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  • il y a 5 mois

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00:00Générique
00:00Bonsoir à tous et bonsoir à toutes, bienvenue dans Punchline aujourd'hui sur CNews et sur Europe 1.
00:12Emmanuel Macron en première ligne, le président se dit totalement solidaire de son Premier ministre
00:16qui risque de perdre sa place le 8 septembre prochain.
00:20Mais a-t-il vraiment le choix ? Il s'agit selon eux deux de placer les partis politiques
00:23devant leurs responsabilités en matière de choix budgétaire.
00:27Le seul problème, c'est qu'ils oublient les Français qui sont massivement contre la politique proposée,
00:32qui sont opposés à la suppression des jours fériés et clairement favorables désormais à une dissolution.
00:38L'heure de vérité va sonner. Pour l'instant, François Bayrou promet de se battre, dit-il, comme un chien
00:43pour arracher un accord au parti politique. On connaît sa combativité.
00:46Le problème, c'est ce sentiment désagréable d'être revenu en 4ème République
00:50lorsque le déséquilibre des pouvoirs et l'absence de majorité au Parlement
00:54faisaient tomber les gouvernements les uns après les autres.
00:57À l'époque, entre 47 et 58, il y avait eu 24 gouvernements successifs en moins de 10 ans.
01:03Nous ne serons sans doute pas à ce record-là, mais il nous manque, bien sûr, un atout maître,
01:08Charles de Gaulle. Aujourd'hui, pas d'homme providentiel, juste l'enlisement.
01:13Jusqu'à quand ? On va en débattre ce soir dans Punchline.
01:1518h. D'abord, le rappel des titres de l'actualité sur CNews et sur Europe 1.
01:31À quelques jours de la rentrée scolaire, Elisabeth Borne présente sa feuille de route.
01:35La ministre de l'Éducation nationale rappelle que les téléphones portables seront interdits au collège à la rentrée.
01:40Elle annonce également qu'un conseiller dédié à la santé mentale sera nommé dans chaque département,
01:45et non pas dans chaque établissement, dans chaque département.
01:47Donc déjà, évidemment, ça donne la mesure du problème.
01:52Elisabeth Borne s'est montrée également rassurante concernant les moyens alloués à son ministère.
01:57Sans réponse de l'Élysée, après sa lettre ouverte, la fille de l'écrivain Boalem Sansal s'est exprimée dans le Figaro.
02:02Elle appelle à une mobilisation internationale pour contraindre le régime algérien à libérer son père.
02:06Depuis neuf mois qu'il est incarcéré, elle dit ne pas avoir eu de contact avec lui.
02:11Sa libération est une priorité diplomatique et morale.
02:14Une nouvelle attaque à l'arme a fait aux États-Unis.
02:16Un tireur a fait irruption dans une école catholique de Minneapolis, dans le Minnesota aujourd'hui.
02:21Au moins deux morts et une douzaine de blessés a déploré, dont des enfants.
02:24Sur son réseau social, Donald Trump a déclaré avoir été pleinement informé de la tragédie,
02:28affirmant que la Maison-Blanche allait suivre cette terrible situation.
02:32Enfin, attention, si vous habitez entre les Pyrénées et le Barin,
02:3628 départements sont toujours placés en vigilance orange pour de violents orages.
02:39Les orages ont déjà fait de nombreux dégâts, ainsi que des victimes.
02:43Une quadragénaire est décédée hier, après avoir été atteinte par la chute d'un arbre en Bourgogne,
02:47de la Grêle et des vents de 70 à 80 km heure touchent actuellement le sud-ouest.
02:53Voilà pour les grandes lignes de l'actualité.
02:55Ravie de vous retrouver sur CNews et sur Europe 1 avec Jules Torres.
02:57Bonsoir Jules, Naïm Haïm Fadel, notre ami Georges Fenech, Gauthier Lebret.
03:03Bonsoir Laurence.
03:04Tu arrives tout droit de l'émission de Pascal Praud sur Europe 1.
03:06Absolument.
03:07C'était bien ?
03:07C'était très bien.
03:08Plein d'entrain comme d'habitude ?
03:09Plein d'entrain, plein de vie, plein de bonne humeur et plein d'actualité.
03:12Et plein d'actualité, ainsi que Patrick Martin-Jeunier que je salue amicalement.
03:15Bonsoir Laurence.
03:15Merci d'être avec nous.
03:16Est-ce qu'Emmanuel Macron doit démissionner ?
03:18C'est la question que les Français finalement vont arriver à se poser,
03:20même si on a la réponse, puisque si vous lisez le GD News paru ce matin dans les kiosques et dans les relais,
03:27vous verrez qu'il dit non, qu'il présidera jusqu'au dernier quart d'heure de son mandat.
03:33Néanmoins, certains réclament ce départ d'Emmanuel Macron.
03:36Écoutons juste Jordan Bardella avant d'attamer le débat.
03:38Il était l'invité hier d'un 20h.
03:39Il n'y a qu'une seule possibilité pour sortir de cet impasse politique dans laquelle nous sommes,
03:45c'est d'en revenir aux urnes.
03:47C'est de se rendre devant le peuple français.
03:49Et c'est qu'Emmanuel Macron entende aujourd'hui ce blocage institutionnel qu'il a lui-même suscité
03:53et qu'il prononce soit la dissolution de l'Assemblée nationale,
03:57soit évidemment qu'il remette sa démission
03:58et qu'une nouvelle élection présidentielle puisse permettre aux Français de se choisir un cas pour le pays.
04:04Fantasme ou réalité, Gauthier Lebret, la démission d'Emmanuel Macron ?
04:07Pour le moment, fantasme jusqu'au dernier quart d'heure.
04:10D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon a dit l'autre jour
04:12« Nous allons fournir le dernier quart d'heure au président de la République ».
04:16Il a plusieurs cartes à jouer avant d'en arriver évidemment là
04:19puisqu'il refuse de s'y résoudre, même si la petite musique va évidemment monter.
04:25Et c'est pourquoi la décision de François Béroud doit énormément déplaire au chef de l'État
04:29puisque ça resserre l'étau autour de l'Élysée.
04:32Donc déjà, il y a nommé un nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, une Catherine Vautrin.
04:37En espérant que le RN ne censure pas d'office et faire passer un budget de compromis
04:41où Marine Le Pen est reçue tous les jours à Matignon pour écrire le budget et tenir la plume du Premier ministre.
04:46Donc ça, c'est l'option numéro un.
04:48L'option numéro deux, c'est une nouvelle dissolution.
04:50Elle a été totalement exclue par l'Élysée le week-end dernier,
04:53avant la conférence de presse de François Béroud.
04:55Aujourd'hui, elle ne l'est plus du tout.
04:57On dit que le président ne veut pas dissoudre, mais il se laisse le droit d'actionner une nouvelle fois ce pouvoir.
05:03Pour une fois, ce n'est pas comme la précédente fois, ça aurait du sens.
05:06Et on voit Édouard Philippe qui dit que cette nouvelle dissolution est inéluctable.
05:10Il n'y a que Gabriel Attal qui pense que ce n'est pas une bonne idée.
05:13Gérald Darmanin a aussi ouvert la voie dès hier matin à une nouvelle dissolution.
05:18Donc, il y a quand même, si Emmanuel Macron veut prendre un peu d'air...
05:22Oui, il y a des marges avant éventuellement une démission qui n'arrivera pas.
05:28On n'y croit pas encore, mais on ne croyait pas non plus à la dissolution avant le 9 juin 2024.
05:33Là, c'est sûr que c'est autre chose.
05:35C'est l'acte, sans doute l'un des actes les plus forts,
05:38puisqu'il n'y a que le général de Gaulle qui l'a fait aujourd'hui.
05:41Et aussi, ça n'abaisserait la fonction présidentielle.
05:45C'est-à-dire que dès lors que vous avez un président, et même pour les prochains présidents...
05:49D'ailleurs, Marine Le Pen, pendant un temps, se refusait à appeler à la démission du président de la République
05:53pour cet argument-là.
05:54C'est-à-dire que les prochains présidents, alors qu'il y aurait une crise politique,
05:59on ne réclamerait la démission.
05:59On leur dirait partez.
06:00On ne demandait pas à Jacques Charac, par exemple, de démissionner
06:02quand Lionel Jospin a dirigé pendant 5 ans la France à sa place.
06:07On n'a pas demandé à François Hollande de démissionner en 2014
06:10quand il était à 14% de popularité et qu'on était en pleine crise politique.
06:13Donc, voilà, attention, d'autant plus que Gauthier Le Pen a raison.
06:16Il a encore plusieurs cordes à son art.
06:18Il peut nommer un Premier ministre issu du socle commun,
06:20même si ça pourrait donner le même résultat que Michel Barnier et François Bayrou.
06:24En l'occurrence, c'est l'hypothèse Sébastien Lecornu.
06:26Il peut essayer de faire un cap à gauche avec Bernard Cazeneuve,
06:29même si là, arithmétiquement parlant, c'est aussi très compliqué.
06:32Et il peut également dissoudre encore une nouvelle fois.
06:35Alors, certains vous disent, comme Elodie Huchard tout à l'heure,
06:37que ça ne provoquerait aucun changement à l'Assemblée.
06:39D'autres vous disent, au contraire, que par exemple, le Rassemblement national
06:42pourrait avoir beaucoup plus de députés, que le NFP pourrait avoir beaucoup plus de députés.
06:45En revanche, quoi qu'il arrive, il y aura moins de députés pour Gabriel Etal.
06:48C'est peut-être pour ça qu'il ne veut pas cette dissolution.
06:49Et pour aller dans le sens de Jules,
06:51franchement, avec la gauche, je ne crois que ce que je vois.
06:55Mais Boris Vallaud, qui est quand même le patron des députés PS,
06:58a exclu une alliance avec la France Insoumise, il y a quelques heures,
07:02en cas de nouvelle dissolution.
07:03Encore une fois, je ne crois que ce que je vois.
07:07Mais c'est quand même fort, parce que ça, ça change tout.
07:09Si la gauche est désunie, évidemment, c'est plus du tout la même...
07:14La gauche, c'est toujours s'unir pour avoir le pouvoir.
07:18Toujours. Et la droite, c'est toujours se désunir.
07:20Je suis d'accord avec vous, Laurence.
07:21Il n'empêche que Boris Vallaud, alors que la dissolution n'est quand même pas à exclure,
07:25dit cela avant la démission de François Vérou,
07:29La question de la démission éventuelle du président de la République
07:35ne se poserait que si, en cas de dissolution,
07:39la dissolution ne renvoie pas à l'Assemblée de majorité.
07:42Parce que s'il n'y a pas de majorité lisible, même relative,
07:46suffirait d'ailleurs, il ne peut pas y avoir d'action gouvernementale,
07:50il ne peut pas y avoir de budget, etc.
07:51Et là, la question de la démission du président,
07:54le lendemain de cette dissolution, s'il n'y a pas de majorité,
07:56elle se poserait aux yeux de tout le monde.
07:58Mais pour l'instant, on n'y est pas.
08:00On n'y est pas.
08:00Ça n'arrangerait absolument pas le chemin de Ligue,
08:02parce qu'on vous rappelle qu'on ne peut dissoudre.
08:04Rien n'aura bien cette expression.
08:06Pas tout à fait de votre âge, le chemin de Ligue, mais bon, c'est pas grave.
08:09Il n'est pas de son âge.
08:11Vous êtes des jeunes vieux.
08:12Oui, voilà, on est des jeunes vieux.
08:13On a une beau frérie avec vous.
08:15C'est-à-dire que s'il y avait une dissolution,
08:17qu'elle acterait l'instabilité politique
08:18et possiblement une démission du président de la République,
08:21donc on aurait une élection présidentielle anticipée dans les 40 jours,
08:24je vous rappelle qu'on ne pourrait pas dissoudre avant une année.
08:28Ça, c'est pas sûr.
08:30Ça, c'est pas sûr.
08:33Le fait qu'il ne peut pas redissoudre derrière,
08:35non, non, moi, j'ai pas le même avis.
08:37Il y a d'autres constitutionnistes.
08:40Écoutons les Français,
08:41parce qu'évidemment, ils font preuve de bon sens.
08:43Écoutez ce qu'ils disent à propos de cette option
08:45d'une démission d'Emmanuel Macron.
08:48Je pense qu'Emmanuel Macron, actuellement, n'est plus légitime.
08:50Ah ben oui, moi, je suis d'accord qu'il soit destitué
08:52par tous les partis,
08:54pas par Jean-Luc Mélenchon.
08:56Par tous les partis.
08:57Ça y est, il a fait son temps.
08:58C'est-à-dire ?
08:59Ben, c'est bon, il a fait deux présidentielles.
09:02Je trouve que ça n'a pas beaucoup avancé.
09:04On est en démocratie, il y a des votes, etc.
09:06Mais à partir du moment où la majorité de la population
09:09considère que ce monsieur ne fait pas le travail,
09:11il doit dégager.
09:12C'est mon avis.
09:14C'est violent, franchement, c'est violent.
09:16Je pense que c'est français.
09:18Patrick, quand on entend ça,
09:20et sans doute Emmanuel Macron en a marre
09:21d'en prendre plein la figure tous les jours.
09:23C'est-à-dire qu'il a parlé au GD News.
09:25Si, il en a marre.
09:26Non, mais c'est pas, voilà, c'est pas simple.
09:28Comme on l'a dit, il y a les institutions.
09:30Il a été élu pour cinq ans.
09:31Il est légitime.
09:32Il peut rester jusqu'au dernier quart d'heure,
09:33comme il le dit.
09:34Il y a ce que disait Georges Fenech tout à l'heure.
09:36Est-ce qu'il peut avoir un réflexe gaullien ?
09:39C'est-à-dire, au-delà de son orgueil personnel,
09:41de son avenir personnel,
09:42il n'a pas envie de s'autodissoudre, naturellement,
09:44mais peut-être pourrait-il se dire...
09:45C'est à la moche, François Béron, il va bien le faire.
09:47Oui.
09:48Peut-être pourrait-il dire, effectivement,
09:50pour l'intérêt supérieur du pays,
09:52en réalité, la seule solution, c'est que je parte.
09:54C'est ce qu'avait fait le général de Gaulle en avril 1969.
09:57Il n'est pas de Gaulle qui veut.
09:58Il n'est pas de Gaulle qui veut.
10:00Mais je crois que l'erreur essentielle,
10:02j'ai beaucoup d'estime pour Jacques Chirac,
10:04ça a été de ramener le quinquennat
10:05et de plaquer le quinquennat sur le mandat de l'Assemblée nationale.
10:10Il y avait 7 ans,
10:11et le président de la République avait la possibilité
10:13de nommer un autre gouvernement de coalition.
10:15Et donc, le président de la République
10:17était peut-être plus stable qu'il ne l'est aujourd'hui,
10:20car il a irrémédiablement lié son sort à l'Assemblée nationale.
10:23C'est l'Assemblée nationale.
10:24C'est l'Assemblée nationale, c'est l'Assemblée nationale.
10:25C'est l'Assemblée nationale, c'est l'Assemblée nationale.
10:26Deux erreurs, le quinquennat,
10:29et l'inversion du calendrier électoral,
10:31législative qui suive la présidentielle.
10:33C'est ça, les erreurs.
10:34L'esprit de la Ve République, c'est que le président,
10:37dans la foulée, est bien dissous
10:39et a une nouvelle majorité
10:40qui lui donne effectivement une confiance.
10:42Qui le premier a fait la cohabitation ?
10:45François Mitterrand.
10:47Il a perdu les législatives et il reste au pouvoir.
10:49En réalité, l'esprit de la Ve,
10:51c'est que peu à peu...
10:52L'élection du président de la République au suffrage universel
10:55fait, et vous en parliez tout à l'heure,
10:57que en réalité, le gouvernement s'était à l'Elysée.
11:00Aujourd'hui, le gouvernement s'est à Matignon pour l'instant
11:02parce que le président ne fait plus que présider
11:03et il n'a plus beaucoup de pouvoir pour l'instant.
11:06Il y a une dernière option aussi qu'on a encore évoquée.
11:09Un autre scénario.
11:10C'est qu'Emmanuel Macron fasse durer le supplice.
11:13Gagne du temps.
11:14Je vous reçois à l'Elysée,
11:16j'essaye de recevoir l'entièreté des forces politiques,
11:19je fais fuiter des noms dans la presse
11:20pour voir comment ça prend,
11:22exactement comme ce qui s'est passé
11:23avant la nomination de Michel Barnier.
11:25Et il peut faire durer ça un mois, deux mois,
11:27et pendant ces deux mois de perdu,
11:29évidemment, il continue à être président de la République
11:31et il fait gagner du temps, il fait commenter énormément
11:33les éditorialistes et les journalistes.
11:36C'est aussi une option, le supplice chinois.
11:38Faire durer...
11:38C'est très bien, il sera sous la barre des 10% de popularité
11:41et il restera dans les usines de l'histoire.
11:43Il peut faire ça.
11:43Il devient le problème, en réalité.
11:45Il bloque les institutions, il bloque la démocratie.
11:48Ça, ça n'est pas acceptable.
11:50Mais Jean-Thérèse, dans ce qu'il dit au JD News aujourd'hui,
11:52il dit quand même, bon, il faut faire des économies,
11:54il faut travailler pour rembourser.
11:56Je trouve singulier que les partis politiques
11:58qui pensaient qu'il fallait dépenser plus durant les crises
12:00affirment qu'il faut rembourser moins aujourd'hui.
12:02Il les met aussi face à leurs responsabilités.
12:04Oui, bien sûr, là, sur ce point-là, il a raison.
12:07Personne, pendant le quoi qu'il en coûte,
12:08ne dénonçait le quoi qu'il en coûte.
12:10Toutes les oppositions de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon
12:12étaient très favorables et d'ailleurs voulaient même aller plus loin.
12:14Donc, sur ce point-là, il a raison.
12:16En revanche, ce n'est pas Marine Le Pen,
12:18ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon
12:18qui ont creusé la dette de 1 000 milliards en 8 ans.
12:22Ils ne sont pas responsables et tributaires de ce bilan-là.
12:25Donc, c'est vrai que ça a fait sourire
12:26quand on a cité cette citation hier soir dans l'heure des pros.
12:30C'est après avoir beaucoup dépensé,
12:32maintenant, il faut rembourser.
12:33Oui, mais bon, c'est lui qui tient les manettes depuis 8 ans.
12:36Donc, évidemment, le problème, c'est aussi,
12:39il y a le message et il y a le messager.
12:40Et là, le messager, pour le coup, il est décrédibilisé,
12:43il est délégitimé, il est acculé, il est absolument affaibli.
12:4619 % d'opinion favorable.
12:48Il n'y a que François Hollande qui a été sous la barre des 20 %
12:51dans l'histoire de la 5e République
12:52et depuis la création du barométrifobe qui existe
12:54depuis 1958.
12:56Donc, on est à une situation, évidemment, catastrophique.
12:58Dans l'isement.
12:59Et donc, voilà, c'est à ce titre-là.
13:01Et d'ailleurs, c'est intéressant de voir que ces confidences
13:04obtenues par notre consoeur Lara Tchékov,
13:06c'est la première fois qu'Emmanuel Macron
13:07est autant commentateur de l'actualité,
13:09autant sur la défensive.
13:10Quand il vous dit, par exemple,
13:12bon, oui, la dette, c'est un petit peu creusé,
13:14bon, il y a eu la guerre en Ukraine, il y a eu le Covid,
13:16il y a eu beaucoup de crises internationales,
13:18mais j'ai fait mieux que François Mitterrand,
13:20j'ai fait mieux que Nicolas Sarkozy,
13:22un petit peu moins bien que François Hollande.
13:23La comparaison sur 40 ans de vie politique,
13:26c'est jamais bon pour défendre son bilan.
13:27Et en l'occurrence, c'est pour ça que ces confidences-là
13:29montrent aussi un aveu de faiblesse
13:31et une instabilité qu'Emmanuel Macron n'arrive pas à endiguer.
13:34On va faire une toute petite pause, vous restez avec nous.
13:35On va s'intéresser aux entreprises,
13:37parce que c'est le poumon, le cœur battant de notre société.
13:41Les chefs d'entreprise sont extrêmement inquiets,
13:43ils sont exaspérés par l'instabilité gouvernementale,
13:46politique fiscale, évidemment.
13:48On va écouter leur colère dans un instant, à tout de suite.
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