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  • il y a 7 mois
Rentrée explosive : crise de confiance autour du gouvernement Bayrou, tensions sociales qui montent et risque de dissolution.
La députée LFI de Saint-Étienne, Andrée Taurinya explique le rôle que jouera son mouvement face à ces défis et dans les municipales de 2026.

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Transcription
00:00Générique
00:00Bonjour à toutes, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison de 7 minutes chrono sur TL7.
00:20Nous lançons ensemble cette année qui sera évidemment si particulière avec les élections municipales,
00:24notamment en ligne de mire et dont nous parlerons beaucoup pendant cette saison.
00:28Je lance cette saison d'émission en compagnie d'André Toregna, député LFI de la deuxième circonscription de la Loire.
00:35Madame la députée, bonjour.
00:36Bonjour.
00:36Bienvenue dans cette nouvelle saison de 7 minutes chrono, je le disais, c'est une année chargée qui s'annonce, politiquement parlant.
00:44On va d'abord évoquer l'actualité nationale, si vous le voulez bien, parce que François Bayrou engage la confiance du gouvernement le 8 septembre prochain.
00:52Vous ne voterez pas la confiance du gouvernement au titre de député LFI.
00:55Comment est-ce que vous, quel œil, quel regard vous portez sur cette rentrée politique en France ?
01:01Alors, permettez-moi, M. Carcelès, avant de parler de la rentrée politique, de parler de la rentrée scolaire,
01:06puisque aujourd'hui, les enfants reprennent le chemin de l'école.
01:10Et je veux avoir une pensée pour tous ces élèves, leur souhaiter une bonne rentrée, une bonne année scolaire.
01:16J'ai écrit à tous les enseignants du secondaire aussi pour les soutenir, puisque le budget de l'éducation nationale se voit réduit de 95 millions d'euros.
01:25Ce n'est pas rien.
01:26Et une pensée aussi pour tous les parents d'élèves qui, sans doute, appréhendent cette rentrée avec une baisse du pouvoir d'achat qui n'est pas facile à gérer dans cette période.
01:38En tant qu'enseignante, d'ailleurs, justement, ça reste un moment très particulier.
01:41Et vous sentez une inquiétude particulière chez les parents, chez les enseignants ?
01:45Oui, alors l'inquiétude, je l'ai sentie même avant la rentrée, c'est-à-dire au mois de juin.
01:50J'ai été interpellée, sollicitée, et par des parents d'élèves, et par des enseignants, qui se posaient des questions sur la rentrée, le manque de poste, le non-remplacement.
02:00Oui, c'est des questions qui sont importantes et qui, avec le budget qu'avait annoncé M. Bayrou et les annonces qui ont été faites le 15 juillet, va encore compliquer les choses.
02:12Donc voilà la raison pour laquelle je ne voterai pas la confiance à M. Bayrou, que je remercie malgré tout de nous donner l'occasion de voter cette confiance,
02:23puisque c'est la première fois depuis 5 ans que nous allons pouvoir le faire.
02:27Moi, depuis que j'ai été élue en 2022, je n'ai jamais eu l'occasion de voter la confiance suite à un discours de politique générale.
02:34Et c'est courageux de sa part, de s'exposer comme ça ?
02:36C'est la démocratie, c'est normalement comme ça que ça devrait se passer.
02:41Donc merci à lui de redonner de la démocratie dans le Parlement, et puis merci à lui d'accélérer les choses,
02:48puisque nous, nous avions proposé de déposer une motion de censure dès le 23 septembre.
02:54Donc on va aller plus vite. Le 8, je pense qu'il n'aura pas la confiance et qu'il va tomber.
02:58Et donc, nous, ça nous permet de redéposer une motion de destitution,
03:04puisqu'il faut en finir avec le responsable du chaos, c'est-à-dire M. Macron.
03:09– Donc, après le 8 septembre, on imagine que François Bayrou n'aura pas la confiance.
03:13En tout cas, ce serait une énorme surprise si on fait bien les comptes.
03:17Après, vous demandez le départ d'Emmanuel Macron et non pas une dissolution simple.
03:21– Non, en fait, nous, ce que nous pouvons faire au niveau du travail parlementaire,
03:27c'est de déposer une motion de destitution.
03:29Nous l'avions fait déjà l'année dernière, puisque l'année dernière, déjà,
03:33M. Macron n'a pas respecté le résultat des urnes,
03:36et c'est ce qui fait que nous nous trouvons aussi dans cette situation.
03:39Cette motion de destitution, l'année dernière, elle a été examinée en commission des lois où je siège,
03:44et si elle n'a pas pu être discutée dans l'hémicycle,
03:47c'est parce qu'en conférence des présidents, Marine Le Pen l'a refusée.
03:51Donc là, on a bien vu aussi que le Rassemblement national était la béquille de la Macronie.
03:56– Lui a dit qu'il ne partirait pas de toute façon.
03:57Quelle est l'issue ?
03:58On s'attend évidemment à de l'instabilité énorme encore, après le 8 septembre.
04:01Quelle est la solution pour enfin arriver à régler les choses ?
04:04– La solution, c'est le peuple.
04:06Donc c'est pour ça que nous, nous demandons sa destitution,
04:10pour des présidentielles anticipées, pour que le peuple tranche.
04:13Et moi, je tiens à dire, vous avez peut-être prévu d'en parler,
04:17que je soutiens et je me réjouis de voir que le peuple reprend les choses en main
04:23avec ce mouvement qui va être très fort, je pense, le 10,
04:29et avec les syndicats aussi qui soutiennent les grèves qui vont avoir lieu le 10
04:36et qui appellent aussi au 18.
04:38Et j'espère qu'entre le 10 et le 18, le peuple continuera à se mobiliser
04:42pour renforcer notre travail à l'Assemblée nationale.
04:47– Quand on regarde ce mouvement justement du 10 septembre,
04:50un mouvement très protéiforme, il est accusé de…
04:53c'est un peu obscur parfois.
04:55Vous ne craignez pas un mélange des genres qui soit un peu contre-nature pour le 10 septembre ?
05:00– C'est-à-dire un mélange des genres ?
05:02– Je sais que les initiateurs du mouvement bloquent tout,
05:04et puis les syndicats s'y rajoutent, les organisations politiques,
05:07comme LFI s'y rajoutent aussi.
05:08On a l'impression que ça va agréger tout un tas de personnes
05:10qui a priori n'ont pas vocation à se rassembler.
05:13– En fait, vous savez, ce que j'observe, c'est que c'est un mouvement
05:17qui est très conscient de ce moment historique que nous vivons
05:22et qui a envie de bien faire les choses,
05:25qui accepte toutes les personnes qui se reconnaissent dans leurs revendications.
05:31Leurs revendications, elles n'ont pas été formulées par les syndicats
05:35ou par les organisations politiques, c'est eux-mêmes qui les ont formulées,
05:39c'est en quoi c'est intéressant.
05:41Je pense que ces gens-là ont compris l'adage,
05:44si tu ne t'intéresses pas à la politique, la politique s'intéressera à toi.
05:48Et je vois qu'ils se sont auto-organisés,
05:52il y a des discussions qui me sont transmises,
05:58puisque moi je ne participe pas à ce mouvement.
06:00Nous, en tant que mouvement politique, nous ne prenons pas la main sur ce mouvement.
06:08Nous laissons le peuple s'auto-organiser, affirmer sa conscience politique.
06:13Vous savez, le peuple s'est vraiment intéressé à la politique
06:15depuis la réforme de la retraite à 64 ans,
06:18parce qu'ils étaient très nombreux dans la rue.
06:20Ensuite, ils se sont fortement mobilisés pour rejeter l'extrême droite
06:26et le Rassemblement national aux dernières élections législatives.
06:30On a vu des gens qui voulaient voter et qui découvraient
06:33qu'ils n'étaient plus sur les listes électorales
06:35et qui en étaient complètement dégoûtés.
06:37Donc je veux dire à tous et à toutes de vérifier que vous êtes bien inscrits
06:41sur les listes électorales parce qu'on risque d'en avoir besoin.
06:43Ensuite, vous avez eu quelque chose de magnifique,
06:462 millions de signataires pour la pétition contre la loi du plan.
06:50Donc ça veut dire que les gens s'intéressent à ce qui leur arrive.
06:52– Il y a une repolitisation du peuple aujourd'hui.
06:54– Honnêtement, et donc ça, moi je trouve que c'est formidable.
06:58Donc là, après les annonces du 15 juillet,
07:01parce que vous vous rendez compte aussi que M. Bayrou,
07:03il a fait des annonces le 15 juillet,
07:06c'est-à-dire 3 jours après la fin de la session parlementaire,
07:10alors qu'il aurait pu le faire avant et on aurait pu en débattre dans l'hémicycle.
07:13– André Torénia, le temps est écoulé,
07:14j'aimerais vous entendre 20 secondes sur les élections municipales de mars 2026.
07:19Quel rôle, vous, vous jouerez dans ces municipales ?
07:22– Alors, quel rôle je jouerais ?
07:24Moi, j'appuierais la liste que j'appelle de mes voeux,
07:28d'une liste qui présentera un programme de rupture radicale,
07:33avec toutes les politiques passées sur Saint-Etienne.
07:37Donc, j'appuierais cette liste, je la soutiendrai,
07:42je m'auméliserai pour que cette liste de gauche de rupture
07:47parvienne à remporter la mairie.
07:50Les Stéphanoises et les Stéphanois ont besoin d'avoir une politique d'espoir,
07:56une politique de partage et une politique qui redonne la fierté
08:02aux Stéphanoises et aux Stéphanois.
08:03– Merci beaucoup André Toregna, 7 minutes, c'est très court évidemment,
08:07au vu de ce qui attend les Français et les Ligériens pour cette année,
08:11en tout cas on aura l'occasion de se revoir.
08:12Merci d'être venu faire votre rencontre avec nous ici aujourd'hui,
08:14merci de nous avoir suivis, c'était André Toregna,
08:17député de la deuxième circonscription de la Loire.
08:19J'aurai le plaisir à vous retrouver demain, même heure, sur TL7, à demain.
08:21– Sous-titrage Société Radio-Canada
08:38– Sous-titrage Société Radio-Canada

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