00:00À l'instant, François Bayrou estime qu'il y a une majorité,
00:04pense qu'il y a une majorité sur la question de la proportionnelle
00:06et annonce qu'il présentera un texte à la fin de l'année ou début 2026.
00:12Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:13Je ne lui réponds pas, je l'ai vu François Bayrou,
00:16je l'ai vu accompagné des deux présidents de groupe,
00:19LR au Sénat et à l'Assemblée nationale.
00:21Je lui ai dit que nous allons nous y opposer, pour de bonnes raisons,
00:24parce qu'on le voit bien, aujourd'hui, c'est le bazar à l'Assemblée nationale.
00:28Eh bien, la proportionnelle, elle rendrait structurelle,
00:31elle rendrait permanent ce bazar, il n'y aurait plus de majorité,
00:34alors que la Ve République est faite pour le fait majoritaire.
00:37Je lui ai dit aussi que ce sera grave, parce qu'il faudra, là encore,
00:41pour des questions démographiques, réaffecter des députés en zone urbaine
00:45et en enlever en zone rurale.
00:47Donc, ça va être une occasion de diviser à nouveau la France,
00:50et ce sera le régime des partis.
00:52Georges Mandel, qui était le secrétaire de Clémenceau,
00:55qui était non seulement vendéen, mais français,
00:56qui était ministre de l'Intérieur, Georges Mandel,
00:58qui a été tué par les nazis, d'ailleurs, dans la Deuxième Guerre mondiale,
01:01disait, d'ailleurs, de cette proportionnelle,
01:04que c'était le seul moyen pour un battu d'être élu.
01:09Donc, hors de question, d'autant plus que j'ajoute,
01:11d'autant plus que j'ajoute, je me regarde le Premier ministre,
01:13je me regarde, c'est que cette proportionnelle
01:15ne pourrait passer qu'avec les voix du Rassemblement national
01:19et de la gauche et de l'extrême-gauche.
01:21Son socle commun, le socle commun, là, du coup,
01:24on se rapproche, vous voyez,
01:25on est très majoritairement opposé à la proportionnelle.
01:28Bon.