tourne
42:06pour la droite
42:06pour que nous entrions
42:08définitivement
42:09dans le XXIème siècle
42:10avec les vrais enjeux
42:11avec ces menaces
42:12mais aussi
42:13comme je vous l'ai dit
42:13ces opportunités
42:15et nous les saisirons
42:16croyez-moi
42:17mais c'est aussi
42:18une page
42:19qui est en train
42:20de se tourner
42:20pour le pays
42:21pour la France
42:22parce qu'aujourd'hui
42:23la France va mal
42:24parce que nos compatriotes
42:26on le sent
42:27sont taraudés
42:28ils sont pris en denaille
42:29par un sentiment
42:31un double sentiment
42:32sentiment de déclassement
42:34économique et social
42:35d'un côté
42:35sentiment de dépossession
42:38culturelle
42:39je vous parlais
42:40du patrimoine immatériel
42:41de l'autre
42:41c'est ce qui crée
42:43le grand mal-être
42:44le grand mal-être français
42:46nous sommes
42:47et nous habitons le monde
42:48sous cette forme
42:49d'état-nation
42:49l'état est bureaucratisé
42:51et la nation
42:52est archipélisée
42:53ceci qui renforce
42:54justement
42:55le mal-être français
42:57et il faut le soigner
42:58nous le soignerons
42:59mais il faut faire
43:00le bon diagnostic
43:00qu'est-ce qui a conduit
43:02au déclassement
43:04économique et social
43:05c'est le social-étatisme
43:07repris
43:08par plusieurs gouvernements
43:11plusieurs présidents
43:12de la république
43:13aujourd'hui la France
43:14a ce qu'on appelle
43:16un double déficit
43:17budgétaire
43:18vous le savez
43:18et commercial
43:19l'Italie
43:21fait des excédents
43:22fait de grands excédents
43:23commerciaux
43:24les deux sont liés
43:25l'excédent commercial
43:27ça veut dire que
43:28tout simplement
43:28et concrètement
43:29on consomme plus
43:30que ce que l'on produit
43:31on appauvrit
43:32le travail français
43:33et le budget
43:34ça veut dire que l'état
43:36dépense plus
43:37que ce qu'il ne gagne
43:38les deux sont liés
43:39parce que
43:39comme l'état dépense trop
43:41il lève des impôts
43:43et les impôts levés
43:44abaissent notre compétitivité
43:45la compétitivité
43:47des entreprises
43:47et augmente
43:48évidemment
43:48le déficit commercial
43:50aujourd'hui
43:51le point
43:53auquel nous sommes rendus
43:55et je pense
43:56que fondamentalement
43:57on peut relever le pays
43:58la preuve
43:59tant de pays autour de nous
44:00la Grèce
44:01l'Espagne
44:02le Portugal
44:02l'Irlande
44:03se sont relevés
44:04donc nous devons porter
44:06un message d'optimisme
44:07un message d'espoir
44:08mais il faut arrêter
44:09les bonimenteurs
44:10les faux prophètes
44:11du social-étatisme
44:13mes amis
44:14ceux qui
44:15ont proféré
44:16des mensonges
44:17pendant
44:18tant d'années
44:19en disant que
44:20la dépense publique
44:21faisait la croissance
44:22faisait la qualité
44:23aussi des services publics
44:25on a vu ce qui se passait
44:26les ruraux
44:27qui ont vu déguerpir
44:28les services publics
44:30les malades
44:30qui n'ont plus
44:31correctement accès aux soins
44:33les élèves
44:34qui voient leur chance
44:35de succès
44:36se réduire
44:37sauf s'ils sont nés
44:38dans de bonnes familles
44:39qui va compenser
44:40culturellement
44:41etc.
44:41en termes d'instructions
44:42tout ça est schloquant
44:44évidemment
44:45déclassement économique
44:47qui fait que désormais
44:48les français
44:49perdent du niveau de vie
44:50la smicardisation
44:52de la France
44:53la prolétarisation
44:54des classes moyennes
44:55évidemment
44:56ce grand malaise
44:58que nous devons
44:58prendre en compte
44:59explosion des impôts
45:01partout
45:02depuis 95
45:03la CSG
45:04multiplié par 10
45:05en valeur
45:06au total
45:07l'impôt sur le revenu
45:09multiplié par 3
45:10les français le sentent
45:11et le problème
45:12de pouvoir d'achat
45:13il vient de là
45:13mais c'est le socialitatisme
45:14la dépense publique
45:16et on leur a dit
45:17mes amis
45:18si vous voulez vivre mieux
45:20il faut travailler moins
45:21et c'est ce qui a créé
45:23l'appauvrissement
45:24des français
45:24applaudissements
45:26merci
45:27merci
45:28merci
45:29merci
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