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  • il y a 6 mois
DB - 04-09-2025

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00:30...
01:00Érica Werner, médecin anesthésiste et directrice adjointe de la clinique Belmont,
01:11est la maîtresse d'un brillant chirurgien, Alain Bornand.
01:14Celui-ci est amené à soigner une jeune droguée, Elga Krovatchev, dont il a été l'amant.
01:19À la clinique, au cours d'une altercation, elle glisse sur le sol et meurt en se brisant les vertèbres cervicales.
01:26Cet accident risque de ruiner la carrière d'Alain Bornand.
01:29Érica lui vient en aide en décidant de signer un faux acte de décès.
01:34Elga n'est pas morte accidentellement, mais d'un arrêt du cœur.
01:38Le père de la jeune fille ne croit pas à cette version des faits et demande un examen complémentaire.
01:43Le professeur Ratneau, directeur de la clinique, découvre la vérité.
01:47Elga s'est brisée les vertèbres cervicales.
01:49Érica continue à couvrir Alain et s'enferme dans un mutisme total.
01:55Ratneau est donc obligé d'avertir le procureur puisqu'il y a eu mort violente.
02:00Un inspecteur vient enquêter à la clinique.
02:02On procède à une autopsie du corps.
02:04On découvre qu'Elga était enceinte.
02:06Alain le savait, mais l'avait cachée à Érica.
02:10Celle-ci la prend au cours d'un interrogatoire.
02:12Elle se rend compte alors dans quel embarras elle se trouve.
02:14Si elle dit la vérité, on ne la croira pas et ils seront deux à aller en prison, accusés de meurtre prémédité.
02:21En se taisant, elle seule y est condamnée.
02:24Elle continue donc à se taire, passe devant le juge d'instruction, qui l'inculpe et l'envoie en prison.
02:30Sous-titrage Société Radio-Canada
03:00C'est parti.
03:30Excusez-moi, j'étais en train de me préparer.
03:40Maman est arrêtée.
03:41Mon nom est en détention préventive.
03:45Je suis au courant, oui.
03:46Et vous êtes là tout tranquille.
03:47Vous n'avez même pas chez le juge d'instruction, je suis le procureur.
03:51Je ne comprends pas du tout.
03:53Et ça, vous comprenez, c'est la deuxième fois que je le trouve.
03:55La première fois à la ferme, aujourd'hui, en rejoint les affaires de maman.
03:59Il faut croire qu'elle y connaît, non ?
04:01Si votre mère souhaitait vraiment que je l'aide, éventuellement en me rendant chez le juge d'instruction,
04:08ne croyez-vous pas que je le serais déjà ?
04:09Qu'elle me l'aurait demandé à temps.
04:12Je n'ai jamais dit qu'elle souhaitait, mais supposait qu'elle déraille, qu'elle devienne complètement folle.
04:16C'est une affaire entre grandes personnes, Sophie.
04:19Entre grandes personnes qui savent ce qu'elles font.
04:22Si votre mère était là, elle vous dirait exactement la même chose.
04:24Je n'ai jamais vu le docteur Werner faire quelque chose sans raison, sans y avoir sérieusement réfléchi.
04:37Cette cravate est à moi, en effet.
04:41Elle me l'avait empruntée par jeu.
04:43Un jour, j'avais trouvé trop sévère le chemisier qu'elle portait.
04:48Non, c'est vous, c'est bien vous.
04:50Excusez-moi, mais votre mère n'apprécierait pas que je fasse attendre un malade.
04:54Non, c'est bien vous, c'est bien vous.
05:24Non, c'est bien vous, c'est bien vous.
05:54Mais qui êtes-vous, maître ?
06:01Ah, un assistant de...
06:03Non, madame, maître Gérier s'est récusé et je ne fais pas partie de son cabinet.
06:06Mon nom est Pauly.
06:08Prenez place, madame.
06:16J'ai été commis d'office par le ministère public pour le remplacer.
06:19Je suis désolé.
06:22Il s'est récusé, dites-vous, mais pourquoi ?
06:25Je l'ai eu au téléphone il y a une heure.
06:27Les gloires du baron n'aiment pas les causes perdues d'avance, madame.
06:30Causes perdues ? Mais pourquoi dites-vous une chose pareille, maître ?
06:33C'est sans doute très excessif, en effet.
06:36Mais Gérier n'était pas de bonne humeur.
06:38Et vous connaissez son caractère, impulsif.
06:43En fait, il m'a dit textuellement,
06:47cette femme n'a pas envie d'être acquittée.
06:49Et moi, hors de l'acquittement, je ne connais rien.
06:51Quelle prétention !
06:56Peut-être.
06:57Mais il faut reconnaître qu'on lui connaît peu d'échecs.
07:01Qu'est-ce qui a pu motiver son refus, madame ?
07:02Je ne comprends pas.
07:03C'est une affaire toute simple.
07:06Du moins, il me semble.
07:10Il n'est même pas venu m'en aviser lui-même.
07:13Les grands hommes ont leur faiblesse, madame.
07:16Ah, ça, quel goujaterie !
07:21Pardonnez-moi.
07:26Je n'ai pas son renom, madame.
07:28Mais je ferai ce que je puis.
07:30Je n'ai rien dit.
07:33Vous avez pu voir le dossier ?
07:35Superficiellement.
07:37Mais j'ai déjà compris qu'il manque une pièce maîtresse.
07:41Que voulez-vous dire ?
07:42Le tiers que vous couvrez, madame.
07:46C'est évident pour tout le monde.
07:48Alors vous aussi, vous allez me sortir cette chanson.
07:52Décidément, on n'en sort pas.
07:54Dites-vous bien que la défense doit rester strictement dans le cadre de mon choix.
07:59Sinon, je vais me voir forcée de demander à me défendre moi-même.
08:02Bien.
08:03Je comprends maintenant ce que Géry voulait dire.
08:07Bref.
08:08Vous souhaitez vous en tenir au fait
08:09tels que vous les avez présentés à l'instruction, madame.
08:13C'est bien cela ?
08:14Si vous n'y voyez pas d'inconvénients.
08:16Naturellement, vous êtes consciente de l'énormité de la tâche.
08:21Mais les faits sont les faits.
08:23Pourquoi ne pas s'y tenir ?
08:25Mais le jury voudra savoir ce que cachent les faits, madame.
08:28Qu'est-ce que je lui dirais ?
08:29Mais pourquoi ce mystère ?
08:31Il s'agit d'une chose très simple.
08:33Un accident.
08:34Est-ce qu'il ne se passe pas tous les jours des centaines d'accidents ?
08:37Mais vous avez sanctionné celui-ci par un faux, madame.
08:40Ce qui, dans votre situation, est inimaginable.
08:43Et pour comble de malheur,
08:44on a établi que vous connaissiez la victime.
08:48Puis-je attirer votre attention
08:49sur l'extrême gravité de notre situation, madame ?
08:53Et je pèse mes mots.
08:56Ce n'est pas sans raison qu'on nous a refusé la liberté provisoire.
09:00Il y a présomption de meurtre.
09:03Votre connaissance du dossier n'est pas si superficielle, maître.
09:07J'ai la conviction que vous n'avez pas tué cette jeune femme.
09:11Et j'ai horreur des erreurs judiciaires.
09:14Comprenez-moi.
09:15Je vous remercie, maître.
09:17Alors ?
09:19Je n'ai rien d'autre à vous dire.
09:20Je suis désolée.
09:23Mais, madame, c'est la cour d'assises.
09:26L'accusation va tout faire pour prouver
09:27qu'il y a eu meurtre.
09:29C'est son affaire.
09:31La vôtre est de prouver l'accident.
09:34Et vous y parviendrez.
09:36Il le faut, maître.
09:39Je n'ai pas l'intention de vieillir en prison.
09:50C'est moi, mais tu étais horriblement cocu, mon pauvre Alain.
10:09Tu sais que cette chère Elga avait au moins une demi-douzaine d'amens.
10:13Elle tenait sa comptabilité sur un petit carnet.
10:15Quand tu penses qu'on a bien voulu confirmer ton alibi, ne t'inquiète pas, mon chéri.
10:23Le jour où j'avais encore un doute, j'ai le pressentiment qu'il le gardera pour lui.
10:31Tu ne dis rien ?
10:34Qu'est-ce que tu veux que je dise ?
10:37Je ne sais pas, moi, mais au moins merci.
10:41C'est quand même toi qui as donné mon nom au juge d'instruction quand il t'a convocée, non ?
10:45Oui, c'est moi.
10:45Nous nous marierons après le procès. Avant, ça ne serait pas convenable.
11:15D'ailleurs, pendant le procès, je trouve que tu ne devrais pas être là, en voyage, par exemple.
11:22Je crois qu'il y a un congrès de cardiologie à Tokyo.
11:26Je vais demander à mon père de t'y faire inviter.
11:29Inutile. Je serai dans la salle et j'assisterai au procès.
11:33Je tiens vraiment à voir Erika condamnée à ta place ?
11:36Je suis aquí.
11:46Non, c'est pas c strengthened.
11:49Je que m'en m'en m'en m'en m'en m'en이� Bird.
11:57C'est parti.
12:27C'est parti.
12:57Sur mon honneur et ma conscience, à la question d'accuser est-elle coupable d'avoir par ses actes causé intentionnellement la mort de Mademoiselle Krobatchev,
13:10la déclaration du jury à la majorité est « oui ».
13:16Les actes ayant entraîné la mort de Mademoiselle Krobatchev ont-ils été accomplis dans l'une des circonstances atténuantes révues par la loi ?
13:33Oui. Quelle est cette circonstance ? La détresse profonde.
13:49Allo, ici la voiture numéro 12. Nous arrivons à la prison de Roll dans un quart d'heure.
13:54Allo, ici la voiture.
14:24Allo, ici la voiture.
14:54Allo, ici la voiture.
15:24La directrice reçoit toujours personnellement ses nouvelles pensionnaires.
15:30Il est magnifique, n'est-ce pas ?
15:33Oui.
15:34Très beau.
15:37Alors, passons par Blinzin.
15:39Sœur Germaine en est si chère, si je ne m'entendra pas.
15:42M. Clément, votre jardinier.
15:44Voilà, monsieur.
15:45Un très brave homme qui nous rend mille petits services.
15:48Si vous entendez des enfants, ce sont les siennes.
15:50Dans la prison, on ne dit jamais la prison.
15:53On dit la colonie, où la maison n'est jamais la prison.
15:58Ils n'habitent pas ici, bien sûr.
16:00Ils vivent dans les petites maisons que vous avez dû voir, à droite, devant le portail.
16:05Mais on les entend ?
16:06On les entend. C'est très gai, très rafraîchissant.
16:09Vraiment.
16:11Surtout pour nos pensionnaires qui ont elles-mêmes, mettez-vous leur place.
16:14Est-ce que ça leur rappelle ?
16:17Vous en avez, vous ?
16:18Oui, j'ai une fille de 15 ans.
16:21J'espère que nous la verrons.
16:23Celle-là, mes cocottes, c'est du bon monde.
16:33Dis donc, t'as vu les frusques ?
16:36Est-ce qu'elle aime, belle ?
16:38Ben, et moi alors ? Je la suis pas mignonne.
16:40Mais qu'est-ce qu'elle veut pas Julie, la femme d'entreprise ?
16:44Oh, toi la vieille !
16:45Et puis d'abord, qu'est-ce qu'elle veut pas Julie ?
16:47Et puis qu'est-ce que t'en sais s'elle veut pas ?
16:48Allez, allez !
16:49Allons, allons, allons, allons !
16:51D'abord, je me fais toute rentrer à la maison.
16:52Ben, c'est rien ma sœur, que des mots en l'air.
16:56On est gentil comme des petites images.
17:00C'est qui ?
17:02C'est une nouvelle ou une visite là, belle pépée ?
17:05Aurion, José.
17:06Pardon ma sœur, la belle dame.
17:09Je suppose que c'est une nouvelle.
17:11Nous en attendons une aujourd'hui.
17:12Qu'est-ce que tu as fait, toi ?
17:20Moi, un casque dans un bureau de poste avec deux copains.
17:22José, vous savez très bien que nous devons éviter ce sujet.
17:24Oh, ma sœur, on a fait ce qu'on a fait, non ?
17:26On est quand même pas là pour rien.
17:29Sauf les innocentes.
17:31Comme celle-là, tiens.
17:33Tout ce qu'elle a fait, celle-là...
17:34Je veux pas.
17:35Je veux pas.
17:35J'ai dit.
17:36Elle a étranglé son lardom de deux mois.
17:38Mais voyons, voyons !
17:39Je suis sur la promenade.
17:42Mesdames, nous rentrons.
17:47Je suis désolée.
17:48Ce genre d'incident est exceptionnel, José.
17:50Ma sœur, je sais très bien que nous ne sommes pas dans un coup dans le jeune fille.
18:07J'ai espéré jusqu'au verdict qu'il se passerait du nouveau.
18:12Kéryka s'en trouverait disculpé.
18:19Et pourtant, il aurait pu se passer du nouveau, n'est-ce pas ?
18:25Vous pensez à quelque chose de précis ?
18:27Un coup de théâtre, par exemple.
18:30Une intervention de dernière minute.
18:31Madame Werner, manifestement, n'aurait pas apprécié un coup de théâtre, ni laissé se développer une intervention de dernière minute.
18:38Ah !
18:39Les choses étant ce qu'elles sont, je dois songer à l'administration de la clinique.
18:45Valois, qui a bien voulu assurer l'intérim cet an dernier, sera officiellement confirmé dans la fonction.
18:53Qu'en pensez-vous ?
18:55Vous vous attendiez peut-être à une autre décision ?
18:58Valois s'est parfaitement montré à la hauteur.
19:02Il a toutes les qualités que vous désirez.
19:05Quant à moi, si vous craignez que je me sente lésé,
19:09sachez que j'ai largement de quoi être satisfait en cardiologie.
19:11Je suppose que je conserve ce secteur.
19:17Naturellement.
19:18Mais vous avez, je crois, en ce moment des préoccupations plus pressantes que le soin de votre carrière.
19:26Votre mariage.
19:28Patricia m'a fait part de votre projet.
19:33Je ne voudrais pas paraître indélicat, mais...
19:37Il s'agit d'un projet de Patricia.
19:40Quant à moi.
19:41Quelque chose me dit que vous n'y échapperez pas.
19:46Comment dois-je comprendre cela, monsieur ?
19:47Je veux dire seulement que je connais ma fille.
19:51Que je la connais bien.
19:55Veuillez m'excuser, mais si vous n'avez plus besoin de moi...
19:58Je vous en prie.
20:09Bien.
20:11Vous voyez, je referme ce dossier.
20:14Et maintenant, si vous le voulez bien, nous n'allons plus parler que de l'avenir.
20:21D'accord ?
20:22Je vous écoute, ma sœur.
20:24Vous et moi, nous ne nous connaissons pas.
20:26Et pourtant, nous allons devoir vivre plusieurs années ensemble.
20:30Ça n'a l'air de rien, mais c'est un pari difficile, vous savez.
20:35J'en suis sûre, mais...
20:36Vous devez avoir une longue habitude, ma sœur.
20:40Oui.
20:41Seulement, voyez-vous, cela ne fait pas partie des choses dont on prend l'habitude.
20:45Ici, la vie est imprévisible.
20:48Nous devons rester constamment sur le qui-vive.
20:50C'est un peu comme dans votre métier, mon petit.
20:54Une seconde d'inattention peut être fatale.
20:57Vous me suivez ?
20:59Pas très bien, ma sœur.
21:00Eh bien, je veux dire que pour arriver à coexister,
21:04nous allons devoir mettre au point une sorte de code,
21:07des bonnes manières.
21:09Réciproque, bien entendu.
21:10Ah, le règlement ?
21:14Je n'aime pas ce mot.
21:16Mais c'est un fait.
21:18Il existe des devoirs.
21:20Et très peu de droits, je suppose.
21:23Vous avez tort de persifler, mon petit.
21:25Je ne suis pas votre ennemi.
21:27Vous le remarquerez très vite.
21:29Ce n'est pas par hasard qu'on a confié cette maison à des servantes de Dieu.
21:33Pourquoi tant de précautions, ma sœur ?
21:35Nous sommes ici dans une prison,
21:37avec des barreaux et des portes fermées à clés.
21:41Je m'y attendais.
21:43Ce n'est pas pour autant que je vous considère en ennemi.
21:46Je crois que je vous ai mal jugé.
21:48Mais vous êtes si différente des femmes que nous voyons d'ordinaire arriver ici.
21:53Au quel sens ?
21:54Au sens social, naturellement.
21:56Je ne croyais pas que ce genre de choses entrerait en ligne de compte.
22:00Moi non plus.
22:01Mais c'est ainsi.
22:03Et vous vous en apercevrez très vite.
22:07Bon.
22:08Voyons un peu les choses de près.
22:11Est-ce que vous aimez travailler ?
22:12Je crois.
22:13Ça tombe bien parce qu'ici vous n'allez pas chômer.
22:16Mais vous comprendrez que c'est une bénédiction.
22:19Est-ce que ce travail est rémunéré, ma sœur ?
22:21Bien entendu.
22:22Cependant, je crains que pour vous, ce ne soit un peu dérisoire.
22:28C'est-à-dire ?
22:29Il s'agit d'un travail manuel très humble.
22:32Nous confectionnons du linge d'hôpital pour les malades.
22:35Et même les médecins.
22:37C'est donc d'ici que cela vient ?
22:39Eh oui.
22:41Il y a aussi le ravaudage du linge de prison pour tout le canton.
22:45C'est-à-dire des prisons pour hommes.
22:46Nous faisons aussi du cartonnage.
22:50Bref.
22:51Vous gagnerez environ 10 francs par jour.
22:55Vous pourrez disposer immédiatement de la moitié.
22:57Mais le reste ne vous sera remis qu'à votre sortie.
23:00Ça ne fera pas lourd.
23:02Heureusement que j'avais un bon métier.
23:05Mais que font celles qui...
23:07Elles font des heures supplémentaires quand elles en ont le courage.
23:12Broderie.
23:14Émo.
23:17Ah, de l'émail ?
23:19Oui.
23:20Nous avons un petit acheteur pas loin d'ici.
23:22Ça sert à améliorer l'ordinaire.
23:24Ah, je vois.
23:27Et est-ce que je devrais partager la cellule ?
23:29La chambre.
23:30La chambre.
23:32Il n'y a pas de cellule ici.
23:34Non.
23:35Vous serez seul.
23:37Vous préférez ça, je pense.
23:39Naturellement.
23:40Mais je ne demande pas de faveur.
23:42Rassurez-vous.
23:43Ici, il n'y a que des chambres individuelles.
23:46Cela évite bien des conflits et permet la lecture.
23:49Et aussi la méditation.
23:52Mais tout le monde est réuni à l'atelier.
23:54Et deux fois par jour pour la promenade.
23:57C'est là que vous ferez connaissance avec les autres pensionnaires.
24:01D'ailleurs, à ce sujet, je dois vous mettre en garde, mon petit.
24:05En garde ?
24:05Mais pourquoi ?
24:06Vous verrez qu'on vous fera passer une sorte d'examen.
24:10Comme à chaque nouvelle venue, d'ailleurs.
24:12Ne vous affolez pas.
24:14Simplement, observez la plus grande discrétion au sujet du passé.
24:18Et au sujet des faits qui vous amènent ici.
24:21Vous me comprenez ?
24:23Vous me comprenez ?
24:24C'est une éventualité que je n'avais pas prévue.
24:27Vous auriez dû.
24:28Mais si vous savez rester simple, tout ira bien.
24:31Ne vous fâchez pas si l'on vous brusque ou si l'on vous tutoie.
24:35Et sachez en faire autant.
24:37Donc, vous serez le 21.
24:43Est-ce qu'il y a une toilette dans la chambre ?
24:46Non, un saut.
24:47Non, un saut.
24:47Non, un saut.
24:50Non, un saut.
24:52Non, un saut.
24:53Encore des nouilles.
25:21Tu m'emmerdes, Lucienne.
25:23Ce n'est pas à moi qu'il faut le dire.
25:25Chez moi, je n'en faisais jamais.
25:26Et nous aussi, Lucienne.
25:27Nous en mangeons trois fois par semaine.
25:29Et moi, je ne suis pas mariée, ô bon Dieu.
25:30Dites-lui donc qu'elle vous emmerde, ma soeur.
25:33C'est une emmerdeuse.
25:35Quand ce n'est pas les nouilles, c'est sa machine à coudre qui ne marche pas.
25:37Ou bien c'est autre chose.
25:40La nouvelle, les filles.
25:41On a la nouvelle à l'étage.
25:42On a la nouvelle à l'étage.
25:45Prenez votre valide.
25:47La nouvelle à l'étage.
25:48La nouvelle.
25:48Vous savez pourtant combien je déplore ce genre de manifestation, Odette.
25:54Pourquoi vous vous en prenez toujours à moi ?
25:56Vous êtes décidément très insolente aujourd'hui.
25:59Entrez chez vous, voulez-vous ?
26:00Chez moi.
26:01Je vous jure.
26:02Appelez, soeur Marie, voyons.
26:08Je vais vous porter attention, ma soeur.
26:10Si c'est la serrure qui ne va pas demander à Clément qui mette de l'huile.
26:14Vous aimeriez entendre qu'on vous enferme, vous ?
26:16Et vous en êtes loin, Marcel.
26:18Voyez à vous cacher, ma soeur.
26:20Moi, je m'en fous complètement.
26:22Tu ne me plais pas, la nouvelle.
26:23Ça ne porte pas conséquences, mais tu ne me plais pas.
26:28Venez, Erika.
26:29Alors, ma soeur, comment vous voulez-tu donner un à manger si vous n'ouvrez pas la porte ?
26:49Voilà.
27:18Excusez-moi.
27:23Alors, la môme, t'es en extase?
27:26Je l'aimais pas.
27:28Tu comprends, je l'aimais pas.
27:30Bah, quoi encore?
27:31Le père du petit.
27:33Je le détestais.
27:34Je le détestais.
27:35Oui, mais il vaut mieux qu'il y penser.
27:36Tiens ton assiette droite.
27:38Mais pourquoi elle lui a dit, José?
27:40Pourquoi?
27:41Mais tiens ton assiette droite, je te dis.
27:46C'est la ligne Leusanne-Genève.
27:48Elle passe tout près.
27:55Alors, le réveil est à 6h15.
27:57Petit déjeuner à 7h.
27:59Ensuite, vous travaillez de 7h30 jusqu'à 11h.
28:02Promenade, déjeuner.
28:04Et à nouveau travail jusqu'à l'heure du souper, 19h.
28:07Vous avez pu voir que les repas sont pris dans les chambres.
28:10Bien.
28:11Je n'ai pas de réveil matin.
28:12Non, ne vous inquiétez pas pour ça.
28:18Joli, n'est-ce pas?
28:26Surtout au printemps.
28:27Vous voyez, on vous appelle déjà.
28:33Bon.
28:36Vous trouverez dans cette armoire une blouse d'uniforme.
28:39J'espère qu'elle vous ira.
28:40Et ici, il y a une sonnette en cas d'urgence.
28:44Mais n'en abusez pas.
28:45Bonsoir.
28:46C'est parti.
29:16T'as vu la nouvelle? Pas un mot, pas un regard.
29:23Elle est abattue. Elle est encore sous le coup du procès, c'est toujours comme ça.
29:26Ouais, mais elle sait pas n'importe qui, ça se voit.
29:29Une bourgeoise, peut-être une doctoresse ou une avocate.
29:34Qu'est-ce que tu crois qu'elle a fait?
29:35Une connerie, pardi. Et une grosse, il y a des chances.
29:39Les riches, on les fout pas en tout comme ça.
29:42Pour moi, il y a une histoire de fric ou de meurtre, peut-être bien les deux.
29:45Mais elle, elle est bien roulée.
29:47Elle est jeune.
29:50Je te parie qu'il y a un mec là-dessous.
29:52Peut-être bien.
29:53En tout cas, elle fera pas de confidence, c'est pas le genre.
29:55Il faudra bien qu'elle en fasse.
29:58Sinon, ça va être dur pour elle.
30:00Déjà qu'elle est pas comme nous.
30:01Parait qu'elle en a pris pour trois ans.
30:03Alors elle a tout le temps et nous aussi.
30:05Allez, ciao, bonne nuit.
30:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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30:49T'as entendu ?
31:07L'Express de 20h57
31:10Les trains à force, on les connaît tous.
31:17T'es bien la nouvelle ?
31:18Oui.
31:21Repère-le bien celui-là.
31:24L'Express de 20h57.
31:28Pourquoi ?
31:30Trois minutes après, on nous coupe le jus.
31:35Si t'étais en train de faire quelque chose, tu te retrouves comme une conne.
31:38Au début, on se fait toujours avoir.
31:40Merci.
31:45Je me méfierai.
31:47Tu t'appelles comment ?
31:50Erika.
31:52T'as pas de veine.
31:54Le 21, il a pas de lavabo.
31:56Chez toi, tu devais pas te débarbouiller dans une cuvette.
32:01Non.
32:02Et moi ?
32:03Tu m'as repéré ?
32:04Je ne sais pas.
32:09Vous étiez très nombreuses.
32:10Georgette !
32:12Une grande brune avec des longs cheveux.
32:17Peut-être.
32:20C'est la première fois que je vous voyais.
32:22Tu peux me dire tu.
32:24Tu sais.
32:26Moi, je peux pas faire autrement.
32:27Ça ne me gêne pas.
32:33Les lavabos.
32:35On a le droit de râler pour en avoir un.
32:38Mais seulement si on est sûr que les sœurs refuseront.
32:41Sans ça, on aurait l'air de quoi ?
32:42T'en piquer un à une copine ?
32:47Remarque.
32:50Y'a des salopes.
32:53Qu'est-ce que je te disais ?
32:55Juste trois minutes.
32:57Ouais.
33:01Moi ?
33:02J'ai encore 18 mois à tirer.
33:06Et toi ?
33:08T'en as pris pour combien ?
33:12Trois ans.
33:27Dis, tu peux lui prêter 10 francs ?
33:46Dis, tu peux lui prêter 10 francs ?
33:56Nous, on les a pas et elle en a vraiment besoin.
34:07Qu'est-ce que je vous disais, les filles ?
34:09La banque fonctionne toujours.
34:12Et comme d'habitude, sans intérêt.
34:15N'est-ce pas, docteur ?
34:16Qu'est-ce que tu as, Odette ?
34:28Rien.
34:33Tenue.
34:35C'était juste un pari.
34:36Elle, elle voulait voir.
34:40Bon, elle a vu.
34:42Des fois, je me dis comme ça, dans une prison d'hommes, ça se passerait autrement.
34:51Ne croyez pas, c'est genre de connerie.
34:54Tu veux dire une bonne bagarre ?
34:55Ouais, sûrement.
34:57Tu as peut-être raison.
34:58Mais aussi, pourquoi vous prêtez toujours de l'argent ?
35:01Parce qu'on me le demande.
35:03Je suis sûre que ça vous amuse.
35:07Mais non, c'est vous que ça amuse.
35:09Vous voulez que je vous montre quelque chose ?
35:18Venez regarder.
35:22Petit morceau qui manque.
35:23C'est quand on a publié ma condamnation.
35:27Je l'ai piqué aux archives.
35:29Et puis, je ne risque pas d'oublier la date.
35:31Pourquoi tu gardes ça ?
35:33Je garde tout.
35:34C'est plus fort que moi.
35:37Tenez.
35:40Regardez ça.
35:46Ça vous dit quelque chose ?
35:49Ça devrait.
35:50C'est le compte-rendu de votre condamnation.
35:52Et sur trois colonnes, vous avez eu le droit à la première page, vous.
35:55Comme quoi, hein ?
35:56Jette ça.
35:58Ça vous fait quelque chose, hein ?
35:59Même après tout ce temps, avouez.
36:01Jette ça !
36:02Puis c'est pas tout.
36:04Les morceaux qui manquent, je sais où ils sont.
36:07Qu'est-ce que tu dirais si je les recollais ?
36:09Ça te plairait pas tellement, hein ?
36:11Bah, t'en fais pas, personne le sait.
36:14Je veux pas les recoller, ça ferait de la peine à tout le monde.
36:16Je suis une bonne fille, tu sais.
36:21Dis !
36:22Tu me les donnes, les dix balles.
36:24Allô ?
36:43Allô ?
36:43Allô ?
36:44Retro, mesdames !
36:45Allô ?
36:49Allô ?
36:52Grouchons !
36:55Allô ?
37:05Allô ?
37:08Allô ?
37:08Allô ?
45:33Oui, ça, je me doute bien que tu as des raisons. Personnelles, d'accord, des raisons personnelles, mais tout de même, c'est pas sérieux. Je regrette de te le dire. J'ai le patron en face de moi, je te le passe ? Oui, tu n'as pas non plus à te parler.
45:49Non, écoute, Alain, j'ai décidé une fois pour toutes de ne jamais avoir de problème d'autorité avec toi. Je ne te parlerai pas non plus du bon fonctionnement de la clinique, mais très amicalement, au simple niveau de ta position personnelle, de ta carrière.
46:06Ne te fatigue pas, Valois. Ne vont sûrement pas, ni toi, ni moi, les mêmes critères pour juger de ce qui m'apporte le plus. Puis je vais te dire une bonne chose. Je me fous de ma situation personnelle, de ma carrière, tu as compris ?
46:20Colle-moi pour demain matin toutes les interventions que tu voudras. Je serai là de bonne heure. Salut.
46:36Qu'est-ce que je fais ? Pour le planning, je peux toujours m'arranger dans certaines limites, bien entendu. S'il n'exagère pas. Mais en ce qui le concerne, en ce qui le concerne personnellement, ça me gêne de vous en parler, mais j'ai l'impression qu'il s'est mis à boire.
46:56Je m'en suis rendu compte. Un psychiatre évoquerait un comportement suicidaire.
47:01Il n'est pas heureux, Valois. Vous savez que je les vois très rarement, ma fille et lui, mais c'est cependant pour m'en rendre compte de la parfaite stupidité de leur union.
47:12Ma fille, elle, ça n'a pas d'importance. Elle a une certaine autonomie qui la met à l'abri de à peu près tout.
47:20Mais lui, s'il ne partage pas quelque chose avec quelqu'un, et puis, il n'y a pas que ça.
47:28Nous avons trop misé sur lui. Nous sommes quelques-uns. Avoir trop misé sur lui, bornant lui, à part son coup de bistouri, tic, tic, tic, tic, tic, c'était un charmant garçon, léger, et que l'on a obligé à vivre au-dessus de ses moyens. Voilà.
47:47Je me souviens que c'était ici que...
47:50Oui.
47:54Oui.
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