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  • il y a 5 mois
Vanessa est boulangère dans le 19e arrondissement de Paris. Dans cette vidéo, elle nous fait la visite de sa boulangerie, un peu particulière...
En effet, elle est une des dernières enseignes françaises à fabriquer son pain dans une chambre de pousse traditionnelle, sans électricité. Le pain au levain y est isolé de l'air, afin que les levures se développent naturellement. 🤯

Bien que ce type de fabrication soit plus long et irrégulier, il donne à la baguette un goût et une saveur unique. 😋
Fière continuatrice d'un savoir faire ancestral, Vanessa promeut un mode de production plus respectueux de l'environnement (avec une consommation d'énergie responsable) et la préservation du terroir traditionnel français ! 🇫🇷

📹 Fanny David
Transcription
00:00Je crois qu'à Paris, on a encore deux à faire du pain comme ça.
00:03Là, je sors la chambre de pousse naturelle.
00:06Il n'y a pas de froid, pas d'électricité.
00:08C'est simplement le fait de pouvoir isoler le pain de l'air.
00:12Alors, le pain, tu vois qu'il est levé parce qu'au début, on était là.
00:16Et maintenant, tu vois, on est au bord du moule.
00:17Ça déborde même, il faut se dépêcher.
00:23Bonjour, je m'appelle Vanessa et vous êtes dans ma petite boulangerie,
00:26dans le 19e arrondissement.
00:28La boulangerie s'appelle pain parce qu'on y fait essentiellement du pain au levain
00:31avec des farines biologiques et plein de petits gâteaux aussi.
00:34Voilà la parisienne ou la chambre de pousse.
00:36C'est une chambre de pousse qui n'est pas électrique.
00:39On l'utilise parce qu'on fait ce qu'on appelle du pain en direct.
00:41C'est-à-dire qu'on cherche le meilleur milieu pour le développement des levures.
00:44Ça va être très propice parce qu'on est isolé de l'air et en plus, on garde la chaleur.
00:48En fait, nous, on voulait faire du pain qui soit le plus écologique possible.
00:52L'idée, c'était d'être dans un tout petit local qui soit très peu consommateur en termes d'énergie.
00:57Par exemple, ici, on ne pourra pas trouver de croissants au pain au chocolat de viennoiserie
01:00parce qu'on n'a pas de congélateur, on n'a pas de surgélateur, on n'a pas de chambre de froid.
01:04Donc, ce n'est pas possible.
01:05J'aime bien l'idée qu'on puisse être autonome.
01:07S'il y a canicule, ça marche.
01:09Et s'il fait froid, ça marche aussi.
01:11Après, du coup, c'est un peu plus de boulot.
01:12Et là, c'est le moment où tu fais du sport parce que le problème, c'est que normalement,
01:16les Parisiens, c'est des petits tiroirs que tu retires et tu les poses.
01:20Mais nous, vu la configuration de la boulangerie, qui est le résultat de mon travail,
01:24avec ses défauts, évidemment, je me suis dit que je préfère faire un peu de sport en faisant des allers-retours.
01:29Je suis en train de napper le pain avec des petites graines.
01:33Comme ça, on est généreux.
01:34Il y en a plein.
01:35Les graines, c'est ultra bon pour la santé.
01:36On change des recettes tous les jours.
01:38En fait, on a le thermomètre qui nous montre la température, le taux d'humidité.
01:43Et chaque jour, on va adapter nos recettes de levain et surtout la quantité d'eau dans la pâte.
01:48Quand j'ai commencé la boulangerie, on me disait toujours qu'il fallait être régulier.
01:51C'était vraiment le mot qui revenait.
01:53Il faut faire toujours la même boule, toujours le même pain.
01:55C'est vrai que c'est une qualité de savoir faire des choses de manière très, très régulière,
01:58d'être comme une machine industrielle.
02:00Mais moi, j'ai besoin de cette irrégularité.
02:02J'ai besoin du fait que nos produits varient aussi en fonction des saisons, des humeurs.
02:09Il y a des fois, on n'est pas hyper content, mais il y a des jours où c'est magnifique.
02:13C'est bien et parfait.
02:14Tu vois un beau pain qui a une bonne fermentation, quand tu as une belle oreille comme ça.
02:19Vraiment une transmission d'un savoir qui ne se trouve pas dans les livres.
02:25En plus, pour faire le pain au levain, il y a à peu près un million de méthodes.
02:29Donc, c'est Stéphane Maroux qui m'a transmis ce qu'il avait appris d'un autre boulanger
02:34qui était réputé du coin, dans un petit village, dans le Minervois.
02:37Après, j'avais le choix entre modifier, voilà.
02:40Et en fait, j'ai décidé de plutôt perpétuer.
02:43Donc, nous, ce qu'on défend, ça va être des savoir-faire qui sont anciens,
02:47une agriculture qui soit respectueuse de l'environnement.
02:49Et puis, le terroir, le terroir des traditions un peu culinaires françaises.
02:54Merci.
02:55Merci.
02:56Merci.
02:57Merci.
02:58Merci.
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