00:00Mettrez-vous en place ce que réclame une partie de la gauche,
00:02c'est-à-dire la taxe Zuckman, du nom de l'économiste Gabriel Zuckman,
00:06taxe qui toucherait 1800 personnes, donc les ultra-riches,
00:102% par an d'impôt sur leur patrimoine, oui ou non ?
00:14On l'a déjà dit, cet impôt, je l'ai défendu,
00:17le président de la République l'a défendu,
00:19Bruno Le Maire à l'époque l'avait défendu, au niveau mondial.
00:22Oui, mais si on attend que tout le monde le fasse, ça va être plus long.
00:25Pendant des années, on a dit les paradis fiscaux pour les entreprises, on n'y arrivera pas.
00:27On a négocié, en 2021, on a trouvé un accord,
00:30il n'y a pas de paradis fiscaux pour les grandes entreprises.
00:32Si je retenais bien ce que vous dites, on est ouvert à une discussion
00:35sur les patrimoines de 2, 3, 4, 5, 10 millions,
00:38j'en prends les chiffres que vous avez donnés,
00:40on est ouvert à la discussion pour les taxer davantage.
00:42C'est ça ce que dit François Bayreau aujourd'hui.
00:43Ce que je vous dis, c'est qu'il y a une discussion qui doit être le consensus.
00:48Il y a des boussoles, il y a des lignes rouges.
00:51La première ligne rouge, c'est qu'il faut qu'on maintienne des entreprises dynamiques
00:55et qu'elles puissent investir.
00:56La deuxième ligne rouge, c'est que les mesures qui ont l'air magiques,
01:00mais qui font que toutes nos entreprises d'entrepreneurs partent,
01:02ne sont pas des bonnes mesures.
01:04Et puis, je vais vous dire quelque chose.
01:05Ma conviction, c'est qu'il y a des choses sur lesquelles on peut évidemment négocier
01:10et ce serait notre honneur collectif de faire ce compromis.
01:13Et il y en a d'autres qui ne sont pas négociables, comme l'ISF par exemple.
01:16Non, ce n'est pas ça que je suis en train de vous dire.
01:18Mais il y a des réalités.
01:20La réalité, c'est que ce qui se joue, c'est notre souveraineté.
01:23Je ne suis pas en train de faire cassandre, je ne suis pas en train de crier au loup.
01:27Mais moi, vous savez, en 2009, mon premier métier, c'était que j'étais économiste
01:29dans une banque française et j'ai suivi la Grèce, l'Italie, le Portugal, l'Espagne, l'Irlande,
01:37perdre leur souveraineté.
01:38Mon combat.
01:39Pourquoi je travaille ? Pourquoi je me suis engagée pour ce pays en ce moment ?
01:42C'est parce que je suis convaincue d'une chose.
01:44Nous devons, nous-mêmes, par le consensus, par la négociation,
01:48d'ici au 31 décembre, faire des choix pour nous.
01:51Trouver des marges de manœuvre sur comment on veut pour l'avenir,
01:54investir pour nos enfants, lutter contre le changement climatique.
01:57Oui, pour l'instant, le consensus.
01:58Défendre notre défense.
01:59Merci.
02:00Merci.
02:01Merci.
02:02Merci.
Commentaires