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  • il y a 5 mois
Avec Simon Castaldi et Julien Odou

Retrouvez Magali Berdah Sud Radio du lundi au jeudi de 20h à 21h
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##MAGALI_BERDAH-2025-09-01##


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Transcription
00:00Les instituts de beauté Body Minute vous présentent
00:04Magali Berda Sud Radio, on vit pas dans la même France
00:08Bonsoir à tous, il est 20h sur Sud Radio, quel plaisir, ça y est, on y est, c'est la première de votre nouveau rendez-vous quotidien sur Sud Radio, on vit pas dans la même France.
00:19Je suis Magali Berda et je suis très heureuse, mais vous ne pouvez même pas vous imaginer à quel point de faire partie de cette nouvelle famille Sud Radio.
00:27Chaque soir, du lundi au jeudi, de 20h à 21h.
00:31Alors tous les soirs, nos invités vont vous le prouver, non, nous ne vivons pas dans la même France, le concept de l'émission, il est très très simple.
00:39Deux mondes qui s'opposent, qui n'ont pas les mêmes codes, qui n'ont strictement rien à voir, des politiques, des institutionnels en face du monde des influenceurs.
00:48Ce soir, on va essayer de répondre aux questions suivantes.
00:51La prison doit-elle être un lieu de punition ou de réinsertion ?
00:55Poupette Kenza, est-elle légitime de partager son vaincu avec ses abonnés ou est-ce dangereux pour la jeunesse ?
01:02Peut-on se racheter sur les réseaux après des erreurs publiques ou judiciaires ?
01:06Poupette Kenza, pour ceux qui ne la connaissent pas, c'est une influenceuse qui a été la snapchatteuse numéro 1 France pendant des années,
01:14avec des millions de followers qui a été emprisonné près de 4 mois à Rouen, puis libéré sous contrôle judiciaire en octobre 2024 pour tentative d'extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs.
01:27Alors ce soir, pour débattre de ce sujet brûlant, on reçoit Julien Oudoul, député RN de Lyon, et l'influenceur Simon Castaldi.
01:37Comme tous les soirs, je suis accompagnée de mon bras droit, mon ami depuis 10 ans, et il est avec moi ce soir, j'en suis très fière,
01:45c'est Mathias, qui me connaît extrêmement bien, ça fait de nombreuses années qu'on se connaît, il saura votre voix, vous, nos auditeurs, c'est vos yeux et vos oreilles,
01:55il est là pour vous représenter, le monsieur des réseaux sociaux de On vit pas dans la même France. Bonjour Mathias !
02:01Bonsoir Magali, je suis ravi de démarrer cette nouvelle aventure avec toi ce soir, et avec tous ceux qui nous écoutent sur Sud Radio,
02:07mais aussi qui nous regardent, parce qu'en direct sur la chaîne YouTube de Sud Radio, parce qu'il n'y a pas que les médecins qui peuvent regarder les radios,
02:12c'est vrai. Voilà, petite manne, et bien sûr sur ton compte Instagram, parce que, petite nouveauté, on est en live actuellement,
02:18sur ton Instagram, arrobazmagaliberda, et comme tu l'as dit si bien, je suis monsieur réseaux sociaux,
02:23alors on n'hésite pas à réagir en direct sur X, TikTok ou Facebook, arrobazmagaliberda, arrobazsudradio,
02:29je vous lis, je vous écoute, je suis votre voix, je suis là pour vous, moi c'est Mathias.
02:33Quelle chance, quelle voix, quelle voix sexy ! Alors vous êtes sur Sud Radio, on va passer une heure ensemble à débattre dans la bonne humeur,
02:39et surtout sans langue de bois. On commence maintenant avec monsieur Simon Castaldi.
02:45Bonsoir, bonsoir à tous. Bonsoir Simon. Bonsoir Magali.
02:47Merci d'être là pour la première de On vit pas dans la même France.
02:51C'est un symbole que je sois là. Ah c'est un symbole.
02:53Ton père m'a porté bonheur pendant des années, j'ai été sa chroniqueuse, et aujourd'hui tu es là, mon premier invité.
02:58C'est quand même symbolique pour moi. Je suis très content.
03:00Vraiment. Alors on va se tutoyer, on fait que dans le vrai, on fait pas comme si on se connaissait pas,
03:06on travaille ensemble depuis des années. On te connaît aussi parce que tu es le fils de Benjamin Castaldi,
03:11je le redis pour les auditeurs qui nous suivent et qui connaissent ton papa,
03:15mais aussi parce que tu as participé à de nombreuses émissions de télé-réalité.
03:20Beaucoup. Beaucoup. Combien t'en as à peu près ?
03:22Une bonne douzaine. Énorme. C'est énorme.
03:24Comme les 8, une bonne douzaine, direct.
03:25Alors on peut dire que tu n'as pas ta langue dans ta poche, car tu dis tout haut ce que tu penses.
03:31C'est aussi ce qui te caractérise. Et c'est pour ça que j'ai tenu à ce que tu sois un de nos premiers invités.
03:36C'est que je sais que tu n'as pas peur de parler. Voilà, tu y vas direct.
03:39Ça a forgé ton caractère d'être le fils d'une personnalité populaire comme Benjamin Castaldi ?
03:44J'en ai beaucoup parlé. J'ai fait beaucoup d'interviews. C'est quelque chose qui me colle à la peau.
03:48C'est ma vie, en fait. Oui, c'est bien. C'est bien parce que j'ai un nom, donc ça vous déporte.
03:56Maintenant, il y a des critiques. Facile. Alors oui, je me suis exposé. Oui, j'ai fait de la télé-réalité.
04:02J'ai essayé d'apporter ma patte, qui je suis, ma personne, montrer un maximum de choses.
04:08Peut-être pas assez. Je suis encore très jeune. Je n'ai que 25 ans.
04:11Donc, c'est dur. Oui, mais comme tout, il y a des bons côtés et des moins bons. Mais c'est comme ça.
04:16Voilà. Et comment t'es venue l'envie de te lancer dans la télé-réalité ?
04:19Je crois que ton père, si je ne me trompe pas, t'avais fortement déconseillé de le faire.
04:22Alors, pas du tout. Tu te trompes totalement.
04:24Ah là là ! Voilà, ça commence.
04:26Alors non, écoute, moi j'ai passé mon bac. J'ai commencé mes études pendant le confinement.
04:32Ma première année d'études. Confinement, moi je voulais être dans le sport business,
04:36donc pas du tout télé, médias, tout ça. Finalement, le confinement me tombe dessus.
04:40L'école, je lâche un petit peu et je commence à faire des lives sur le réseau, sur Instagram.
04:45Je fais un petit peu le buzz. Je prends beaucoup d'abonnés.
04:47Finalement, de fil en aiguille, des productions m'appellent.
04:50Le Covid, on ne savait pas. Ça allait durer un an, deux ans.
04:53Le sport, c'était mort. Les salles de foot étaient vides.
04:55Tout était vraiment à l'arrêt.
04:57Et mon père me dit, écoute, tente ta chance.
04:59Si t'es nul, t'en feras une. On t'oubliera aussi vite que t'es arrivé.
05:03Donc, tente ta chance. Et si ça marche, tant mieux.
05:05Si ça ne marche pas, tant pis. Tu feras autre chose.
05:07Et voilà, quoi.
05:07Et ta mère, elle était d'accord aussi ?
05:09Ma mère, c'est plus compliqué.
05:09Ah, donc c'est ta mère qui ne voulait pas.
05:11Je savais bien qu'il y en avait un qui ne voulait pas.
05:13C'est mon côté maternel qui est beaucoup plus terre à terre.
05:16Je suis issu d'une famille vraiment en clair-obscur, on va dire,
05:20avec un côté paternel très médiatisé.
05:22Mes grands-parents, mes grands-parents.
05:24Et ma maman, qui est une femme courageuse, qui travaille.
05:27Mes grands-parents maternels, pareil.
05:28Ce sont des personnes très respectables.
05:31Et elle m'a dit, moi, ce n'est pas mon monde, ce n'est pas ma vie.
05:34Elle a souffert de ça.
05:35Elle a vécu un divorce assez tôt avec mon papa,
05:38à cause, entre guillemets, de la télé et du monde des médias.
05:41Donc, elle n'est pas dans le déni de ce monde-là, mais un petit peu.
05:44Donc, elle a peur pour son fils, comme n'importe quelle maman.
05:46Comme n'importe quelle maman qui a peur pour son fils,
05:48qui n'a pas envie qu'il tombe dans des dérives, dans des bad buzz.
05:52Maintenant, je pense avoir reçu une bonne éducation.
05:55Je suis quelqu'un, alors oui, un petit peu touffe-touffe-là,
05:57mais avec, je pense, de bonne valeur.
05:59Donc, voilà, je fais mon chemin.
06:01Et elle veille sur moi, comme ma famille, comme mon père aussi.
06:03Et mon père aussi me donne des conseils.
06:05Je n'applique pas tout, forcément.
06:06Alors, justement, est-ce que tu ne te dois pas d'être encore plus exemplaire ?
06:10Parce que souvent, on dit, les fils d'eux, les fils d'eux, c'est plus facile, etc.
06:13Mais est-ce que ce n'est pas, au contraire, plus difficile d'être constamment sous la critique ?
06:17C'est plus facile pour arriver, peut-être, à faire de la télé, à avoir des portes ouvertes.
06:21Maintenant, il faut la laisser ouverte, cette porte.
06:23Elle peut se refermer aussi très vite.
06:25Donc, j'ai oublié la question, excuse-moi, oui.
06:28Je disais, est-ce que tu te dois d'être encore plus exemplaire que les autres ?
06:31Donc, on doit être plus exemplaire, parce qu'un faux pas, une fausse route, elle est beaucoup plus relayée sur les médias.
06:37Là où un collègue de télé va faire peut-être une bêtise, pas forcément très grave,
06:42mais sur lui, ça va passer.
06:44Sur moi, beaucoup plus de médias, de presse web vont en faire des articles,
06:48parce que quand il y a mon nom, oui, il y a plus de clics.
06:50Et ça, c'est un fait.
06:50Et c'est normal, au vu de mon papa, de tout ça, etc.
06:54Alors, comme on va parler d'un sujet un peu brûlant ce soir,
06:58on se dit tout, on ne se cache rien, ici, c'est Parlons Vrai, sur Sud Radio.
07:02Est-ce que tu as déjà été arrêté par la police ?
07:04Est-ce que tu as déjà fait de la garde à vue ?
07:06Alors, garde à vue, jamais.
07:07La police, oui, j'ai fait excès de vitesse, je crois.
07:11Excès de vitesse, m'a retiré mon permis.
07:12Mais en délit, en gros délit, non.
07:15Voilà, jamais.
07:16Ok.
07:17Alors, écoute, Simon, déjà, merci d'être présent.
07:19Merci d'avoir été avec nous.
07:21Je sais que là, bon, tu viens de subir,
07:23enfin, de vivre une séparation un petit peu douloureuse
07:25avec notre petite Cassandra qu'on aime.
07:27Oui.
07:28Voilà, et qu'on embrasse d'ailleurs, on pense très fort à elle ce soir.
07:31Restez avec nous, bien évidemment.
07:33On va continuer sur Sud Radio
07:36à discuter avec Simon Castaldi avant le débat
07:38avec Julien Audoul, député Rassemblement National de Lyon.
07:42Pour parler des sujets,
07:43la prison doit-elle être un lieu de punition ou de réinsertion ?
07:47Poupette Kenza est-elle légitime de partager son vécu
07:50avec ses abonnés
07:51ou est-ce dangereux pour la jeunesse ?
07:54Peut-on se racheter sur les réseaux sociaux
07:56après des erreurs publiques ou judiciaires ?
07:59Moi, c'est Magali Berda.
08:00On ne vit pas dans la même France.
08:02France.
08:02C'est votre nouveau rendez-vous.
08:04On ne vit pas dans la même France.
08:06Le choc des cultures, le vrai.
08:08Et c'est uniquement ici, sur Sud Radio.
08:10Je suis ravie parce que c'est une grande première en radio.
08:12Ça n'a jamais été fait.
08:14Et Sud Radio m'a ouvert les portes pour mettre en place ce choc des cultures.
08:18Ce soir encore, nos invités vont vous le prouver.
08:21Et non, nous ne vivons pas tous dans la même France.
08:23Ce soir, on va essayer de répondre aux questions suivantes.
08:25La prison doit-elle être un lieu de punition ou de réinsertion ?
08:30Poupette Kenza est-elle légitime de partager son vécu avec ses abonnés ?
08:34Ou est-ce dangereux pour la jeunesse ?
08:36Peut-on se racheter sur les réseaux
08:39après des erreurs publiques ou judiciaires ?
08:41Alors, dans un instant,
08:42Julien Oudoul, député du Rassemblement National de Lyon,
08:45va débattre avec Simon Castaldi,
08:48qui, juste avant la pause, se confiait sur son vécu.
08:51Simon, pour toi, les réseaux sociaux, ça représente quoi ?
08:53Est-ce que c'est plutôt un lieu de partage, de confiance, de promotion ?
08:57C'est quoi pour toi ?
08:58C'est tout ça, en fait.
09:00Ça représente tout ce que tu viens de dire.
09:05Pour moi, pour ma part, c'est mon travail.
09:08C'est peut-être 10 heures par jour,
09:11sur toutes mes journées.
09:12C'est tout le temps.
09:14C'est essayer de...
09:15Alors, pour moi, c'est créer.
09:16Ce n'est pas être seulement consommateur.
09:18C'est créer du contenu.
09:20Qu'est-ce qu'on peut faire ?
09:21Qu'est-ce qu'on peut faire pour faire plaisir à ceux qui nous suivent,
09:23donc toujours être innovant, réfléchir,
09:26essayer de faire des choses nouvelles,
09:28parce qu'il y a de plus en plus de créateurs de contenu,
09:31plus ou moins connus, influenceurs ou non,
09:33parce qu'on peut se lancer sans forcément.
09:36Donc, c'est tout pour moi.
09:38Et c'est, malheureusement, aussi,
09:40quelque chose qui peut faire mal.
09:42Disons-le, disons-le.
09:44Je n'ai pas peur de le dire.
09:45Il y a le cyberharcèlement, etc.
09:47Et tout ce qui s'en suit.
09:48C'est quasiment automatique, aujourd'hui,
09:50sur quasiment tous les influenceurs.
09:51Et pour n'importe quel sujet,
09:53comme tu viens de le dire,
09:55je viens de me séparer,
09:56je reçois des milliers de messages,
09:59parce que c'est quelque chose qui fait parler,
10:01mais il y a peut-être 500 qui sont mauvais,
10:03qui sont piquants,
10:04ou qui sont contre moi,
10:06pour me faire du mal,
10:07qui sont haters.
10:07Alors, je vous rappelle que cette émission,
10:09c'est aussi la vôtre.
10:10Si vous voulez poser des questions
10:12à Simon Castaldi,
10:13ou venir débattre avec Julien Oudoul,
10:15appelez-moi dès maintenant
10:16au 0826 300 300.
10:19C'est votre émission.
10:21Cette émission est faite pour vous.
10:22On va monter une petite team, nous aussi.
10:24On va les appeler comment ?
10:25Parce qu'en ce moment,
10:26c'est la mode de donner des petits noms
10:27à sa team.
10:28Alors, Mathias ?
10:29Moi, je propose,
10:30parce qu'au bureau,
10:30on est un team.
10:31Au bureau, on t'appelle la Baird.
10:34Team Baird, ça peut être sympa.
10:35Team Baird, qu'est-ce que tu en penses ?
10:36Donc, c'est les Bairds ?
10:37Les Bairds.
10:37Ok, allez, c'est parti.
10:38C'est tes petites Bairds.
10:39Ok, c'est intéressant.
10:41Écoute, on essaye.
10:43Est-ce que tu connais, Simon,
10:45Poupette Kenza ?
10:46Alors, je connais de nom.
10:47Je ne suis pas client de ses contenus,
10:52mais je connais,
10:54on ne peut que connaître Poupette Kenza.
10:56Elle est extrêmement...
10:57Plus grande, snapchateuse France.
11:00Donc, on ne peut que connaître, bien sûr.
11:02Pour nos auditeurs,
11:03on va vous rappeler ou vous présenter
11:04qui est Poupette Kenza.
11:05Poupette Kenza, de son vrai nom,
11:07c'est Kenza Benchriff,
11:09qui est une influenceuse française
11:10née en 2000.
11:11Elle s'est faite connaître
11:12sur Snapchat et Instagram.
11:14Elle partage sans filtre
11:15son quotidien de jeune maman,
11:17mêlant confidence intime,
11:18coup de gueule
11:19et vie de famille.
11:20On écoute.
11:21On va où ?
11:22On va voir.
11:23On va voir.
11:23On va voir deux.
11:25Où ?
11:26Au cinéma.
11:27Et maman,
11:27elle va sortir quand,
11:28la petite sœur ?
11:29Au soir du...
11:31Ou demain,
11:33c'est pas.
11:34Calice, tu vas où ?
11:36Je les aime.
11:40Calice est prête ?
11:41Alors, vous venez de l'entendre,
11:43son style direct et spontané
11:45lui a permis de rassembler
11:45une large communauté,
11:47séduite par son authenticité
11:48et sa proximité.
11:50Cependant,
11:50elle est aussi très décriée.
11:52Une exposition qui a été jugée
11:53excessive pour ses enfants,
11:55des conflits médiatisés,
11:56des propos polémiques.
11:57Voilà.
11:58Mathias ?
11:58Alors, pour les plus anciens
11:59qui nous écoutent,
12:00Poupette Kenza,
12:01c'est un peu Lynn Renaud.
12:03C'est une star.
12:05En fait, je résume.
12:06C'est vraiment une star
12:08des réseaux sociaux.
12:09Quand elle a fait son retour,
12:10là, donc, ce week-end,
12:11je n'ai jamais vu autant
12:12de commentaires en si peu de temps
12:14et de gens qui l'adulaient,
12:16qui disent,
12:16mais enfin,
12:17tu es de retour.
12:18C'est un raz-de-marée.
12:18C'est un raz-de-marée.
12:19Alors, on écoute,
12:20quand je vous dis
12:21qu'il y avait quand même
12:22des propos polémiques,
12:23il y a eu aussi des débordements,
12:24on écoute un extrait numéro 2.
12:27Je ne travaille pour
12:28une personne sioniste ou juive.
12:32Je n'ai aucun partenaire,
12:34je n'ai aucun agent
12:34qui est juif ou quoi que ce soit.
12:36Moi, je n'ai rien contre les juifs.
12:37Je n'ai rien contre les chrétiens.
12:38Je n'ai juste contre les sionistes
12:40et ceux qui financent le génocide,
12:43ceux qui financent ce massacre,
12:45contre ceux qui cautionnent ça
12:47et qui défendent ça.
12:48Alors, des propos extrêmement graves,
12:50bien évidemment.
12:52Elle a aussi des démêlés
12:52avec la justice.
12:53Elle est rentrée en détention provisoire
12:55pendant 4 mois.
12:56Elle a été arrêtée début juillet 2024.
12:58Elle a été emprisonnée
12:59à la maison d'arrêt de Rouen,
13:01puis libérée sous contrôle judiciaire
13:02le 31 octobre 2024,
13:05notamment pour tentative d'extorsion
13:06en bande organisée
13:07et association de malfaiteurs.
13:09Alors, Poupette était restée
13:10plutôt silencieuse sur les réseaux
13:12depuis sa sortie de prison.
13:13Elle a sorti d'abord un livre
13:14en mai dernier
13:15qui s'appelait
13:16« De Poupette à Kenza ».
13:18Ce week-end,
13:19Poupette a sorti une vidéo
13:20sur sa chaîne YouTube
13:21qui,
13:22alors attention,
13:22tenez-vous bien,
13:23je pense que c'est le rêve
13:24de tout le monde,
13:25de tous les youtubeurs,
13:26en 48 heures,
13:27comptabilise déjà
13:281,5 million de vues
13:31en 48 heures.
13:32J'aimerais bien.
13:32C'est le rêve.
21:16Audoul, justement, député de Lyon, ce soir, est avec nous, député RN, en face de Simon Castaldi, influenceur,
21:23ancien candidat de télé-réalité qui cumule à peu près plus d'un million et demi.
21:27Un million, tu m'as un peu grossi, mais c'est pas grave, c'est son travail d'agence qui ressort.
21:31Un million et demi de followers, voilà, et on est avec nos petites birds, c'est ça Mathias ?
21:36C'est les petites birds, alors Magali, je sors les parapluies, parce qu'il y a une avalanche de messages sur les réseaux,
21:44et j'en ai pris un, pour M. Audoul, de la part de Sophie, M. Audoul, elle n'est pas dans VDM, Sophie, c'est bon.
21:50Il ne sait pas ce que ça veut dire DM.
21:53Direct message pour les plus anciens, c'est le pigeon voyageur, voilà, chaque fois je vais dire pour les plus anciens de Sud Radio.
21:59Réinsertion ou punition, vous mettez quoi en priorité ?
22:02J'en mets un autre, je mets protection, parce que la prison, d'abord, c'est un lieu de protection,
22:08et évidemment, dans la protection, il y a la punition, et la punition, c'est aussi une forme de réinsertion,
22:13parce que ça permet de réfléchir à ce qu'on a fait, ça permet de ne pas répéter les mêmes erreurs,
22:18et de ressortir de la prison meilleure quand on est entré.
22:22Le compte est bon.
22:23Le compte est bon.
22:24Julien Audoul, je voudrais te faire écouter un extrait de la vidéo de Poupette Kenza,
22:28où elle explique qu'une marque de fast-food, avec qui elle collabore,
22:32lui a donné de l'argent pour l'aider en prison. On écoute.
22:34En plus, je suis à la diète, parce que ça m'a tellement manqué, ça fait tellement longtemps,
22:39mais j'ai la dalle, il fait vraiment partie des marques qui m'ont soutenue pendant la période la plus sombre de ma vie,
22:44c'est pour ça que je voulais mettre en lumière dans cette vidéo,
22:46parce que du coup, quand j'étais en détention, il faisait partie des gens qui ont cherché des contacts, etc.,
22:51pour du coup, on va dire, me virer de l'argent pour mes cantines.
22:53Les cantines, c'est le fait de pouvoir cantiner en détention, c'est-à-dire pouvoir se payer de la nourriture, etc.
22:59C'est une marque avec des valeurs, des principes, et qui surtout, qui n'abandonne pas au premier faux-fein, on va dire.
23:05Donc moi, franchement, en plus, leurs burgers, ils sont excellents.
23:08C'est avec grand plaisir que je leur fais cet honneur de les mettre en avant lors de cette vidéo,
23:14qui sera, je pense, beaucoup visionnée par mes Poupettes.
23:16Alors, connaissant la communauté active de Poupette, je pense qu'il a cartonné.
23:22Je pense qu'elle lui a fait un cadeau incroyable.
23:24Julien Oudoul, quand tu entends ça, est-ce que ça te choque ?
23:27Évidemment que c'est choquant, mais je me mets à la place de familles de victimes
23:31qui ont souffert dans leur chair, qui ont perdu un proche,
23:36qui ont assisté à des procès, qui sont allés au tribunal
23:39pour voir peut-être le meurtrier, le violeur de leur fils, de leur fille, de leurs enfants aller en prison
23:47et de se dire qu'une autre personne qui est allée en prison, évidemment pas du tout pour les mêmes faits,
23:53rigole de cette institution et continue son business.
23:57En fait, fait de l'argent à partir de la prison, explique que finalement, tout est poreux.
24:03Il n'y a aucune frontière entre l'extérieur, l'intérieur.
24:06Elle continue sa petite vie.
24:08C'est ça qui est choquant.
24:10La prison ne peut pas être banalisée.
24:12La prison, ce n'est pas le club med.
24:13La prison, ce n'est pas un placement de produit.
24:17Moi, je pense que la prison, c'est important dans la société.
24:19Ça permet déjà de mettre à l'écart des individus qui sont dangereux pour la société,
24:24de protéger nos concitoyens.
24:27Et puis, ça doit permettre aussi d'aider les familles de victimes.
24:30Mais à un moment donné, on a parlé de punition, on a parlé de réinsertion,
24:33on ne parle pas de réparation.
24:35Il y a un besoin de réparation pour les familles de victimes.
24:38Et quand elles entendent ça, elles se disent, mais en fait, on paye pour quoi ?
24:41Oui, mais là, elle n'est pas condamnée, Poupette.
24:42Non, mais elle n'est pas condamnée.
24:43Mais je veux dire, aujourd'hui, elle décrédibilise l'institution prison.
24:47On est d'accord, elle est présumée innocente, elle n'a pas été condamnée.
24:50Mais pas du tout.
24:50Elle fait son travail en prison.
24:54Elle a le droit de faire son travail en prison.
24:55Simon, qu'est-ce que tu penses de ce que vient de dire Julien André ?
24:57Et en plus, même pas, comme elle n'a même pas posté, elle poste après, elle a juste reçu de l'argent.
25:01C'est un soutien, comme si votre famille, si demain vous êtes en prison, vous envoie de l'argent.
25:05Est-ce que vous savez déjà combien nous coûtent les détenus dans notre pays ?
25:07Je ne fais pas de politique, ça c'est à vous de me dire.
25:09Il faut savoir que les détenus, c'est 105 euros par jour.
25:13Chaque détenu dans notre pays nous coûte 105 euros par jour.
25:17Et en fait, on a un système d'une qui ne punit pas,
25:20c'est-à-dire où vous avez des détenus qui se considèrent comme en vacances, en prison,
25:24qui peuvent faire ce qu'ils veulent, qui ont accès à énormément de loisirs,
25:27on a entendu cet été que vous avez des détenus qui vont participer à des stages de surf.
25:33Il y a des concitoyens qui n'ont pas la possibilité matérielle, économique, de faire des stages de surf.
25:38Ils ont eu des cours de yoga, ils ont eu des cours de dance country,
25:41ils ont eu des massages pour la Saint-Valentin.
25:43Et on paye pour ça.
25:44Et on paye pour avoir des gens qui vont ressortir encore plus mauvais de prison.
25:48Donc on a un problème à la fois de punition, d'exemplarité, et aussi en matière de réinsertion.
25:54Moi, je trouve ça choquant, effectivement, et je pense qu'il y a une majorité de Français qui pensent, comme moi,
25:59que c'est choquant de payer pour des gens qui ont, encore une fois,
26:02la possibilité de faire leur business en prison et de s'enrichir en prison.
26:06Mathias ?
26:07Monsieur Audou, vous avez dit 105 euros par jour par détenu, c'est ça ?
26:10Oui, exactement.
26:11Elle a dit que je suis payé mon cher, comment ça se fait ?
26:13Mais c'est qu'il y a un vrai problème !
26:17Il faut demander une augmentation carcérale.
26:18Je vais aller faire fleurer mes registres de radio, moi.
26:20Tu vas y aller ?
26:22Écoute, non mais après, c'est ce que veut dire Simon, c'est que c'est son travail aussi à Poupette.
26:28Donc on devrait lui dire quoi dans ces cas-là, Julien Audou,
26:30on devrait dire à Poupette de ne plus travailler, de ne plus...
26:32Parce que là, elle est sortie de prison aujourd'hui, elle est sous contrôle judiciaire, elle est dehors.
26:35Il faut qu'elle fasse quoi ?
26:37Qu'elle attende que ça se passe ?
26:38Qu'elle reste chez elle à rien faire ?
26:40Et même, comme vous dites souvent, les gens profitent des aides, etc.
26:43Ou alors qu'elle se remette à travailler ?
26:45Est-ce qu'on peut reprocher à cette jeune fille de se remettre à travailler aujourd'hui ?
26:48Ah non, mais bien sûr qu'elle peut travailler en dehors de la prison.
26:51Elle est sortie de prison et elle peut reprendre sa vie, bien évidemment.
26:54C'est exactement ce qu'elle a fait.
26:55Le problème, c'est le message.
26:57En fait, elle se sert de sa communauté et de son audience qui est considérable.
27:01Je le constate et quelque part, je le déplore par rapport au message
27:05qu'on a entendu, qui sont aussi des messages antisémites, des messages dangereux qui attisent la haine.
27:10Mais elle se sert finalement de la prison, elle explique le business
27:14et elle décrédibilise la prison aux yeux de la jeunesse.
27:18C'est ça qui est grave.
27:19Donc en fait, quelqu'un qui va peut-être demain commettre un délit ou un crime
27:23va se dire mais finalement la prison, c'est pas grave.
27:25Puisque Poupette Kenza, elle s'en sort très bien
27:28et elle a continué justement à continuer à faire ses placements de produits.
27:32C'est ça en fait le problème.
27:32Je pense que les gens ne vont pas se dire
27:33« Ah, je vais aller en prison »
27:34mais je pense que les gens qui la suivent, ils savent qu'ils ne sont pas influenceurs.
27:38Ils ne vont pas pouvoir recevoir de l'argent d'une marque
27:39parce qu'ils ne vont pas pouvoir poster après.
27:41Je pense qu'il y a pas mal de gens qui la suivent
27:42qui aimeraient avoir son métier,
27:44qui aimeraient être influenceurs, gagner de l'argent comme ils le font.
27:47Et pour qui, finalement, Poupette Kenza est un modèle ?
27:51Je pense que c'est ça.
27:52Et je pense qu'il y a beaucoup de jeunes filles ou de jeunes garçons
27:56qui se disent que Poupette Kenza, c'est l'exemple à suivre.
27:59Moi, je considère que cet exemple, il est détestable
28:01par rapport au message qu'elle véhicule sur la prison.
28:03Alors Simon, tu penses quoi de ce que dit Julien Oudoul ?
28:06Je suis en train de débattre avec lui.
28:07Il y a des choses...
28:09Moi, je pense qu'on ne peut pas reprocher à Poupette
28:12d'avoir fait son travail en prison au bout d'un moment.
28:15Mais finalement, pardon, mais on va se dire les choses,
28:17elle n'a rien fait Poupette Kenza en prison.
28:19Parce que vous avez des détenus qu'on voit aujourd'hui
28:22avec des snaps en train de se servir des téléphones portables.
28:26Mais Poupette, elle est restée exemplaire pendant sa peine de prison.
28:29Elle n'a pas sorti...
28:29Et pourtant, elle en a des followers.
28:31Elle n'a pas sorti ses réseaux sociaux, elle ne s'est pas exprimée.
28:34Donc elle n'a pas fait son travail.
28:35Elle, ce qu'elle dit, c'est qu'il y a un restaurant
28:38qui lui a envoyé de l'argent pour la soutenir,
28:41pour lui payer sa cantine.
28:42Et que pour les remercier,
28:44elle leur fait une pub complètement gratuite aujourd'hui
28:46pour les remercier.
28:48Quelque part, c'est aussi de la gratitude de faire ça.
28:50On ne peut pas lui reprocher.
28:51Non, qu'est-ce que tu en penses, Julien ?
28:52Pardon.
28:53Je mélange.
28:54Mon frère s'appelle Julien, c'est pour ça.
28:56Simon de Poupette qui fait ça, toi ?
28:59Non, mais encore une fois,
29:00on voit tellement de choses dans les prisons.
29:02C'est vrai, il y a même des rappeurs qui se filment,
29:04qui montent leur frigo.
29:05Elle n'a pas fait tout ça.
29:06Elle a reçu de l'argent pour cantiner, comme elle dit.
29:09Et elle a fait la pub après.
29:10Pour moi, il n'y a rien de dramatique.
29:11On est en train de dire qu'elle a fait quelque chose d'extrêmement grave.
29:14Il y a tellement pire.
29:15Après, je condamne bien sûr ses propos.
29:18Vous avez dit ses propos.
29:19Je ne suis pas client, etc.
29:21Mais sur ce sujet-là de la prison,
29:24elle a reçu de l'argent du marque qui l'a suivi.
29:25Malgré tout, ce n'est pas la fin du monde.
29:28Sur ce sujet-là, je parle, bien sûr.
29:30Est-ce qu'elle avait besoin de faire ce message-là ?
29:33Est-ce qu'elle avait besoin, avec la notoriété qui est là ?
29:36Elle a une responsabilité, moi je suis désolé,
29:37elle a une responsabilité parce qu'elle a de nombreux jeunes qui la suivent.
29:42Et ces jeunes, avec ces messages-là, moi je le redis,
29:46peuvent être influencés, peuvent être tentés de discréditer la prison,
29:51les forces de l'ordre, l'autorité en général.
29:53On est quand même dans une société qui est extrêmement dangereuse,
29:58une société où finalement l'autorité s'est effondrée,
30:01où les infractions sont de plus en plus régulières,
30:03où il y a une crise d'autorité dans notre pays,
30:05et la prison aujourd'hui est décrédibilisée.
30:08Je ne suis pas sûr que le message qu'elle diffuse va dans le sens de la prison.
30:11Je ne trouve pas du tout qu'elle décrédibilise la prison,
30:13mais totalement, là vous êtes à côté.
30:15Ah si, si, si, elle l'atténue.
30:17Mais pas du tout, par ce message.
30:19On y revient, Simon, tu vas nous expliquer juste après ça.
30:21Parce qu'elle a reçu de l'argent ?
30:22Tout le monde peut recevoir de l'argent ?
30:23Mais elle n'est pas obligée de le dire.
30:25Mais elle le dit, Simon, tu vas revenir juste après ça,
30:27juste après ça, nous expliquer ce que tu penses.
30:30Restez là, parce que ça commence à s'agiter.
30:33Et surtout, surtout, cette émission, c'est aussi la vôtre.
30:36Donc si vous voulez interagir avec nous, poser des questions,
30:38ou raconter votre vécu, rien de plus simple.
30:41Et appelez-moi maintenant au 0826 300 300.
30:45Il est 20h38.
30:47Megali Verda, on ne vit pas dans la même France.
30:50Les instituts de beauté Body Minute vous présentent
30:53Magali Verda, Sud Radio, on ne vit pas dans la même France.
30:58Bonsoir à tous, il est 20h40.
31:00Bienvenue sur Sud Radio, pour ceux qui nous rejoignent.
31:02Magali Verda, on ne vit pas dans la même France.
31:04C'est votre nouveau rendez-vous quotidien,
31:07avec un débat de choc, de monde qui s'oppose,
31:09qui n'ont strictement rien à voir.
31:11Les influenceurs VS, les politiques institutionnelles.
31:15Ce soir, on reçoit Julien Audoul, député RN de Lyon.
31:18Et Simon Casteldi, ancien candidat de télé-réalité,
31:22créateur de contenu.
31:23Bonsoir à tous les deux, pour ceux qui viennent d'arriver.
31:25Bonsoir.
31:25Bien évidemment.
31:26Alors, on débat, là, on est sur un sujet un peu brûlant.
31:29Le retour de Poupette Kenza,
31:31l'influenceuse star number one,
31:34numéro un sur Snapchat pendant des années,
31:36qui était très attendue,
31:37qui sort de prison,
31:39et qui a fait une vidéo YouTube
31:41pour expliquer un petit peu ce qu'elle a vécu, etc.
31:45Par où elle est passée ?
31:46Elle a fait plus d'un million et demi de vues en 48 heures,
31:49ce qui est rarement vu.
31:51Alors, Julien Audoul, il n'est pas très content.
31:54En gros, il dit que ce n'est pas un super exemple, etc.
31:57Simon, au contraire, lui, il dit que c'est un petit peu,
32:00que c'est au contraire montrer qu'on peut continuer à travailler,
32:02qu'il faut se réinsérer, etc.
32:05Alors, Julien Audoul, moi j'ai une question.
32:06Est-ce qu'on n'a pas tout le temps...
32:07Alors, les influenceurs, les gens connus, finalement,
32:10quand ils ont une condamnation,
32:11quand ils sont sous enquête, etc.
32:13Parce que finalement, Poupette Kenza est sous enquête,
32:15elle n'est pas condamnée, il faut le préciser.
32:17Comme vous, d'ailleurs, actuellement.
32:19Et je suis présumé innocent, exactement.
32:21Et la présomption d'innocence est très importante dans notre pays.
32:24Voilà, et ça se tacle.
32:27Donc du coup, est-ce qu'on n'a pas, comment dire,
32:31quand on est connu, est-ce qu'il n'y a pas cette étiquette,
32:33du coup, de repris de justice un petit peu tout le temps ?
32:35Alors moi, je le vois, je vais m'exprimer là-dessus aujourd'hui,
32:38parce que c'est ma première et que c'était important pour moi,
32:39parce que j'ai vu vos réactions sur les réseaux sociaux.
32:42Moi, j'ai eu une condamnation en 2019
32:43pour des faits qui datent de plus de 10 ans,
32:46où j'avais emprunté de l'argent à un monsieur
32:47pour payer plus de 100 salariés.
32:50Quand vous avez 100 personnes qui n'ont plus de quoi manger,
32:52c'est compliqué.
32:53Donc effectivement, j'ai emprunté de l'argent,
32:55j'ai fait une reconnaissance de dette
32:56et j'ai remboursé cette dette.
32:59J'ai été jugée, je ne me suis pas présentée à mon procès.
33:01J'ai été, je pense, mal jugée
33:03parce que je ne me suis pas défendue.
33:05Cependant, je tiens à le dire,
33:07ma dette a été intégralement remboursée
33:09et avec les intérêts depuis avant l'appel que j'avais faite.
33:13Et pourtant, cette étiquette me colle à la peau.
33:15Aujourd'hui, on dirait que c'est une condamnation à mort
33:17et qu'on n'a pas le droit de continuer à vivre,
33:19de se remettre et au contraire,
33:19de montrer que dans la vie,
33:21on peut peut-être faire des erreurs.
33:22Peut-être que c'était, oui, une erreur,
33:24mais j'ai envie d'être meilleure,
33:26j'ai envie d'évoluer, j'ai envie de grandir,
33:27j'ai envie de montrer finalement qui je suis
33:30et qu'à ce moment-là, je n'avais pas eu le choix
33:32et que voilà, c'était difficile.
33:34Est-ce qu'on peut aussi se mettre à la place de l'humain
33:36qui est des fois derrière les condamnés
33:40ou derrière les gens qui ont peut-être fait des bêtises ?
33:43Ce ne sont pas forcément des gens qu'on doit condamner à mort.
33:45Il n'y a pas la peine de mort en France, vous voyez ce que je veux dire ?
33:47Et j'ai l'impression qu'on est obligé de vous condamner,
33:49d'être condamné et qu'on n'a pas le droit au retour.
33:53Malheureusement, les réseaux sociaux,
33:54on en parlait tout à l'heure,
33:55sont assez impitoyables pour ça.
33:57C'est-à-dire qu'il y a évidemment le meilleur,
33:59il y a la communication, il y a les liens,
34:01il y a l'influence,
34:02mais en même temps, il y a aussi le harcèlement
34:04et le harcèlement des personnes publiques,
34:07notamment sur ces faits divers,
34:10sur leur vie privée,
34:12sur leurs éventuelles condamnations,
34:14malheureusement, ça fait partie du lot.
34:16Je pense qu'on est tous les trois
34:17et beaucoup plus concernés par le sujet.
34:21Malheureusement, on est obligé de s'y habituer,
34:23même si c'est quelquefois insupportable,
34:25mais il faut en permanence rappeler,
34:28quelquefois pas pour nous, mais pour nos proches,
34:30effectivement, soit qu'on est présumé innocent,
34:32soit quelquefois qu'on a le droit à l'erreur.
34:35Dans la vie, on a le droit à l'erreur,
34:36effectivement, on a le droit à la réinsertion,
34:38on a le droit à la seconde chance,
34:39y compris quand on a fait de la télé-réalité.
34:42Ça, c'était pour ton tacle sur sa condamnation.
34:45J'ai recyclé, parce qu'il y avait de très bonnes idées.
34:48Mais voilà, mais oui, malheureusement,
34:51ça fait partie aussi des réseaux sociaux
34:53et quelquefois d'un acharnement
34:56qui peut être dur à vivre.
34:57Oui, Mathias.
34:58Après, en politique, la réinsertion,
35:00c'est bien connu.
35:02On change de parti, etc.
35:03Sans problème, c'est ça.
35:05Il y a combien de politiques ?
35:06Est-ce qu'on sait combien de politiques ?
35:07Moi, j'ai une question, peut-être,
35:08que se posent nos auditeurs.
35:09Combien il y a de politiques, aujourd'hui,
35:11qui ont une condamnation,
35:12ou qui sont sous enquête ?
35:13Il y a combien de députés, aujourd'hui,
35:15à l'Assemblée nationale, Julien Audoul ?
35:16Je n'en sais.
35:18Julien Audoul ?
35:19Je n'en sais.
35:20Combien de députés à l'Assemblée nationale ?
35:21Déjà, je ne dissèque pas
35:23et je ne fiche pas mes collègues
35:27ou mes opposants.
35:29Et après, j'allais dire
35:30que dans toutes les sphères de la société,
35:31peut-être un peu plus en politique,
35:33parce que les politiques ont une responsabilité
35:34et ont des mandats publics.
35:37Mais c'est important de savoir,
35:38parce que finalement,
35:39alors moi, je vous le dis,
35:39j'ai une petite taupe dans mon téléphone,
35:42il y en a 577.
35:45Mais finalement,
35:46c'est vrai que les politiques,
35:48on dirait,
35:48je ne sais pas ce que tu en penses, Simon,
35:49que souvent,
35:50vous êtes là à parler
35:51qu'il faut être exemplaire,
35:53vous critiquez beaucoup les gens, etc.
35:54Pour un député,
35:55ne pas savoir combien de députés
36:00ont été condamnés ou...
36:01Non, c'est impossible.
36:02J'ai demandé combien de députés
36:03sont à l'Assemblée nationale.
36:05Je crois que la question,
36:06c'est combien ont été condamnés.
36:07J'étais un petit peu bouche bée,
36:08je vous avoue.
36:09Moi, j'ai demandé
36:10combien de députés ont
36:12un casier judiciaire
36:14sur les 577 députés
36:18de l'Assemblée nationale.
36:19Donc, combien ont un casier du judiciaire,
36:21je suis incapable de répondre.
36:22Donc, on ne sait pas.
36:24Mais vous êtes là,
36:25plein de bonnes paroles
36:26pour dire que vous devez être exemplaire
36:27et que nous,
36:28qui ne sommes pas députés,
36:29on doit être exemplaire.
36:30Non, mais il y a deux choses.
36:31D'une, il y a la transparence
36:32de la vie politique
36:33qui est une très bonne chose
36:34avec un besoin d'exemplarité
36:36de la société.
36:37Donc, les règles ont été
36:38extrêmement durcies.
36:40Et après,
36:40les députés des politiques
36:41sont des hommes et des femmes
36:42comme les autres
36:43qui ont des problèmes
36:44de la vie privée,
36:46qui peuvent avoir,
36:47comment dire,
36:48commettre des fautes,
36:49qui peuvent commettre
36:50des infractions également,
36:51on en connaît,
36:52qui peuvent avoir
36:52des violences conjugales
36:53ou autres.
36:54Et donc, la justice doit passer
36:56comme pour tout justiciable français.
36:57Et ça, c'est sûr.
36:58Voilà.
36:58C'est sûr.
36:59Oui, Mathias ?
37:00Moi, je suis choqué
37:00que vous ne connaissiez pas
37:01le nombre de députés condamnés
37:03parce que c'est comme si
37:04on disait à Simon
37:052 plus 2, ça fait combien ?
37:06Et 4.
37:07Voilà.
37:07Et là, la réponse.
37:08Donc, chacun sur le domaine
37:08doit avoir la réponse.
37:10Alors, j'ai une autre question
37:11pour vous deux.
37:12Faut-il interdire totalement
37:13l'accès aux réseaux sociaux
37:15pour les accuser
37:15en attente de jugement ?
37:17C'est des questions
37:18qu'on a lues sur les réseaux sociaux
37:19qu'on se pose ce soir.
37:20Moi, je vais dire non.
37:22Non, puisque...
37:22Moi, je suis d'accord avec lui.
37:23Voilà.
37:24Ah, donc vous êtes d'accord,
37:25tous les deux.
37:25Là, du coup, je suis d'accord.
37:27Je pensais que vous alliez dire...
37:28L'accusé en attente de jugement,
37:30par définition,
37:31il n'a pas été jugé.
37:32Donc, il n'a pas été condamné.
37:34Pourquoi ?
37:35On devrait le priver de liberté
37:36et le priver de cette liberté
37:38d'expression des réseaux.
37:40Donc, le retour de poupette,
37:41on valide alors ?
37:43Non, mais ce n'est pas sur ce retour,
37:44c'est sur le contenu.
37:45C'est sur le message qu'elle diffuse.
37:47C'est vraiment sur le fond
37:49de son propos
37:49qui, pour moi, est dangereux
37:52par rapport à ce que ça peut inciter.
37:53Juste par rapport à la prison, du coup ?
37:54Oui.
37:55Donc, c'est sur 30 secondes
37:56sur 32 minutes de vidéo, en fait.
37:58Oui, mais je pense que
37:59sur les 30 secondes,
38:00je pense que ça rend
38:01la prison funky.
38:02Moi, je ne suis pas d'accord du tout.
38:03Et rendre la prison funky,
38:05ça peut inciter des gens
38:06finalement à braver l'autorité,
38:07à braver la loi.
38:08Quand elle explique en pleurs...
38:10Elle n'a pas l'air en pleurs, là.
38:12Si, si, si.
38:12Mais vous n'avez pas vu la vidéo, je pense.
38:13Vous n'avez pas posé le sujet.
38:14Sur le passage qui concerne la prison,
38:16elle n'est pas en pleurs.
38:16Parce qu'elle est contre...
38:17Elle remercie une marque.
38:18Elle ne va pas pleurer.
38:19Moi, demain, je fais un poste,
38:20je ne vais pas pleurer.
38:21Alors là, je vous présente ça.
38:22Enfin, non, ce n'est pas comme ça.
38:23Elle ne faut qu'elle remercie
38:24de manière gentille.
38:25Moi, j'aimerais à un moment donné
38:26qu'on s'intéresse
38:27à cette corporation
38:28dont tout le monde se fout
38:30qui est le groupe
38:31des familles de victimes.
38:33Parce qu'elles qui sont dévastées,
38:34il n'y a aucune marque
38:35qui vient les sponsoriser.
38:36Il n'y a aucune marque
38:37qui vient de s'intéresser
38:38à une mère de famille
38:40qui a perdu son fils
38:41dans un accident de voiture
38:41avec un chauffard
38:42qui avait 5 grammes.
38:44On n'a aucune marque
38:45qui va s'intéresser
38:46à une famille
38:48qui a perdu son fils policier
38:50à cause d'un refus de tempéré.
38:52Donc, j'aimerais qu'en fait,
38:53on remette un peu l'église
38:54au milieu du village.
38:55On remette un peu
38:56la France à l'endroit.
38:57C'est-à-dire qu'on s'intéresse
38:58d'abord à...
38:58On ne reproche pas ces faits
39:00à Paul Pétkins.
39:01On ne lui reproche pas ça.
39:03Elle continue juste à faire
39:04comme je vous l'ai dit
39:04depuis il y a 10 minutes.
39:07Une marque lui donne de l'argent
39:09et elle fait le poste en sortant.
39:11Sur ces faits-là,
39:12il n'y a rien de dramatique.
39:15Ce n'est pas un problème.
39:16Je ne vois pas comparer
39:18les familles des victimes, etc.
39:21Ce sont des choses
39:21en plus beaucoup plus de moralité.
39:22Lui, il dit que c'est indécent.
39:23En gros.
39:24Et c'est indécent.
39:25Justement, on a François
39:27qui a l'air d'avoir un vécu
39:28en prison sur ton live Instagram
39:29qui dit
39:30« En France, la prison ressemble
39:32plus à une punition sèche
39:33qu'à une vraie seconde chance,
39:34M. Odoul. »
39:36Je ne suis pas d'accord avec lui.
39:38Moi, j'ai visité des prisons.
39:40Vous êtes allé en prison ?
39:41Vous avez fait de la prison.
39:44Non, j'ai visité.
39:44Non, il a visité la prison.
39:45Ah oui, dans le cadre
39:46de mes fonctions de parlementaire,
39:47j'ai le droit.
39:47Non, mais merci, j'ai compris.
39:48Vous n'avez pas fait de la prison, du coup ?
39:49Non, je n'ai pas fait de prison.
39:50Pour ceux qui ont été en prison.
39:51Non, je n'ai pas fait de prison.
39:53Mais, encore une fois,
39:55c'est un sujet
39:56que je travaille,
39:58que je connais.
39:59Et malheureusement,
40:00aujourd'hui, pour moi,
40:01la prison,
40:01quelquefois,
40:02je ne dis pas tout le temps,
40:03c'est le Club Med.
40:04Mais,
40:05Just Pyramid,
40:06l'influenceuse
40:07qui a été en prison
40:08et qui a trouvé une amoureuse
40:12fichée S dans la prison,
40:13etc.,
40:13ce n'est pas plus grave que Poupette ?
40:15Non, mais bien sûr,
40:16il y a des hiérarchies.
40:17Je ne dis pas qu'il y a plus grave
40:18ou moins grave.
40:19Je dis que l'ensemble
40:21de ces choses-là
40:22contribue
40:23à discréditer le système.
40:25Alors, justement,
40:26en parlant du système,
40:28j'ai envie de prendre
40:29un peu le pouls.
40:30On va recevoir Bruno,
40:32qui a 50 ans
40:33et qui est de Béziers,
40:34qui est surveillant,
40:36pénitentiaire.
40:36N'hésitez pas, bien sûr,
40:37à nous contacter pour tous
40:39au 0826 300 300
40:41pour participer à cette émission
40:42qui est un sujet très intéressant,
40:44même s'ils ne sont pas
40:45forcément d'accord.
40:46Bonsoir, Bruno.
40:48Bonsoir, Magali.
40:49Bonsoir à tous.
40:49Merci d'être là.
40:50Merci vraiment de faire partie
40:51de cette première émission.
40:53Vous êtes surveillant pénitentiaire,
40:55c'est ça ?
40:56C'est ça.
40:56Ok.
40:57Qu'est-ce que vous pensez un peu
40:57de tout ça ?
40:58Vous avez entendu le discours
40:59de Julien Audoul,
41:00de Simon Castaldi ?
41:03Oui, la prison,
41:04au niveau réinsertion,
41:06c'est vrai que c'est compliqué
41:08parce que c'est déjà
41:08un problème de moyens
41:10que nous n'avons pas
41:12ou que nous n'avons plus
41:13et c'est aussi une volonté
41:15de la personne qui est incarcérée.
41:18Parce que moi,
41:19je peux vous dire
41:19que...
41:20Bon, vous avez un interlocuteur
41:21qui vous a dit
41:22que la prison,
41:23c'était un peu difficile,
41:25mais pour faire une pointe du mot,
41:28moi, je dis toujours
41:29que sur TripAdvisor
41:31ou Booking,
41:32on a 5 étoiles
41:33parce que la plupart reviennent.
41:34Donc, pour vous,
41:36la prison,
41:37c'est un peu le Club Med ou pas ?
41:38Vous qui travaillez en prison,
41:40je le redis pour nos auditeurs.
41:41Oui, oui.
41:42Je ne veux pas dire
41:43que c'est le Club Med.
41:44Mais il n'empêche
41:46que la prison,
41:46aujourd'hui,
41:47n'est plus d'issue à vivre.
41:49Ils ont du site en cellule,
41:51ils ont des téléphones portables.
41:53Nous, à Béziers,
41:53on est seuls
41:54sur la courcille
41:55pour 120,
41:55130 détenus.
41:57Comment vous voulez fouiller
41:58nos cellules ?
41:58Vous êtes seuls ?
41:59Vous êtes seuls
42:00pour 120 détenus ?
42:02Oui, il y a deux ans.
42:03Je prends un exemple
42:04concret Béziers
42:05que je connais bien.
42:06Les bâtiments sont en gré.
42:08Avant,
42:09il y avait le bureau
42:09du surveillant
42:10avec deux surveillants.
42:12Un surveillant
42:12qui faisait le côté gauche
42:13et un surveillant
42:14qui faisait le côté droit.
42:15Il y avait plus ou moins
42:1650 détenus par côté.
42:18Donc,
42:18on se retrouvait
42:19avec deux surveillants,
42:20ce qui est quand même
42:20un plus plus sécure
42:21que tout seul,
42:22à gérer 50,
42:2355 détenus chacun.
42:25Aujourd'hui,
42:25nous sommes seuls
42:26et ils sont 60,
42:2865 par elle.
42:30Donc,
42:31vous êtes tout seul
42:31pour gérer
42:32120,
42:33130 détenus
42:33avec des cellules
42:35de 3.
42:36Donc,
42:36c'est impossible
42:37de faire des fouilles.
42:39Alors,
42:39quelle question
42:40vous auriez envie
42:40de poser à Julien Audoul
42:42qui est député de Lyon
42:43et qui fait partie
42:45de l'Assemblée nationale ?
42:47Quelle question
42:47vous avez envie
42:48de lui poser ?
42:50Malheureusement,
42:52il n'a pas
42:53de pouvoir
42:53je ne sais pas,
42:56je connais les idées
42:57du RAS.
42:59Oui,
42:59pour le moment,
43:00le RN n'est pas au pouvoir.
43:02Bon,
43:03de toute façon,
43:03je n'ai pas
43:04de questions spéciales
43:05à lui poser
43:05parce que le RN
43:07a pris conscience,
43:08me semble-t-il,
43:09à la différence
43:10d'autres parties,
43:12des problèmes
43:12d'une manière générale
43:14des forces de l'ordre
43:15en France,
43:17que ce soit la police
43:17et la gendarmerie
43:18ou nous,
43:19les surveillants pénitentiaires.
43:20Nous sommes clairement
43:21sous-effectifs
43:22et on ne peut pas
43:23parler de réinsertion
43:25mais en même temps,
43:26on ne peut pas
43:26parler de punition.
43:30Parce que moi,
43:30je vous le dis,
43:31les détenus,
43:33pour faire simple encore,
43:35on était 1200,
43:36on avait 1200 détenus
43:38avant la période
43:38du Covid.
43:40Le Covid a servi
43:41un petit peu
43:41à vider les prisons,
43:42on était redescendu
43:43un peu plus de 800.
43:45Six mois après,
43:46on était repassé à 1000.
43:47Alors,
43:47quand vous trouvez
43:48justement dans les cellules
43:49comme ça,
43:49vous dites que vous avez
43:50trouvé du shit,
43:51des téléphones,
43:51etc.
43:52à gogo,
43:53quand vous les trouvez,
43:54il se passe quoi,
43:54très clairement ?
43:55C'est-à-dire,
43:55vous les prenez,
43:56vous les enlevez
43:56et puis vous passez
43:57à autre chose
43:58parce que vous savez
43:59que ça n'aboutira
44:00à rien de plus
44:01ou est-ce qu'il y a
44:02des actions qui sont menées
44:03pour justement limiter
44:04tout ça ?
44:05Non,
44:06mais c'est impossible
44:06de mener des actions.
44:07Encore une fois,
44:08quand vous êtes tout seul,
44:09c'est compliqué
44:10parce que,
44:11admettons,
44:12des fois,
44:12on reçoit un ordre
44:13du tribunal,
44:15le procureur
44:16qui nous demande
44:17d'aller fouiller
44:17la cellule
44:18de TETESMU
44:19parce qu'il menace
44:21avec son téléphone,
44:23il menace sa femme,
44:24il menace du monde
44:24à l'extérieur,
44:25tout ça.
44:26Donc nous,
44:27on y va,
44:28alors on est obligé
44:29de déserter
44:29les autres bâtiments.
44:31Comme ils sont
44:32trois dans les cellules,
44:33on a un détenu
44:34en visu,
44:36mais il faut prendre
44:37les deux autres
44:37au même temps,
44:38donc on rentre
44:38à trois au cadre
44:39dans la cellule
44:39et on leur prend
44:40le téléphone,
44:41on leur prend le sheet,
44:42on leur prend
44:42les Chromecast,
44:43enfin on leur prend
44:44tous ceux
44:44dont ils n'ont pas droit.
44:46Mais clairement,
44:49s'ils ont fait ça
44:50le matin au réveil,
44:52à une heure
44:52de l'après-midi,
44:53s'ils veulent,
44:54ils ont encore
44:54un téléphone.
44:55Mais sincèrement,
44:55Bruno,
44:56je vous coupe,
44:56pardon,
44:56mais vous avez peur
44:57pour votre sécurité
44:58aujourd'hui en prison ?
44:59Ah oui,
45:00ah oui,
45:00clairement.
45:01Vous partez
45:01avec la boule au ventre
45:02au travail ?
45:04Beaucoup d'appréhension.
45:05Beaucoup d'appréhension
45:06parce que quand vous êtes,
45:09en fait nous à Béziers,
45:10si vous voulez,
45:10il y a trois étages,
45:12donc avant on travaillait
45:13à six agents.
45:15Donc six agents
45:15pour sortir les détenus
45:16en promenade,
45:18on est quand même
45:18un peu plus sécures
45:19que quand on se retrouve
45:20à deux ou trois agents.
45:23Donc effectivement,
45:24si vous vous retrouvez
45:25tout seul
45:26ou à deux ou trois
45:28avec 50 ou 60 détenus,
45:31c'est quand même
45:32un peu plus compliqué,
45:33mais les détenus le savent.
45:34Simon,
45:35en tant qu'influenceur,
45:36est-ce que tu n'as pas envie
45:37de soutenir ces gens-là
45:39qui ont 50 ans
45:40ce témoignage de Bruno ?
45:41Qu'est-ce que tu ressens ?
45:43Alors encore une fois,
45:44moi je ne fais pas de politique
45:45de ce que je sais,
45:46de ce que je vois passer
45:47sur les réseaux sociaux,
45:48il y a plusieurs sujets,
45:49je crois qu'il y a aussi,
45:50vous me dites si je me trompe,
45:52monsieur,
45:53la surpopulation carcérale,
45:55c'est aussi un sujet
45:56qui touche aussi,
45:57je pense,
45:58parce que vous dites
45:58que sur Booking,
46:00la prison a cinq étoiles,
46:01je pense qu'en période
46:02de canicule
46:03et en surpopulation carcérale,
46:04ça ne va pas être
46:05le grand luxe
46:05pour les prisonniers.
46:07Maintenant,
46:07c'est comme ça.
46:09et voilà,
46:11après vous,
46:12moi c'est ce que je vois,
46:13c'est ce que vous dites,
46:14mais il faut comprendre aussi
46:15que les conditions,
46:16même si les conditions
46:17de détention sont difficiles,
46:19je reviens sur ce que j'ai dit,
46:21visiblement,
46:21ce n'est pas dissuasif
46:22parce qu'ils reviennent
46:24assez régulièrement,
46:27mais les conditions de travail
46:28pour les surveillants aussi
46:29ne sont pas...
46:30parce qu'il fait chaud
46:32tout le monde
46:32parce que les détenus
46:33ils sont un short t-shirt
46:34ou dans les cellules
46:35ils sont torse nus
46:36mais nous,
46:36on a des rangers au pied,
46:38on a des détenus
46:38et c'est chaud.
46:40Merci Bruno,
46:40en tout cas,
46:41pour ce témoignage poignant.
46:43C'est vrai qu'on ne se rend
46:44vraiment pas compte,
46:45nous,
46:45de ce qui se passe
46:45à l'intérieur pour vous
46:46et on vous apporte
46:47tout notre soutien
46:48parce que personne ne mérite
46:49d'aller travailler
46:49avec une boule au ventre.
46:51Évidemment,
46:52je vous souhaite
46:52beaucoup de courage
46:53et tout notre soutien
46:55et merci d'avoir participé
46:56à notre première
46:57de On vit pas dans la même France.
46:58Merci Bruno.
47:01On a perdu Bruno.
47:03Bonne soirée Bruno,
47:04s'il m'entend peut-être.
47:06On va passer à une séquence
47:07que j'adore.
47:09Cette séquence est top.
47:10Les gars,
47:10il va falloir aller très vite.
47:12C'est les questions
47:13flash and cash.
47:15On passe à la séquence
47:16sans filtre.
47:17Ce sont des questions cash
47:18donc pas de oui mais,
47:19pas de langue de bois,
47:20une question,
47:21une réponse directe,
47:22pas d'échappatoire
47:23et pas de pirouette.
47:24C'est la spécialité
47:24des influenceurs
47:25et des politiques.
47:26Donc s'il vous plaît,
47:26on y va.
47:26A vos ordres.
47:27Merci.
47:27Julien Oudoul,
47:29si demain vous étiez ministre,
47:31quel portefeuille
47:32vous prendriez sans hésiter ?
47:34L'éducation nationale.
47:36Wow,
47:37ok.
47:38Simon Castel dit,
47:39quel est l'influenceur
47:39ou candidat de télé-réalité
47:40que tu aimes le moins ?
47:43Je n'ai plus aucun conflit
47:47vraiment avec personne.
47:48Je n'ai aucun conflit.
47:49J'aime tout le monde.
47:49Il va devenir politique.
47:51Julien Oudoul,
47:52avez-vous déjà pensé
47:53à participer
47:54à une télé-réalité ?
47:55Oui.
47:56J'ai passé le casting
47:58de L'Ide de la Tentation
47:59il y a très longtemps.
48:01Mais non.
48:01Il y a très longtemps,
48:02oui, oui.
48:02Non, mais j'étais dans une autre vie
48:03quand je faisais du mannequinat.
48:05Je dirai ça dans 15 ans
48:06quand j'aurai de la politique.
48:07Il n'y a pas de photos,
48:08il n'y a pas de vidéos,
48:09il n'y a rien.
48:09Et vous avez été pris ?
48:10Non, je n'ai pas été pris.
48:12Je ne voulais pas,
48:13c'était pour rire.
48:13Ça, c'est un vrai scoop.
48:15C'était pour être tentateur.
48:16Pour être les deux.
48:17Oh là là !
48:19Il va falloir être en couple.
48:20Incroyable.
48:21Simon Castel dit,
48:22dans Nom de Famille,
48:24c'est un fardeau
48:24ou un avantage dans la vie ?
48:26Un avantage dans la vie.
48:27Waouh.
48:28Écoutez,
48:29je vous remercie.
48:30Voilà,
48:30cette émission
48:31est allée beaucoup trop vite,
48:33les amis.
48:34Franchement,
48:34c'était un vrai plaisir.
48:36Merci Julien Oudoul
48:37d'avoir accepté mon invitation
48:39pour cette première.
48:40Je sais qu'on était très attendus,
48:42à la fois très critiqués,
48:43mais comme tout ce qui cartonne,
48:45c'est critiqué.
48:45Donc,
48:45on est très fiers d'être là.
48:47Je me la joue un peu.
48:48C'était mon moment.
48:50Simon,
48:51merci beaucoup
48:51d'avoir accepté
48:52de te mettre en danger.
48:53Tu étais très angoissé aussi
48:54parce que tu m'as dit ce matin
48:55« J'ai peur de ne pas être
48:56à la hauteur, etc. »
48:57Je t'ai dit
48:58« Fais-toi confiance, Simon. »
49:00Fais-toi confiance
49:00parce que les gens…
49:02Finalement, ça va.
49:02Ce n'est pas si dur.
49:04Non, je rigole.
49:05Je rigole.
49:05Je rigole.
49:06Merci énormément
49:06du fond du cœur
49:07à Sud Radio
49:08de m'avoir ouvert cette porte
49:09pour faire quelque chose
49:11qui me passionne,
49:12ce mélange des codes,
49:14ce mélange des genres,
49:15tout ce qu'on aime,
49:16parlons vrai.
49:17Et merci à Cécile de Minibus.
49:19Elle le sait.
49:20Je l'aime d'amour.
49:21Voilà.
49:21Merci à vous tous.
49:23Bon anniversaire à mon mari.
49:24Pardon.
49:24C'était mon petit aparté du jour.
49:26Passez une très belle soirée.
49:28Merci Mathias.
49:28Merci beaucoup Magali Berda.
49:30Tu allais m'appeler comment Mathias ?
49:32Malali.
49:32Malali, c'est très bien.
49:33Mais c'est ton petit surnom en perso.
49:35Merci à tous.
49:36Et alors, surtout, surtout, surtout,
49:38demain, soyez là.
49:39On va parler de la violence,
49:41de l'insécurité
49:42avec Greg Yega
49:43qui va venir
49:44puisqu'il a été agressé ce week-end.
49:46Les vidéos sont sorties
49:47sur les réseaux sociaux.
49:49Merci à tous et à demain.
49:50Bonne soirée.
49:51Magali Berda, Sud Radio,
49:5520h21h.
49:58On vit pas dans la même France.
50:00Avec Beau 10 minutes.
50:02Sud Radio.
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