- il y a 1 an
Avec Marine Tondelier, Secrétaire nationale des Ecologistes
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:06Notre invité, l'invité du Grand Matin Sud Radio, est Marine Tondelier, secrétaire nationale du Parti des écologistes.
00:11Bonjour Marine Tondelier.
00:12Bonjour.
00:13Merci d'être avec nous ce matin. Est-ce que vous êtes heureuse ce matin ?
00:16Oh bah j'essaye, mais c'est de plus en plus dur quand même.
00:19Je vous annonce un mois de septembre très long et je vous signale que nous ne sommes que le 5.
00:22Parce que vous avez un nouvel allié.
00:24Alors allez-y.
00:25Laurent Wauquiez, je ne sais pas si vous avez vu cette merveilleuse petite phrase,
00:28il dit que la droite ne censurera pas un gouvernement socialiste au nom de quoi ?
00:32De la stabilité politique.
00:34Vous qui voulez être l'aimant entre toutes les gauches et avoir un bloc pour gouverner demain
00:37si jamais on fait appel à vous pour Amatignon, c'est formidable non ?
00:42Alors ne pas censurer un gouvernement, ce que dit Laurent Wauquiez,
00:45à mon avis plus pour embêter Bruno Retailleau que pour faire plaisir aux socialistes
00:50ou même pour l'intérêt de la France comme il le dit de manière très grandilo de compte,
00:54ça ne veut pas dire rentrer dans un gouvernement non plus.
00:57Peut-être qu'il veut le ministère de Saint-Pierre-et-Miquelon vu ses dernières déclarations fracassantes sur le sujet.
01:03Mais comme depuis plusieurs semaines vous essayez réellement de rassembler vos troupes,
01:07d'essayer de constituer un socle solide, vous savez que vous allez devoir dépasser les simples rangs de la gauche.
01:13Est-ce que pour vous c'est envisageable, possible, dans l'intérêt de la France,
01:16madame Marine Tondelier, de potentiellement travailler demain avec Laurent Wauquiez ?
01:21Alors non, et pour moi un gouvernement doit être homogène, il doit être compact.
01:29C'est-à-dire que l'intérêt de la France, c'est pas de faire un truc de déjà en même temps macroniste,
01:34c'était compliqué, mais du en même temps socialo-wauquiste jusqu'à Laurent Wauquiez,
01:39ça n'a quand même aucun sens, et Bruno Retailleau, même combat en fait.
01:44Donc je pense que la France dont elle a besoin, c'est un gouvernement de cohabitation,
01:48c'est-à-dire que le gouvernement ne soit pas de la même couleur politique que le président de la République,
01:53non pas parce que c'est notre opinion, mais parce que c'est un dû démocratique,
01:56c'est le résultat de l'élection de l'année dernière, donc c'est ça qu'il faut faire.
02:00Et évidemment qu'après, à l'Assemblée nationale, il faudra aller chercher des compromis,
02:04aller convaincre sur des mesures qui convainquent déjà les Français.
02:07Mais même à ce niveau-là, parce que Laurent Wauquiez est député,
02:09c'est impossible pour vous demain, si jamais vous accédez à Matignon, au pouvoir, comme on dit,
02:14à aucun moment il sera possible d'aller chercher les voix des amis de Laurent Wauquiez,
02:17de Laurent Wauquiez lui-même ?
02:18Écoutez, je travaille beaucoup avec mes collègues de la région Auvergne-Rhône-Alpes,
02:22qui sont courageusement dans l'opposition à Laurent Wauquiez,
02:24et qui vivent des dingueries, enfin des choses qui ne sont même pas...
02:27Vous aurez expliqué ça il y a quelques années, vous n'y aurez pas cru,
02:30donc je ne pense pas ni que la déclaration de Laurent Wauquiez soit sincère,
02:34je pense par contre qu'elle est extrêmement calculée pour faire parler de lui
02:37ce qui, la preuve ce matin, marche,
02:39et pour enrager, faire enrager Bruno Retailleau,
02:42qui si j'ai bien compris l'édito de Madame Chabot,
02:45au même micro à l'instant, marche très bien aussi.
02:47Donc vous ne le voyez pas du tout comme une intendue ?
02:48On a passé la moitié de l'interview sur Laurent Wauquiez.
02:51Donc vous ne le voyez pas du tout comme une intendue ?
02:53Réelle ? Sincère ?
02:55Je pense qu'il y a beaucoup de petites tactiques politiciennes en ce moment,
03:00et que l'hypocrisie n'est jamais très loin,
03:01mais écoutez, on prend sa parole,
03:05je dis souvent mieux vaut faire envie que pitié,
03:07quand les gens se mettent à vous expliquer qu'ils ne vont pas vous insurer,
03:09c'est qu'ils y croient un petit peu quand même, non ?
03:10Une hypothèse qui semble justement peut-être beaucoup plus crédible,
03:13c'est celle d'Olivier Fort à Matignon,
03:14c'est en tout cas ce qu'on peut lire.
03:15C'est sûr que Laurent Wauquiez à Matignon, ce n'est pas crédible du tout, ça je vous confirme.
03:18Alors Olivier Fort, lui visiblement, s'en rapproche,
03:20si cette thèse précisément par contre devait se confirmer,
03:23est-ce que vous êtes prête ce matin au micro de Sud Radio
03:25à nous garantir le soutien des écologistes
03:27au fait qu'Olivier Fort arrive demain ou après-demain à Matignon ?
03:31Alors ça ne marche pas exactement comme ça,
03:33parce que vous savez bien que la politique,
03:36ce n'est pas de la politique fiction.
03:37On réagit à des faits, pas à des hypothèses, et si, et si,
03:41parce que franchement, il y a tellement de scénarios possibles
03:44qu'on ne peut pas fonctionner comme ça.
03:44Mais c'est aussi des probabilités la politique.
03:46Aujourd'hui, c'est Olivier Fort le mieux placé.
03:49Deuxièmement, vous savez aussi,
03:50et c'était la jurisprudence de l'année dernière,
03:52que tous les noms qui circulaient
03:54étaient aussi des noms pour occuper l'espace médiatique
03:58qu'Emmanuel Macron lançait comme ça
03:59pour occuper les gens sur une piste
04:00pendant qu'il en préparait une autre.
04:02Et je sais qu'Olivier Fort,
04:03avec qui on a partagé toute sa aventure l'année dernière,
04:07le sait également et garde la tête très très froide.
04:10Si votre question est,
04:11est-ce que nous voulons un Premier ministre du Nouveau Front Populaire ?
04:13La réponse est oui, et plus que jamais,
04:16parce que le seul argument qui a été trouvé...
04:17Mais ma question est précisément,
04:18si demain, il y a quelqu'un issu des rangs socialistes...
04:19Mais si je peux me permettre de développer un raisonnement...
04:21Mais vous pouvez développer,
04:22mais comme vous ne répondez pas précisément à la question,
04:24avant de rebondir sur votre raisonnement.
04:25J'y viens, c'est juste que c'est un raisonnement.
04:27L'année dernière, le seul argument
04:28qu'a trouvé à la fin Emmanuel Macron
04:30pour ne pas nous nommer,
04:30c'est de dire que c'est pour la stabilité du pays,
04:32ça ne tiendra pas.
04:33Résultat, il a mis Michel Barnier,
04:34qui est le ministre qui a duré le moins longtemps,
04:36le moins longtemps,
04:37de toute la Ve République.
04:39Donc cet argument ne tient pas.
04:40Donc là, il a le devoir de nous nommer.
04:42Un socialiste, un écologiste,
04:44un communiste, un insoumis,
04:46on voit qu'il y a des scénarios
04:47plus ou moins probables
04:48pour des raisons qu'on comprend bien.
04:50Une fois qu'il fait ça,
04:51les discussions auront lieu
04:52avec les partenaires politiques.
04:54Et ce n'est pas à l'antenne de Sud Radio
04:56qu'on mène ces discussions.
04:58Moi, j'ai entendu un parti de gauche dire
04:59si un socialiste est nommé,
05:01on censurera directement.
05:03Je trouve ça complètement incompréhensible.
05:05Je trouve ça compliqué.
05:07Attendez, on a quand même fait une campagne ensemble.
05:09On a essayé de faire un programme ensemble
05:10qui est des divergences.
05:11C'est parfaitement normal, je les comprends.
05:13Mais qu'on dise par principe
05:15si ce n'est pas notre parti Premier ministre,
05:17on censure.
05:18Je pense que pour les 9,8 millions de pauvres
05:23dans ce pays,
05:24parce que c'est un record depuis 30 ans,
05:25pour les 42% de gens
05:26qui gagnent le SMIC au moins
05:27et qui sautent au moins ARPA par jour
05:29pour des raisons financières,
05:30on ne va pas leur dire
05:31qu'on attend le grand soir
05:33qu'on ait toute la majorité partout.
05:34Donc, est-ce que le scénario
05:35qu'on est en train de décrire
05:36sera très compliqué ?
05:37La réponse est oui.
05:38Est-ce qu'il en existe beaucoup plus simple ?
05:40La réponse est non.
05:41Est-ce qu'il faut tout faire pour essayer ?
05:43Évidemment.
05:44Vous êtes, Marine Tondelier,
05:45avec nous ce matin,
05:46secrétaire nationale du Parti des écologistes.
05:48Est-ce que vous comprenez
05:49que ceux qui nous écoutent
05:50ne comprennent absolument rien
05:51à ce que vous dites ?
05:52En réalité, vous nous expliquez
05:53que bien sûr que le but est quand même
05:54de faire...
05:54Vous ne comprenez pas,
05:55vous faites sans doute pas comprendre
05:55qu'ils ne comprennent pas.
05:56Moi, je pense qu'ils comprennent très bien.
05:57Mais non, pas du tout,
05:58parce que vous nous dites
05:59bien sûr que la gauche
05:59va arriver au pouvoir.
06:00Je vous dis,
06:01est-ce que vous êtes capable
06:01de soutenir demain
06:02un Premier ministre socialiste ?
06:03Je vous ai répondu oui.
06:04Non, vous nous dites
06:05en réalité Olivier Faure.
06:06Alors, c'est quoi ?
06:07C'est la personne d'Olivier Faure
06:08qui pose problème dans ce cas-là.
06:09Absolument pas.
06:10Et je pense que tout le monde
06:11a bien compris
06:12quelle était ma relation
06:12avec Olivier Faure,
06:13qui est une relation de confiance
06:14politique et humaine.
06:15Ce que je vous dis juste,
06:16c'est que quand on parle
06:17de faire des gouvernements
06:18et de mener des politiques ensemble
06:19et surtout dans le contexte actuel,
06:22il n'y a pas de...
06:23avant tout de discussion.
06:25Oui, évidemment.
06:25Ça dépend pour quoi faire.
06:26Vous me disiez à l'instant,
06:28peut-être que Laurent Wauquiez
06:29sera dans ce gouvernement.
06:30Hypothèse à laquelle
06:30je ne crois absolument pas.
06:32Mais vous voyez,
06:32le périmètre du gouvernement
06:34compte énormément.
06:35La politique qui compte être menée,
06:37évidemment,
06:38est hyper importante.
06:40Et tout ça se regarde ensemble.
06:41Il n'y a pas de décision
06:42comme ça au micro-dessus de radio.
06:44Surtout dans un parti
06:45aussi démocratique que le nôtre.
06:46Bien sûr.
06:47Et puis, vous demandez quand même,
06:49on l'a bien entendu,
06:49vous êtes extrêmement précautionneuse
06:51envers tous vos alliés
06:52ou ceux que vous envisagez
06:53de réunir.
06:55C'est l'avis que j'ai choisi.
06:56Je ne sais pas si c'est votre travail,
06:57mais en tout cas,
06:57c'est plutôt votre tâche
06:58et la mission impossible
06:59que vous avez décidé de mener.
07:00Puisque visiblement,
07:01ni LFI,
07:02ni une partie du Parti Socialiste
07:03ne semblent plus vouloir
07:04travailler ensemble.
07:05Est-ce que vous n'avez pas
07:06l'impression, vous,
07:07Marine Tondelier,
07:08actuellement de plaider
07:08totalement dans le vide ?
07:10Eh bien non.
07:11Parce que pour toutes celles
07:12et ceux qui me disent parfois
07:13est-ce que tu ne te sens pas seule
07:13parfois à dire ça,
07:15je peux vous dire que
07:16l'immense majorité
07:17du peuple de gauche
07:17et écologiste
07:18non seulement est alignée
07:19avec ce que je dis,
07:20mais me supplie de continuer
07:22et de ne pas lâcher.
07:23C'est ce qu'on me dit.
07:25Marine Tondelier,
07:25pas les politiques.
07:26Écoutez,
07:27on était hier en réunion
07:28avec beaucoup de monde.
07:29Une partie de la France Insoumise
07:30souhaite vous censurer
07:31par principe
07:32et avec...
07:32Non,
07:33ils ne parlaient pas de moi,
07:34je pense.
07:34Je pense qu'ils n'envisagent pas
07:35cette hypothèse.
07:36Mais pour tout vous dire,
07:38les choses sont simples.
07:39Moi,
07:39je veux travailler
07:40avec tout le monde.
07:40J'entends des gens
07:41qui ont décidé
07:41de prendre des directions
07:43strictement opposées,
07:45ce qui me semble
07:46dangereux
07:47et irresponsables.
07:48J'entends d'un côté
07:49certaines personnes de gauche
07:50qui disent
07:50si c'est un premier ministre de gauche,
07:52pas de mon camp,
07:53censure immédiate,
07:54ce qui m'échappe complètement
07:54par rapport à la vie
07:55des Français
07:56qu'on doit changer.
07:56Je ne comprends pas ce raisonnement.
07:58Et quand j'entends
07:58Raphaël Glucksmann aussi,
08:00hier,
08:01dire dans un deuxième tour
08:03entre RN et FI,
08:05en gros,
08:06qui ne votera pas FI ?
08:07Moi,
08:08je vous le dis,
08:08j'ai pleuré
08:09à l'antenne d'une radio
08:10il y a à peu près
08:11un peu plus d'un an
08:12parce que Bruno Le Maire
08:13soutenait le signe égal
08:14entre l'extrême droite
08:15et la France Insoumise
08:16qui m'avait extrêmement choquée.
08:17J'avais dit que c'était
08:18un comportement
08:18que j'estimais privilégié
08:20et je n'ai pas changé
08:20d'avis sur le sujet.
08:21Donc les choses sont claires.
08:22Ceux qui ont décidé
08:23de prendre des directions
08:24très très opposées,
08:25en plus s'alimentent l'un l'autre
08:26parce que plus l'un part
08:27d'un côté,
08:28plus l'autre du coup
08:29en rajoute
08:29et c'est une dynamique
08:30qui s'alimente.
08:31Et les deux extrêmes
08:32se radicalisent de toute façon ?
08:34Je ne qualifierais pas
08:36de deux extrêmes
08:36Raphaël Glucksmann
08:37et la France Insoumise.
08:38Ce ne sont pas des extrêmes.
08:39Mais disons qu'ils partent
08:40en direction...
08:42Vos mots vous appartiennent
08:43et les mires m'appartiennent.
08:44Mais voilà,
08:45ils ont choisi
08:45de prendre des chemins
08:45très opposés
08:46et à ce jeu-là,
08:47en fait,
08:48on peut partir très vite,
08:49très loin
08:49et c'est ce qui est en train
08:50de se passer.
08:50J'alerte sur le fait
08:52qu'il y a un an,
08:53on a décidé de travailler
08:53tous ensemble
08:54parce qu'on estimait
08:55que le risque était grave
08:55de voir Jordan Bardella
08:57arriver à Matignon
08:57et que si l'un des protagonistes
09:00dont on parle
09:00a un seul argument
09:01pour me dire que ce risque
09:02est moins grave aujourd'hui,
09:04alors qu'il me le donne,
09:05je n'en ai aucun
09:06depuis des semaines
09:09voire indécent.
09:10Précisément,
09:11Marine Tondelier,
09:11puisque vous avez promis
09:12de travailler ensemble,
09:13sur quel programme ?
09:14Parce que hier,
09:15vous présentez, vous,
09:16un plan pour sortir de la crise,
09:17il y avait le week-end dernier
09:19le plan des socialistes
09:20puisque vous avez pour objectif,
09:22on va dire,
09:22d'empêcher le RN
09:23d'arriver au pouvoir
09:23et de servir de barrage,
09:25d'être une solution crédible
09:26pour les Français.
09:27Sur quel programme
09:28vous allez vous baser
09:29demain, après-demain
09:30pour, en cas d'arriver à Matignon,
09:32gouverner ce pays ?
09:33Alors, pas juste de barrage
09:34pour pas que l'extrême droite arrive
09:36mais aussi de propositions
09:37pour donner de la joie,
09:38de l'enthousiasme
09:39et un peu d'espoir aux Français
09:41qui en manquent quand même
09:42dans cette rentrée.
09:43Et donc, les choses sont simples.
09:44Jusqu'hier midi,
09:46tous les partis qui le souhaitaient
09:47ont pu aller à Matignon
09:47s'ils voulaient y aller
09:48ou ne pas y aller
09:48s'ils ne voulaient pas y aller,
09:50présenter leurs propositions
09:51communistes, socialistes, écologistes,
09:53ce qui est notre travail
09:54de force politique,
09:55c'est normal.
09:56Et hier après-midi,
09:57nous avions une réunion
09:58que j'avais proposée
10:00depuis lundi
10:00pour pouvoir mettre ça en commun.
10:02Et cette réunion
10:02s'est très bien passée.
10:04Je vais vous dire,
10:04évidemment, il y a des sujets
10:06où on ne met pas le corseur
10:06au même endroit.
10:07On a peut-être des priorités
10:08lors des priorités
10:09un peu différentes.
10:10Mais très sincèrement,
10:11les convergences sur le constat
10:13et sur les solutions
10:13étaient unanimes.
10:15On veut, évidemment,
10:17la dette,
10:17on ne pense pas
10:18que ce n'est pas un problème.
10:19On pense juste
10:19que c'est comme pour les chasseurs,
10:21il y a la bonne
10:21et il y a la mauvaise dette.
10:22Et que de la dette
10:24pour investir dans l'avenir,
10:26par exemple,
10:26pour la transition écologique
10:27avec des aides directes aux Français
10:29pour qu'ils puissent
10:29isoler leur maison,
10:31changer de voiture
10:31et donc faire des économies
10:32sur leur facture de l'électricité,
10:33sur leur carburant,
10:34c'est assez important.
10:35On pense qu'il faut réarmer,
10:36comme c'est le mot
10:37d'Emmanuel Macron
10:38que je n'aime pas trop
10:38mais ça parlera peut-être
10:39à vos auditeurs,
10:40réarmer les services publics
10:41parce que les services publics
10:42c'est le bien commun
10:43de ceux qui n'en ont pas,
10:45le patrimoine commun
10:46de ceux qui n'en ont pas.
10:47Et donc,
10:48ils sont en train
10:48de se dégrader,
10:49l'hôpital,
10:50l'école de vos enfants,
10:51l'EHPAD de vos grands-parents,
10:52il faut s'en occuper
10:53et puis évidemment,
10:54plus de redistribution.
10:55Ce n'est pas possible
10:56que les 500 plus grosses fortunes
10:57de ce pays,
10:58leur fortune est doublée
10:59entre 2017 et 2023
11:00pendant que chaque jour
11:02en France,
11:02il y avait plus de pauvres
11:03et chaque jour un peu plus pauvres.
11:04Le pacte social
11:05est en train d'exploser
11:06et c'est inadmissible.
11:07On a des propositions
11:08très précises là-dessus,
11:10chiffrées, valables.
11:11On réduit moins vite
11:12le déficit que François Bayrou
11:13mais nous,
11:14on arrête de dire
11:15il y a une dette,
11:15il y a une dette
11:16et de baisser les impôts
11:17aux plus riches
11:17qui n'a aucun sens
11:18ni en termes de justice sociale
11:20ni en termes d'économie.
11:21Et donc,
11:21nous avons ce plan
11:22que nous allons continuer
11:23de travailler ensemble
11:24parce que nous préparons
11:24l'alternance,
11:25l'hypothèse d'une cohabitation
11:27et qu'Emmanuel Macron
11:27n'aura aucun alibi
11:29pour ne pas nous nommer.
11:31Peut-être un document précisément
11:32dans les prochains jours.
11:34C'est en cours de travail.
11:35C'est en cours de travail.
11:36Une dernière question aussi
11:37puisque la fameuse convergence
11:39des luttes dans 5 jours,
11:40Marine Tondelier,
11:41c'est le fameux 10 septembre
11:42où le mouvement spontané
11:43Bloquons-Tout
11:44espère justement
11:45mettre en arrêt la France.
11:46Est-ce que vous continuez
11:48justement à soutenir ce mouvement,
11:49à y croire,
11:50notamment quand on voit
11:51cette note des services
11:52du renseignement territorial
11:53qui nous dit que
11:54de plus en plus
11:55la mouvance d'ultra-gauche
11:56va essayer de parasiter
11:57ce mouvement ?
11:58Est-ce qu'en tant que responsable politique,
11:59vous ne craignez pas
12:00des débordements
12:00qui là, malheureusement,
12:01commencent à être caractérisés
12:02par le renseignement ?
12:04Alors, premièrement,
12:05sur le mot bloquons-tout,
12:07rappelez quand même
12:08que ceux qui bloquent tout
12:08aujourd'hui,
12:09ils sont au gouvernement.
12:10Ils bloquent la redistribution,
12:11ils bloquent le fait
12:12de pouvoir débattre
12:13à l'Assemblée nationale
12:14et ils bloquent la France
12:16parce que ça fait quand même
12:16un an depuis la dissolution
12:18qu'on ne comprend rien
12:19que les choses n'avancent pas
12:20et que quand elles avancent,
12:20en plus,
12:21ce n'est pas dans le bon sens.
12:22Donc, les bloqueurs
12:23sont au gouvernement
12:23parce qu'ils ont cette rente
12:24de situation,
12:25la situation ne bénéficie qu'à eux
12:26et donc,
12:27ils veulent faire de l'obstruction.
12:28Deuxièmement,
12:29le pays,
12:30c'est une cocotte minute.
12:31Ça fait des mois,
12:32des années qu'on le dit,
12:33la pression monte
12:33et ce qui me fait plaisir
12:35dans le mouvement du 10
12:36mais aussi dans le mouvement du 18
12:37parce que les syndicats
12:37appellent à manifester le 18,
12:39c'est que les Français
12:39ont décidé de relever la tête,
12:41de retrouver leur dignité
12:42et voyez-vous,
12:43si deux tiers des Français
12:44soutiennent ce mouvement,
12:45c'est peut-être
12:45qu'il y a une raison.
12:46Et donc,
12:46notre travail,
12:47ce n'est pas juste
12:47qu'ils soutiennent
12:48depuis leur canapé
12:48mais qu'ils s'y joignent.
12:50Le pas de l'engagement
12:51entre soutenir
12:51et rejoindre les mouvements,
12:52c'est toujours un pas élevé.
12:53quand le renseignement,
12:54je cite,
12:55dit que les blocages
12:55de sites et d'axes stratégiques
12:56sont portés notamment
12:57par la mouvance d'ultra-gauche.
12:58De vous lier
12:59en tant que responsable politique
13:00à ce qui peut être
13:01des débordements dans cinq jours,
13:02ça ne vous ennuie pas ?
13:03Mais vous savez,
13:04il y a quelques semaines,
13:05on m'expliquait
13:05que c'était la mouvance
13:07d'ultra-droite
13:07qui a organisé
13:08ces manifestations.
13:09Donc,
13:10le travail des renseignements
13:11territoriaux,
13:12c'est d'observer
13:12ce qui se passe
13:13et évidemment
13:13qu'il y a toujours
13:14des groupes aussi
13:14qui essayent de déstabiliser
13:15la situation.
13:16Ça existe,
13:17c'est le travail
13:17de ministère de l'Intérieur.
13:18Moi, mon travail de politique,
13:20c'est de mobiliser,
13:20c'est que ce soit utile
13:21et ça l'est déjà
13:23puisque si François Béroux
13:24a mis sa tête sur le bio
13:25en annonçant
13:26son autodissolution
13:27le 8,
13:28c'est aussi parce qu'il y avait
13:29des manifestations,
13:30le 10.
13:30Donc, avant même
13:31qu'elles aient eu lieu,
13:37c'est qu'Emmanuel Macron
13:38ne se fiche pas du monde
13:39une nouvelle fois
13:40en renommant
13:41quelqu'un de son camp
13:41une troisième fois
13:42alors qu'il a perdu l'élection
13:44et qu'il est ultra minoritaire
13:45dans ce pays.
13:46Nous n'avons pas
13:46la majorité absolue à gauche,
13:48c'est vrai.
13:48Mais on a bien compris
13:48que vous œuvrez dans ce sens.
13:50Merci beaucoup,
13:50Marine Tondelier,
13:51d'avoir été au micro
13:52de Sud Radio.
13:52Je rappelle que vous êtes
13:53la secrétaire nationale
13:54du Parti des écologistes
13:55et bon courage
13:55pour les prochaines heures
13:56parce qu'on a bien senti
13:58que cette mission
13:58n'était peut-être pas impossible
13:59mais en tout cas
14:00est très délicate.
14:00Merci beaucoup,
14:03Marine Tondelier,
14:04d'avoir été au micro
14:05de Sud Radio.
14:05Dans un instant,
14:06le grand débrief
14:07et les grandes questions
14:07qu'on vous pose
14:080826 300 300
14:10ainsi que sur les réseaux sociaux.
14:11On reviendra
14:12sur la fameuse
14:13coalition des gauches
14:14à laquelle oeuvre
14:15vous venez de l'entendre,
14:15Marine Tondelier,
14:16mais également sur
14:17les propos de Laurent Wauquiez
14:18qui hier a fait
14:19une petite phrase,
14:20lâché une petite phrase
14:21où il précise
14:22« Non, nous ne censurerons pas
14:24au nom de la stabilité politique
14:25un gouvernement PS à bon ».
14:27Mais alors,
14:28est-ce que ça veut dire
14:28que ces propos,
14:29Laurent Wauquiez,
14:30est-il en train
14:30de trahir la droite ?
14:31C'est la question
14:31qu'on vous pose.
14:32Emmanuel est au standard
14:330826 300 300
14:35les réseaux sociaux,
14:36l'application.
14:37Je m'apprête à lire
14:37tous les commentaires.
14:39Il est 8h32
14:39et vous êtes dans
14:40Le Grand Matin Sud Radio.
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