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  • il y a 4 mois
Laurent Jacobelli, député RN de Moselle était l’invité du “8h30 franceinfo” samedi 6 septembre 2025

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Transcription
00:00Et vous êtes bien là, Laurent Jacobelli, bonjour.
00:02Bonjour.
00:02A deux jours de la probable chute de François Bayrou.
00:05Que propose le Rassemblement National ?
00:06Quelles économies, quels compromis ?
00:08Possible aussi, on va vous poser toutes ces questions.
00:10Avant cela, on sait que vous allez voter contre la confiance de François Bayrou.
00:14Je vous le confirme.
00:15Un peu de suspense.
00:16Pour vous, Emmanuel Macron, il doit nommer qui à Matignon ?
00:19D'abord, la solution idéale, ce serait qu'Emmanuel Macron nous annonce sa démission.
00:23Parce que je pense que le rejet des Français de la politique actuelle, elle dépasse M. Bayrou.
00:27Alors, il atteint des codes d'impopularité rarement égalés, mais en fait, derrière, c'est la politique d'Emmanuel Macron.
00:33Cette politique de la norme, de la taxe, de la frustration des Français et de l'insulte permanente des Français.
00:38Attendez, ça fait un an qu'Emmanuel Macron n'a plus de majorité, il ne mène plus vraiment sa politique.
00:41Oh si, bien sûr, puisqu'il a choisi des premiers ministres qui ne détricotent pas les mauvaises mesures qu'il a prises.
00:47Notamment la réforme des retraites, un certain nombre de mesures fiscales.
00:50Et il a trouvé en M. Bayrou la parfaite marionnette.
00:52Je crois qu'aujourd'hui, la démission d'Emmanuel Macron serait la meilleure des solutions.
00:56Alors, attendez, on va quand même s'arrêter un instant sur ces mots, Laurent Jacobelli, parce que vous n'avez pas toujours dit ça.
01:03Vous aviez dit qu'au début, il ne fallait pas forcément qu'il démissionne.
01:06Après, vous avez dit, s'il souhaite démissionner, bon, ce sera peut-être une bonne chose.
01:09Et maintenant, vous appelez carrément à sa démission.
01:11Nous n'avons pas à appeler.
01:12Vous me posez une question, je vous dis que je le souhaite.
01:15La seule personne qui peut pousser Emmanuel Macron à démissionner, c'est Emmanuel Macron.
01:20Moi, je ne suis pas dans sa tête, et tant mieux, ça m'a l'air un peu fouillis.
01:22Je pense simplement qu'aujourd'hui, la solution que veulent les Français, c'est une alternance, une alternance réelle avec une autre politique,
01:29une politique qui écoute les demandes de nos concitoyens, moins d'immigration, plus de sécurité, liberté fiscale, liberté d'entreprendre.
01:37Tout cela, évidemment, c'est l'inverse de ce qu'a fait Emmanuel Macron.
01:39Mais je ne suis pas naïf.
01:41On peut être constructif sans être naïf.
01:44On a donné sa chance à M. Bérou.
01:45On lui a dit, on ne va pas vous censurer, on va voir ce que vous êtes capables de faire,
01:49vous nous promettez que vous allez écouter les oppositions, et bien nous, on est là.
01:52On est là avec des mesures, on l'a fait même au milieu de l'été dernier.
01:55Le 25 juillet, Marine Le Pen lui a écrit, en disant, attention, vous ne nous écoutez pas assez, mais voilà nos propositions.
02:00M. Bérou a fait mine de ne pas recevoir le courrier, il ne nous a pas écoutés.
02:04Aujourd'hui, il est face au mur de la réalité.
02:06Je crois que c'est en responsabilité, comme disent les macronistes, qu'il fera ses valises.
02:11On parle sans naïveté, justement, pour reprendre vos termes.
02:14On sait qu'Emmanuel Macron, sa démission est hautement improbable.
02:18Donc la question qui va se poser dans les prochains jours, c'est la question du Premier ministre.
02:22Qui pourrait avoir vos faveurs ?
02:24Je dis ça parce que j'ai cru comprendre, en le lisant dans la presse,
02:27que si on proposait le poste à Jordan Bardella, il refuserait.
02:31Nous, nous demandons la dissolution, si jamais le Président de la République ne veut pas démissionner.
02:35Pour qu'on ait une nouvelle Assemblée nationale, il faut une majorité à ce pays.
02:38Pourquoi aujourd'hui, on en arrive à un budget fait de briques et de brocs,
02:41qui ne correspond à personne ?
02:43A priori, on n'aura ni dissolution, ni démission d'Emmanuel Macron.
02:45Donc parlons de ce qui va se passer dans les prochains jours.
02:47Mais je ne suis pas cartomancien.
02:48Je ne sais pas si vous vous lisez dans l'avenir.
02:49Moi, je ne sais pas lire dans l'avenir, surtout avec Emmanuel Macron, Président de la République.
02:52La dernière fois que nous avons demandé une dissolution,
02:54le Président de la République a dit non, et une semaine après, on l'avait.
02:57On va poser la question différemment.
02:58S'il nomme un nouveau Premier ministre, il n'y a d'indissolution, ni démission.
03:02Vous faites quoi ? Vous boudez ?
03:04Ce n'est pas le genre de la maison.
03:05On agit.
03:06Nous ferons à ce nouveau Premier ministre...
03:07Vous vous censurez dans tous les cas, en fait.
03:08Non, non, non, pas du tout.
03:10Laissez-moi vous répondre.
03:11Allez-y.
03:12Nous allons faire des propositions à ce Premier ministre,
03:14des propositions notamment d'économie, pour désendetter la France,
03:17sans pour autant nuire au pouvoir d'achat des Français.
03:19Et j'espère qu'on reviendra dans le détail des mesures.
03:22Alors, si ce Premier ministre nous entend, fait un pas,
03:26essaye de prendre en compte le fait qu'il est indécent
03:29de soigner mieux les étrangers que les Français,
03:31de loger mieux les étrangers que les Français,
03:33par exemple, s'il trouve indécent de préférer aider les voyous
03:38plutôt que les victimes, de faire en sorte que les honnêtes citoyens
03:41paient avec l'espèce d'impôt émeute que veut créer aujourd'hui François Bayrou,
03:45paie les dégâts faits par des racailles, dont c'est la famille...
03:48Vous savez que François Bayrou, il ne va plus avoir le temps de créer grand-chose.
03:50Donc c'est la famille qui devrait payer.
03:52Si on a un Premier ministre responsable et qui écoute,
03:54eh bien tout se passera bien.
03:55Si on a un Premier ministre obtu, têtu, c'est-à-dire macroniste,
03:59eh bien il sautera.
03:59Et si c'est un Premier ministre de gauche qui est nommé,
04:01est-ce que vous censurerez dans tous les cas ?
04:03Alors, écoutez, si on en arrive à cette situation,
04:05je crois que c'est le pire bras d'honneur qui sera fait à la démocratie.
04:08Le Parti Socialiste a fait aux dernières élections présidentielles 1,67%.
04:13Le Parti Socialiste, aujourd'hui, est devenu un groupuscule
04:17affilié à la France Insoumise.
04:19Il peut se réunir dans une cabine téléphonique.
04:21Si ce parti dont les Français ne veulent pas,
04:23qui a ruiné la France,
04:24qui a nuit à la réputation de notre pays à l'international,
04:28qui a amené un tas de réformes terrifiantes
04:30qui ont mis notre économie à terre,
04:33si ce parti arrive au pouvoir alors que les Français n'en veulent pas,
04:36alors ça veut dire qu'il y a quelque chose d'abîmé.
04:37Mais donc, vous ne voulez pas un macroniste ?
04:39Vous ne voulez pas un Premier ministre de gauche ?
04:40Vous ne voulez pas non plus y aller sans majorité ?
04:42Mais madame Vigo, ce n'est pas moi.
04:43Concrètement, qu'est-ce qu'on peut faire ?
04:44Ce n'est pas moi, ce sont les Français.
04:46Les Français ne veulent plus d'Emmanuel Macron.
04:48Les Français, depuis François Hollande, ne veulent plus entendre,
04:51ne serait-ce que le mot socialiste.
04:53Mais pardon, Laurent Jacobéli.
04:54Comment voulez-vous qu'on leur impose un gouvernement contraire à leur aspiration ?
04:57Laurent Jacobéli, vous dites qu'on ne veut pas d'un Premier ministre,
05:00comme le disait Camille Vigo, le quad,
05:01vous ne voulez pas d'un Premier ministre de gauche,
05:03on ne veut pas d'un Premier ministre macroniste.
05:05Pour autant, vous dites que vous êtes prêts à faire des propositions
05:07quand même à un éventuel Premier ministre.
05:09Mais par contre, il faudrait qu'il vienne d'où, ce Premier ministre ?
05:12Mais de la droite, je vous le redis,
05:15nous sommes des gens raisonnables,
05:17mais nous avons le droit d'avoir une volonté politique.
05:19Notre volonté politique, elle est claire,
05:21et c'est le contrat que nous voulons avoir avec les Français.
05:23Nous leur disons, pour avoir une stabilité dans ce pays,
05:26on parle beaucoup d'instabilité et de chaos.
05:28Pour mettre fin au chaos et avoir une stabilité, il faut une majorité.
05:31Pour avoir une majorité, il faut retourner aux urnes.
05:33C'est la seule solution viable.
05:34Vous êtes sûr d'ailleurs que ce serait la meilleure manière d'avoir une majorité ?
05:38Enfin, que ce serait une garantie ?
05:39Il n'y a aucune garantie, mais c'est la seule manière de l'avoir.
05:42Et c'est la seule manière de l'avoir,
05:43notamment en donnant une majorité au Rassemblement National.
05:46Vous savez, s'il n'y avait pas eu ces accords contre nature,
05:49où vous avez des députés, enfin des candidats d'extrême-gauche
05:52qui laissent Mme Borne passer,
05:54comme vous avez M. Wauquiez,
05:55et qui passe grâce au fait que la gauche le laisse gagner.
05:58Cette alliance improbable de la droite dite gaulliste
06:02avec certains candidats antisémites de gauche,
06:05tout cela, si ça s'arrête,
06:07et ça s'arrêtera parce que les Français ne sont pas dupes,
06:09eh bien nous aurons la majorité.
06:11Jordan Bardella sera Premier ministre
06:12et nous mènerons une politique qui correspond à la volonté des Français.
06:15Tant que cela n'a pas lieu,
06:17eh bien oui, clairement, nous aurons une fragilité à la tête du gouvernement.
06:20Nous n'accélérerons pas cette fragilité,
06:22mais nous serons vigilants.
06:23Si c'est Gérald Darmanin, l'actuel ministre de la République,
06:25vous dialoguez avec lui ?
06:26Je vais vous faire gagner du temps,
06:27on ne va pas égrener tous les noms.
06:29Aucun de ces noms ne nous satisfait.
06:31La méthode sera toujours la même.
06:33Nous essaierons de négocier.
06:34S'il négocier et qu'il accepte certaines de nos propositions,
06:36il reste.
06:37S'il fait mine de ne pas rester, il part.
06:41Sauf s'il est de gauche.
06:42S'il est de gauche, ce sera plus compliqué.
06:44Vous savez, la gauche en France, ça veut dire quoi dans l'esprit des Français ?
06:47Et ils ont raison d'ailleurs de penser ça.
06:48Ça veut dire immigration.
06:50Ça veut dire impôts.
06:51Ça veut dire européisme.
06:52Ça veut dire normes.
06:53Ça veut dire internationalisme.
06:55Tous ceux des Français ne veulent plus.
06:56Je ne vois pas comment un Premier ministre de gauche pourrait nous satisfaire.
06:59Alors justement, quelle piste concrète, Camille ?
07:02Oui, sur le montant de la trajectoire budgétaire.
07:05François Bayrou voulait faire 44 milliards d'économies.
07:07Le Parti Socialiste dit que 22 milliards, ça serait suffisant.
07:10Vous vous proposez quelle somme ?
07:11100 milliards.
07:12100 milliards ?
07:13Oui, parce que je crois qu'il faut dire la vérité en français.
07:15Pardon, mais vous allez les trouver où, ces 100 milliards ?
07:17Je vais vous le dire.
07:19Je vais vous le dire.
07:19Tout d'abord, on a une règle d'or, nous, au Rassemblement National.
07:22C'est de dire, pas un centime ne doit être pris dans la poche des Français
07:26tant que l'État n'a pas fait sa cure d'amaigrissement.
07:29On a un État obèse.
07:30Obèse dans son fonctionnement.
07:32La bureaucratie, aujourd'hui, noie l'action.
07:34Très concrètement, qu'est-ce qui est obèse ?
07:36Est-ce qu'il y a trop de fonctionnaires de police ?
07:38Trop de fonctionnaires à l'hôpital ?
07:39Trop de profs ?
07:42Est-ce qu'il y a trop de profs ?
07:42Mais non, c'est une grande partie des fonctionnaires.
07:45Je vais vous prendre un exemple.
07:46En fait, le problème n'est pas vraiment le nombre de fonctionnaires.
07:48Le problème est l'affectation des fonctionnaires.
07:51Prenons la santé, par exemple.
07:52Aujourd'hui, vous avez les agences régionales de santé
07:54où vous avez une bureaucratie surdimensionnée
07:58qui empêche même les médecins et les hôpitaux de fonctionner.
08:00Nous, on préfère qu'on embauche du monde dans les hôpitaux,
08:03du personnel soignant, des médecins, des chirurgiens,
08:06plutôt que des administratifs.
08:07Bref, les blouses grises dans l'hôpital
08:09doivent laisser la place aux blouses blanches.
08:11Ce sont des mauvaises dépenses de l'État.
08:12Ça fait combien de milliards d'économies, là ?
08:14Les agences de l'État.
08:15Quelles agences ?
08:16L'ADEME, par exemple.
08:17L'ADEME ?
08:18L'ADEME, vous savez, c'est cette agence de l'environnement.
08:20Oui.
08:20Cette agence qui paye des millions en publicité
08:23pour nous expliquer qu'on doit laver notre chemise
08:25qu'une fois par mois...
08:25Vous savez que le budget de l'ADEME,
08:26il est très largement constitué.
08:29Ça se compte en milliards, le budget de l'ADEME.
08:315 ou 6 milliards.
08:32C'est essentiellement des aides qui sont données
08:35à des particuliers ou à des entreprises.
08:37Il n'y a pas besoin d'agence.
08:38Ce n'est pas un budget de fonctionnement.
08:39Il n'y a pas besoin d'agence.
08:40L'ARCOM, par exemple.
08:41L'ARCOM, qui aujourd'hui est devenue une machine à censurer,
08:44qui est politisée,
08:46qui empêche parfois la liberté des médias.
08:48Là aussi, on a de l'économie à faire.
08:51Vous savez, ça a ce chiffre en dizaines de milliards.
08:53Mais la principale source d'économie, disons-le,
08:54c'est 18 milliards sur l'immigration.
08:5718 milliards.
08:58Entre l'aide médicale d'État,
08:59le logement pour les migrants,
09:01le RSA, par exemple,
09:02que nous ne donnerons qu'après 5 ans de travail effectif.
09:05L'aide médicale d'État rappelle que c'est autour d'un milliard,
09:06un peu plus d'un milliard.
09:0718 milliards, nous ferons d'économie.
09:09Nous l'avons chiffré et les données sont disponibles.
09:11Et encore, on pourrait faire beaucoup plus.
09:1318 milliards la première année.
09:15Par exemple, dire à un étranger qui réside légalement en France,
09:18si au bout de 6 mois,
09:19il n'a pas lui-même les moyens de sa subsistance par l'emploi,
09:21eh bien il ne reste pas.
09:22Ce n'est pas aux Français de travailler.
09:24Je vais vous donner un chiffre.
09:2517% des gens qui arrivent légalement en France
09:27viennent pour le travail.
09:29Ce qui veut dire que 83% sont assistés par l'impôt des Français.
09:32Ce n'est plus tolérable.
09:34Donc, toutes ces mesures mises bout à bout,
09:36il y en a bien d'autres,
09:37car j'en ai une qui va vous intéresser.
09:39La privatisation du service public.
09:404 milliards d'économies.
09:42La privatisation du service public audiovisuel,
09:43vous voulez dire.
09:444 milliards d'économies.
09:46Alors, je sais que certains vont faire grise mine,
09:48mais les images que j'ai vues récemment
09:49de deux journalistes du service public,
09:51M. Legrand et M. Cohen,
09:52complotés pour essayer de faire en sorte
09:55que la gauche gagne aux élections,
09:57ce n'est pas tolérable.
09:58Ce n'est pas tolérable que l'impôt de tous les Français
10:02paye pour un service public
10:06devenu une machine à propagande.
10:08Je pense que le terme complot est sans doute un petit peu excessif.
10:11Par ailleurs, vous, vous dites aux Français,
10:13il n'y a plus de séries produites par la télévision.
10:15Bien sûr que si.
10:17En l'espèce, ce sont des séries qui sont pour certaines produites.
10:20Mais elles seront produites.
10:21Le Tour de France, par exemple,
10:23on ne le regarde plus à la télé parce que ça coûte cher,
10:25le Tour de France.
10:25Si elle dit ça.
10:26La privatisation, c'est peut-être ce que ça implique, non ?
10:28Mais ça n'implique pas ça.
10:29On abandonne ce qui peut coûter de l'argent.
10:30De ce que je crois,
10:31et je ne veux pas faire de la publicité pour vos concurrents,
10:34mais TF1 produit des séries,
10:35M6 produit aussi des documentaires, des émissions.
10:39Vous savez, on peut être une société privée
10:40et avoir une délégation de services publics.
10:42Ce qui n'est plus tolérable aujourd'hui,
10:44c'est de dire aux Français,
10:45on va vous serrer la ceinture,
10:46mais en même temps,
10:47on paye un service public 4 milliards d'euros par an
10:50qui, clairement, est un service public militant.
10:54Je pense qu'on aura un double effet,
10:55plus de démocratie, plus de liberté d'expression
10:58et moins d'impôts.
10:59J'imagine qu'il y a quand même d'autres pistes
11:00que nous allons pouvoir évoquer.
11:03Juste après le fil info,
11:05il est 8h45 et c'est Jeanne Mézias.
11:09L'Union européenne doit immédiatement arrêter
11:11ses pratiques contre les entreprises américaines.
11:14Réaction du président des Etats-Unis.
11:16Après l'amende de près de 3 milliards d'euros
11:18infligés à Google par la Commission européenne,
11:21Donald Trump menace de mettre en place
11:22des droits de douane punitifs
11:24si l'UE ne revient pas sur sa décision.
11:26Une centaine de personnes rassemblées hier
11:29devant le ministère de l'Éducation nationale à Paris
11:31pour rendre hommage à Caroline Grandjean,
11:33la directrice d'une école dans le Cantal
11:35qui s'est suicidée lundi.
11:37Elle était victime de harcèlement pour son homosexualité.
11:39D'autres rassemblements sont prévus dans le pays aujourd'hui.
11:42La SNCF assure que le trafic est de nouveau normal
11:45dans l'ouest du pays,
11:46mais pourtant des retards persistent ce matin.
11:48Une heure et demie par exemple en gare de Poitiers.
11:51Hier soir, le trafic était perturbé
11:52suite à un accident de personne.
11:54Plus de 4 heures de retard pour certains trains
11:56à l'arrivée à Paris-Montparnasse.
11:58Premier match de qualification
11:59et première victoire pour les Bleus dans leur parcours
12:02pour accéder à la Coupe du Monde de l'été prochain.
12:04Les footballeurs tricolores ont battu l'Ukraine
12:06de but à zéro.
12:10France Info
12:11Le 8.30 France Info
12:13Adrien Bec
12:15Camille Vigogne-Lecouat
12:17Laurent Jacobelli, député Rassemblement National,
12:20vous êtes toujours avec nous.
12:21Vous venez de nous parler de vos mesures d'économie
12:22qu'on connaît,
12:23l'immigration,
12:24réduction des dépenses de l'État, etc.
12:26Mais en parlant des dépenses,
12:28est-ce que demain, si dissolution il y a,
12:30vous gardez dans votre programme
12:31Votre baisse de la TVA sur l'énergie,
12:33je rappelle, 5,5% sur le gaz, l'électricité, le fioul, le carburant,
12:37c'est une mesure qui coûterait environ 17 milliards d'euros,
12:40selon Bercy, on peut encore se le permettre ?
12:41On peut se le permettre parce qu'on fera des économies ailleurs,
12:43notamment sur la subvention des énergies inefficaces.
12:46Et je parle par exemple des éoliennes.
12:47Vous savez que sur la décennie à venir,
12:49le plan énergie qui nous est proposé aujourd'hui
12:51prévoit pratiquement 300 milliards d'investissements,
12:53directs ou indirects, sur les éoliennes.
12:55Les éoliennes, si elles produisaient suffisamment d'énergie,
12:58on le saurait aujourd'hui, c'est vers le nucléaire qu'il faut aller.
13:02Donc il y a des économies à faire d'un côté,
13:03et on fera plus d'économies sur la baisse des investissements,
13:07notamment dans les éoliennes,
13:09que nous ne ferons de dépenses dans la TVA.
13:11Et puis ça aidera les Français à se chauffer,
13:13à faire la cuisine.
13:14Vous savez qu'il y a eu beaucoup d'entreprises aussi
13:15qui ont eu des problèmes, qui ont dû fermer des artisans.
13:18Moi je connais beaucoup de boulangers.
13:19Mais c'est mal sur les carburants aussi, cette baisse.
13:221,55€, je suis allé voir les tarifs d'un superu ce matin.
13:261,55€ pour le gazole,
13:271,65€ pour le sans-plomb 95.
13:29Honnêtement, c'est des prix qui sont insoutenables.
13:32Mais on se serait vu il y a deux mois,
13:33vous m'auriez dit 2€ pour le plein, pour le luxe.
13:37Les cours du pétrole ont beaucoup baissé, c'est vrai.
13:39Bien sûr, mais le niveau de vie des Français a beaucoup baissé.
13:41Vous savez, nous on tient beaucoup à ce que sur les 100 produits
13:43de première nécessité, la TVA soit à 0%, temporairement,
13:47tant qu'évidemment le pouvoir d'achat augmente.
13:49Et puis sur l'énergie, qu'elle soit baissée à 5,5%.
13:52Il y a des mesures qui sont faites pour aider les Français.
13:55Mais vous savez, ce qu'on apprend en la première semaine de la première année
13:58d'école d'économie, c'est qu'en redonnant du pouvoir d'achat aux gens,
14:03on augmente la consommation.
14:04En augmentant la consommation, on crée de l'emploi.
14:06En créant de l'emploi, on crée des cotisations.
14:08Et en créant des cotisations, on protège le système social.
14:10C'est cette machine vertueuse qu'il faut retrouver.
14:12Aujourd'hui, on est dans un cercle vicieux.
14:14Le peu de gens qui travaillent, on leur demande de financer la terre entière.
14:17Et d'ailleurs, aux propres comme aux figurés, malheureusement.
14:21Et ces gens qui travaillent, au bout d'un moment, s'épuisent.
14:23Et ne peuvent plus eux-mêmes assurer l'avenir de leurs enfants.
14:25Il faut changer de modèle.
14:26Justement, François Faut est allé à la rencontre de ces personnes qui travaillent.
14:29On voulait vous faire écouter un témoignage ce matin.
14:31Celui d'Aaron, il faisait ses courses à Port-Marli, dans les Yvelines.
14:34Et il répondait au micro de Sophia Vigne.
14:36J'épargne quasiment la moitié de mon salaire.
14:39Sachant qu'on est dans un contexte économique et politique compliqué.
14:42Il faut toujours être prêt à faire face à des situations délicates.
14:46Alors, j'ai l'enveloppe imprévue.
14:48J'ai l'enveloppe projet professionnel, vacances, etc.
14:52Je fais quand même les comptes à la fin du mois sur combien j'ai dépensé en course,
14:55combien j'ai dépensé en essence, pour les plaisirs, etc.
14:58Donc oui, je fais attention.
14:59Je fais attention à cause de l'instabilité politique et économique.
15:02Est-ce que vous reconnaissez avoir une part de responsabilité dans la crise politique actuelle ?
15:07Non. Non, parce que nous n'avons aucune responsabilité, n'ayant jamais été aux affaires,
15:11dans l'endettement spectaculaire de la France.
15:12Vous avez censuré le gouvernement Barnier.
15:14Vous allez voter contre la confiance au gouvernement François Bayrou.
15:17Vous n'êtes pas neutre dans la situation politique actuelle.
15:19Nous n'avons aucune responsabilité dans la désindustrialisation
15:22qui a créé la chute économique de notre pays.
15:24Au contraire, et Jordan Bardella a été très clair,
15:26nous proposons un contrat de stabilité à nos concitoyens.
15:29une majorité qui mène une politique claire,
15:32une politique qui permettra de créer de l'emploi.
15:34La question ne porte pas sur votre responsabilité les 40 dernières années.
15:37La question porte sur votre responsabilité ces derniers mois,
15:41où il y a de l'incertitude, il y a un coût à la fois de la dissolution,
15:45mais ça c'est Emmanuel Macron pour le coup,
15:47mais aussi de la chute de Michel Barnier.
15:48Il y aura sans doute un coût qui se comptera en milliards
15:50pour la chute de François Bayrou.
15:51Et on voit bien que les Français disent,
15:54voilà, les oppositions aussi ont une responsabilité.
15:55Alors je dis aux Français que lundi prochain, dans deux jours,
16:00le départ de M. Bayrou sera peut-être le premier jour de l'après-Macron.
16:04Et ça veut dire beaucoup d'espoir pour notre pays.
16:07Beaucoup d'espoir de stabilité, d'investissement,
16:10d'économie qui redémarre, de pouvoir d'achat, de sécurité,
16:13de protection de notre identité et de lutte contre l'immigration submersive.
16:16C'est un espoir, ce que nous vivons actuellement
16:20et depuis pratiquement l'arrivée d'Emmanuel Macron.
16:22C'est ça l'instabilité, c'est ça le chaos.
16:24Notre devoir de politique, notre devoir de force d'alternance,
16:28c'est de protéger les Français.
16:29En laissant la Macronie au pouvoir, en laissant M. Bayrou au pouvoir,
16:33chaque jour qui passe, c'est de la dette supplémentaire,
16:35c'est de l'immigration supplémentaire, c'est de l'insécurité supplémentaire.
16:38On a un devoir, sinon ce serait non-assistance à l'instruction en danger.
16:42Un mot encore, Laurent Jacobelli, sur la colère des Français
16:44qui s'exprime, en tout cas d'une partie des Français
16:46qui pourraient s'exprimer le 10 septembre,
16:49l'appel à la mobilisation, aussi porté par Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs.
16:52Est-ce que vous appelez vos sympathisants à ne pas se mobiliser ?
16:55Mais nous appelons tous ceux qui votent pour nous,
16:58nos sympathisants, nos adhérents, à faire exactement ce qu'ils veulent.
17:01Il y a un droit de manifester en France.
17:02Ce droit, nous le respectons et nous voulons le maintenir.
17:06Simplement, pour être clair, notre vision des choses,
17:08pour changer le sort des Français, pour avoir une France prospère, sûre, fraternelle,
17:14nous pensons que ce sont les élections qui changeront les choses.
17:17Mais on a le droit de manifester.
17:18En revanche, je mettrais deux bémols.
17:21D'abord, respecter l'ordre et la loi.
17:23Ne pas casser, ne pas tabasser, ne pas insulter.
17:28Et deuxièmement, ne pas donner les clés de la révolte à l'extrême gauche.
17:32Si demain, vous manifestez pour le pouvoir d'achat,
17:35et que vous êtes entre quelqu'un qui manifeste pour soutenir le Hamas
17:40et un autre qui insulte nos compatriotes de confession juive,
17:43alors, oui, la manifestation perdra de son sens.
17:46Je pense que dès que l'extrême gauche participe à quelque chose,
17:50elle pourrit cette chose et elle la détruit.
17:53Laurent Jacobelli, lundi, Marine Le Pen sera fixée sur la date de son procès en appel.
17:58Pour rappel, elle a été condamnée en première instance à une peine d'inligibilité
18:01avec exécution provisoire, ça veut dire qu'elle est inéligible tout de suite, immédiatement.
18:06Est-ce qu'il ne serait pas prudent de réorganiser dès à présent
18:08la future campagne présidentielle autour de Jordan Bardella ?
18:11Je crois qu'il est prudent d'attendre, surtout,
18:13puisque vous me dites qu'il y a une date maintenant pour l'appel.
18:16Vous savez, Marine Le Pen est toujours dans les premières,
18:20ou jusqu'à trois places, des personnalités préférées des Français.
18:24Elle est la force d'alternance reconnue, elle est celle que beaucoup de Français,
18:28et certains sondages le disent d'ailleurs, une majorité de Français,
18:30si on en croit les sondages, qu'il le voudrait comme présidente de la République.
18:33Moi, je crois en la démocratie, et je crois que le leader de l'opposition
18:36ne peut pas être empêché de participer à des élections.
18:38Si vous croyez aussi des législatives, donc...
18:41Oui, y compris les législatives, nous allons tout faire.
18:44Tout ce que le droit nous offre, nous permet d'utiliser
18:47pour que Marine Le Pen puisse être la candidate que les Français attendent.
18:50Excusez-moi, vous entendez, on a l'impression qu'elle n'a pas été condamnée,
18:53vous dites, en cas de législative...
18:54Elle a fait appel, elle est innocente.
18:55Elle se présentera, elle fera des recours, et elle se présentera comme si elle n'était pas condamnée.
19:00Mais Marine Le Pen n'est pas au-dessus des lois,
19:02mais Marine Le Pen n'est pas en dessous des autres citoyens,
19:05elle est une citoyenne française comme les autres.
19:07Quand elle fait appel, elle est présumée innocente.
19:09Et pour moi, un innocent doit pouvoir aller aux élections.
19:12On est dans une situation improbable...
19:13Ce n'est pas pour vous, mais ce n'est pas ce que dit le droit quand on...
19:16Sur l'exécution provisoire.
19:18D'ailleurs, de nombreux juristes, et même des hommes politiques de l'opposition,
19:20qui nous sont opposés, reconnaissent que la situation est juste improbable.
19:24Les Français veulent Marine Le Pen, nous voulons Marine Le Pen,
19:26nous ferons tous en sorte pour qu'elle puisse être...
19:28Ce n'est pas un mauvais message envoyé, quand même ?
19:30Non, je crois qu'au contraire, c'est un message d'espoir,
19:32de dire aux Français, croyez en la démocratie.
19:34Bien sûr, beaucoup veulent nous empêcher d'arriver au pouvoir
19:37pour garder leurs privilèges, garder leur voiture à cocarde,
19:41leur retraite avantageuse.
19:42Mais nous, on est là pour le peuple, et rien ne nous arrêtera.
19:44Cette vague populaire, nous la portons, et je vous le dis,
19:48nous arriverons à y aller jusqu'au bout de l'heure.
19:49Merci Laurent Jacobelli, député Rassemblement National de La Moselle.
19:54Merci Camille Vigogne-Lecouat de nous accompagner.
19:57Vous êtes également, je le rappelle, journaliste à l'Obs.
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