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  • il y a 5 mois
500 médecins généralistes sont visés par l'Assurance maladie qui leur reproche de fournir trop arrêts maladies. Le docteur généraliste Olivier Leroy est l'invité de BFMTV, il dénonce "une injustice"

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Transcription
00:00Oui, bonjour. Je ne suis pas concerné parce que je n'ai pas été ciblé par l'assurance maladie comme un délinquant statistique,
00:07mais je suis concerné parce que ça touche mes confrères et par solidarité, ça me touche aussi.
00:12C'est vécu par la profession comme une injustice parce qu'on sort du soin, on vient dans des valeurs administratives qui n'ont aucun sens
00:20et qui ne respectent pas le jugement d'un professionnel de santé.
00:24Après, docteur, on sait qu'il y a des abus. On a tous fait le test sur des plateformes, des médecins qui ne nous connaissent pas
00:29et qui prescrivent un arrêt maladie qui n'est pas forcément justifié.
00:36Oui, effectivement, il y a des fraudes, on le sait bien, il y a des abus, on le sait bien, mais ça reste des cas exceptionnels.
00:42Et ce n'est pas cela que l'assurance maladie a ciblé. L'assurance maladie va cibler des généralistes qui sont en exercice,
00:47qui sont auprès de leurs patients, qui sont en contact avec une population qui est souvent soumise à des métiers difficiles,
00:57qui génèrent beaucoup de pathologies musculo-squelettiques. Et en fait, l'assurance maladie prend des données,
01:05on ne sait pas exactement toutes les sources qu'elles utilisent, mais pour nous, elles sont assez erronées
01:12et jugeantes de façon négative les professionnels de santé.
01:16Mais comment un médecin vérifie-t-il qu'un arrêt maladie est justifié ?
01:20Alors, on fait déjà confiance à son patient, et puis après ça part aussi sur la connaissance qu'on a de lui,
01:29et puis ça part aussi sur son histoire de vie, ses antécédents médicaux, et bien sûr sur l'examen qu'on fait,
01:35le temps qu'on prend avec lui. Et plus on prend de temps avec notre patient, plus on sait si ce qu'il nous décrit,
01:41ce qu'il nous raconte a du sens et cohérent, et on peut le mettre en relation avec d'autres pathologies du moment,
01:49d'autres contextes épidémiques, etc. Quand on va, à la demande de l'assurance maladie, augmenter la cadence,
01:55on risque d'aller encore plus dans les abus ou de méconnaître des situations qui sont un peu erronées.
02:02Donc effectivement, aujourd'hui, il faut prendre le temps auprès de nos patients pour pouvoir juger, évaluer, questionner,
02:10et puis expertiser. C'est ce qu'on fait, notre avis et notre rôle, c'est un rôle d'expert.
02:15On prescrit un avis d'arrêt de travail, on définit qu'en fonction des éléments qu'on a dans notre examen clinique
02:22et notre temps de consultation, qu'il y a un besoin pour le patient, pour X raisons, médicales, médico-sociales, professionnelles,
02:29de pouvoir avoir un arrêt de travail. C'est une prescription au même titre qu'un médicament.
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