Le président du parti Horizons Édouard Philippe estime que "les responsables politiques ont une obligation d'échanger ensemble" afin de "construire un budget". Celui-ci, "à défaut d'être parfait et de correspondre parfaitement à ce qu'ils espèrent", permettra d'éviter que "la situation financière du pays se dégrade", d'après Édouard Philippe, après son entretien avec François Bayrou.
00:00Je lui ai dit que, comme lui, je partageais le constat d'une situation financière de la France qui n'était pas bonne, qui était même dangereuse,
00:07et que, comme lui, je souhaitais que le budget 2025, 2026, pardon, soit construit de telle façon qu'il n'empire pas la situation financière de notre pays.
00:19Je comprends qu'aujourd'hui, le Premier ministre a eu un certain nombre de rencontres, et je crois qu'elles ont été utiles, intéressantes,
00:26peut-être auront-elles été productives, ce n'est pas à moi de le dire.
00:32Ce que j'ai dit au Premier ministre, et ce que je dis publiquement, c'est que nous avons, chacun d'entre nous, élus de la République,
00:40élus locaux, comme je le suis, une responsabilité à l'égard des Français.
00:45Que cette responsabilité, c'est évidemment de dire ce que nous pensons, ce que nous croyons, ce que nous voulons défendre,
00:51avec passion, avec ardeur, avec détermination.
00:56Mais c'est aussi de parler entre nous.
01:00Et compte tenu de la situation, je crois que les responsables politiques ont une obligation d'échanger ensemble,
01:06et d'essayer de construire la solution qui leur permettra de construire un budget
01:12qui, à défaut d'être parfait,
01:16qui, à défaut de correspondre parfaitement à ce qu'ils espèrent,
01:20permettra d'éviter que la situation financière de la France ne se dégrade
01:24et que, donc, la situation des Français en soit affectée.
01:27Nous avons des désaccords au sein des forces qui ont exercé des responsabilités gouvernementales
01:33ou au sein des forces qui sont représentées au gouvernement.
01:35Mais nous avons une responsabilité commune,
01:38celle de reconnaître que nous ne sommes ni parfaits,
01:41qu'il nous est arrivé de nous tromper, c'est mon cas,
01:46mais que nous devons discuter et penser d'abord et avant tout à l'intérêt du pays,
01:52à l'intérêt des Français.
01:54Cette ouverture d'esprit, c'est la mienne,
01:57je l'ai dit au Premier ministre,
02:00elle est vraie aujourd'hui, elle sera vraie demain.
02:01Je considère que, sans esprit d'ouverture,
02:07sans capacité à discuter, y compris avec des forces politiques
02:10avec lesquelles on ne partage pas tout,
02:12on n'avance à rien et on dessert la cause du peuple français.
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