Le Premier ministre François Bayrou s’exprime sur BFMTV quelques jours avant le vote de confiance qui aura lieu à l'Assemblée nationale le 8 septembre prochain.
00:00— Je vois des tas de gens qui disent « il n'y a pas de risque ». — Il y en a ou pas ? — Mais j'ai envie de leur dire « excuse-moi, Jeannot, va voir en Espagne ».
00:12— Après Simone, Jeannot. — Faut bien qu'on essaie d'expliquer les choses comme dans la vie. Le type, il dit « il n'y a pas de risque ». Je dis « c'est pas loin, l'Espagne ».
00:25— Passe la frontière. C'est pas loin, le Portugal. Passe la frontière. Je dis même pas d'aller en Grèce. C'est pas loin, la Suède, il y a quelques années.
00:34— Mais quel est le risque ? C'est pas loin le Canada. — Mais il est imminent ou il est sur le long terme ?
00:40— Le risque, il est imminent dès l'instant que nous prendrons la décision de ne rien faire. — Mais quel est le risque, François Bayrou ?
00:47— Ah ben le risque, c'est extrêmement simple. C'est 1. — Une dégradation de la note sur l'épargne des Français.
00:51Les taux d'intérêt. 2. La dégradation de la note. Et 3. Un jour, les prêteurs vous disent « on prête plus ».
00:58Alors on croit que c'est théorique. En Grande-Bretagne, le Royaume-Uni, très grand pays européen,
01:07membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, il y a 2 ans et demi, un gouvernement conservateur,
01:14c'est-à-dire plutôt du côté de la finance, de la city, comme on dit, un gouvernement conservateur mené par un leader énergique
01:24et qui avait une idée précise de ce qu'elle voulait faire. Et en général, plutôt en phase en 42 jours, en 6 semaines, jour pour jour,
01:36elle a été obligée de démissionner et de s'en aller parce que les prêteurs ont dit « on prête plus ».
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